Repêchage LNH 2018 – Serron Noel

Repêchage LNH 2018 – Serron Noel

Les experts sont extrêmement divisés sur Serron Noel et ses 6 pieds 5. Les uns voient en lui un joueur rempli de potentiel avec la possibilité de devenir une vedette de la LNH, tandis que les autres le considèrent fortement surévalué en raison de sa taille. Nul doute que dans une ligue de plus en plus rapide et qui laisse de plus en plus de place aux petits joueurs, Noel peut sembler un choix irréfléchi. Alors, Serron Noel est-il plus Blake Wheeler ou Michael McCarron?

Date de naissance : 2000-08-08
Lieu de naissance : Guelph, Ontario
Taille : 6 pi 5
Poids : 204 lb
Lancer : Droitier
Position : Ailier droit
Équipe : Oshawa (OHL)
Classement : 10e patineur en Amérique – Centrale de recrutement de la LNH 

Les attaquants de 6 pieds 5 et plus sont une denrée rare dans la LNH. En 2017-18, seulement sept de ces joueurs ont réussi à obtenir plus de 10 points: Nick Bjugstad, Anthony Mantha, Kevin Hayes, Brian Boyle ainsi qu’un trio de Jets (Blake Wheeler, Patrik Laine et Adam Lowry). Les Michael McCarron, Martin Hanzal et Jimmy Hayes semblent appartenir à une réalité révolue. Il est maintenant beaucoup moins sexy qu’autrefois de sélectionner un grand gaillard au premier tour. Néanmoins, comme le principal frein à la sélection de grands joueurs est leur vitesse, les équipes ne devraient pas avoir peur de sélectionner Serron Noel. En effet, il a éclos cette saison grâce à une performance de 28 buts et 25 mentions d’aides, qu’il doit à l’ancienne patineuse artistique Shelley Kettles, avec qui il a pris des cours de patinage durant l’été. Grâce à ses conseils, il est maintenant un excellent patineur, ce qui est plutôt rare pour un grand joueur. Sa vitesse lui a permis de marquer quelques buts en échappée cette saison, ce qu’il n’aurait jamais pu espérer il y a seulement un an.

L’ancien défenseur de la LNH Jason York a été l’entraîneur de Noel pendant six ans dans les rangs juniors alors que le fils de York, Jack, évoluait dans la même équipe. Selon York, le plus impressionnant chez Noel est qu’il n’a pas suivi de coûteux cours privés pendant l’été jusqu’à maintenant, exception faite de ses cours de patinage. Et avec l’effet que ces cours ont eu sur son développement, on ne peut qu’imaginer comment les bons conseils d’une équipe sachant bien développer les joueurs pourraient permettre à Noel de s’améliorer. Présentement, il est un diamant brut avec beaucoup de faiblesses, mais il a également la bonne attitude, une maturité impressionnante et un tir très précis. Ajoutez à ça de bonnes habiletés en maniement de rondelles et une portée qui lui donne un avantage certain et vous obtenez un joueur qui jouera sur un premier ou deuxième trio dans la LNH s’il est bien développé.

Pour être un joueur efficace dans la LNH, Noel devra toutefois améliorer plusieurs points. Il a un tir sous la moyenne, qui lui permet difficilement de marquer lorsqu’il n’est pas dans la zone payante. Son travail défensif demeure à améliorer lui aussi s’il veut avoir une chance de percer sur une troisième ou une quatrième ligne avant de gravir les échelons. Il a tendance à relâcher la pression le long des bandes en zone défensive, probablement en raison de sa longue portée qui lui permet de tricher un peu. Il devra également prendre de meilleures décisions de passe lorsqu’il décide de ne pas tirer, ce qu’il fait plus souvent qu’autrement dans l’enclave.

Le potentiel NHL de Serron Noel s’apparente à celui de Kevin Hayes si on doit demeurer réaliste: un joueur à grande portée, mais avec un coup de patin au-dessus de la moyenne et qui est très fort sur la rondelle. La comparaison avec Blake Wheeler tient cependant la route, et Noel pourrait connaître un succès analogue au grand attaquant des Jets si tout se passe bien dans son développement. Même si Noel demeure un choix risqué, peu de joueurs qui seront sélectionnés autour des rangs 20 à 30 ont un plafond aussi haut. Il n’est pas du tout un Michael McCarron car beaucoup moins fort et bagarreur que lui. C’est un couteau à double tranchant: Noel ne sera pas développé comme un joueur physique et défensif, mais plutôt comme un joueur de talent. Cela veut dire que si son développement offensif doit stagner, Noel pourrait suivre la route des Jimmy Hayes, Joe Colborne et compagnie et se voir coincé dans un rôle de soutien pour lequel il n’est pas outillé.

LES STATISTIQUES

CE QU’ILS ONT DIT…

« Je pense à (Blake) Wheeler quand je vois Noel en raison de sa grandeur et de la façon dont il positionne ses pieds et ses mains dans le trafic. Quand il est en contrôle de ses moyens, il est impossible de lui enlever la rondelle. […] Il est un jeune homme et c’est effrayant de penser au joueur qu’il sera lorsqu’il sera pleinement développé. Son coup de patin est proche d’être de niveau LNH quand il décide d’accélérer. Il peut vous déjouer et vous contourner, et il accélère rapidement pour se démarquer de n’importe qui.” Karl Stewart, NHL Central Scouting

Ce qui va bien se transférer (dans la LNH) est sa ténacité sur l’échec avant, où il met à la fois sa grandeur et sa dextérité à bon usage. Il préfère manoeuvrer pour sortir la rondelle dans les coins plutôt que de jouer physique pour récupérer la rondelle, et c’est là un autre aspect de son jeu qu’il pourrait améliorer alors qu’il se développe en un joueur de hockey professionnel. Quand c’est un adversaire qui initie le contact dans cette situation, il le regrette habituellement rapidement. Ce même focus n’est pas aussi présent dans la zone défensive. Il ne bataille pas aussi fort le long des bandes dans sa zone qu’il le fait dans la zone adverse quand il a une chance de contribuer offensivement. S’il devait décider d’ajouter cet élément à son jeu, il pourrait rapidement devenir une force le long des bandes aux deux bouts de la patinoire.
À part servir d’écran dans la zone offensive, il n’utilise pas beaucoup d’autres avantages qui lui sont conférés par le fait d’être beaucoup plus grand que la plupart des autres joueurs sur la glace. Il utilise cependant sa taille pour être un tueur de pénalité efficace pour son équipe en se mettant dans la trajectoire des tirs de la pointe et en aidant son équipe à regagner la possession de la rondelle pour l’envoyer à l’autre bout.
Justin Blades, Habs Eyes on the Prize

Ce qu’on reproche souvent à un joueur de 17 ans qui mesure 6 pieds 5 et pèse au-dessus de 200 livres est son coup de patin. Ce n’est pas le cas de Noel comme il a développé son coup de patin rapidement et a un puissant élan qui le propulse avec agilité et grâce à une vitesse phénoménale. Noel a terminé premier au Combine des meilleurs espoirs de la LCH dans la catégorie Patinage 30 mètres. En combinaison avec son coup de patin et sa taille, Noel a aussi de bonnes mains et une bonne coordination oeil-main, ce qui en fait un joueur offensif dangereux. Malgré sa taille et sa force, il n’est pas un joueur très aggressif ou physique, alors qu’il tente de se définir comme un joueur de talent plutôt qu’un joueur physique.Peter Harling, Dobber Prospects


LES FORCES

+ Bon gabarit
+ Patinage nettement au-dessus de la moyenne pour sa taille
+ Tir précis et excellent autour du filet
+ Bonne maturité et apprend vite

LES FAIBLESSES

 La puissance de son tir n’est pas de calibre LNH
– Doit améliorer la précision de ses passes
– Il n’habite pas encore tout son gabarit

LE POTENTIEL LNH 

Ailier droit de type attaquant de puissance de 2e ou 3e ligne qui pourrait jouer sur la première ligne s’il est bien développé

LE SAVIEZ-VOUS ? 

– Son père Dean Noel a évolué cinq saisons dans la LCF comme porteur de ballon pour les Tiger-Cats d’Hamilton et les Rough Riders d’Ottawa.

– Serron a nommé Evander Kane et Nick Bjugstad comme des joueurs dont il voulait imiter le style.

LA ZONE VIDÉO 

Repêchage LNH 2018 – Noah Dobson

Repêchage LNH 2018 – Noah Dobson

Comme la LHMJQ est une ligue axée sur l’offensive, il est rare de voir un de ses défenseurs dans les meilleurs espoirs de la LNH. C’est pourtant le cas de Noah Dobson, qui pourrait devenir le plus haut choix chez les défenseurs du circuit Courteau depuis Raymond Bourque (8e au total) en 1979. Portrait d’un défenseur complet qui ne cesse de monter dans les classements d’experts.

Date de naissance : 2000-01-07
Lieu de naissance : Summerside, I.P.-É.
Taille : 6 pi 3
Poids : 179 lb
Lancer : Droitier
Position : Défenseur
Équipe : Titan de l’Acadie-Bathurst (LHJMQ)
Classement : 9e patineur en Amérique – Centrale de recrutement de la LNH 

Nathan Beaulieu, Brandon Gormley, Dmitry Kulikov, Jakub Zboril, Samuel Morin et Thomas Chabot. Voici les noms des défenseurs de la LHJMQ repêchés dans le top 20 lors des 10 dernières années. Pour les directeurs généraux, il y a de quoi se montrer sceptique face à un défenseur de cette ligue, qui n’a rien à voir avec les pépinières de défenseurs que sont la WHL et la OHL. Mais comparément à ces joueurs, Dobson est beaucoup plus complet. Bien que ses statistiques, avec plus d’un point par match, démontrent un talent offensif certain, Dobson n’est pas seulement bon en offensive. Il tire très bien son épingle du jeu en défensive également, ce qui en fait le genre de défenseur qui pourra jouer plus de 20 minutes par match dans la Ligue nationale.

À l’âge de 15 ans, Dobson a reçu un appel de Brian Savage, entraîneur au développement à la Red Bull Hockey Akademie de Salzburg, en Autriche. Il a donc déménagé seul en Europe pour évoluer avec l’équipe. Une décision osée, mais qui l’a outillé grandement, surtout au niveau de la maturité. Il est revenu de cette aventure avec une meilleure compréhension du jeu offensif à l’européenne. Il a ensuite été repêché sixième au total par le Titan de l’Acadie-Bathurst, où il a connu une bonne saison avec un différentiel de +34, un sommet chez les recrues. Il avait également récolté 26 points en 63 matchs, un bon total pour un défenseur de première année. Mais c’est cette saison qu’il a réellement pris son envol avec une récolte de pas moins de 69 points, dont 17 buts, en 67 rencontres. Le défenseur droitier a été le catalyste d’un avantage numérique menaçant avec le Titan, travaillant autant de la pointe que du côté gauche, où il a réussi à marquer plusieurs buts de son tir foudroyant.

En tant que droitier, Dobson devrait attirer l’attention de plusieurs équipes, comme les défenseurs droitiers sont plus rares que les gauchers. Il est classé 5e en Amérique par la Centrale de recrutement de la LNH et la plupart des experts le voient sortir entre le 8e et le 10e rang. Chose sûre, Dobson ne glissera pas plus loin que le 12e rang : les Oilers repêchent 10e, tandis que les Islanders détiennent les 11 et 12e rangs, et il s’agit de deux équipes qui ont un besoin criant de défenseurs à court comme à long terme. Il ne serait pas surprenant même de voir Dobson sortir beaucoup plus tôt. Certains experts le considèrent comme le troisième meilleur espoir en défensive, d’autres le quatrième ou cinquième. Toutes les équipes des rangs 3 à 12 ont cruellement besoin d’un défenseur supplémentaire, donc il suffit vraiment qu’un DG ou un éclaireur l’apprécie pour qu’il sorte plus tôt. Néanmoins, le scénario le plus probable est de le voir sortir au 8e rang à Chicago ou encore au 10e rang à Edmonton.

Selon ses dires, Noah Dobson essaie de modeler son jeu d’après celui de Drew Doughty. Il devra prouver qu’il est capable de tenir son bout contre des hommes avant de pouvoir se comparer à ce type de joueur, mais si on devait nommer le joueur NHL dont son style se rapproche le plus, ce serait probablement Alex Pietrangelo. Ça ne veut pas dire qu’il sera de la trempe de Pietrangelo, simplement que comme lui, il est un défenseur complet capable de mener un avantage numérique et de jouer plus de 20 minutes par match.

LES STATISTIQUES

CE QU’ILS ONT DIT…

Dobson joue un jeu défensif solide grâce à un bon positionnement et un bon contrôle des lignes. Son bon coup de patin lui permet de garder les attaquants devant lui et les forcer vers l’extérieur. Il arrive à toujours se placer entre la rondelle et le filet et utilise son long bâton efficacement pour couper les lignes de passes. Dobson n’a pas peur de se sacrifier pour bloquer des tirs. Il lutte ardemment le long des rampes et gagne la plupart de ses batailles au niveau junior, mais il devra ajouter du muscle. Il est aussi excellent pour libérer le devant du filet. Il est connu pour être en mesure de donner de solides mises en échec, mais c’est plutôt rare parce qu’il travaille fort pour ne pas se retrouver hors position. – Ben Kerr, Last Word on Hockey

Défenseur mobile avec un bon gabarit, une longue portée et de solides aptitudes avec la rondelle qui est excellent pour se coller à l’adversaire tel du velcro. Dobson est un rare spécimen pour un défenseur de son âge en ce sens qu’il bouge bien la rondelle, est doté d’un excellent gabarit, d’une bonne vitesse qui est à l’aise dans les trois zones. Il est l’un des meilleurs pointeurs chez les défenseurs de la LHJMQ grâce à son habileté à diriger un avantage numérique et à dicter le rythme du match peu importe la situation et à saisir des opportunités que personne d’autre n’avait identifiées.  – Steve Kourianos, The Draft Analyst


LES FORCES

+  Tir puissant
+  Coup de patin au-dessus de la moyenne malgré sa taille
+ Excellent sens du hockey
+ Capable de jouer physique de façon intelligente

LES FAIBLESSES

 Il ne sera pas aussi dominant sur l’avantage numérique dans la LNH
– Devra ajouter une quinzaine de livres au prochain niveau
– Maniement de rondelle à améliorer

LE POTENTIEL LNH 

Défenseur de première ou de seconde paire, capable de jouer plus de 20 minutes par match et d’évoluer sur les unités spéciales

LE SAVIEZ-VOUS ? 

–  Un seul joueur natif de l’Île-du-Prince-Édouard évolue présentement dans la LNH. Il s’agit d’Adam McQuaid, des Bruins de Boston.
– Noah Dobson pourrait devenir le premier joueur de sa province à être repêché depuis Brandon Gormley, un autre défenseur, sélectionné au 13e rang en 2010.

LA ZONE VIDÉO 

Faits saillants 2017-18 de Dobson

Puissant tir du poignet

Magnifique passe lors de la coupe Memorial

Topo de Sportsnet sur Dobson où sont interviewés son entraîneur Mario Pouliot et son DG Sylvain Couturier (en anglais)

Lightning-Bruins: la quête de Steven Stamkos

Lightning-Bruins: la quête de Steven Stamkos

L’affrontement de deuxième ronde entre les Bruins et le Lightning marquera le deuxième de l’histoire entre de ces deux équipes. En 2011, les Bruins avaient vaincu le Lightning 1-0 dans un 7e match de finale d’association enlevant. Le noyau du Lightning a bougé depuis : seulement Steven Stamkos et Victor Hedman ont connu la défaite face aux Bruins.

Celui qui voudra le plus se venger de cette défaite est sans aucun doute Stamkos, qui doit fomenter envers les Bruins une haine toute particulière. C’est qu’en 2011, le joueur vedette du Lightning, alors âgé de 21 ans, a reçu un tir de Johnny Boychuk dévié par Martin St. Louis en plein visage lors du 7e match. C’est ensanglanté et avec un nez cassé qu’il a serré la main des joueurs des Bruins. Stamkos s’est également cassé une jambe en novembre 2013 face à ces mêmes Bruins. Alors qu’il était engagé dans une course avec Dougie Hamilton, sa jambe avait heurté de plein fouet le poteau.

Pour plusieurs, cette blessure a marqué la fin du statut de joueur élite pour Stamkos, qui a vu sa production de buts diminuer à chaque saison complète depuis cette fracture. Toutefois, cette saison, Stamkos a connu un regain offensif en se redéfinissant comme un passeur plutôt que comme un buteur. Ses 86 points sont un sommet depuis 2011-12, et ses 59 mentions d’aide éclipsent un ancien record personnel de 46. Après avoir perdu en finale contre Chicago en 2015, en plus d’avoir passé à une victoire de la finale en 2011 et en 2016, Stamkos est fin prêt à mener son équipe vers une victoire de la coupe.

C’est une équipe très améliorée, particulièrement en défensive, que le Lightning aligne cette saison. L’ajout de Ryan McDonagh solidifie grandement le groupe complété par Hedman, Anton Stralman, Dan Girardi, Braydon Coburn et Mikhail Sergachev. Un groupe expérimenté et assez solide défensivement, mais avec des failles tout de même. La lenteur de Girardi et Coburn pourrait être exploitée par des joueurs comme Brad Marchand et Jake DeBrusk afin de créer des deux contre un ou des échappées. De même, le duo composé de Coburn et Sergachev est une faiblesse que les Bruins voudront exploiter autant en contre-attaque que lors des possessions en zone adverse. Bruce Cassidy voudra envoyer son gros trio sur la glace dès que Jon Cooper y enverra ce duo. On peut donc s’attendre à voir Cooper favoriser la paire McDonagh-Stralman, sa plus fiable, lors des mises au jeu défensives. Mais chose sûre, avec trois défenseurs (Girardi, Coburn et Sergachev) qui jouent un maximum de 15 minutes par match, la pression sera importante sur les épaules du top 3 du Lightning.

De leur côté, les Bruins font jouer 20 minutes par match à leur top 4 composé de Zdeno Chara, Charlie McAvoy, Torey Krug et Kevan Miller. La paire Chara-McAvoy avoisine les 23 minutes, moins que les 26 minutes de Victor Hedman. Le seul joueur à vraiment être protégé par Cassidy est Adam McQuaid, qui se retrouve sur la troisième paire en séries alors qu’il évolue généralement sur la seconde en compagnie de Torey Krug. Comme la paire Krug-Miller est un désastre jusqu’à maintenant, Bruce Cassidy devrait peut-être songer à retourner à ses anciennes paires et donner davantage de temps de jeu à Matt Grzelcyk, dont le jeu a été impressionnant malgré une majorité de mises en jeu en zone défensive.

Balancer les minutes entre Krug et Grzelcyk permettrait de redonner de la chimie à une défensive qui en manque cruellement en l’absence de Brandon Carlo, le partenaire habituel de Krug. Quoi qu’il en soit, la relative efficacité défensive que les Bruins ont démontrée est compromise contre le Lightning. Entre l’âge avancé de Zdeno Chara, la blessure apparente à Charlie McAvoy et l’absence de chimie entre Krug et Miller, Bruce Cassidy a un défi intéressant à relever face à la meilleure offensive de la ligue.

L’offensive du Lightning telle que conçue actuellement a de quoi donner des maux de tête à Bruce Cassidy. C’est une offensive très profonde, un peu à l’image de celle des Maple Leafs, que devront affronter les Bruins. Une première ligne élite, composée de Stamkos, Nikita Kucherov et J.T. Miller, remplira les tâches offensives tandis que le trio d’Ondrej Palat, Brayden Point et Tyler Johnson se concentrera sur les tâches défensives. On pourrait penser que c’est différent de Boston, où les tâches défensives sont souvent assumées par la ligne de Patrice Bergeron. Il en a été tout autrement lors de la série contre Toronto, alors que Bergeron a été le joueur le plus protégé, avec 47 mises en jeu offensives contre seulement 17 en zone défensive.

Est-ce que Bergeron serait blessé, ou est-ce que Cassidy le juge plus utile en offensive? Quoi qu’il en soit, c’est la 4e ligne qui prend la majorité des mises en jeu en zone défensive. Dans le cas de Sean Kuraly, par exemple, l’attaquant a réussi à obtenir 4 points en 7 matchs tout en ne prenant qu’une moyenne une seule mise en jeu en zone adverse par match. Un tel rythme est probablement impossible à soutenir, mais la 4e ligne des Bruins a l’entière confiance de Bruce Cassidy pour sortir la rondelle de sa zone, avec une moyenne d’environ 75% des mises en jeu en zone défensive. C’est tout le contraire à Tampa, où la 4e ligne est la plus protégée, amorçant environ 60% des jeux en zone offensive.

Dans les buts, il est dur de projeter ce qu’Andrei Vasilevskiy fera. Bien qu’il ait connu une fin de saison difficile, il arrive en deuxième ronde avec une relative confiance en lui et de la part de son équipe. Son pourcentage d’efficacité de 0,941% contre les Devils augure bien pour la suite des choses. C’est toutefois, à 23 ans, la première fois qu’il est le gardien partant lors des séries éliminatoires. Il avait bien fait en 2015-16 en relève de Ben Bishop, mais cette fois, la tâche lui revient entièrement.

Dans le cas de Tuukka Rask, les médias bostoniens doutent encore une fois de son caractère et de sa préparation mentale. La déconfiture de 2010, alors que les Bruins menaient la série 3-0 et ont perdu 4-3 contre les Flyers, est souvent rappelée à la mémoire des gens lorsque les choses tournent au vinaigre pour les Bruins.

Si Rask n’avait rien à se reprocher en 2013, on lui a toutefois reproché de ne pas avoir fait les arrêts clés en 2014 contre Montréal. Mais surtout, son jeu lors des matchs 5 et 7 de la série contre Toronto a de quoi inquiéter les Bruins. Particulièrement lors du match numéro 7, Rask a démontré des signes d’emportement et une agressivité sur ses déplacements latéraux qui lui a coûté deux buts contre Patrick Marleau. La difficulté que Rask a à achever ses adversaires pourrait vraiment jouer sur la confiance que lui accorde sa défensive si les Bruins devaient prendre l’avance dans la série.

Aperçu des séries – Division Atlantique

Aperçu des séries – Division Atlantique

Cette série entre les Bruins et les Maple Leafs met en scène deux équipes assez semblables offensivement. Les deux équipes peuvent se vanter d’avoir deux des groupes d’avants les plus profonds de la LNH. À Boston, l’attaque passe d’abord par le trio formé de Brad Marchand, Patrice Bergeron et David Pastrnak, le meilleur trio de la ligue autant offensivement qu’en possession de rondelle. L’attaque ne s’arrête toutefois pas là alors que les Bruins comptent aussi sur un savant mélange de jeunes et de vétérans sur leurs deuxième et troisième trios. Les recrues Danton Heinen (47 points), Jake DeBrusk (43 points en 70 matchs) et Ryan Donato (9 points en 12 matchs) ont su faire leur place dans l’alignement des Bruins. Donato ne devrait toutefois pas faire partie de l’alignement des Bruins pour commencer les séries, alors que Rick Nash va effectuer un retour au jeu. Nash, acquis à la date limite des transaction, n’a pas joué depuis le 17 mars en raison d’une commotion cérébrale. En plus de Nash, les Bruins continuent d’obtenir de bons services des vétérans David Krejci (44 points en 64 matchs) et David Backes (33 points en 57 matchs). Krejci a été le meilleur pointeur des séries de 2011 et de 2013 et a toujours su élever son jeu d’un cran au printemps, alors il pourrait surprendre cette année. Le grand absent pour les Bruins sera le troisième centre Riley Nash et ses 41 points. En son absence, Noel Acciari, auteur de 10 buts en 60 matchs cette saison, le remplacera au sein du troisième trio des Bruins.

Les Leafs misent sur un trio de jeunes joueurs extrêmement talentueux en Mitch Marner (69 points), Auston Matthews (63 points en 62 matchs) et William Nylander (61 points). Marner avait connu un début de saison difficile, mais s’est racheté de belle façon avec 53 points en autant de matchs depuis le 9 décembre. En comptant Matthews (34), les Leafs ont quatre marqueurs de 25 buts ou plus. Les trois autres sont James van Riemsdyk (36), Nazem Kadri (32) et Patrick Marleau (27). Tyler Bozak a connu une saison difficile avec seulement 43 points, mais il demeure un des meilleurs troisième centres de la ligue. Les natifs de Toronto Zach Hyman (40 points) et Connor Brown (28 points) complètent un top neuf bien bâti. À Toronto, l’alignement est peut-être encore plus profond qu’à Boston. La ligne composée de Leo Komarov, Tomas Plekanec et Kasperi Kapanen pourrait faire la différence, surtout considérant la facilité avec laquelle ces joueurs pourraient être intégrés dans le top 9 advenant une blessure.

En défensive, l’avantage va clairement aux Bruins. La paire composée de Zdeno Chara et Charlie McAvoy a connu une excellente saison. Toutefois, les deux défenseurs étoile des Bruins ont subi des blessures en fin de saison, et leur jeu n’a pas été le même par la suite. Avant leurs blessures, ils n’avaient été sur la glace pour deux buts ou plus qu’une seule fois au cours de la saison. Depuis leur retour au jeu, c’est arrivé à plusieurs reprises. La blessure à Brandon Carlo devrait mettre davantage de pression sur Charlie McAvoy, ce qui pourrait être un problème pour les Bruins. À droite, les options sont limitées : seul Kevan Miller peut réellement jouer dans un top quatre, Adam McQuaid étant plus à sa place sur la troisième paire. Une blessure à l’un de Miller ou McQuaid forcerait les Bruins à utiliser Nick Holden à droite, ce qu’ils préfèreraient ne pas faire. Les Bruins espèrent continuer à profiter des prouesses offensives de Torey Krug (59 points) et du jeu sans anicroche de la recrue Matt Grzelcyk en séries éliminatoires.

À Toronto, la défensive est moins poreuse qu’anticipé en début de saison, mais comporte tout de même son lot de points d’interrogation. Le jeu offensif de Jake Gardiner s’est encore amélioré cette saison, et celui de Morgan Rielly a enfin éclos. Mis à part ces deux joueurs, toutefois, il n’y a rien de sûr à Toronto. Nikita Zaitsev a amélioré un peu son jeu défensif cette année, mais cet accent mis sur la défensive a éradiqué toute contribution offensive de sa part. La plus belle surprise chez les Leafs est sans doute Travis Dermott, qui a se rendre indispensable à Toronto. La défensive des Leafs compte également deux vétérans, Ron Hainsey et Roman Polak, qui ne feraient pas partie du top six chez plusieurs équipes. Hainsey a connu une excellente saison, certes, mais il serait davantage à sa place sur une deuxième ou troisième paire. En ce moment, il accompagne Rielly sur la première paire des Leafs. Mais la plus grande aberration est sans doute la présence de Polak. Son style de jeu ne cadre pas du tout dans la nouvelle LNH, qui est de plus en plus rapide. Les Bruins, qui ont pris beaucoup de rapidité dans les dernières années, pourraient profiter de ce maillon faible.

Entre les poteaux, le duel entre Tuukka Rask et Frederik Andersen devrait être très intéressant et assez égal. Les deux gardiens ont présenté des fiches semblables en saison régulière, mais Rask a fait face à beaucoup moins de tirs que son vis-à-vis. La raison est simple : les Bruins sont une des équipes qui accordent le moins de tirs au buts, tandis que les Leafs sont l’une de celles qui en accordent le plus. Les substituts ne devraient pas voir d’action dans cette série à moins d’une blessure ou d’une sérieuse déconfiture, mais s’ils devaient jouer, Anton Khudobin et Curtis McElhinney sont de solides vétérans. Toutefois, le seul à avoir disputé une rencontre en séries est McElhinney, en 2010 avec les Flames.

Le Lightning part hautement favori dans cette série avec la meilleure offensive de la ligue. Quatre attaquants ont connu pour eux une saison incroyable : Nikita Kucherov (100 points), Steven Stamkos (86 points), Brayden Point (66 points) et la recrue Yanni Gourde (64 points). Ces quatre joueurs ont également franchi la barre des 25 buts. Pour Stamkos, ce fut une saison difficile sur le plan des buts avec 27, son plus faible total sur une saison complète depuis son année recrue. Stamkos n’a jamais été le même depuis qu’il s’est cassé une jambe contre Boston en 2014. Il n’en demeure pas moins un joueur d’élite qui, jumelé à Kucherov, forme possiblement le meilleur duo de la LNH. Pour accompagner ce puissant quatuor, le Lightning peut compter sur Tyler Johnson (50 points), Alex Killorn (47 points), Ondrej Palat (35 points en 56 matchs) et le nouveau-venu JT Miller, fort de 18 points en 19 matchs, dont 10 buts, depuis son acquisition des Rangers. Le top neuf à l’attaque est complété par le jeune Anthony Cirelli, qui a obtenu 11 points en 18 matchs depuis son arrivée dans la ligue. C’est donc une attaque sans faille qu’aligne Tampa Bay, surtout lorsqu’on considère que la ligne formée de Chris Kunitz, Cédric Paquette et Ryan Callahan est capable de compter son lot de buts.

De leur côté, les Devils alignent une attaque suspecte, mais menée de brillante façon par Taylor Hall. Plusieurs le voient comme un candidat de choix pour le trophée Hart après une récolte de 39 buts et 54 passes pour 93 points en 76 matchs. Ce total est impressionnant, mais il l’est encore plus lorsqu’on considère que le deuxième pointeur des Devils, Nico Hischier, a 41 points de moins que Hall. Voyons-le ainsi : si Hall était deux joueurs, il serait premier et quatrième pointeur de son équipe. C’est à quel point il est une coche au-dessus de tout le monde au New Jersey. Tout de même, Hischier a connu une excellente saison recrue avec 52 points et un jeu défensif bien en avance sur son âge. Le retour de Kyle Palmieri (44 points en 62 matchs) a permis de donner un peu plus de punch à l’équipe après un départ fulgurant, mais plusieurs autres joueurs n’ont su maintenir la cadence. Malgré de forts débuts de saison, Jesper Bratt (35 points), Miles Woods (19 buts, 32 points), Brian Gibbons (26 points en 59 matchs) et Blake Coleman (26 points) sont loin d’être des vedettes offensives. Dans le cas de Bratt, il pourrait ne même pas jouer en séries. L’acquisition à la date limite de Patrick Maroon (13 points en 17 matchs) et de Michael Grabner (5 points en 21 matchs) améliore la force de frappe des Devils, mais Grabner déçoit énormément jusqu’à maintenant. Les Devils alignent également Travis Zajac (26 points en 63 matchs), Stefan Noesen (27 points), Brian Boyle (23 points en 69 matchs) et Drew Stafford (15 points en 59 matchs). C’est sans compter Marcus Johansson, présentement à l’écart du jeu en raison d’une commotion. L’attaque des Devils est vraiment un ramassis de pièces disparates dans lequel l’entraîneur John Hynes se devra de piger pour espérer battre le Lightning.

En défensive, l’avantage va encore une fois au Lightning. Les Devils comptent sans doute sur une des défensives les plus instables de la ligue. Tout comme les Maple Leafs avec Hainsey et Polak, les Devils misent sur deux défenseurs en fin de carrière, Andy Greene et Ben Lovejoy, sur leur top six. L’acquisition de Sami Vatanen (28 points en 57 matchs) contre Adam Henrique a permis aux Devils de mieux bouger la rondelle à la ligne bleue et de leur donner l’un des meilleurs avantages numériques de la ligue lors de la seconde moitié de saison. Cette unité devra fonctionner à plein régime si les Devils veulent vaincre le Lightning, d’autant plus que le désavantage du Lightning est un désastre : seul le Canadien a accordé davantage de buts à cours d’un homme cette saison. L’autre défenseur offensif des Devils, Will Butcher (44 points), a ralenti lors de la seconde moitié, mais demeure toujours une option de choix sur l’avantage numérique. La défensive des Devils est complétée par John Moore et Mirco Mueller, alors que le jeune Damon Severson et ses quatre millions devraient commencer les séries dans les estrades.

À Tampa Bay, l’acquisition de Ryan McDonagh a été énormément médiatisée, mais c’est JT Miller qui a eu le plus d’impact jusqu’à maintenant. McDonagh a seulement 3 points en 14 matchs depuis son retour de blessure, et a connu des difficultés dans sa propre zone. Il n’est toutefois pas le général à Tampa; ce rôle revient à Victor Hedman, qui le remplit à merveille. Avec 63 points et une autre campagne solide défensivement, Hedman devrait recevoir plusieurs votes pour le Norris. Bien qu’il ait beaucoup ralenti, Mikhail Sergachev (40 points) demeure une bonne option sur l’avantage numérique du Lightning, qui est l’un des meilleurs de la ligue. On a demandé à Sergachev de se concentrer sur l’aspect défensif de son jeu, ce qui explique son ralentissement offensif. Défensivement, le Lightning peut compter sur trois bons défenseurs en Dan Girardi, Braydon Coburn et Anton Stralman. En cas de blessure, le Lightning peut également amener Andrej Sustr, Jake Dotchin ou Slater Koekkoek dans l’alignement.

Entre les poteaux, il faut encore une fois donner l’avantage au Lightning. Le jeune Andrei Vasilevskiy a connu une excellente saison, bien qu’il ait un peu ralenti vers la fin de la saison. S’il devait se blesser, toutefois, Tampa Bay devrait faire appel à Louis Domingue ou Peter Budaj, deux options peu intéressantes. Au New Jersey, Keith Kinkaid qui a ravi le poste de numéro 1 à Cory Schneider. Ce dernier n’a toujours pas gagné de match en 2018, et montre une fiche de seulement 0,907%, bien en-deçà de ce à quoi il nous a habitués par le passé. Avec une fiche supérieure, à 0,913%, c’est donc Kinkaid qui gardera les buts des Devils. À moins qu’il ne surprenne et donne beaucoup de fil à retordre au Lightning, on devrait voir Schneider revenir dès le premier match difficile de Kinkaid.

Aperçu des séries – Division Pacifique

Aperçu des séries – Division Pacifique

La division Pacifique est considérée par plusieurs experts comme la plus faible de la ligue. Il y aura tout de même de bons affrontements dans cette division, et l’équipe qui en sortira ne sera pas à négliger. Voici notre aperçu des deux séries de la Pacifique.

Les Golden Knights comptent sur une attaque particulièrement profonde grâce au repêchage d’expansion. Trois de leurs joueurs d’avant ont maintenu une moyenne de points par match supérieure à 0,93, ce qui est excellent. Il est vrai, cependant, que beaucoup plus de joueurs ont produit près d’un point par match cette saison, mais ça n’enlève rien à William Karlsson (78 points en 82 matchs), Jonathan Marchessault (77 en 75) et David Perron (66 en 70). Ce dernier ne fera pas partie de l’alignement lors du match numéro 1 alors qu’il est aux prises avec une blessure mineure. Il devrait toutefois revenir au cours de la série, lui qui a patiné à la place de Karlsson au centre du premier trio à l’entraînement mercredi matin. Karlsson a pris congé de l’entraînement, mais il sera en poste pour le match numéro 1. Outre leurs trois stars offensives, les Golden Knights peuvent aussi compter sur Reilly Smith, Erik Haula et James Neal, qui ont tous trois atteint le plateau des 20 buts cette saison, ainsi que d’autres bons contributeurs en Alex Tuch, Cody Eakin et Tomas Tatar. Acquis des Red Wings à la date limite, Tatar a déçu jusqu’à maintenant avec seulement 6 points en 20 matchs de saison régulière. Les séries seront l’occasion pour lui de se racheter.

Les Kings, quant à eux, peuvent compter sur un bon top trois à l’attaque avec Anze Kopitar, Jeff Carter et Dustin Brown. Kopitar et Brown ont connu les meilleurs saisons de leurs carrières avec 92 et 61 points respectivement. Carter, quant à lui, a raté une bonne partie de la saison en raison d’une jambe cassée, mais comptabilise 13 buts et 6 passes en 21 matchs depuis son retour au jeu. Il y a également Tyler Toffoli (47 points), Tanner Pearson (40 points) et la recrue Adrian Kempe (37 points) qui peuvent contribuer offensivement, mais outre ceux-ci, la profondeur des Kings est plutôt faible. L’autre joueur digne de mention est le très rapide Alex Iafallo qui sera à surveiller à la gauche de Kopitar. On peut toutefois donner un bon avantage à Las Vegas par rapport aux Kings du point de vue de la force de frappe offensive.

En défensive, cependant, les Kings ont l’avantage, surtout si Jake Muzzin, blessé au jour le jour, revient au jeu rapidement. Drew Doughty est un des meilleurs candidats pour le Norris après une campagne de 60 points qu’il a jumelée à son jeu toujours excellent en défensive. Dion Phaneuf et Alec Martinez sont deux autres défenseurs expérimentés. L’absence de Derek Forbort, le partenaire habituel de Doughty, pourrait toutefois faire mal aux Kings, qui complètent actuellement leur alignement avec plusieurs défenseurs inexpérimentés comme Paul LaDue, Oscar Fantenberg et Kevin Gravel.

De leur côté, les Golden Knights alignent une défensive avec plusieurs lacunes. Il n’y a aucun talent élite dans leur brigade. Pour les affrontements les plus difficiles, les Golden Knights font confiance à la paire formée de Brayden McNabb et Nate Schmidt. Offensivement, Colin Miller (41 points), Schmidt (36 points) et Shea Theodore (29 points en 61 matchs) sont les catalyseurs. Quant à lui, le vétéran Deryk Engelland connaît une excellente saison, la meilleure de sa carrière.

Entre les poteaux, c’est un duel qui semble égal entre Jonathan Quick et Marc-André Fleury. Fleury a des stats légèrement supérieures, mais on parle de deux gardiens d’expérience qui totalisent cinq coupes Stanley ensemble. En cas de blessure aux partants, toutefois, la série pourrait prendre un drôle de tournant. La recrue Malcolm Subban est le substitut des Golden Knights, alors qu’une autre recrue, Jack Campbell, assure le même rôle à Los Angeles. Les Kings ont échangé Darcy Kuemper aux Coyotes à la date limite des transactions, une décision qu’ils pourraient vite regretter si Quick se blesse.

L’équipe la plus expérimentée en séries, Anaheim a un alignement comportant certaines faiblesses. Leur plus grande force est sans doute le groupe en attaque, composé de quelques très bons joueurs. Rickard Rakell a connu la meilleure campagne de sa carrière avec 69 points dont 34 buts. Ryan Getzlaf a connu une excellente saison avec 61 points en seulement 56 parties, la sixième fois de sa carrière où il récolte plus d’un point par match. Les vétérans Corey Perry (49 points en 71 matchs) et Ryan Kesler (14 points en 44 matchs) ont connu des campagnes décevantes, mais leur expérience sera la bienvenue en séries. Il faut dire que Kesler revient d’une blessure sérieuse à la hanche qui n’a toujours pas guéri. Jakob Silfverberg, Andrew Cogliano et Adam Henrique sont également capables de contribuer offensivement.

Ce ne sont pas les Sharks auxquels nous sommes habitués qui participeront aux séries cette saison. L’offensive a changé avec le départ de Patrick Marleau pour Toronto, et Joe Thornton n’est toujours pas revenu au jeu, quoiqu’il pourrait le faire lors de cette série. Les meilleurs éléments des Sharks en attaque sont donc Joe Pavelski, Logan Couture et l’acquisition à la date limite Evander Kane. Il y a cependant beaucoup de bons jeunes joueurs à San Jose: Tomas Hertl (46 points), Chris Tierney (40 points), Kevin Labanc (40 points), Timo Meier (36 points) et Joonas Donskoi (32 points en 66 matchs). Ajoutez à ça le vétéran Mikkel Boedker et vous obtenez un groupe d’avants rapides et talentueux. Si Thornton revient en première ronde, les Sharks pourront compter sur trois bons trios capables de marquer.

Chacune des deux équipes aligne un bon groupe d’avants, mais les Ducks devraient normalement avoir l’avantage en défensive. Pas si vite, toutefois : la blessure à Cam Fowler, qui devrait le tenir à l’écart pour toute la première ronde, constitue un énorme bâton dans les roues des Ducks. Le général en défensive sera donc Josh Manson, aidé de Hampus Lindholm et Brandon Montour, deux autres excellents défenseurs dans les deux sens de la patinoire. Toutefois après ce top trois, pas grand chose. François Beauchemin, à 37 ans, est à la croisée des chemins. Kevin Bieksa, d’un an son cadet, est encore pire. Les Ducks feront vraisemblablement confiance à Marcus Pettersson et Andy Welinski dans leur top six pour débuter les séries, deux illustres inconnus pour les amateurs de hockey de l’Est.

De l’autre côté, les Sharks ont un léger avantage grâce surtout au toujours surprenant Brent Burns. Sa production de buts a chuté dramatiquement cette saison, de 29 à 12, mais il a tout de même obtenu 67 points, un sommet chez les Sharks. Justin Braun, Brenden Dillon et Marc-Édouard Vlasic sont deux autres options solides défensivement. San Jose a récemment rapatrié le vétéran Paul Martin de son club-école, et la défensive devrait être complétée par le jeune Dylan DeMelo. Recrue de l’année chez les Sharks, Joakim Ryan pourrait également voir du temps de jeu.

Dans les buts, on devrait avoir droit à un affrontement entre John Gibson et Martin Jones. L’avantage va aux Ducks, alors que Gibson a connu une bien meilleure saison que Jones. Le substitut des Ducks, Ryan Miller, a connu sa meilleure saison depuis qu’il a gagné le Vézina en 2009-10, et pourrait être une bonne option si Gibson sous-performe. À San Jose, il ne serait pas impossible de voir une controverse de gardiens, alors qu’Aaron Dell a aussi bien gardé les buts que Jones cette saison, et lui a ravi son poste à au moins une occasion en décembre.