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Cinq prédictions audacieuses pour le repêchage

Cinq prédictions audacieuses pour le repêchage

Le repêchage de la LNH est à nos portes et comme chaque année, les rumeurs pullulent. Il semble toutefois que cette année, l’engouement soit encore plus grand, peut-être en raison des situations particulières à Ottawa et à Montréal. Beaucoup d’action risque de se passer dans le monde du hockey, autant sur le tableau de repêchage que sur les téléphones des directeurs généraux. Voici donc cinq prédictions audacieuses mais probables en vue du repêchage.

1- Filip Zadina glissera au moins jusqu’au 8e rang.

Il y a à peine un mois, il semblait écrit dans le ciel que Filip Zadina se retrouverait à Montréal. Personne ne remettait en question la place dans le top 3 de l’attaquant tchèque, même que certains estimaient qu’ils pourrait être repêché au deuxième rang, devant le gros ailier russe Andrei Svechnikov. Maintenant, avec les performances impressionnantes du Finlandais Jesperi Kotkaniemi au Championnat du monde de hockey junior U18 et le besoin criant de repêcher un centre, on pourrait voir le Canadien bouder Zadina. Mais serait-elle la seule équipe à le faire? Zadina n’a pas impressionné grand monde avec ses performances au Combine de la LNH, notamment en ce qui a trait à sa puissance. Un dépisteur anonyme a déclaré à Grant McCagg, du site Recrutes.ca, qu’il n’avait « aucune puissance ».

Il s’agit d’un signal d’alerte qui pourrait faire que Zadina glisse de quelques rangs. Jumelé à une mauvaise fin de saison, la dégringolade pourrait être majeure, surtout que les équipes ont tendance à faire attention lorsqu’elles repêchent un joueur dans la LHJMQ, une ligue réputée plus offensive que les autres.

De plus, plusieurs du top 10 ont davantage besoin d’un défenseur que d’un attaquant. Les Sénateurs, les Coyotes, les Red Wings, les Canucks et les Blackhawks pourrait donc repêcher coup sur coup Noah Dobson, Quinn Hughes, Evan Bouchard et Adam Boqvist, ce qui pourrait laisser à Chicago le choix entre Zadina, Brady Tkachuk et Oliver Wahlstrom. Encore là, on pourrait voir Zadina être boudé. Pour ma part, je crois qu’une équipe se laissera tenter par Tkachuk avant Zadina, et que la tendance à la baisse que Zadina a vécu depuis le combine se continuera au moins jusqu’au 8e rang.

2- Les Islanders feront l’acquisition de Philipp Grubauer avec un de leurs choix de première ronde.

Les Islanders ont besoin à tout prix d’un gardien de qualité s’ils veulent prouver à John Tavares qu’ils sont sérieux dans leurs démarches pour aligner une formation gagnante. Ils ont fait deux bons pas en avant ces derniers temps en plaçant Lou Lamoriello au 7e étage et Barry Trotz derrière le banc. Les deux hommes ont quatre coupes Stanley derrière la cravate et sont extrêmement respectés à travers la ligue. Lamoriello a toujours considéré la position de gardien comme excessivement importante. Son premier coup majeur avec les Maple Leafs a été d’acquérir le Danois Frederik Andersen contre les 30e et 50e choix en 2016 il y a deux ans presque jour pour jour.

Si on remonte à ses années avec les Devils, il a eu Martin Brodeur entre les poteaux pendant de nombreuses années, et s’est immédiatement repris en allant chercher Cory Schneider après la retraite de Brodeur. Schneider avait été acquis contre un choix de 1ère ronde, 9e au total en 2013, lequel a donné Bo Horvat aux Canucks. Gageons que la valeur de Grubauer se situera aux alentours de cela, lui qui a des statistiques semblables et le même âge que Schneider lors de cet échange. Ça tombe bien puisque les Islanders détiennent les 11 et 12e choix au total.

Il y a un motif ici: à chaque fois que Lamoriello s’est trouvé en situation instable dans les filets, en 2013 et en 2016, il a payé le gros prix au repêchage et est tombé sur un véritable joyau. Grubauer sera un Islander d’ici la fin du repêchage.

3- Vitaly Kravtsov repêché dans le top 10.

Le top 10 est déjà pas mal établi selon la plupart des experts, mais des joueurs comme Evan Bouchard, Adam Boqvist et Oliver Wahlstrom pourraient glisser un peu plus bas au profit d’un joueur comme Vitali Kravtsov. Meilleur joueur russe éligible, il a connu toute une fin de saison avec le Traktor de Tcheliabinsk avec une récolte de 11 points en 16 matchs lors des séries éliminatoires. Pour un joueur de 18 ans dans cette ligue, c’est extrêmement intéressant. En raison de la force de la KHL, il est toujours un peu plus risqué de repêcher un joueur russe, ce qui a possiblement affecté le classement de Kravtsov jusqu’à maintenant. Mais je crois qu’une équipe comme les Rangers, qui n’a jamais eu peur de repêcher des joueurs russes, risque de décider de mettre la main sur Kravtsov au 9e rang… s’il n’a pas été réclamé par Chicago un rang plus tôt.

4- Erik Karlsson sera échangé aux Golden Knights…

L’échange de Mike Hoffman était, aux dires de Pierre Dorion, une tentative de rétablir un bon climat dans le vestiaire de l’équipe. Maintenant que l’affaire Hoffman-Karlsson est close, on pourrait croire que Karlsson restera à Ottawa. Or, il me semble que la haute direction des Sénateurs est bien décidée à aller de l’avant et échanger Karlsson aussi. La volonté de Dorion semble être de mettre le passé derrière lui et de reconstruire.

Une transaction a tout juste avorté avant la date limite des transactions entre Vegas et les Sénateurs. Après la saison magique qu’ils viennent de connaître, gageons que les Golden Knights feront tout en leur possible pour continuer d’être compétitifs, surtout comme ils sont dans une division très faible en ce moment. Les rumeurs amènent déjà possiblement le tireur étoile Ilya Kovalchuk dans la ville du vice, et les Golden Knights ont l’espace requis et le foin pour acquérir Karlsson. Avec Alex Tuch, Shea Theodore, Colin Miller, Nick Suzuki, Cody Glass, Erik Brannstrom, Nicolas Hague et de nombreux choix de deuxième et troisième ronde dans les années à venir, peu d’équipes sont équipées comme Vegas pour acquérir Erik Karlsson, ce qu’ils feront lors du repêchage.

5- …et les Sénateurs donneront leur 4e choix au total au Colorado.

Il s’agit, je crois, de ma prédiction la plus risquée, mais elle est conséquente avec celle voulant qu’Erik Karlsson sera échangé. Comme je l’ai mentionné plus tôt, Pierre Dorion aimerait bien repartir à neuf en éloignant les distractions, et pour ce faire, il doit fermer le plus de dossiers controversés possible. Dorion a déjà déclaré qu’il croit qu’il gardera son 4e choix au total, mais je crois qu’il va en fait le laisser à l’Avalanche s’il échange Karlsson.

En effet, échanger Karlsson après en avoir fait autant avec Hoffman est une action que seule une équipe en réelle reconstruction peut entreprendre. Or, s’ils gardent leur 4e choix au total mais échangent Karlsson, les chances sont réelles que les Sénateurs donnent Jack Hughes sur un plateau d’argent à l’Avalanche, ce qui serait désastreux autant au niveau hockey que du côté de la confiance des partisans. De plus, en n’ayant pas de 1er choix, le cynisme des partisans serait extrêmement dommageable pour la marque des Sénateurs d’Ottawa, qui peinent à remplir l’aréna même lorsqu’ils sont compétitifs. Non, pas de doute, il est impératif pour Dorion de mitiger ses pertes et de donner à l’Avalanche le 4e choix au total, mettant ainsi de l’arrière une décision désastreuse, celle d’acquérir Matt Duchene, ce qui permettrait à l’équipe d’aller de l’avant.

Repêchage LNH 2018 – K’Andre Miller

Repêchage LNH 2018 – K’Andre Miller

Converti d’ailier à défenseur il y a seulement trois ans, K’Andre Miller a de quoi intriguer les dépisteurs de la LNH. Avec un jeu défensif qui ne cesse de s’améliorer jumelé à un gabarit qui devrait atteindre les 6 pieds 4 et 220 livres d’ici quelques années, il a tous les outils pour devenir un défenseur de première paire dans la Ligue nationale. Portrait d’un joueur hors du commun.

Date de naissance : 2000-01-21
Lieu de naissance : Hopkins, Minnesota
Taille : 6pi3
Poids : 198 lb
Lancer : Gaucher
Position : Défenseur
Équipe : U.S. National U18 (University of Wisconsin l’an prochain)
Classement : 23e patineur en Amérique – Centrale de recrutement de la LNH 

Cette saison, K’Andre Miller a joué avec l’équipe nationale des moins de 18 ans américaine. Il a pu profiter de l’attention moindre qui lui a été apportée, alors qu’il a évolué avec Mattias Samuelsson et Bode Wilde, deux espoirs qui devraient sortir dans le top 60 lors du prochain repêchage. Ainsi, sa charge de travail était beaucoup moindre que ce qu’elle aurait été dans la Ligue canadienne ou la USHL, ce qui lui a permis de se concentrer sur son jeu défensif. Un des commentaires qui revient le plus souvent quant au jeu de Miller est son conservatisme en défensive. Cela est sans doute dû à sa conversion récente d’ailier à défenseur. Il s’agit d’une bonne nouvelle, car cela signifie qu’il s’applique à améliorer cette facette de son jeu. Toutefois, lorsque K’Andre décide de se porter en attaque, il est très impressionnant en raison de son excellent coup de patin et de ses passes précises. Il est également excellent lorsque vient le temps de reprendre sa position défensive.

En plus d’en faire un défenseur ayant un flair certain en offensive, la conversion de K’Andre Miller est extrêmement impressionnante de par la rapidité avec laquelle il a réussi à s’adapter à cette nouvelle position. Bien qu’il ait toujours certaines difficultés quant à son positionnement en défensive, il est un défenseur totalement adéquat et pas aussi loin qu’on le pense de l’élite des défenseurs de son âge. Lorsqu’il sera enfin en pleine possession de ses moyens défensivement, ce qui pourrait prendre encore quelques années, il y a tout à parier que le jeu offensif du gros défenseur montera à des niveaux qui pourraient lui permettre d’amasser une quarantaine de points par saison dans la LNH. Il ne sera jamais un défenseur élite défensivement, mais devrait réussir à s’établir comme un défenseur complet capable de jouer physique et difficile à déloger dans sa zone.

K’Andre Miller a un peu de Seth Jones dans son jeu offensif, mais ne sera jamais aussi dynamique que lui. Dans le meilleur des cas, il sera un joueur fiable, comme un Jake Muzzin en plus mobile. Il devrait être réclamé vers la fin de la première ronde ou le début de la deuxième. Avec quatre choix de deuxième ronde, dont le 35 et le 38e, il pourrait être une option pour le Canadien de Montréal s’il n’est pas réclamé avant ces rangs. Miller est un projet à moyen terme et encore très brut, mais il pourrait très bien cadrer à gauche d’une deuxième paire d’ici quelques années, ce qui ne ferait pas de mal au Canadien, particulièrement si un centre est réclamé avec leur 3e choix au total.

LES STATISTIQUES

CE QU’ILS ONT DIT…

Miller est un excellent patineur. Sa foulée semble sans effort, mais génère une bonne vitesse dans les deux sens de la glace. Il peut patiner avec la rondelle vers la zone adverse ou encore jouer agressif en zone adverse et quand même regagner sa position défensive à temps. Miller a une très bonne accélération comme il atteint sa vitesse de pointe très rapidement. […] Le bas du corps de Miller est puissant, ce qui le rend difficile à déloger du disque. Son équilibre et sa puissance lui permettent de gagner des batailles le long des bandes et de dégager l’avant du filet. […] K’Andre Miller est agressif et physique dans sa zone. Son coup de patin lui permet de maintenir un bon écart avec l’adversaire en contre-attaque, et de prendre son homme dans les situations à un contre un. Autour du filet, il a encore quelques problèmes avec son positionnement et son instinct, mais il continue de s’améliorer. Le talent est là, mais il va devoir continuer à affiner son jeu.Ben Kerr, Last Word on Hockey

Défenseur complet talentueux avec le potentiel de jouer sur une première paire qui évoluera avec l’Université du Wisconsin. Un patineur puissant avec une très bonne vitesse, Miller génère beaucoup de puissance avec sa foulée et commence à battre les attaquants adverses comme les défenseurs vers l’extérieur. Le positionnement de son bâton et de son corps dans la zone neutre est exceptionnel, et vous pouvez compter sur Miller pour intercepter plus qu’une poignée de longues passes qu’il transforme rapidement en contre-attaques. Son habileté à faire des passes bien exécutées même sur le revers et la manière de laquelle il pivote brusquement afin de se donner de l’espace explique peut-être comment un défenseur si gros et si physique était un attaquant il y a de cela quelques années.Steve Kourianos, The Draft Analyst


LES FORCES

+ Déjà un physique prêt pour la LNH et va encore grossir
+ Coup de patin au-dessus de la moyenne pour un défenseur
+ A la patience pour mener un avantage numérique un jour
+ Bon sens du hockey

LES FAIBLESSES

 Jeu défensif qui demeure à améliorer
– Devra oser davantage offensivement
– Prendre du poids pourrait le faire ralentir considérablement

LE POTENTIEL LNH 

En demeurant réaliste, défenseur de deuxième paire avec les habiletés pour être spécialiste des unités spéciales.

LE SAVIEZ-VOUS ? 

–  Il aime beaucoup jouer au populaire jeu Fortnite avec ses coéquipiers.

– Après sa carrière professionnelle, K’Andre aimerait travailler dans le domaine des communications.

LA ZONE VIDÉO 

Miller marque un but de la pointe et ajoute une superbe passe en se portant en attaque

Entrevue accordée par Miller à des journalistes lors du Combine

Pour les plus courageux seulement, un match complet des présences de Miller sur la glace

Repêchage LNH 2018 – Serron Noel

Repêchage LNH 2018 – Serron Noel

Les experts sont extrêmement divisés sur Serron Noel et ses 6 pieds 5. Les uns voient en lui un joueur rempli de potentiel avec la possibilité de devenir une vedette de la LNH, tandis que les autres le considèrent fortement surévalué en raison de sa taille. Nul doute que dans une ligue de plus en plus rapide et qui laisse de plus en plus de place aux petits joueurs, Noel peut sembler un choix irréfléchi. Alors, Serron Noel est-il plus Blake Wheeler ou Michael McCarron?

Date de naissance : 2000-08-08
Lieu de naissance : Guelph, Ontario
Taille : 6 pi 5
Poids : 204 lb
Lancer : Droitier
Position : Ailier droit
Équipe : Oshawa (OHL)
Classement : 10e patineur en Amérique – Centrale de recrutement de la LNH 

Les attaquants de 6 pieds 5 et plus sont une denrée rare dans la LNH. En 2017-18, seulement sept de ces joueurs ont réussi à obtenir plus de 10 points: Nick Bjugstad, Anthony Mantha, Kevin Hayes, Brian Boyle ainsi qu’un trio de Jets (Blake Wheeler, Patrik Laine et Adam Lowry). Les Michael McCarron, Martin Hanzal et Jimmy Hayes semblent appartenir à une réalité révolue. Il est maintenant beaucoup moins sexy qu’autrefois de sélectionner un grand gaillard au premier tour. Néanmoins, comme le principal frein à la sélection de grands joueurs est leur vitesse, les équipes ne devraient pas avoir peur de sélectionner Serron Noel. En effet, il a éclos cette saison grâce à une performance de 28 buts et 25 mentions d’aides, qu’il doit à l’ancienne patineuse artistique Shelley Kettles, avec qui il a pris des cours de patinage durant l’été. Grâce à ses conseils, il est maintenant un excellent patineur, ce qui est plutôt rare pour un grand joueur. Sa vitesse lui a permis de marquer quelques buts en échappée cette saison, ce qu’il n’aurait jamais pu espérer il y a seulement un an.

L’ancien défenseur de la LNH Jason York a été l’entraîneur de Noel pendant six ans dans les rangs juniors alors que le fils de York, Jack, évoluait dans la même équipe. Selon York, le plus impressionnant chez Noel est qu’il n’a pas suivi de coûteux cours privés pendant l’été jusqu’à maintenant, exception faite de ses cours de patinage. Et avec l’effet que ces cours ont eu sur son développement, on ne peut qu’imaginer comment les bons conseils d’une équipe sachant bien développer les joueurs pourraient permettre à Noel de s’améliorer. Présentement, il est un diamant brut avec beaucoup de faiblesses, mais il a également la bonne attitude, une maturité impressionnante et un tir très précis. Ajoutez à ça de bonnes habiletés en maniement de rondelles et une portée qui lui donne un avantage certain et vous obtenez un joueur qui jouera sur un premier ou deuxième trio dans la LNH s’il est bien développé.

Pour être un joueur efficace dans la LNH, Noel devra toutefois améliorer plusieurs points. Il a un tir sous la moyenne, qui lui permet difficilement de marquer lorsqu’il n’est pas dans la zone payante. Son travail défensif demeure à améliorer lui aussi s’il veut avoir une chance de percer sur une troisième ou une quatrième ligne avant de gravir les échelons. Il a tendance à relâcher la pression le long des bandes en zone défensive, probablement en raison de sa longue portée qui lui permet de tricher un peu. Il devra également prendre de meilleures décisions de passe lorsqu’il décide de ne pas tirer, ce qu’il fait plus souvent qu’autrement dans l’enclave.

Le potentiel NHL de Serron Noel s’apparente à celui de Kevin Hayes si on doit demeurer réaliste: un joueur à grande portée, mais avec un coup de patin au-dessus de la moyenne et qui est très fort sur la rondelle. La comparaison avec Blake Wheeler tient cependant la route, et Noel pourrait connaître un succès analogue au grand attaquant des Jets si tout se passe bien dans son développement. Même si Noel demeure un choix risqué, peu de joueurs qui seront sélectionnés autour des rangs 20 à 30 ont un plafond aussi haut. Il n’est pas du tout un Michael McCarron car beaucoup moins fort et bagarreur que lui. C’est un couteau à double tranchant: Noel ne sera pas développé comme un joueur physique et défensif, mais plutôt comme un joueur de talent. Cela veut dire que si son développement offensif doit stagner, Noel pourrait suivre la route des Jimmy Hayes, Joe Colborne et compagnie et se voir coincé dans un rôle de soutien pour lequel il n’est pas outillé.

LES STATISTIQUES

CE QU’ILS ONT DIT…

« Je pense à (Blake) Wheeler quand je vois Noel en raison de sa grandeur et de la façon dont il positionne ses pieds et ses mains dans le trafic. Quand il est en contrôle de ses moyens, il est impossible de lui enlever la rondelle. […] Il est un jeune homme et c’est effrayant de penser au joueur qu’il sera lorsqu’il sera pleinement développé. Son coup de patin est proche d’être de niveau LNH quand il décide d’accélérer. Il peut vous déjouer et vous contourner, et il accélère rapidement pour se démarquer de n’importe qui.” Karl Stewart, NHL Central Scouting

Ce qui va bien se transférer (dans la LNH) est sa ténacité sur l’échec avant, où il met à la fois sa grandeur et sa dextérité à bon usage. Il préfère manoeuvrer pour sortir la rondelle dans les coins plutôt que de jouer physique pour récupérer la rondelle, et c’est là un autre aspect de son jeu qu’il pourrait améliorer alors qu’il se développe en un joueur de hockey professionnel. Quand c’est un adversaire qui initie le contact dans cette situation, il le regrette habituellement rapidement. Ce même focus n’est pas aussi présent dans la zone défensive. Il ne bataille pas aussi fort le long des bandes dans sa zone qu’il le fait dans la zone adverse quand il a une chance de contribuer offensivement. S’il devait décider d’ajouter cet élément à son jeu, il pourrait rapidement devenir une force le long des bandes aux deux bouts de la patinoire.
À part servir d’écran dans la zone offensive, il n’utilise pas beaucoup d’autres avantages qui lui sont conférés par le fait d’être beaucoup plus grand que la plupart des autres joueurs sur la glace. Il utilise cependant sa taille pour être un tueur de pénalité efficace pour son équipe en se mettant dans la trajectoire des tirs de la pointe et en aidant son équipe à regagner la possession de la rondelle pour l’envoyer à l’autre bout.
Justin Blades, Habs Eyes on the Prize

Ce qu’on reproche souvent à un joueur de 17 ans qui mesure 6 pieds 5 et pèse au-dessus de 200 livres est son coup de patin. Ce n’est pas le cas de Noel comme il a développé son coup de patin rapidement et a un puissant élan qui le propulse avec agilité et grâce à une vitesse phénoménale. Noel a terminé premier au Combine des meilleurs espoirs de la LCH dans la catégorie Patinage 30 mètres. En combinaison avec son coup de patin et sa taille, Noel a aussi de bonnes mains et une bonne coordination oeil-main, ce qui en fait un joueur offensif dangereux. Malgré sa taille et sa force, il n’est pas un joueur très aggressif ou physique, alors qu’il tente de se définir comme un joueur de talent plutôt qu’un joueur physique.Peter Harling, Dobber Prospects


LES FORCES

+ Bon gabarit
+ Patinage nettement au-dessus de la moyenne pour sa taille
+ Tir précis et excellent autour du filet
+ Bonne maturité et apprend vite

LES FAIBLESSES

 La puissance de son tir n’est pas de calibre LNH
– Doit améliorer la précision de ses passes
– Il n’habite pas encore tout son gabarit

LE POTENTIEL LNH 

Ailier droit de type attaquant de puissance de 2e ou 3e ligne qui pourrait jouer sur la première ligne s’il est bien développé

LE SAVIEZ-VOUS ? 

– Son père Dean Noel a évolué cinq saisons dans la LCF comme porteur de ballon pour les Tiger-Cats d’Hamilton et les Rough Riders d’Ottawa.

– Serron a nommé Evander Kane et Nick Bjugstad comme des joueurs dont il voulait imiter le style.

LA ZONE VIDÉO 

Repêchage LNH 2018 – Noah Dobson

Repêchage LNH 2018 – Noah Dobson

Comme la LHMJQ est une ligue axée sur l’offensive, il est rare de voir un de ses défenseurs dans les meilleurs espoirs de la LNH. C’est pourtant le cas de Noah Dobson, qui pourrait devenir le plus haut choix chez les défenseurs du circuit Courteau depuis Raymond Bourque (8e au total) en 1979. Portrait d’un défenseur complet qui ne cesse de monter dans les classements d’experts.

Date de naissance : 2000-01-07
Lieu de naissance : Summerside, I.P.-É.
Taille : 6 pi 3
Poids : 179 lb
Lancer : Droitier
Position : Défenseur
Équipe : Titan de l’Acadie-Bathurst (LHJMQ)
Classement : 9e patineur en Amérique – Centrale de recrutement de la LNH 

Nathan Beaulieu, Brandon Gormley, Dmitry Kulikov, Jakub Zboril, Samuel Morin et Thomas Chabot. Voici les noms des défenseurs de la LHJMQ repêchés dans le top 20 lors des 10 dernières années. Pour les directeurs généraux, il y a de quoi se montrer sceptique face à un défenseur de cette ligue, qui n’a rien à voir avec les pépinières de défenseurs que sont la WHL et la OHL. Mais comparément à ces joueurs, Dobson est beaucoup plus complet. Bien que ses statistiques, avec plus d’un point par match, démontrent un talent offensif certain, Dobson n’est pas seulement bon en offensive. Il tire très bien son épingle du jeu en défensive également, ce qui en fait le genre de défenseur qui pourra jouer plus de 20 minutes par match dans la Ligue nationale.

À l’âge de 15 ans, Dobson a reçu un appel de Brian Savage, entraîneur au développement à la Red Bull Hockey Akademie de Salzburg, en Autriche. Il a donc déménagé seul en Europe pour évoluer avec l’équipe. Une décision osée, mais qui l’a outillé grandement, surtout au niveau de la maturité. Il est revenu de cette aventure avec une meilleure compréhension du jeu offensif à l’européenne. Il a ensuite été repêché sixième au total par le Titan de l’Acadie-Bathurst, où il a connu une bonne saison avec un différentiel de +34, un sommet chez les recrues. Il avait également récolté 26 points en 63 matchs, un bon total pour un défenseur de première année. Mais c’est cette saison qu’il a réellement pris son envol avec une récolte de pas moins de 69 points, dont 17 buts, en 67 rencontres. Le défenseur droitier a été le catalyste d’un avantage numérique menaçant avec le Titan, travaillant autant de la pointe que du côté gauche, où il a réussi à marquer plusieurs buts de son tir foudroyant.

En tant que droitier, Dobson devrait attirer l’attention de plusieurs équipes, comme les défenseurs droitiers sont plus rares que les gauchers. Il est classé 5e en Amérique par la Centrale de recrutement de la LNH et la plupart des experts le voient sortir entre le 8e et le 10e rang. Chose sûre, Dobson ne glissera pas plus loin que le 12e rang : les Oilers repêchent 10e, tandis que les Islanders détiennent les 11 et 12e rangs, et il s’agit de deux équipes qui ont un besoin criant de défenseurs à court comme à long terme. Il ne serait pas surprenant même de voir Dobson sortir beaucoup plus tôt. Certains experts le considèrent comme le troisième meilleur espoir en défensive, d’autres le quatrième ou cinquième. Toutes les équipes des rangs 3 à 12 ont cruellement besoin d’un défenseur supplémentaire, donc il suffit vraiment qu’un DG ou un éclaireur l’apprécie pour qu’il sorte plus tôt. Néanmoins, le scénario le plus probable est de le voir sortir au 8e rang à Chicago ou encore au 10e rang à Edmonton.

Selon ses dires, Noah Dobson essaie de modeler son jeu d’après celui de Drew Doughty. Il devra prouver qu’il est capable de tenir son bout contre des hommes avant de pouvoir se comparer à ce type de joueur, mais si on devait nommer le joueur NHL dont son style se rapproche le plus, ce serait probablement Alex Pietrangelo. Ça ne veut pas dire qu’il sera de la trempe de Pietrangelo, simplement que comme lui, il est un défenseur complet capable de mener un avantage numérique et de jouer plus de 20 minutes par match.

LES STATISTIQUES

CE QU’ILS ONT DIT…

Dobson joue un jeu défensif solide grâce à un bon positionnement et un bon contrôle des lignes. Son bon coup de patin lui permet de garder les attaquants devant lui et les forcer vers l’extérieur. Il arrive à toujours se placer entre la rondelle et le filet et utilise son long bâton efficacement pour couper les lignes de passes. Dobson n’a pas peur de se sacrifier pour bloquer des tirs. Il lutte ardemment le long des rampes et gagne la plupart de ses batailles au niveau junior, mais il devra ajouter du muscle. Il est aussi excellent pour libérer le devant du filet. Il est connu pour être en mesure de donner de solides mises en échec, mais c’est plutôt rare parce qu’il travaille fort pour ne pas se retrouver hors position. – Ben Kerr, Last Word on Hockey

Défenseur mobile avec un bon gabarit, une longue portée et de solides aptitudes avec la rondelle qui est excellent pour se coller à l’adversaire tel du velcro. Dobson est un rare spécimen pour un défenseur de son âge en ce sens qu’il bouge bien la rondelle, est doté d’un excellent gabarit, d’une bonne vitesse qui est à l’aise dans les trois zones. Il est l’un des meilleurs pointeurs chez les défenseurs de la LHJMQ grâce à son habileté à diriger un avantage numérique et à dicter le rythme du match peu importe la situation et à saisir des opportunités que personne d’autre n’avait identifiées.  – Steve Kourianos, The Draft Analyst


LES FORCES

+  Tir puissant
+  Coup de patin au-dessus de la moyenne malgré sa taille
+ Excellent sens du hockey
+ Capable de jouer physique de façon intelligente

LES FAIBLESSES

 Il ne sera pas aussi dominant sur l’avantage numérique dans la LNH
– Devra ajouter une quinzaine de livres au prochain niveau
– Maniement de rondelle à améliorer

LE POTENTIEL LNH 

Défenseur de première ou de seconde paire, capable de jouer plus de 20 minutes par match et d’évoluer sur les unités spéciales

LE SAVIEZ-VOUS ? 

–  Un seul joueur natif de l’Île-du-Prince-Édouard évolue présentement dans la LNH. Il s’agit d’Adam McQuaid, des Bruins de Boston.
– Noah Dobson pourrait devenir le premier joueur de sa province à être repêché depuis Brandon Gormley, un autre défenseur, sélectionné au 13e rang en 2010.

LA ZONE VIDÉO 

Faits saillants 2017-18 de Dobson

Puissant tir du poignet

Magnifique passe lors de la coupe Memorial

Topo de Sportsnet sur Dobson où sont interviewés son entraîneur Mario Pouliot et son DG Sylvain Couturier (en anglais)

Lightning-Bruins: la quête de Steven Stamkos

Lightning-Bruins: la quête de Steven Stamkos

L’affrontement de deuxième ronde entre les Bruins et le Lightning marquera le deuxième de l’histoire entre de ces deux équipes. En 2011, les Bruins avaient vaincu le Lightning 1-0 dans un 7e match de finale d’association enlevant. Le noyau du Lightning a bougé depuis : seulement Steven Stamkos et Victor Hedman ont connu la défaite face aux Bruins.

Celui qui voudra le plus se venger de cette défaite est sans aucun doute Stamkos, qui doit fomenter envers les Bruins une haine toute particulière. C’est qu’en 2011, le joueur vedette du Lightning, alors âgé de 21 ans, a reçu un tir de Johnny Boychuk dévié par Martin St. Louis en plein visage lors du 7e match. C’est ensanglanté et avec un nez cassé qu’il a serré la main des joueurs des Bruins. Stamkos s’est également cassé une jambe en novembre 2013 face à ces mêmes Bruins. Alors qu’il était engagé dans une course avec Dougie Hamilton, sa jambe avait heurté de plein fouet le poteau.

Pour plusieurs, cette blessure a marqué la fin du statut de joueur élite pour Stamkos, qui a vu sa production de buts diminuer à chaque saison complète depuis cette fracture. Toutefois, cette saison, Stamkos a connu un regain offensif en se redéfinissant comme un passeur plutôt que comme un buteur. Ses 86 points sont un sommet depuis 2011-12, et ses 59 mentions d’aide éclipsent un ancien record personnel de 46. Après avoir perdu en finale contre Chicago en 2015, en plus d’avoir passé à une victoire de la finale en 2011 et en 2016, Stamkos est fin prêt à mener son équipe vers une victoire de la coupe.

C’est une équipe très améliorée, particulièrement en défensive, que le Lightning aligne cette saison. L’ajout de Ryan McDonagh solidifie grandement le groupe complété par Hedman, Anton Stralman, Dan Girardi, Braydon Coburn et Mikhail Sergachev. Un groupe expérimenté et assez solide défensivement, mais avec des failles tout de même. La lenteur de Girardi et Coburn pourrait être exploitée par des joueurs comme Brad Marchand et Jake DeBrusk afin de créer des deux contre un ou des échappées. De même, le duo composé de Coburn et Sergachev est une faiblesse que les Bruins voudront exploiter autant en contre-attaque que lors des possessions en zone adverse. Bruce Cassidy voudra envoyer son gros trio sur la glace dès que Jon Cooper y enverra ce duo. On peut donc s’attendre à voir Cooper favoriser la paire McDonagh-Stralman, sa plus fiable, lors des mises au jeu défensives. Mais chose sûre, avec trois défenseurs (Girardi, Coburn et Sergachev) qui jouent un maximum de 15 minutes par match, la pression sera importante sur les épaules du top 3 du Lightning.

De leur côté, les Bruins font jouer 20 minutes par match à leur top 4 composé de Zdeno Chara, Charlie McAvoy, Torey Krug et Kevan Miller. La paire Chara-McAvoy avoisine les 23 minutes, moins que les 26 minutes de Victor Hedman. Le seul joueur à vraiment être protégé par Cassidy est Adam McQuaid, qui se retrouve sur la troisième paire en séries alors qu’il évolue généralement sur la seconde en compagnie de Torey Krug. Comme la paire Krug-Miller est un désastre jusqu’à maintenant, Bruce Cassidy devrait peut-être songer à retourner à ses anciennes paires et donner davantage de temps de jeu à Matt Grzelcyk, dont le jeu a été impressionnant malgré une majorité de mises en jeu en zone défensive.

Balancer les minutes entre Krug et Grzelcyk permettrait de redonner de la chimie à une défensive qui en manque cruellement en l’absence de Brandon Carlo, le partenaire habituel de Krug. Quoi qu’il en soit, la relative efficacité défensive que les Bruins ont démontrée est compromise contre le Lightning. Entre l’âge avancé de Zdeno Chara, la blessure apparente à Charlie McAvoy et l’absence de chimie entre Krug et Miller, Bruce Cassidy a un défi intéressant à relever face à la meilleure offensive de la ligue.

L’offensive du Lightning telle que conçue actuellement a de quoi donner des maux de tête à Bruce Cassidy. C’est une offensive très profonde, un peu à l’image de celle des Maple Leafs, que devront affronter les Bruins. Une première ligne élite, composée de Stamkos, Nikita Kucherov et J.T. Miller, remplira les tâches offensives tandis que le trio d’Ondrej Palat, Brayden Point et Tyler Johnson se concentrera sur les tâches défensives. On pourrait penser que c’est différent de Boston, où les tâches défensives sont souvent assumées par la ligne de Patrice Bergeron. Il en a été tout autrement lors de la série contre Toronto, alors que Bergeron a été le joueur le plus protégé, avec 47 mises en jeu offensives contre seulement 17 en zone défensive.

Est-ce que Bergeron serait blessé, ou est-ce que Cassidy le juge plus utile en offensive? Quoi qu’il en soit, c’est la 4e ligne qui prend la majorité des mises en jeu en zone défensive. Dans le cas de Sean Kuraly, par exemple, l’attaquant a réussi à obtenir 4 points en 7 matchs tout en ne prenant qu’une moyenne une seule mise en jeu en zone adverse par match. Un tel rythme est probablement impossible à soutenir, mais la 4e ligne des Bruins a l’entière confiance de Bruce Cassidy pour sortir la rondelle de sa zone, avec une moyenne d’environ 75% des mises en jeu en zone défensive. C’est tout le contraire à Tampa, où la 4e ligne est la plus protégée, amorçant environ 60% des jeux en zone offensive.

Dans les buts, il est dur de projeter ce qu’Andrei Vasilevskiy fera. Bien qu’il ait connu une fin de saison difficile, il arrive en deuxième ronde avec une relative confiance en lui et de la part de son équipe. Son pourcentage d’efficacité de 0,941% contre les Devils augure bien pour la suite des choses. C’est toutefois, à 23 ans, la première fois qu’il est le gardien partant lors des séries éliminatoires. Il avait bien fait en 2015-16 en relève de Ben Bishop, mais cette fois, la tâche lui revient entièrement.

Dans le cas de Tuukka Rask, les médias bostoniens doutent encore une fois de son caractère et de sa préparation mentale. La déconfiture de 2010, alors que les Bruins menaient la série 3-0 et ont perdu 4-3 contre les Flyers, est souvent rappelée à la mémoire des gens lorsque les choses tournent au vinaigre pour les Bruins.

Si Rask n’avait rien à se reprocher en 2013, on lui a toutefois reproché de ne pas avoir fait les arrêts clés en 2014 contre Montréal. Mais surtout, son jeu lors des matchs 5 et 7 de la série contre Toronto a de quoi inquiéter les Bruins. Particulièrement lors du match numéro 7, Rask a démontré des signes d’emportement et une agressivité sur ses déplacements latéraux qui lui a coûté deux buts contre Patrick Marleau. La difficulté que Rask a à achever ses adversaires pourrait vraiment jouer sur la confiance que lui accorde sa défensive si les Bruins devaient prendre l’avance dans la série.