Blue Jackets : décimés par les transactions

Blue Jackets : décimés par les transactions

La banque d’espoirs des Blue Jackets paraissait plutôt bien l’an dernier, mais l’échange massif de choix et d’espoirs à la date limite des transactions a affaibli considérablement leur banque d’espoirs. Vitaly Abramov et Jonathan Davidsson, deux joueurs qui se seraient classés dans ce top 10, sont partis à Columbus dans l’échange Duchene, tout comme le 1er choix de l’équipe en 2019. En tout, les Blue Jackets n’ont parlé que trois fois au repêchage 2019, et aucune fois dans le top 100. Aucune sélection de 2019 n’a percé le top 10 déjà affaibli par les échanges. Et ce n’est pas tout! Les Blue Jackets ont également transigé leurs choix de 2e ronde en 2020 et 2021 pour obtenir quelques matchs de Ryan Dzingel. Vraiment, le all-in de Jarmo Kekäläinen aura des conséquences à long terme sur la banque d’espoirs des Blue Jackets. Voyons néanmoins ce qu’il reste toujours à Columbus et s’il y a un peu d’espoir pour les partisans des Jackets.

1. Alexandre Texier – C/AG – 19 ans – Repêché en 2017 (2/45)

Le hockeyeur d’origine française n’a même pas encore le droit de boire du vin en Ohio, et pourtant, on s’attend à ce qu’il évolue dans le top 9 à Columbus cette saison. Rapide, excellent avec la rondelle, Texier pourrait même se tailler une place sur un des deux premiers trios après le départ de plusieurs gros morceaux, notamment Artemi Panarin, Matt Duchene et Ryan Dzingel. Pas mal pour un attaquant qui n’a que 10 matchs sous la cravate en LNH (3 buts, une mention d’aide) et 18 au total en Amérique du Nord. Texier a toutefois le talent pour réaliser ce défi.

2. Emil Bemstrom – AD – 20 ans – Repêché en 2017 (4/117)

Le jeune attaquant suédois a explosé offensivement en 2018-19, terminant au sommet des marqueurs de la Ligue élite suédoise avec 23 buts en 47 rencontres, et au 14e rang au niveau des pointeurs. Il s’agit d’une saison remarquable pour un joueur de moins de 20 ans, alors que sa performance est comparable à celles de Peter Forsberg, Daniel Sedin et Elias Pettersson au même âge. Bemstrom est fin prêt pour l’aventure nord-américaine et devrait évoluer à Columbus dès cette saison. Il y a des interrogations à y avoir, notamment sur son style de jeu unidimensionnel, mais son flair pour le filet est quelque chose qu’on ne peut enseigner.

3. Elvis Merzlikins – G – 25 ans – Repêché en 2014 (3/76)

Il est toujours un peu controversé de mettre un joueur de 25 ans dans les meilleurs espoirs d’une équipe, mais dans le cas de Merzlikins, la voie est grande ouverte afin qu’il bataille pour le poste de numéro 1 dès cette année à Columbus. Son principal adversaire, Joonas Korpisalo, a été très constant à donner des performances ordinaires lors des trois dernières saisons comme réserviste à Sergei Bobrovsky et ne représente en rien une option viable au poste de gardien partant. Merzlikins, lui, s’amène après six saisons dominantes dans la National League, en Suisse. Quand on pense à la transition remarquable qu’a eu Jonas Hiller de la Suisse à la LNH, on se dit qu’il est bien possible que Merzlikins ait un parcours semblable.

4. Vladislav Gavrikov – DG – 23 ans – Repêché en 2015 (6/159)

Le gros défenseur russe a fait ses débuts dans la LNH lors du match 5 de la demi-finale d’association contre Boston l’an dernier. Avec des blessures à Ryan Murray et Markus Nutivaara, il s’est immédiatement taillé une place à gauche de David Savard, sur la deuxième unité défensive. Gavrikov joue du bon hockey dans les deux sens de la patinoire et n’a pas peur de jouer un style de jeu physique, ce qui concorde avec le style des Blue Jackets. Il lui sera difficile de déclasser Murray et Nutivaara s’ils sont en santé, mais il pourrait voir du temps comme 6e défenseur cette année. Dans l’éventualité où tout le monde serait en santé, toutefois, il pourrait bien commencer la saison à Cleveland avec les Monsters.

5. Liam Foudy – C – 19 ans – Repêché en 2018 (1/18)

À sa première année après sa sélection en 1ère ronde, Foudy a connu une bonne saison, mais sans exploser offensivement pour autant. Son excellent coup de patin et son excellent tir (36 buts la saison dernière) en font toutefois un espoir très intrigant à moyen terme. On s’interroge toutefois sur sa capacité de jouer au centre dans la LNH. Pour ce faire, il devra améliorer son efficacité sur les mises en jeu et son jeu physique.

6. Daniil Tarasov – G – 20 ans – Repêché en 2017 (3/86)

Un autre espoir russe et un autre gardien dans l’arsenal des Blue Jackets, Tarasov s’amène cette saison dans la Liiga finlandaise après des saisons dans la MHL et la VHL en Russie. À Ässät, il partagera le filet avec le vétéran Sami Aittokallio, qui a évolué très brièvement avec l’Avalanche. Il est difficile de prédire qui des deux cerbères obtiendra le rôle de partant, mais Tarasov a tout ce qu’il faut après avoir dominé avec le Toros de Neftekamsk en deuxième ligue russe.

7. Andrew Peeke – DD – 21 ans – Repêché en 2016 (2/34)

Après avoir passé les trois dernières saisons à Notre Dame University, dans la NCAA, dont la dernière en tant que capitaine, Andrew Peeke s’amène à Cleveland où il pourra continuer de raffiner son jeu. à 6 pieds 3 pouces, il est gros, mais demeure mobile. Son potentiel est de devenir un défenseur de deuxième paire physique et capable de jouer plus de 20 minutes par match.

8. Veini Vehviläinen – G – 22 ans – Repêché en 2018 (6/173)

Après deux saisons à dominer dans la Liiga finlandaise, Vehviläinen s’amène en Amérique, où il pourrait très bien batailler pour un poste dans la LNH. Il s’agit de tout un revirement de situation pour le cerbère, qui a été ignoré à trois reprises au repêchage avant d’être repêché par son compatriote, Jarmo Kekäläinen. Le principal obstacle pour Vehviläinen est sa taille, lui qui ne mesure que 6 pieds un pouce, ce qui est considéré petit de nos jours pour un gardien.

9. Kirill Marchenko - AD - 19 ans - Repêché en 2018 (2/49)

Le gros attaquant russe a un talent fou! Un excellent coup de patin, un tir menaçant et des habiletés offensives vraiment intéressantes capables de lui valoir une place dans le top 6 d’une équipe de la LNH. Toutefois, il lui faudra améliorer son jeu défensif et son travail dans les coins afin de devenir un joueur complet au prochain niveau. Son évolution sera à surveiller cette année alors qu’il a gradué l’an passé de la ligue junior russe, la MHL, à la VHL, où il a connu peu de succès avec seulement trois points en 23 matchs. Cette année, il devrait mieux se débrouiller en VHL, comme le laissent présager ses deux buts à son premier match de la saison.

10. Trey Fix-Wolansky – AD – 20 ans – Repêché en 2018 (7/204)

Le diminutif attaquant doit à sa taille (5 pieds 7 pouces) le fait d’avoir été sélectionné seulement en 7e ronde lors du repêchage 2018, après avoir été complètement ignoré en 2017. Ses 89 pts en 2017-18 et 102 pts en 2018-19 démontrent toutefois un talent offensif certain, qu’il jumelle avec une vitesse et un talent offensif au-dessus de la moyenne. S’il est petit, Fix-Wolansky n’en est pas moins excellent défensivement et plutôt physique, se battant même à l’occasion. Celui qui était capitaine des Oil Kings d’Edmonton la saison dernière rejoindra Cleveland cette année, où il aura la place pour démontrer tout son talent après l’échange de nombreux espoirs par les Blue Jackets la saison dernière.

On voit donc que les Blue Jackets comptent tout de même sur une banque d’espoirs intrigants, avec quelques joueurs qui ont un potentiel très haut. La banque de gardiens, particulièrement, est probablement la plus forte de la ligue, ce qui a de quoi rassurer les partisans éplorés par le départ de Bobrovsky. Il n’en demeure pas moins qu’à part dans les buts et à l’aile, il y a peu d’espoirs ayant un solide potentiel, et on se doit d’espérer que la faible moyenne d’âge des Blue Jackets compensera un peu pour cette banque dégarnie. On aurait également pu parler d’espoirs comme Kevin Stenlund et Gabriel Carlsson, qui ont déjà obtenu un peu de temps de jeu dans la LNH et auront certainement la chance d’y rejouer cette année avec les nombreux départs.

Série espoirs – Bruins : manque de punch!

Série espoirs – Bruins : manque de punch!

Il y a quelques années de cela, les Bruins comptaient sur une des meilleures banques d’espoirs de la LNH. La reconstruction rapide entamée par Sweeney, qui avait échangé Milan Lucic et Dougie Hamilton pour une pléthore de choix, y était pour beaucoup. Voilà maintenant qu’après la graduation de Pastrnak, McAvoy, Carlo, DeBrusk, Heinen, Bjork et Grzelcyk, les Bruins se retrouvent avec une banque plutôt dégarnie. Cette situation est amplifiée par le faible nombre de sélections et le positionnement au repêchage des Bruins, qui n’ont repêché que deux fois dans le top 75 lors des deux dernières séances de repêchage. La banque des Bruins demeure néanmoins profonde, bien qu’elle manque de talent brut.

1. Urho Vaakanainen – DG – 20 ans – Repêché en 2017 (1/18)

Le jeune défenseur a déjà démontré qu’il peut se défendre contre des hommes et jouer plus de 25 minutes par match dans sa Finlande natale. Ses chances de percer avec le grand club ont été anhilées dès son deuxième match l’an passé, alors qu’il a été violemment assommé par Mark Borowiecki. Vaakanainen a toutefois connu une bonne saison écourtée à Providence et devrait batailler pour un poste à Boston au camp. Vaakanainen ne sera jamais un défenseur ultra offensif, mais a un potentiel de défenseur top 3 capable de jouer des minutes importantes, notamment à court d’un homme.

2. Jack Studnicka – C – 20 ans – Repêché en 2017 (2/53)

Les comparaisons les plus élogieuses en font un futur Patrice Bergeron. Il est vrai que Jack Studnicka est un jeune centre talentueux et responsable dans les deux sens de la patinoire. L’ancien capitaine des Generals d’Oshawa a un excellent sens du hockey et un flair indéniable pour le filet, comme le témoignent ses 24 buts en 30 matchs après avoir été échangé aux IceDogs la saison dernière. Certains prédisent que le droitier obtiendra le poste vacant dans le top 9 des Bruins, poste qu’il disputera notamment à Karson Kuhlman, Zach Senyshyn, Anders Bjork et Peter Cehlarik.

3. John Beecher – C – 18 ans – Repêché en 2019 (1/30)

Le gros américain correspond au style d’avant que Don Sweeney recherche: il est costaud, mais suprenamment rapide, à l’image de Sean Kuraly, par exemple. La comparaison s’arrête là, toutefois, car en plus d’être efficace défensivement et dans les coins, Beecher est un avant plutôt habile dont les statistiques reflètent son utilisation avec le programme américain. L’an prochain, il évoluera à l’Université du Michigan, où il devrait avoir toute la latitude pour exprimer son talent offensif.

4. Trent Frederic – C – 21 ans – Repêché en 2016 (1/29)

La sélection de Trent Frederic avec causé des remous en 2016 à Boston, un an après les sélections controversées de Jake DeBrusk et Zach Senyshyn. Le sélectionneur Keith Gretzky avait avoué ne pas considérer Frederic comme un joueur de top 6, ce qui avait provoque l’ire des partisans des Bruins et l’hilarité générale. Trois saisons plus tard, Frederic ne semble effectivement pas voué à évoluer sur la deuxième ligne de façon permanente, mais sera à tout le moins un joueur de troisième ligne au-dessus de la moyenne et jouera dans la LNH à coup sûr.

5. Jakub Lauko – AG – 19 ans – Repêché en 2018 (3/77)

Le jeune tchèque Jakub Lauko a un talent brut impressionnant pour une sélection de 3e ronde. Il est probablement l’espoir des Bruins avec le plus haut plafond. Il est extrêmement rapide et possède d’excellentes habiletés offensives. Malgré cela, Lauko est considéré comme un projet à moyen terme, car il doit prendre un peu de masse musculaire avant d’entrer chez les pros en Amérique. Il tentera de continuer sur sa lancée après une bonne saison recrue à Rouyn-Noranda, où il a remporté la coupe Memorial.

6. Jérémy Lauzon – DG – 22 ans – Repêché en 2015 (2/52)

Ce n’est qu’une question de temps (ou d’opportunité?) avant que Jérémy Lauzon ne se taille une place dans la LNH. L’Abitibien a déjà le gabarit pour y jouer et a prouvé à trois reprises la saison dernière qu’il pouvait jouer plus de 20 minutes par match. Si Lauzon est solide défensivement, il ne faut pas s’attendre à des miracles de sa part offensivement au prochain niveau, lui qui peine déjà à s’inscrire au pointage dans la Ligue américaine.

7. Oskar Steen – C/AG – 21 ans – Repêché en 2016 (6/165)

Le diminutif attaquant suédois a connu une véritable éclosion lors de la dernière saison. Il a terminé au 10e rang des pointeurs de la Ligue élite suédoise, où il a également impressionné de par son jeu défensif responsable. Avec un contrat en poche avec les Bruins, l’explosif attaquant devrait débuter la saison 2019-20 à Providence afin de se familiariser avec le jeu nord-américain.

8. Jakub Zboril – DG – 22 ans – Repêché en 2015 (1/13)

Le défenseur tchèque évolue à Providence depuis maintenant deux saisons et ne cesse de s’améliorer, n’en déplaise à ses détracteurs. Zboril joue bien dans les deux sens de la patinoire, mais c’est surtout son style de jeu physique qui risque d’en faire un favori de la foule à Boston. Son potentiel offensif dans la LNH est plutôt limité, mais il est tout de même capable de distribuer les rondelles en évoluant sur une troisième paire ou, si tout se passe pour le mieux pour lui, une deuxième paire.

9. Zach Senyshyn - AD - 22 ans - Repêché en 2015 (1/15)

Un espoir suspect, un projet à long terme, Zach Senyshyn fait son petit bonhomme de chemin dans la Ligue américaine depuis maintenant deux ans. S’il est maintenant clair qu’il n’atteindra jamais le niveau d’un Barzal ou d’un Connor, Senyshyn a toujours le potentiel d’un marqueur de 25 à 30 buts dans la LNH. Toutefois, il a définitivement stagné l’an passé dans une équipe de Providence moyenne, où il évoluait sur le troisième trio. En deux matchs à Boston, toutefois, il a impressionné. Quel Senyshyn se présentera au camp des Bruins? Ça reste à voir.

10. Axel Andersson – DD – 19 ans – Repêché en 2018 (2/57)

On complète le top 10 des Bruins avec un défenseur suédois qui est la réponse droitière à Torey Krug et Matt Grzelcyk. Don Sweeney doit fantasmer à l’idée de voir ce projet de défenseur offensif se concrétiser, ce qui lui permettrait à moyen terme d’aligner un côté droit extrêmement bien balancé avec McAvoy, Carlo et Andersson. Toutefois, il demeure beaucoup de points d’interrogation dans le jeu d’Andersson, qui s’alignera, si les rumeurs sont justes, avec les Wildcats de Moncton en 2019-20.

Mentionnons également les noms de Kyle Keyser, un gardien floridien signé comme agent libre qui semble être le dauphin de Tuukka Rask pour le moment, ainsi que de Karson Kuhlman et Peter Cehlarik, deux attaquants qui ont déjà de l’expérience dans la LNH et qui devrot monter leur jeu d’un cran afin de se tailler un poste régulier.

Les Bruins comptent donc sur une banque variée, mais composée surtout de joueurs au potentiel certain mais bas, comme Frederic, Lauzon et Zboril, et de joueurs qui ne joueront pas dans la LNH s’ils n’atteignent pas leur potentiel, comme Lauko, Steen, Senyshyn ou Andersson. Il y a une faiblesse notoire à droite, où seulement Senyshyn, Andersson et Kuhlman affichent un certain potentiel à moyen terme. Il y a matière à s’inquiéter pour l’aile droite en particulier, où seulement Pastrnak est assuré d’un poste pour les prochaines saisons. En résumé, la banque d’espoirs des Bruins manque cruellement de punch, et avec un noyau vieillissant, il y a de quoi s’inquiéter à court et moyen terme.

Hurricanes c. Bruins : la jeunesse contre l’expérience

Hurricanes c. Bruins : la jeunesse contre l’expérience

La dernière fois qu’ils ont fait les séries, en 2009, les Hurricanes ont infligé une défaite crève-coeur aux Bruins lors d’un 7e match chaudement disputé. C’est la peste Scott Walker qui avait annihilé les espoirs des Bruins en prolongation. Dix ans plus tard, il ne reste plus personne à Raleigh qui était là en 2009, si ce n’est que Rod Brind’Amour, le capitaine devenu entraîneur des Hurricanes. Pour les Bruins, gageons que Patrice Bergeron, David Krejci et Zdeno Chara se souviennent très bien de cette défaite amère. Quoi qu’il en soit, dix ans plus tard, le scénario est très semblable. Les Bruins sont parmi les favoris alors que les Hurricanes surprennent avec des séries éliminatoires impeccables jusqu’à maintenant. Lorsqu’on compare les deux équipes, on se rend vite compte que les Hurricanes comptent sur un alignement extrêmement jeune. La grande majorité des joueurs des Hurricanes n’étaient même pas dans la ligue il y a cinq ans, autant à l’attaque qu’en défensive. En fait, Justin Williams et Jordan Staal sont les deux seuls patineurs à avoir plus de 27 ans. Il y a donc certains points d’interrogation du côté des Jerks, mais le jeu inspiré de joueurs de soutien tels Warren Foegele, Lucas Wallmark et Brock McGinn a considérablement solidifié l’attaque des Hurricanes. Ils pourront également compter sur les retours prochains de Micheal Ferland et Saku Maenalanen, qui viendront appuyer Sebastian Aho, Teuvo Teravainen, Nino Niederreiter et Andrei Svechnikov dans ce qui s’avère être un solide groupe d’avants. Les Bruins comptent sur un groupe assez semblable à l’attaque, avec peut-être un peu plus de mordant sur la première ligne. La Perfection Line composée de Bergeron, Brad Marchand et David Pastrnak s’est mise en marche lors des matchs 4 et 5 contre Columbus, permettant aux Bruins d’amorcer une séquence de trois victoires pour remporter la série. Les Bruins ont obtenu de l’aide de leurs quatre trios afin de vaincre Columbus, et s’ils continuent de tirer autant de David Krejci, Charlie Coyle, Marcus Johansson et leur solide quatrième ligne menée par Sean Kuraly, les Bruins seront difficiles à vaincre. Même David Backes s’est remis en marche avec 3 points lors de ses trois derniers matchs. Une meilleure production des jeunes Danton Heinen et Jake DeBrusk serait sans doute appréciée par l’entraîneur Bruce Cassidy. En défensive, les Hurricanes comptent surtout sur Justin Faulk, Jaccob Slavin et Brett Pesce, alors que Dougie Hamilton, Calvin de Haan et Haydn Fleury obtiennent des minutes un peu plus faciles. Les Bruins seront sans Charlie McAvoy, suspendu pour le match 1 entre les deux équipes. C’est Steven Kampfer qui le remplacera dans l’alignement à droite de Matt Grzelcyk, alors que les Bruins donneront de grosses minutes à Connor Clifton à la droite de Zdeno Chara pour commencer la série. Lorsque tout le monde est de la partie, cependant, le top 4 des Bruins est très solide, avec Chara, McAvoy, Torey Krug et probablement le pilier de la défensive en l’absence de McAvoy, le surprenant Brandon Carlo. L’affrontement sera peu orthodoxe dans les filets alors que Curtis McElhinney va vraisemblablement amorcer la série pour les Hurricanes en l’absence de Petr Mrazek. McElhinney a très bien fait contre les Islanders, mais continuera-t-il son bon travail contre les Bruins, qui comptent sur un Tuukka Rask au sommet de son art? Dans les filets, difficile de ne pas donner l’avantage aux Bruins. En fait, la logique nous dicte que cette série sera facile pour les Bruins, mais s’il y a bien une chose que nous avons apprise dans ces séries éliminatoires, c’est que la logique ne vaut rien lorsqu’une équipe est sur une lancée et les Hurricanes ont remporté leurs six derniers matchs. Néanmoins, je ne peux m’empêcher de croire que les Bruins, plus expérimentés et plus talentueux, l’emporteront en six rencontres.
Blue Jackets c. Bruins : deux équipes qui se connaissent

Blue Jackets c. Bruins : deux équipes qui se connaissent

Tableau détaillant l'affrontement Bruins-Blue-Jackets

Bien qu’ils n’évoluent pas dans la même division, les Blue Jackets et les Bruins se connaissent plutôt bien. En effet, les deux équipes se sont affrontées pas moins de trois fois depuis la date limite des transactions. Cela veut donc dire que Bruce Cassidy et John Tortorella ont eu le temps de s’adapter aux nouvelles acquisitions de leurs adversaires. Les Blue Jackets ont acquis Matt Duchene, Ryan Dzingel et l’ancien Bruin Adam McQuaid, tandis que les Bruins sont allés chercher Charlie Coyle au Minnesota et Marcus Johansson au New Jersey. Les Blue Jackets ont gagné le match du 12 mars par la marque de 7-4, tandis que les Bruins ont remporté le match du 16 mars 2-1 en prolongation et le match du 2 avril par un score convaincant de 6-2.

Ces scores ne sont toutefois pas garants des résultats de la série. Plusieurs facteurs jouent en saison régulière : est-ce qu’une équipe a joué la veille ou eu un long voyage à faire avant le match ? Est-ce que c’est le gardien numéro deux dans les filets ? L’équipe a-t-elle fêté la veille ? Ce sont tous des facteurs qui s’amenuisent en séries éliminatoires. La vraie distinction entre les deux équipes est la suivante : alors que les Blue Jackets se préparent et se reposent depuis le 16 avril, les Bruins n’auront à toutes fins pratiques pas de répit entre les deux séries puisque le match 1 se déroulera le surlendemain du match 7 entre les Bruins et les Leafs.

Certains considèrent qu’une équipe ayant eu un long congé (9 jours en l’occurrence pour les Blue Jackets) risque de sortir rouillée lors du premier match. Ça pourrait entrer en ligne de compte, mais à mon avis, le fait que les Bruins n’aient pas obtenu de congé risque de leur compliquer la vie si la série doit se transporter en 6 ou en 7. Mais ce n’est pas ces facteurs qui détermineront le gagnant de la série. Si on a droit à du hockey ouvert comme en saison régulière entre les deux équipes, ce sont les défensives et les gardiens de but qui décideront le vainqueur. Pour l’instant, je me dois de donner l’avantage à Boston. Les Bruins ont profité en première ronde du jeu extraordinaire de Charlie McAvoy et Brandon Carlo, alors que Zdeno Chara a paru lent, mais a été utilisé efficacement dans les moments clés. Torey Krug a pris du mieux autant offensivement que défensivement dans les derniers matchs, et Matt Grzelcyk a continué son jeu efficace.

Pour leur part, les Blue Jackets comptent sur une ligne un peu amochée en l’absence de Ryan Murray, Marcus Nutivaara et Adam McQuaid. Il n’est pas clair si ces joueurs pourront revenir dans la série, mais pour le moment, leur absence fait en sorte que Seth Jones, Zach Werenski et David Savard doivent jouer autour de 25 minutes par match. Dean Kukan, Scott Harrington et Adam Clendening se sont bien débrouillés malgré leur utilisation limitée, mais les deux derniers ayant des moyennes de 13 et 8 minutes par matchs respectivement, il va sans dire que Tortorella doit espérer le retour d’un joueur comme Nutivaara ou Murray qui peut absorber de longues minutes. Les Blue Jackets pourraient également compter sur l’addition du défenseur russe Vladislav Gavrikov, signé le 13 avril dernier, qui aura eu le temps de se familiariser avec les stratégies de l’équipe dans les derniers jours.

Quoi qu’il en soit, si les Blue Jackets continuent de surtaxer ainsi leurs meilleurs défenseurs, les Bruins pourront peut-être en profiter pour convertir cette fatigue en buts. Pendant ce temps, les Bruins vont continuer à rouler à six défenseurs en dehors des moments critiques tant et aussi longtemps que leur défensive sera en santé. Ça pourrait bien faire la différence. À mon avis, ce sera une série serrée, mais l’expérience des Bruins et leurs étoiles offensives viendront à bout des Blue Jackets en six rencontres.

Blue Jackets c. Bruins : deux équipes qui se connaissent

Blue Jackets c. Bruins : deux équipes qui se connaissent

Bien qu’ils n’évoluent pas dans la même division, les Blue Jackets et les Bruins se connaissent plutôt bien. En effet, les deux équipes se sont affrontées pas moins de trois fois depuis la date limite des transactions. Cela veut donc dire que Bruce Cassidy et John Tortorella ont eu le temps de s’adapter aux nouvelles acquisitions de leurs adversaires. Les Blue Jackets ont acquis Matt Duchene, Ryan Dzingel et l’ancien Bruin Adam McQuaid, tandis que les Bruins sont allés chercher Charlie Coyle au Minnesota et Marcus Johansson au New Jersey. Les Blue Jackets ont gagné le match du 12 mars par la marque de 7-4, tandis que les Bruins ont remporté le match du 16 mars 2-1 en prolongation et le match du 2 avril par un score convaincant de 6-2.

Ces scores ne sont toutefois pas garants des résultats de la série. Plusieurs facteurs jouent en saison régulière : est-ce qu’une équipe a joué la veille ou eu un long voyage à faire avant le match ? Est-ce que c’est le gardien numéro deux dans les filets ? L’équipe a-t-elle fêté la veille ? Ce sont tous des facteurs qui s’amenuisent en séries éliminatoires. La vraie distinction entre les deux équipes est la suivante : alors que les Blue Jackets se préparent et se reposent depuis le 16 avril, les Bruins n’auront à toutes fins pratiques pas de répit entre les deux séries puisque le match 1 se déroulera le surlendemain du match 7 entre les Bruins et les Leafs.

Certains considèrent qu’une équipe ayant eu un long congé (9 jours en l’occurrence pour les Blue Jackets) risque de sortir rouillée lors du premier match. Ça pourrait entrer en ligne de compte, mais à mon avis, le fait que les Bruins n’aient pas obtenu de congé risque de leur compliquer la vie si la série doit se transporter en 6 ou en 7. Mais ce n’est pas ces facteurs qui détermineront le gagnant de la série. Si on a droit à du hockey ouvert comme en saison régulière entre les deux équipes, ce sont les défensives et les gardiens de but qui décideront le vainqueur. Pour l’instant, je me dois de donner l’avantage à Boston. Les Bruins ont profité en première ronde du jeu extraordinaire de Charlie McAvoy et Brandon Carlo, alors que Zdeno Chara a paru lent, mais a été utilisé efficacement dans les moments clés. Torey Krug a pris du mieux autant offensivement que défensivement dans les derniers matchs, et Matt Grzelcyk a continué son jeu efficace.

Pour leur part, les Blue Jackets comptent sur une ligne un peu amochée en l’absence de Ryan Murray, Marcus Nutivaara et Adam McQuaid. Il n’est pas clair si ces joueurs pourront revenir dans la série, mais pour le moment, leur absence fait en sorte que Seth Jones, Zach Werenski et David Savard doivent jouer autour de 25 minutes par match. Dean Kukan, Scott Harrington et Adam Clendening se sont bien débrouillés malgré leur utilisation limitée, mais les deux derniers ayant des moyennes de 13 et 8 minutes par matchs respectivement, il va sans dire que Tortorella doit espérer le retour d’un joueur comme Nutivaara ou Murray qui peut absorber de longues minutes. Les Blue Jackets pourraient également compter sur l’addition du défenseur russe Vladislav Gavrikov, signé le 13 avril dernier, qui aura eu le temps de se familiariser avec les stratégies de l’équipe dans les derniers jours.

Quoi qu’il en soit, si les Blue Jackets continuent de surtaxer ainsi leurs meilleurs défenseurs, les Bruins pourront peut-être en profiter pour convertir cette fatigue en buts. Pendant ce temps, les Bruins vont continuer à rouler à six défenseurs en dehors des moments critiques tant et aussi longtemps que leur défensive sera en santé. Ça pourrait bien faire la différence. À mon avis, ce sera une série serrée, mais l’expérience des Bruins et leurs étoiles offensives viendront à bout des Blue Jackets en six rencontres.