Conseils MOJ : UFC Fight Night 136 – Hunt c. Oleinik

Conseils MOJ : UFC Fight Night 136 – Hunt c. Oleinik

Pour la première fois de son histoire, l’organisation de l’UFC présentera, ce samedi 14h (heure de l’Est) une carte à Moscou, en Russie. Ce sera donc l’occasion pour plusieurs combattants de se battre sur leur territoire pour une première fois sous la bannière de l’UFC. La carte principale propose quatre combats, tous aussi excitants les uns que les autres. Trois des quatre combats mettront en vedette des Russes (Oleinik, Kunchenko, Abdurakhimov). On peut aussi compter Arlovski, qui est Biélorusse. Passons donc immédiatement à l’analyse de cette carte.

Combat poids mi-moyens

18-0-0 | 27-10

En ouverture de carte principale, l’UFC nous offre un combat typique entre un nouveau venu et un vétéran qui a combattu les meilleurs de son poids par le passé. Alexey Kunchenko en sera à ses premiers pas dans l’octogone de l’UFC, mais il est loin d’être une recrue dans le sport. Le Russe est l’actuel champion des poids mi-moyens à la M-1 Global en Russie, donc il n’est vraiment pas à prendre à la légère. Kunchenko a aussi une fiche immaculée de 18-0 en carrière, donc ce n’est pas surprenant qu’il soit le plus grand favori de la carte à moins de 24h du gala. Malgré qu’il soit reconnu pour mettre fin à ses combats rapidement, il se pourrait qu’il en ait plein les bras contre son adversaire, ce dimanche. C’est le vétéran Thiago Alves qui souhaitera la bienvenue à Kunchenko dans l’octogone. Celui qu’on surnomme « Pitbull » n’a pas besoin de présentation. Dans ses années de gloire, le Brésilien a fait face à la crème de la crème, ayant notamment des victoires sur Matt Hughes et Josh Koscheck. On est cependant très loin de cette époque et les récents combats de ce dernier montrent de plus en plus qu’Alves est au bout du rouleau, comme le montre bien sa fiche lors de ses quatre derniers combats (1-3). Je crois donc qu’à moins que Pitbull soit capable de maintenir une cadence constante et d’entrer dans la garde de son adversaire, Kunchenko ne devrait pas avoir trop de misère à fermer les livres contre un Alves avec une mâchoire de plus en plus fragile.

Prédiction : Alexey Kunchenko (1,15) par KO (1,75).

Combat poids lourds

27-16-0 (1 NC) | 18-4-0

Lorsque la porte de l’octogone se fermera pour le début du deuxième combat, Andrei Arlovski égalisera la marque des 27 combats disputés dans la catégorie des poids lourds, où il rejoindra Frank Mir au sommet. C’est sans surprise que le vétéran biélorusse de 39 ans, lui aussi surnommé  »Pitbull », a milité pour faire partie de la carte à Moscou. On croyait l’ancien champion de la division mort et enterré après une vilaine séquence de cinq défaites, mais il semble finalement se replacer avec deux victoires à ses trois derniers combats. Une motivation supplémentaire devrait donner un second souffle à Arlovski, puisqu’une victoire lui permettrait de devenir le poids lourd le plus victorieux dans l’organisation de l’UFC. Ce serait tout un accomplissement quand on considère les trop souvent courtes carrières à ce poids. Il fera face à un gars de la place, soit Shamil Abdurahimov. Son nom ne vous dit peut-être pas grand-chose, mais le Russe roule sa bosse depuis quelque temps dans l’UFC. Abdurakhimov, que Derrick Lewis s’est amusé à surnommer « The Alphabet » lors de leur récent affrontement, a fait un travail rapide contre Chase Sherman à son dernier combat, fermant les livres après seulement 84 secondes. C’est surtout sa lutte qui fait sa force et il ne serait pas surprenant que le Russe tente d’amener son adversaire au sol, craignant une solide droite venant d’Arlovski. Il sera intéressant de voir s’il réussira ses amenés au sol face à un Pitbull qui détient le plus haut pourcentage de défense des amenés au sol. C’est pourquoi je crois qu’Arlovski, en bon vétéran qu’il est, réussira à contrer les tentatives du Russe et deviendra le combattant le plus victorieux dans l’histoire de la UFC chez les poids lourds.

Prédiction : Andrei Arlovski (2,00) par décision unanime (2,90).

Combat poids mi-lourds

21-7-0 | 24-5-0

Le troisième combat de la carte est mon combat de la soirée. Tout d’abord, d’un côté, nous avons le Polonais Jan Blachowicz qui surfe sur une séquence de trois victoires, dont deux d’entre elles ont été combat de la soirée (c. Manuwa) et performance de la soirée (c. Clark). Souvent négligé et oublié dans les talents des poids mi-lourds, le Polonais commence à se faire un nom et sa récente victoire plus que convaincante face à Jimi Manuwa prouve qu’il est maintenant à prendre au sérieux. Une victoire ce dimanche pourrait bien lui ouvrir les portes vers un combat de championnat. Devant lui, ce sera le retour de l’Ukrainien Nikita Krylov. On se rappelle qu’après une défaite face à Misha Cirkunov à l’UFC 206, Krylov a décidé de quitter l’organisation pour mieux revenir plus tard. Il n’a cependant pas chômé à l’extérieur de l’organisation, compilant les victoires comme le montre bien sa fiche de 4-0. « The Miner » a terminé ses quatre combats avant la limite, tout comme ses 20 autres victoires. En fait, l’Ukrainien n’a jamais connu la décision, que ce soit pour une victoire ou une défaite. Cela ne devrait pas être différent ce dimanche, puisque les deux combattants chercheront à donner tout un spectacle et voudront fermer les livres le plus tôt possible. Je me dois de donner un avantage à Blachowicz pour ce combat vu la qualité des adversaires qu’il a récemment eu à vaincre. Bien que Krylov soit une machine à coups significatifs, je crois que l’expérience et la versatilité du Polonais lui permettront de s’enfuir avec la victoire.

Prédiction : Jan Blachowicz (1,90) par KO.

Combat poids lourds

13-12-1 (1 NC) | 56-11-1

Comme combat principal, les matchmakers nous offrent un combat plus qu’intéressant. Le toujours explosif Mark Hunt (44 ans) croise le fer avec le maître de l’Ezekiel Choke par excellence, Aleksei Oleinik (41 ans). Malgré l’âge avancé des deux combattants (ce qui en fait le troisième combat le plus âgé dans l’histoire de l’UFC), on devrait avoir droit à . tout un spectacle. Super Samoan est reconnu pour mettre un terme au combat de façon expéditive et il peut fermer les lumières de n’importe qui avec un seul coup de poing. De son côté, Oleinik, qu’on appelle aussi Boa Constrictor dans le milieu MMA, est une machine à soumissions et devant son peuple, il voudra fort probablement en mettre plein la vue. Bien qu’il est vraiment plus réputé pour son travail au sol, le Russe est capable de se défendre de bonne façon sur pieds. Ce combat est le mélange parfait entre le gros cogneur et l’expert lutteur. À moins qu’Oleinik se jette dans une mauvaise posture et mange le poing d’Hunt en plein visage, je crois que la diversité des forces d’Oleinik lui permettra de vaincre son adversaire en l’épuisant le plus possible et en le gardant au sol le plus longtemps possible. Une victoire par soumission est donc très fortement envisageable dans son cas.

Prédiction : Aleksei Oleinik (2,25) par soumission (2,75).

Conseils MOJ : UFC 228 – Woodley c. Till

Conseils MOJ : UFC 228 – Woodley c. Till

La UFC est de retour cette semaine, après une semaine de congé. L’organisation sera en direct de Dallas, Texas aux États-Unis avec sa carte payante : UFC 228. C’est tout un spectacle qu’on devrait avoir ce samedi soir, avec deux combats de championnat comme combats principaux de la soirée. Le premier entre Nicco Montano et Valentina Shevchenko chez les poids plumes féminin. Le deuxième entre Tyron Woodley et Darren Till pour la suprématie chez les poids mi-moyens masculin. Débutons alors l’analyse de cette carte principale.

Combat poids mi-moyens (170)

9-1-0 | 12-1-0 (1 NC)

En ouverture de carte, les matchmakers de l’UFC nous donnent un combat inattendu entre l’ex-Bellator, Abdul Razak Al-Hassan et l’hybride Niko Price. Je dis, inattendu, puisque l’organisation a préféré ce combat à ceux de Riviera-Dobson et Esparza-Suarez. La réponse est simple, les deux combattants sont de vrai pros dans l’art de mettre fin à leur combat avant la limite, et les jumeler peut que provoquer des flammèches. Al-Hassan a franchi le premier round, seulement une fois en dix combats professionnels, ce qui est aussi sa seule défaite en carrière. Pour le reste, ce sont des victoires rapides par KO au premier engagement. Son adversaire Price n’est pas si différent. Celui qu’on surnomme the Hybrid, n’a connu la défaite qu’une seule fois en 14 combats. Contrairement à Al-Hassan, Price a plusieurs cordes à son arc et peut fermer les livres, tant sur pied qu’au sol. Un avantage certain qu’il aura face au Judo Thunder, qui n’a jamais vraiment été testé dans ses méthodes de jiu-jitsu, et de lutte. Il sera intéressant de voir si the Hybrid voudra donner un spectacle et échanger coup pour coup, ou bien, s’il utilisera la stratégie et visera l’amener au sol d’entré de jeu. De mon côté, je crois que Price voudra donner un spectacle et foncer sur son adversaire qui l’attendra avec le feu dans les poings.

Prédiction : Abdul Razak Al-Hassan (1,60) par KO (2,15).

Combat poids pailles (115)

18-6-0 | 12-2-0

Voilà un affrontement intéressant entre deux femmes au sommet de leur catégorie, désirant à nouveau, faire leurs preuves et obtenir une autre chance au titre des poids paille, détenu par Rose Namajunas. Étant toutes deux tombée face à l’ancienne championne, la motivation semble renouvelée avec une nouvelle tête à chasser au sommeil. Cette motivation sera plus grande chez Kowalkiewicz, puisqu’elle a déjà vaincu l’actuelle championne, dans le passé. La Brésilienne Jessica Andrade nage, elle, sur une séquence de cinq victoires à ses six derniers combats (seule défaite face à Joanna) et voudra continuer sa domination parmi l’élite des poids paille féminin. Sa domination dans le ground & pound et sa combativité, a eu le dessus sur plusieurs des gros noms de la division. Parlez-en à Tecia Torres et Claudia Gadelha, anciennes aspirantes au titre, qui sont tombées aux mains de la Brésilienne. Dans un combat de trois rounds, il serait surprenant de voir l’une d’entre elles, finir le combat avant limite. Je vois surtout une guerre de tranchées jusqu’à la fin des 15 minutes. La polyvalence de Kowalkiewicz lui permettra de s’enfuir du gala avec une décision partagée des juges.

Prédiction : Karolina Kowalkiewicz (3,80) par décision partagée (5,00).

Combat poids plumes

Zabit Magomedsharipov c. Brandon  »Killa B » Davis

15-1-0 | 9-4-0

Alors qu’on devait avoir un excitant combat entre Zabit Magomedsharipov et Yair Rodriguez, en premier lieu, le combattant mexicain a été contraint de se retirer en raison d’une blessure de dernière minute. L’organisation de l’UFC a travaillé fort pour trouver un remplaçant assez brave pour monter dans l’octogone, à seulement deux semaines d’avis, contre une menace telle que Magomedsharipov. C’est finalement l’américain Brandon Davis, qui a accepté de prendre la grosse commande que sera le Russe. Gagnant d’un contrat lors de l’émission Dana White Tuesday Night Series, Davis n’est pas du genre à reculer devant un défi et son style debout  »dans ta face » donnera un bon affrontement à Magomedsharipov. Le Russe ne devrait, cependant, pas avoir tant de misère à se défaire de son adversaire, vu son avantage certain dans toutes les facettes du sport. Il est une machine pour terminer les combats avant la limite et celui-ci ne différera pas des autres.

Prédiction : Zabit Magomedsharipov (1,04) par décision unanime.

Combat de championnat poids plumes

5-2-0 | 15-3-0

Le combat co-principal entre la championne des poids plumes Nicco Montano et l’ex-challengeuse aux titres des poids coq, Valentina Shevchenko, marquera la première défense du titre des 125lbs féminins, depuis l’arrivée de la division. Montano a remporté la finale de TUF 26 comme négligée en battant sur son chemin Barb Honchak, Lauren Murphy ainsi que Roxanne Modafferi, qui sont tous des vétérans du sport. Elle a subi une blessure, entre temps, donc la ceinture n’avait pas été défendue depuis. De son côté, Shevchenko attend ce moment depuis longtemps. Après avoir fait la pluie et le beau temps dans une catégorie plus haute, obtenant sur son passage deux combats de championnat face à la Brésilienne Amanda Nunes. Bien qu’elle soit sortie perdante de ces deux affrontements (deux décisions serrées, certains diront même controversées), elle est une menace pour n’importe quelle femme se trouvant devant elle. La Péruvienne-Kyrgystanaise est tellement dominante qu’elle est la plus grande favorite sur la carte de cette fin de semaine, et je penche aussi de ce côté. Dans un combat de cinq rounds, la championne devrait vite voir que le calibre est très haut à l’UFC et la supériorité de son adversaire devrait très vite se faire voir, dès la première minute du combat.

Prédiction : Valentina Shevchenko (1,03) par soumission (3,50).

Combat de championnat poids mi-moyens (170)

18-3-1 | 17-0-1

Maintenant, place au combat principal de la soirée. L’affrontement entre le champion des poids mi-moyens, Tyron Woodley et le jeune anglais, Darren Till, est le combat typique, entre un combattant qui trône au sommet de sa division, face à une jeune vedette montante. Âgé de 25 ans, celui qu’on surnomme le Gorille en sera à son premier combat de championnat avec l’UFC, après avoir passé le KO à Cowboy Cerrone et gagner une décision partagée (et super controversé) face à Stephen Wonderboy Thompson. Cette récente victoire face à l’aspirant #1 a permis de faire taire les détracteurs, qui disait qu’il ne pourrait pas durer cinq rounds, et suivre le style orthodoxe qu’est Wonderboy. Maintenant, le premier défi de Till sera de faire le poids. L’Anglais a beaucoup fait parler de lui récemment puisqu’il éprouve beaucoup de difficultés à atteindre le poids lors de la pesée, la veille du combat. Les rumeurs vont bon train, que le Gorille fera le saut chez les moyens, après ce combat que ce soit une victoire ou une défaite.

De son côté, Woodley en sera à une première défense de titre, depuis sa victoire convaincante contre le brésilien Demian Maia. The Chosen One a dû subir une opération à l’épaule, dans la dernière année, et reviendra sur l’octogone, après une absence de plus d’un an. Il sera donc intéressant de voir si l’Américain pourra reprendre le rythme, face à un jeune fringuant qui n’a rien à perdre et qui sera fort probablement plus gros que lui lors de la journée du combat. Mais il ne faut pas oublier que ce ne sera pas son premier rodéo, ayant affronté, et battu des noms tels que Lawler, Gastlelum, Wonderboy, Condit et Koscheck. Celui qui se proclame le meilleur mi-moyen de tous les temps, n’a pas connu la défaite, lors de ces six derniers combats et je m’attends à ce que sa domination sur la catégorie se poursuive, ce samedi soir à Dallas contre Till. L’expérience de Woodley et sa lutte au sommet de son art devraient lui permettre de se sauver avec la victoire. Bien qu’il possède du granite dans les poings, je le vois plutôt épuiser l’Anglais avec sa lutte lors des cinq longs rounds.

Prédiction : Tyron Woodley (1,80) par décision unanime (3,00).

Jack Johnson, une solution intéressante pour le CH ?

Jack Johnson, une solution intéressante pour le CH ?

Comme chaque semaine, le très réputé informateur Elliotte Friedman sort un article intitulé 31 thoughts, qui sont 31 réflexions ou rumeurs concernant les équipes de la NHL. Dans l’édition de cette semaine, sur le site de la station canadienne anglophone Sportsnet, Friedman indique que Montréal serait une destination de choix pour le défenseur gaucher et joueur autonome à partir du 1er juillet, Jack Johnson. Pour faire suite à cette déclaration, Bob McKenzie, informateur invité à la station de radio TSN690, a mentionné que le défenseur chercherait à signer un contrat avoisinant les six millions et que le Canadien serait l’un des clubs intéressés.

Quand on regarde l’organigramme des défenseurs gauchers du CH, on peut vite imaginer pourquoi McKenzie et Friedman lient Johnson au club montréalais. Il serait clairement une amélioration aux Karl Alzner, David Schlemko et Jordie Benn qui ont connu toutes sortes de difficultés lors de la dernière saison. C’est sûr qu’un contrat à long terme n’est pas à envisager pour le CH, mais s’il veut prouver que sa mauvaise saison n’est pas le reflet de son talent ni de sa carrière, il ne serait pas surprenant de le voir accepter un contrat d’une ou deux saisons, ce qui serait l’idéal pour l’équipe. Six millions, c’est beaucoup, mais en jumelant le trou à gauche à l’augmentation du plafond salarial et à l’argent disponible dans le porte-feuille de Geoff Molson, ce ne serait pas un trop gros problème, même si c’est cher payé.

Bien sûr, l’ancien défenseur des Kings et des Blue Jackets vient de connaître la pire saison de sa carrière en amassant seulement 11 points avec un différentiel de -6. On se rappellera que Jack Johnson a vécu une année de misère hors glace, faisant une faillite personnelle après s’être fait voler par ses propres parents. Il n’avait pas toujours la tête au hockey, donc sa saison difficile peut être excusable. Avec ses problèmes maintenant chose du passé, il ne serait pas surprenant que le défenseur américain retrouve ses repères de la saison 2017, possiblement sa meilleure saison défensivement parlant.

Même s’il a déjà connu des saisons de 40 et 42 points, il faut être réaliste dans le cas du défenseur américain: ces saisons offensives sont sûrement derrière lui. Heureusement pour lui, depuis son arrivée à Columbus il y a 7 ans, Johnson est devenu un défenseur beaucoup plus responsable défensivement qu’on aurait pu le croire lorsqu’il a commencé sa carrière. Il est devenu l’homme de confiance de l’entraîneur John Tortorella à court d’un homme lors des deux dernières saisons, jouant en moyenne 2:00 par match sur le désavantage numérique en plus d’avoir une moyenne de 23 minutes par partie en carrière. Donc, il n’aurait aucun problème à suivre la charge de travail de Shea Weber avec le Canadien.

Le défenseur de 31 ans est reconnu pour être un travailleur acharné par ses pairs et n’a pas peur de se salir le nez. Il bloque en moyenne 130 tirs par saison et distribue les mises en échec à un excellent rythme, comme le prouve bien sa moyenne de 116 par saison lors des six dernières saisons. Ces deux statistiques peuvent paraître secondaires pour certains, mais ne sont vraiment pas négligeables. Montréal n’ayant pas su remplacer Alexei Emelin dans ce rôle depuis son départ pour Nashville via Vegas, Johnson pourrait être le joueur tout indiqué pour ce faire.

Alors, pour toutes ces raisons, je crois que les rumeurs concernant une possible association entre le Canadien de Montréal et Jack Johnson serait un match parfait pour les deux parties tant que le contrat n’est pas de plus de deux ans, même s’il est autour de 5 à 6 millions par saison. Il ferait un bon partenaire de jeu, que ce soit aux côtés de Shea Weber ou Jeff Petry.

Sharks-Golden Knights: vitesse, vitesse, vitesse

Sharks-Golden Knights: vitesse, vitesse, vitesse

C’est ce soir, à Vegas, que s’amorcera le duel de deuxième tour entre les Golden Knights et les Sharks de San Jose. Les deux équipes sont impatientes de sauter sur la patinoire, après avoir balayé leur série de premier tour en quatre matchs.

Vegas a encore une fois de plus surpris l’univers hockey, en disposant de l’équipe hollywoodienne en quatre petits matchs. La vitesse des Knights a causé un important problème aux Kings en première ronde et ils devront continuer à miser sur celle-ci, contre des Sharks en quête de rédemption. Face à San Jose, l’attaque des Golden Knights devra en donner plus, elle qui n’a marqué que sept buts lors de leurs quatre premiers matchs et demi (si on compte les deux prolongations du match #2). Reilly Smith (trois points) a été l’attaquant le plus productif contre Los Angeles, alors que quatre autres attaquants ont amassé deux points. Vegas pourra compter sur les services d’un David Perron en pleine santé, lui qui a manqué les deux premiers matchs face à Los Angeles. S’ils veulent battre les Sharks, l’attaque de Vegas espèrera enfin pouvoir compter sur l’éclosion de leur grosse acquisition à la fermeture des transactions en février, Tomas Tatar. L’attaque slovaque a tellement déçu son entraîneur que lorsque David Perron a fait son retour de blessure, il a été celui désigné pour regarder les matchs #3 et #4 du haut de la passerelle.

Ayant seulement accordé 3 buts dans les quatre premiers matchs (dont aucun dans deux matchs), la défense des Knights a continué de faire mentir tous les experts hockey de ce monde. Même si elle n’a aucun joueur qui se démarque particulièrement, le collectif composé par les six défenseurs joue de façon très serrée et ne donne absolument aucun espace à ses adversaires. La première paire composée de Brayden McNabb et Nate Schmidt a été tout simplement fantastique contre le trio d’Anze Kopitar. La tâche ne sera pas de tout repos contre les Sharks de San Jose, alors qu’ils seront fort probablement utilisés pour contrer Evander Kane, Joe Pavelski et Jonas Donskoi, qui ont donné toutes les misères du monde aux Ducks d’Anaheim.

On était particulièrement curieux de voir comment se comporterait le gardien Marc-André Fleury en entrant en séries éliminatoires pour la première fois dans un autre uniforme que celui des Penguins de Pittsburgh. Le gardien québécois n’a vraiment pas déçu et a prouvé pourquoi il a trois coupes Stanley à son actif. Fleury a été tout simplement remarquable contre les Kings, accordant trois petits buts, montrant une moyenne de buts accordés spectaculaire de 0.65 et un pourcentage d’efficacité de 0.977. Il a, non seulement, blanchi Los Angeles au premier match, mais il a aussi refait le coup lors de l’élimination de ceux-ci.

Contrairement à Vegas, l’attaque des Sharks de San Jose a ouvert les valves, contre les Ducks en première ronde. Les requins ont marqué un total de 16 buts au premier tour, éliminant leur adversaire en quatre matchs. Tous les attaquants des Sharks ayant participé à la série ont amassé au moins un point. Alors que Logan Couture et Joe Pavelski ont mené la charge avec cinq points chacun, on avait particulièrement hâte de voir les premiers pas du Canadien Evander Kane. Acquis à la date limite des transactions, Kane n’a pas déçu aux côtés de Pavelski et Donskoi sur la première ligne, récoltant quatre points. Bien qu’il ne sera pas en uniforme pour commencer la série face aux Golden Knights, San Jose pourrait compter sur les services de Joe Thornton au fur et à mesure que la série avancera. Rappelons que le gros joueur de centre est blessé depuis le 23 janvier, et qu’il n’a pas disputé un seul match face à Vegas.

Face à l’excellente attaque des Ducks, le groupe des six défenseurs des Sharks n’a pas donné beaucoup d’espace à ses adversaires. Il a accordé seulement quatre buts lors des quatre premiers matchs. Il a été difficile pour Anaheim de composer avec le fait de faire face à Brent Burns et Marc-Édouard Vlasic, que l’entraîneur-chef a eu la brillante idée de séparer pour mieux équilibrer ses paires en défensive. On est en droit de s’attendre à ce que ce ne soit pas différent en deuxième ronde, contre Vegas. C’est probablement un important avantage que les Sharks auront contre leur adversaire. Le groupe composé de Martin, Burns, Vlasic, DeMelo, Dillon et Braun est fort supérieur à ce que les Golden Knights enverront sur la glace et devrait leur donner toutes les misères du monde.

Tout comme son prochain adversaire, Martin Jones a été époustouflant en première ronde (quatre buts accordés en quatre matchs, dont un blanchissage). Contre les Ryan Getzlaf, Corey Perry, Rickard Rackell et autres excellents attaquant des Ducks, Martin Jones a fermé la porte de façon exceptionnelle, affichant une moyenne de buts alloués de 1,00 et un pourcentage d’efficacité de 0,970. Il aura, encore une fois, toute une commande devant lui. Le trio de William Karlsson, Jonathan Marchessault et Reilly Smith a été l’un des meilleurs cette saison, et après une première ronde plutôt silencieuse de leur côté, on peut croire qu’ils sont sur le bord de l’explosion offensive.

Est-ce finalement l’année des Nationals?

Est-ce finalement l’année des Nationals?

Hier, je vous parlais de mes prédictions pour la section Américaine de la MLB. Aujourd’hui, c’est le temps de vous offrir mes pronostics concernant la ligue Nationale. Est-ce que les Nationals finiront par jouer la série mondiale? Est-ce que les Dodgers y retourneront pour une deuxième année consécutive ou est-ce que les Cubs répéteront leur saison 2016 et remporteront les honneurs pour une deuxième fois en trois ans?

Division Est

À chaque début de saison, les Nationals de Washington semblent destinés aux grands honneurs et chaque année, les Nats terminent au premier rang de la division Est de la Nationale. Cependant, c’est en séries que ça se gâte, les anciens Expos échappant les matchs importants. Je crois que finalement, ils auront appris de leurs défaites des dernières années et qu’ils accéderont à la série mondiale cette saison. Le nouvel entraîneur-chef des Nats, Dave Martinez, pourra compter sur la formation la plus équilibrée de la ligue. En santé, il ne serait pas surprenant de les voir dominer les ligues majeures au complet. Je pourrais vous nommer les joueurs qui font d’eux, une équipe à craindre, mais il faudrait que je vous énumère les 25 joueurs de l’alignement.

Les Phillies de Philadelphie ont sorti le portefeuille pendant l’entre-saison en accordant de lucratifs contrats à l’excellent Carlos Santana et à l’ancien récipiendaire du trophée Cy Young, Jake Arrieta. Ces deux acquisitions importantes montrent le désir de gagner de l’équipe, et ils devraient permettre aux Phillies de batailler pour une place comme meilleurs deuxièmes.

Les Mets de New York compétitionneront avec les Phillies pour le deuxième rang derrière les Nationals. Le monstre à trois têtes que forment Matt Harvey, Noah Syndergaard et Jacob deGrom au sommet de la rotation partante devrait les maintenir dans le peloton pour l’obtention d’une place en série. C’est l’attaque qui devrait finalement les empêcher d’y accéder. Il y a de bons joueurs en place, mais ceux-ci sont plutôt considérés comme d’importants points d’interrogation qui viennent de connaître des saisons moyennes. Je pense à Todd Frazier et Adrian Gonzalez que les Mets ont engagé cet été.

Les Braves d’Atlanta et les Marlins de Miami termineront quatrièmes et cinquièmes de la division Est. L’équipe, maintenant dirigée par le québécois Alex Anthopoulos, sera intéressante à suivre puisqu’elle enverra sur le terrain une jeune formation plein de potentiel qui poursuivra sa progression vers le sommet. C’est tout le contraire pour les Marlins de Miami qui ont fait une vente de feu complète pendant l’hiver, envoyant les voltigeurs Giancarlo Stanton, Marcell Ozuna et Christian Yelich sous d’autres cieux. La seule chose pour laquelle devraient se battre les Marlins sera le dernier rang de la ligue.

Division Ouest

La division Ouest sera la plus intéressante cette saison. Les Dodgers de Los Angeles tenteront d’effacer leur récente défaite en série mondiale face aux Astros de Houston. L’instructeur des Dodgers, Dave Roberts, aura sous la main une équipe identique à celle qu’il avait l’été dernier. On est donc en droit de s’attendre à une autre excellente saison de l’équipe californienne qui devrait se battre avec les Nationals pour le sommet de la ligue Nationale.

Les Giants de San Francisco, de leur côté, ont mal digéré leur exclusion des dernières séries éliminatoires et ont fait les changements nécessaires. Les acquisitions des vétérans Evan Longoria et Andrew McCutchen devraient immensément aider l’attaque de San Francisco qui a figuré parmi les pires à ce chapitre la saison dernière. Une place en série comme l’une des deux équipes repêchées semble plus qu’envisageable. Pour ce qui est des Diamondbacks de l’Arizona, la perte du frappeur de puissance, JD Martinez, devrait se faire sentir. Ils détiennent encore une bonne équipe avec les Paul Goldschmidt, Jake Lamb et Zach Greinke en place, mais la production de Martinez qui n’a pas été remplacée, jumelée à une division extrêmement compétitive les empêcheront d’accéder aux séries d’après-saison, pour une deuxième saison de suite.

Les Rockies du Colorado passent sous le radar toutes les saisons et pourraient très bien surprendre. Comptant dans leurs rangs le troisième but Nolan Arenado, qui est l’un des meilleurs joueurs de la MLB, il est dur d’exclure les Rockies de la conversation. Cependant, c’est lorsqu’on regarde leur rotation partante que ça se gâte et qu’on comprend pourquoi Colorado terminera derrière les Dodgers, les Giants et les Diamondbacks cette année.

Malgré les millions donnés à l’ancien des Royals de Kansas City, Eric Hosmer, les Padres de San Diego seront encore une fois en queue de division. Il n’y a pas grand-chose à dire sur eux. Des lanceurs et des releveurs méconnus avec deux ou trois bons frappeurs donnent rarement de bons résultats.

Division Centrale

Les Cubs de Chicago ont subi un certain lendemain de veille, suite à leur première victoire en Série Mondiale en 2016. Ils ont commencé la saison 2017 d’une vilaine façon, mais ont tout de même, réussi à se qualifier pour les séries. Cela ne devrait pas être différent en 2018. Comptant déjà sur une excellente rotation partante, Theo Epstein n’a pas eu peur de sortir le portefeuille en signant le Japonais Yu Darvish et celui qui sera le lanceur de la 9e manche pour les Cubs, Brandon Morrow. Ajoutez à cela une attaque renversante avec Anthony Rizzo et Kris Bryant, et vous avez une recette pour un beau succès.

Parmi les équipes qui se battront pour une place comme meilleurs deuxièmes, les Brewers de Milwaukee et les Cardinals de Saint-Louis ne devraient pas être trop loin du sommet. Ils n’ont peut-être pas les munitions pour rivaliser avec les Cubs, mais reste qu’ils seront à surveiller. Les Brewers compteront probablement sur le meilleur champ extérieur avec Domingo Santiago et Ryan Braun, jumelés aux deux nouvelles acquisitions, Lorenzo Cain et Christian Yelich. C’est pourquoi je les vois connaître une bonne saison et finalement, accéder aux séries éliminatoires comme meilleurs deuxième. Il ne faut cependant pas exclure les Cardinals qui, trop souvent ces dernières années, ont été négligés. Malgré l’échange amenant Marcell Ozuna, des Marlins à Saint-Louis, c’est la rotation qui devrait décider de l’allure de la saison. L’as lanceur Adam Wainwright débutera, encore une fois, sur la liste des blessés, ce qui est une très mauvaise nouvelle pour une rotation en manque d’expérience.

On finit avec deux clubs qui ne devraient pas voir la lumière au bout du tunnel cette saison, soit les Reds de Cincinnati et les Pirates de Pittsburgh. Les Reds ont l’avantage de compter sur l’un des meilleurs frappeurs des années 2000 en Joey Votto, ils n’ont cependant pas été capables de bien l’entourer depuis son arrivée et l’année 2018 ne devrait pas être différente des autres. Certes, ils pourront compter sur Adam Duvall aussi, mais cela ne devrait pas suffire pour se rendre loin. Ils termineront devant les Pirates, ce qui est déjà une victoire en soi pour les Reds. De leur côté, les Pirates se sont mis leurs partisans à dos en échangeant le lanceur Gerrit Cole aux Astros, envoyant le mauvais message aux fans de l’équipe. Il faut donc s’attendre à une saison de misère pour Pittsburgh, dans une division trop compétitive pour eux.