Sélectionner une page
Aperçu des séries – Division Atlantique

Aperçu des séries – Division Atlantique

Cette série entre les Bruins et les Maple Leafs met en scène deux équipes assez semblables offensivement. Les deux équipes peuvent se vanter d’avoir deux des groupes d’avants les plus profonds de la LNH. À Boston, l’attaque passe d’abord par le trio formé de Brad Marchand, Patrice Bergeron et David Pastrnak, le meilleur trio de la ligue autant offensivement qu’en possession de rondelle. L’attaque ne s’arrête toutefois pas là alors que les Bruins comptent aussi sur un savant mélange de jeunes et de vétérans sur leurs deuxième et troisième trios. Les recrues Danton Heinen (47 points), Jake DeBrusk (43 points en 70 matchs) et Ryan Donato (9 points en 12 matchs) ont su faire leur place dans l’alignement des Bruins. Donato ne devrait toutefois pas faire partie de l’alignement des Bruins pour commencer les séries, alors que Rick Nash va effectuer un retour au jeu. Nash, acquis à la date limite des transaction, n’a pas joué depuis le 17 mars en raison d’une commotion cérébrale. En plus de Nash, les Bruins continuent d’obtenir de bons services des vétérans David Krejci (44 points en 64 matchs) et David Backes (33 points en 57 matchs). Krejci a été le meilleur pointeur des séries de 2011 et de 2013 et a toujours su élever son jeu d’un cran au printemps, alors il pourrait surprendre cette année. Le grand absent pour les Bruins sera le troisième centre Riley Nash et ses 41 points. En son absence, Noel Acciari, auteur de 10 buts en 60 matchs cette saison, le remplacera au sein du troisième trio des Bruins.

Les Leafs misent sur un trio de jeunes joueurs extrêmement talentueux en Mitch Marner (69 points), Auston Matthews (63 points en 62 matchs) et William Nylander (61 points). Marner avait connu un début de saison difficile, mais s’est racheté de belle façon avec 53 points en autant de matchs depuis le 9 décembre. En comptant Matthews (34), les Leafs ont quatre marqueurs de 25 buts ou plus. Les trois autres sont James van Riemsdyk (36), Nazem Kadri (32) et Patrick Marleau (27). Tyler Bozak a connu une saison difficile avec seulement 43 points, mais il demeure un des meilleurs troisième centres de la ligue. Les natifs de Toronto Zach Hyman (40 points) et Connor Brown (28 points) complètent un top neuf bien bâti. À Toronto, l’alignement est peut-être encore plus profond qu’à Boston. La ligne composée de Leo Komarov, Tomas Plekanec et Kasperi Kapanen pourrait faire la différence, surtout considérant la facilité avec laquelle ces joueurs pourraient être intégrés dans le top 9 advenant une blessure.

En défensive, l’avantage va clairement aux Bruins. La paire composée de Zdeno Chara et Charlie McAvoy a connu une excellente saison. Toutefois, les deux défenseurs étoile des Bruins ont subi des blessures en fin de saison, et leur jeu n’a pas été le même par la suite. Avant leurs blessures, ils n’avaient été sur la glace pour deux buts ou plus qu’une seule fois au cours de la saison. Depuis leur retour au jeu, c’est arrivé à plusieurs reprises. La blessure à Brandon Carlo devrait mettre davantage de pression sur Charlie McAvoy, ce qui pourrait être un problème pour les Bruins. À droite, les options sont limitées : seul Kevan Miller peut réellement jouer dans un top quatre, Adam McQuaid étant plus à sa place sur la troisième paire. Une blessure à l’un de Miller ou McQuaid forcerait les Bruins à utiliser Nick Holden à droite, ce qu’ils préfèreraient ne pas faire. Les Bruins espèrent continuer à profiter des prouesses offensives de Torey Krug (59 points) et du jeu sans anicroche de la recrue Matt Grzelcyk en séries éliminatoires.

À Toronto, la défensive est moins poreuse qu’anticipé en début de saison, mais comporte tout de même son lot de points d’interrogation. Le jeu offensif de Jake Gardiner s’est encore amélioré cette saison, et celui de Morgan Rielly a enfin éclos. Mis à part ces deux joueurs, toutefois, il n’y a rien de sûr à Toronto. Nikita Zaitsev a amélioré un peu son jeu défensif cette année, mais cet accent mis sur la défensive a éradiqué toute contribution offensive de sa part. La plus belle surprise chez les Leafs est sans doute Travis Dermott, qui a se rendre indispensable à Toronto. La défensive des Leafs compte également deux vétérans, Ron Hainsey et Roman Polak, qui ne feraient pas partie du top six chez plusieurs équipes. Hainsey a connu une excellente saison, certes, mais il serait davantage à sa place sur une deuxième ou troisième paire. En ce moment, il accompagne Rielly sur la première paire des Leafs. Mais la plus grande aberration est sans doute la présence de Polak. Son style de jeu ne cadre pas du tout dans la nouvelle LNH, qui est de plus en plus rapide. Les Bruins, qui ont pris beaucoup de rapidité dans les dernières années, pourraient profiter de ce maillon faible.

Entre les poteaux, le duel entre Tuukka Rask et Frederik Andersen devrait être très intéressant et assez égal. Les deux gardiens ont présenté des fiches semblables en saison régulière, mais Rask a fait face à beaucoup moins de tirs que son vis-à-vis. La raison est simple : les Bruins sont une des équipes qui accordent le moins de tirs au buts, tandis que les Leafs sont l’une de celles qui en accordent le plus. Les substituts ne devraient pas voir d’action dans cette série à moins d’une blessure ou d’une sérieuse déconfiture, mais s’ils devaient jouer, Anton Khudobin et Curtis McElhinney sont de solides vétérans. Toutefois, le seul à avoir disputé une rencontre en séries est McElhinney, en 2010 avec les Flames.

Le Lightning part hautement favori dans cette série avec la meilleure offensive de la ligue. Quatre attaquants ont connu pour eux une saison incroyable : Nikita Kucherov (100 points), Steven Stamkos (86 points), Brayden Point (66 points) et la recrue Yanni Gourde (64 points). Ces quatre joueurs ont également franchi la barre des 25 buts. Pour Stamkos, ce fut une saison difficile sur le plan des buts avec 27, son plus faible total sur une saison complète depuis son année recrue. Stamkos n’a jamais été le même depuis qu’il s’est cassé une jambe contre Boston en 2014. Il n’en demeure pas moins un joueur d’élite qui, jumelé à Kucherov, forme possiblement le meilleur duo de la LNH. Pour accompagner ce puissant quatuor, le Lightning peut compter sur Tyler Johnson (50 points), Alex Killorn (47 points), Ondrej Palat (35 points en 56 matchs) et le nouveau-venu JT Miller, fort de 18 points en 19 matchs, dont 10 buts, depuis son acquisition des Rangers. Le top neuf à l’attaque est complété par le jeune Anthony Cirelli, qui a obtenu 11 points en 18 matchs depuis son arrivée dans la ligue. C’est donc une attaque sans faille qu’aligne Tampa Bay, surtout lorsqu’on considère que la ligne formée de Chris Kunitz, Cédric Paquette et Ryan Callahan est capable de compter son lot de buts.

De leur côté, les Devils alignent une attaque suspecte, mais menée de brillante façon par Taylor Hall. Plusieurs le voient comme un candidat de choix pour le trophée Hart après une récolte de 39 buts et 54 passes pour 93 points en 76 matchs. Ce total est impressionnant, mais il l’est encore plus lorsqu’on considère que le deuxième pointeur des Devils, Nico Hischier, a 41 points de moins que Hall. Voyons-le ainsi : si Hall était deux joueurs, il serait premier et quatrième pointeur de son équipe. C’est à quel point il est une coche au-dessus de tout le monde au New Jersey. Tout de même, Hischier a connu une excellente saison recrue avec 52 points et un jeu défensif bien en avance sur son âge. Le retour de Kyle Palmieri (44 points en 62 matchs) a permis de donner un peu plus de punch à l’équipe après un départ fulgurant, mais plusieurs autres joueurs n’ont su maintenir la cadence. Malgré de forts débuts de saison, Jesper Bratt (35 points), Miles Woods (19 buts, 32 points), Brian Gibbons (26 points en 59 matchs) et Blake Coleman (26 points) sont loin d’être des vedettes offensives. Dans le cas de Bratt, il pourrait ne même pas jouer en séries. L’acquisition à la date limite de Patrick Maroon (13 points en 17 matchs) et de Michael Grabner (5 points en 21 matchs) améliore la force de frappe des Devils, mais Grabner déçoit énormément jusqu’à maintenant. Les Devils alignent également Travis Zajac (26 points en 63 matchs), Stefan Noesen (27 points), Brian Boyle (23 points en 69 matchs) et Drew Stafford (15 points en 59 matchs). C’est sans compter Marcus Johansson, présentement à l’écart du jeu en raison d’une commotion. L’attaque des Devils est vraiment un ramassis de pièces disparates dans lequel l’entraîneur John Hynes se devra de piger pour espérer battre le Lightning.

En défensive, l’avantage va encore une fois au Lightning. Les Devils comptent sans doute sur une des défensives les plus instables de la ligue. Tout comme les Maple Leafs avec Hainsey et Polak, les Devils misent sur deux défenseurs en fin de carrière, Andy Greene et Ben Lovejoy, sur leur top six. L’acquisition de Sami Vatanen (28 points en 57 matchs) contre Adam Henrique a permis aux Devils de mieux bouger la rondelle à la ligne bleue et de leur donner l’un des meilleurs avantages numériques de la ligue lors de la seconde moitié de saison. Cette unité devra fonctionner à plein régime si les Devils veulent vaincre le Lightning, d’autant plus que le désavantage du Lightning est un désastre : seul le Canadien a accordé davantage de buts à cours d’un homme cette saison. L’autre défenseur offensif des Devils, Will Butcher (44 points), a ralenti lors de la seconde moitié, mais demeure toujours une option de choix sur l’avantage numérique. La défensive des Devils est complétée par John Moore et Mirco Mueller, alors que le jeune Damon Severson et ses quatre millions devraient commencer les séries dans les estrades.

À Tampa Bay, l’acquisition de Ryan McDonagh a été énormément médiatisée, mais c’est JT Miller qui a eu le plus d’impact jusqu’à maintenant. McDonagh a seulement 3 points en 14 matchs depuis son retour de blessure, et a connu des difficultés dans sa propre zone. Il n’est toutefois pas le général à Tampa; ce rôle revient à Victor Hedman, qui le remplit à merveille. Avec 63 points et une autre campagne solide défensivement, Hedman devrait recevoir plusieurs votes pour le Norris. Bien qu’il ait beaucoup ralenti, Mikhail Sergachev (40 points) demeure une bonne option sur l’avantage numérique du Lightning, qui est l’un des meilleurs de la ligue. On a demandé à Sergachev de se concentrer sur l’aspect défensif de son jeu, ce qui explique son ralentissement offensif. Défensivement, le Lightning peut compter sur trois bons défenseurs en Dan Girardi, Braydon Coburn et Anton Stralman. En cas de blessure, le Lightning peut également amener Andrej Sustr, Jake Dotchin ou Slater Koekkoek dans l’alignement.

Entre les poteaux, il faut encore une fois donner l’avantage au Lightning. Le jeune Andrei Vasilevskiy a connu une excellente saison, bien qu’il ait un peu ralenti vers la fin de la saison. S’il devait se blesser, toutefois, Tampa Bay devrait faire appel à Louis Domingue ou Peter Budaj, deux options peu intéressantes. Au New Jersey, Keith Kinkaid qui a ravi le poste de numéro 1 à Cory Schneider. Ce dernier n’a toujours pas gagné de match en 2018, et montre une fiche de seulement 0,907%, bien en-deçà de ce à quoi il nous a habitués par le passé. Avec une fiche supérieure, à 0,913%, c’est donc Kinkaid qui gardera les buts des Devils. À moins qu’il ne surprenne et donne beaucoup de fil à retordre au Lightning, on devrait voir Schneider revenir dès le premier match difficile de Kinkaid.

Aperçu des séries – Division Pacifique

Aperçu des séries – Division Pacifique

La division Pacifique est considérée par plusieurs experts comme la plus faible de la ligue. Il y aura tout de même de bons affrontements dans cette division, et l’équipe qui en sortira ne sera pas à négliger. Voici notre aperçu des deux séries de la Pacifique.

Les Golden Knights comptent sur une attaque particulièrement profonde grâce au repêchage d’expansion. Trois de leurs joueurs d’avant ont maintenu une moyenne de points par match supérieure à 0,93, ce qui est excellent. Il est vrai, cependant, que beaucoup plus de joueurs ont produit près d’un point par match cette saison, mais ça n’enlève rien à William Karlsson (78 points en 82 matchs), Jonathan Marchessault (77 en 75) et David Perron (66 en 70). Ce dernier ne fera pas partie de l’alignement lors du match numéro 1 alors qu’il est aux prises avec une blessure mineure. Il devrait toutefois revenir au cours de la série, lui qui a patiné à la place de Karlsson au centre du premier trio à l’entraînement mercredi matin. Karlsson a pris congé de l’entraînement, mais il sera en poste pour le match numéro 1. Outre leurs trois stars offensives, les Golden Knights peuvent aussi compter sur Reilly Smith, Erik Haula et James Neal, qui ont tous trois atteint le plateau des 20 buts cette saison, ainsi que d’autres bons contributeurs en Alex Tuch, Cody Eakin et Tomas Tatar. Acquis des Red Wings à la date limite, Tatar a déçu jusqu’à maintenant avec seulement 6 points en 20 matchs de saison régulière. Les séries seront l’occasion pour lui de se racheter.

Les Kings, quant à eux, peuvent compter sur un bon top trois à l’attaque avec Anze Kopitar, Jeff Carter et Dustin Brown. Kopitar et Brown ont connu les meilleurs saisons de leurs carrières avec 92 et 61 points respectivement. Carter, quant à lui, a raté une bonne partie de la saison en raison d’une jambe cassée, mais comptabilise 13 buts et 6 passes en 21 matchs depuis son retour au jeu. Il y a également Tyler Toffoli (47 points), Tanner Pearson (40 points) et la recrue Adrian Kempe (37 points) qui peuvent contribuer offensivement, mais outre ceux-ci, la profondeur des Kings est plutôt faible. L’autre joueur digne de mention est le très rapide Alex Iafallo qui sera à surveiller à la gauche de Kopitar. On peut toutefois donner un bon avantage à Las Vegas par rapport aux Kings du point de vue de la force de frappe offensive.

En défensive, cependant, les Kings ont l’avantage, surtout si Jake Muzzin, blessé au jour le jour, revient au jeu rapidement. Drew Doughty est un des meilleurs candidats pour le Norris après une campagne de 60 points qu’il a jumelée à son jeu toujours excellent en défensive. Dion Phaneuf et Alec Martinez sont deux autres défenseurs expérimentés. L’absence de Derek Forbort, le partenaire habituel de Doughty, pourrait toutefois faire mal aux Kings, qui complètent actuellement leur alignement avec plusieurs défenseurs inexpérimentés comme Paul LaDue, Oscar Fantenberg et Kevin Gravel.

De leur côté, les Golden Knights alignent une défensive avec plusieurs lacunes. Il n’y a aucun talent élite dans leur brigade. Pour les affrontements les plus difficiles, les Golden Knights font confiance à la paire formée de Brayden McNabb et Nate Schmidt. Offensivement, Colin Miller (41 points), Schmidt (36 points) et Shea Theodore (29 points en 61 matchs) sont les catalyseurs. Quant à lui, le vétéran Deryk Engelland connaît une excellente saison, la meilleure de sa carrière.

Entre les poteaux, c’est un duel qui semble égal entre Jonathan Quick et Marc-André Fleury. Fleury a des stats légèrement supérieures, mais on parle de deux gardiens d’expérience qui totalisent cinq coupes Stanley ensemble. En cas de blessure aux partants, toutefois, la série pourrait prendre un drôle de tournant. La recrue Malcolm Subban est le substitut des Golden Knights, alors qu’une autre recrue, Jack Campbell, assure le même rôle à Los Angeles. Les Kings ont échangé Darcy Kuemper aux Coyotes à la date limite des transactions, une décision qu’ils pourraient vite regretter si Quick se blesse.

L’équipe la plus expérimentée en séries, Anaheim a un alignement comportant certaines faiblesses. Leur plus grande force est sans doute le groupe en attaque, composé de quelques très bons joueurs. Rickard Rakell a connu la meilleure campagne de sa carrière avec 69 points dont 34 buts. Ryan Getzlaf a connu une excellente saison avec 61 points en seulement 56 parties, la sixième fois de sa carrière où il récolte plus d’un point par match. Les vétérans Corey Perry (49 points en 71 matchs) et Ryan Kesler (14 points en 44 matchs) ont connu des campagnes décevantes, mais leur expérience sera la bienvenue en séries. Il faut dire que Kesler revient d’une blessure sérieuse à la hanche qui n’a toujours pas guéri. Jakob Silfverberg, Andrew Cogliano et Adam Henrique sont également capables de contribuer offensivement.

Ce ne sont pas les Sharks auxquels nous sommes habitués qui participeront aux séries cette saison. L’offensive a changé avec le départ de Patrick Marleau pour Toronto, et Joe Thornton n’est toujours pas revenu au jeu, quoiqu’il pourrait le faire lors de cette série. Les meilleurs éléments des Sharks en attaque sont donc Joe Pavelski, Logan Couture et l’acquisition à la date limite Evander Kane. Il y a cependant beaucoup de bons jeunes joueurs à San Jose: Tomas Hertl (46 points), Chris Tierney (40 points), Kevin Labanc (40 points), Timo Meier (36 points) et Joonas Donskoi (32 points en 66 matchs). Ajoutez à ça le vétéran Mikkel Boedker et vous obtenez un groupe d’avants rapides et talentueux. Si Thornton revient en première ronde, les Sharks pourront compter sur trois bons trios capables de marquer.

Chacune des deux équipes aligne un bon groupe d’avants, mais les Ducks devraient normalement avoir l’avantage en défensive. Pas si vite, toutefois : la blessure à Cam Fowler, qui devrait le tenir à l’écart pour toute la première ronde, constitue un énorme bâton dans les roues des Ducks. Le général en défensive sera donc Josh Manson, aidé de Hampus Lindholm et Brandon Montour, deux autres excellents défenseurs dans les deux sens de la patinoire. Toutefois après ce top trois, pas grand chose. François Beauchemin, à 37 ans, est à la croisée des chemins. Kevin Bieksa, d’un an son cadet, est encore pire. Les Ducks feront vraisemblablement confiance à Marcus Pettersson et Andy Welinski dans leur top six pour débuter les séries, deux illustres inconnus pour les amateurs de hockey de l’Est.

De l’autre côté, les Sharks ont un léger avantage grâce surtout au toujours surprenant Brent Burns. Sa production de buts a chuté dramatiquement cette saison, de 29 à 12, mais il a tout de même obtenu 67 points, un sommet chez les Sharks. Justin Braun, Brenden Dillon et Marc-Édouard Vlasic sont deux autres options solides défensivement. San Jose a récemment rapatrié le vétéran Paul Martin de son club-école, et la défensive devrait être complétée par le jeune Dylan DeMelo. Recrue de l’année chez les Sharks, Joakim Ryan pourrait également voir du temps de jeu.

Dans les buts, on devrait avoir droit à un affrontement entre John Gibson et Martin Jones. L’avantage va aux Ducks, alors que Gibson a connu une bien meilleure saison que Jones. Le substitut des Ducks, Ryan Miller, a connu sa meilleure saison depuis qu’il a gagné le Vézina en 2009-10, et pourrait être une bonne option si Gibson sous-performe. À San Jose, il ne serait pas impossible de voir une controverse de gardiens, alors qu’Aaron Dell a aussi bien gardé les buts que Jones cette saison, et lui a ravi son poste à au moins une occasion en décembre.

Comment gagner la coupe Stanley?

Comment gagner la coupe Stanley?

La coupe Stanley est probablement le championnat le plus difficile à remporter dans le sport professionnel. Il faut vaincre quatre équipes dans un 4 de 7 extrêmement physique, et dans la ligue la plus paritaire de toutes. Néanmoins, les favoris ont beaucoup plus de chances de l’emporter que les négligés. Voici la clé du succès pour les huit équipes favorites dans leur série de premier tour respective.

Penguins de Pittsburgh: Éviter la fatigue et les blessures

La troupe de Mike Sullivan tentera de gagner une troisième coupe Stanley consécutive, un exploit qui n’a pas été réalisé depuis les quatre consécutives des Islanders, de 1980 à 1983. Pour ce faire, les joueurs des Penguins devront conserver leur énergie, idéalement en complétant une ou deux de leurs séries en 4 ou en 5. Pourquoi mettre l’accent sur cet aspect? Les Penguins ont disputé 49 parties des séries éliminatoires lors des deux dernières saisons. C’est beaucoup plus de hockey que les autres équipes. Si l’on peut considérer cela comme un avantage en raison de l’expérience acquise par les joueurs, il n’en demeure pas moins que de jouer autant de parties, surtout lors des séries éliminatoires, est très difficile sur le corps d’un athlète. Pour des joueurs ayant connu des ennuis de santé lors des saisons passées tels que Kristopher Letang, Olli Maatta et Evgeni Malkin, il y a de quoi s’inquiéter. À l’autre bout du spectre, l’homme de fer Phil Kessel a disputé toutes les rencontres des Penguins lors des trois dernières saisons, séries comprises. C’est 295 parties que Kessel a disputées depuis octobre 2015, un sommet dans la LNH. Toutefois, il jouerait en dépit d’une blessure au bas du corps. Gageons que certains joueurs des Flyers (Radko Gudas, pour ne pas le nommer) pourraient viser les joueurs vulnérables des Penguins en première ronde.


Capitals de Washington: Battre les Penguins (ou espérer que les Flyers le fassent)

Les Penguins de Pittsburgh sont aux Capitals de Washington ce que la kryptonite est à Superman. Les Capitals n’ont vaincu les Penguins en séries qu’une fois, en 1994. Ils ont toutefois baissé pavillon neuf fois contre leurs rivaux. Lors de leurs cinq conquêtes de la coupe, en 1991, 1992, 2009, 2016 et 2017, les Penguins ont pourfendu les Capitals en route vers la coupe Stanley. De façon plus importante, les pygargues d’Alex Ovechkin ont une fiche de 0-3 lorsqu’ils affrontent en série les pingouins de Sidney Crosby. Si les Flyers de Philadelphie ne leur font une fleur en éliminant Crosby et compagnie, les Capitals devront trouver un moyen de neutraliser l’offensive des Penguins. Si par miracle ils réussissent, leur chemin vers la coupe sera beaucoup plus facile, notamment s’ils doivent affronter en finale d’association les Bruins, dont ils ont le numéro.


Lightning de Tampa Bay: Resserrer le désavantage numérique

Disons-le ainsi: le jeu en désavantage numérique du Lightning de Tampa Bay est exécrable. Ils sont 28e à ce chapitre depuis le début de la saison. Il n’y a qu’une seule équipe qui a accordé plus de buts à court d’un homme que le Lightning, et c’est le Canadien de Montréal. La seule constante pour le désavantage numérique du Lightning jusqu’à présent a été sa médiocrité. C’est d’autant plus inquiétant que le Lightning est dans la même division que les Bruins et les Maple Leafs, les deux équipes qui dominent la LNH depuis quelques mois pour ce qui est de l’avantage numérique. Depuis le 1er mars, les Maple Leafs éclipsent toutes les autres équipes avec un taux de réussite ahurissant de 45,2%, soit 19 buts en 42 opportunités. Les Bruins arrivent loin derrière au deuxième rang avec 24 buts en 70 occasions, soit 34,3%. Par chance, le Lightning ne devra affronter qu’une de ces deux équipes en deuxième ronde. Cependant, les Devils, leur adversaire de première ronde, arrivent au cinquième rang dans la LNH depuis le 1er mars. Il sera donc primordial pour l’entraîneur Jon Cooper de trouver une façon d’améliorer son désavantage numérique. Le retour récent d’Ondrej Palat, spécialiste défensif, aidera sans doute à calfater les brèches dans l’unité spéciale de Tampa Bay. Mais est-ce que ce sera suffisant pour résister à une autre puissance offensive comme Boston ou Toronto?


Bruins de Boston: Éviter les blessures en défensive

Nous spécifions en défensive, car les Bruins ont prouvé à de maintes reprises cette saison qu’ils étaient capables de continuer à produire offensivement en dépit de blessures dans leur groupe d’avants. En défensive, toutefois, le portrait est autre, particulièrement du côté droit. La blessure à Brandon Carlo a enlevé toute marge de manoeuvre à Bruce Cassidy. Advenant une blessure à l’un de Charlie McAvoy, Kevan Miller ou Adam McQuaid, il devra aligner un gaucher à droite (probablement Nick Holden) ou rappeler Paul Postma. Ainsi, alors que les Bruins comptent près d’une vingtaine d’avants dans leur organisation capables de jouer dans la LNH, les options de secours sont limitées en défensive. Avec McAvoy, Zdeno Chara et Matt Grzelcyk qui traînent des blessures mineures, il aurait peut-être été opportun pour l’organisation de donner quelques matchs à de jeunes options comme Jakub Zboril ou Jérémy Lauzon plutôt que de devoir leur faire subir un baptême de feu advenant une hécatombe semblable à celle de l’an dernier où Torey Krug, Colin Miller, Carlo et McQuaid s’étaient tous retrouvés sur le carreau.


Golden Knights de Vegas: Profiter d’une division plus faible

C’est rendu cliché de dire qu’on ne s’attendait pas du tout à voir les Golden Knights dans une telle position à leur première saison dans les LNH. Il n’en demeure pas moins que c’est vrai. Dirigés d’une main de maître par Gerard Gallant, ils ont pu compter sur un top 6 impressionnant grâce aux performances de William Karlsson, David Perron et Jonathan Marchessault, notamment. Ils ont su tirer leur épingle du jeu dans une division plus faible que les autres, la Pacifique. La route des Golden Knights sera un peu plus facile que celle d’autres équipes. Pour sortir vainqueurs de la division Pacifique, ils devront d’abord vaincre les Kings, puis le gagnant de l’affrontement entre San Jose et Anaheim. Il s’agit de trois équipes extrêmement expérimentées, probablement les trois avec le plus d’expérience en séries éliminatoires dans l’Ouest. Les Golden Knights ont toutefois sans doute l’offensive la plus profonde et Marc-André Fleury, le gardien le plus expérimenté du quatuor Pacifique, deux armes redoutables pour se rendre en finale d’association. Le vrai défi surviendra toutefois dans le carré d’as, sans doute contre les Predators ou les Jets. Les Golden Knights ont remporté le face-à-face contre ces deux équipes en saison régulière, alors pourquoi ne pourraient-ils pas se rendre en finale de la coupe Stanley?


Ducks d’Anaheim: Profiter d’un nouveau départ

Une fois arrivé en séries, le classement régulier ne veut plus rien dire. Les Ducks ont connu un début de saison difficile, mais ont su remonter le classement et ravir la seconde place de la division Pacifique grâce à la meilleure fiche de la division lors des dix derniers matchs. Si on devait refaire une saison d’une trentaine de matchs, les Ducks auraient de bonnes chances de terminer au premier rang de leur division. Ça tombe bien, car les séries éliminatoires sont justement une courte saison d’une trentaine de matchs où il ne faut pas exceller, mais simplement gagner plus que l’adversaire. En ce sens, les Ducks sont totalement capables de remporter l’Ouest. Les vétérans Ryan Getzlaf, Corey Perry et Ryan Kesler roulent leur bosse en séries depuis plus d’une décennie et savent très bien ce qu’ils auront à faire pour gagner. Le jeu défensif des Ducks est vraiment au point avec plusieurs experts comme Kesler, Antoine Vermette, Chris Kelly, Jason Chimera… La formule des Ducks est vieux jeu, mais elle a fonctionné pour eux par le passé. On l’oublie vite, mais les Ducks étaient du carré d’as l’an dernier. Dans une division plus faible, il n’y a aucune raison qu’ils ne puissent pas y retourner cette saison.


Jets de Winnipeg: Réussir malgré l’inexpérience

Construits presque entièrement à partir du repêchage, les Jets sont un modèle de réussite. Le processus a été long, mais à leur septième saison dans la LNH, ils semblent finalement prêts à disputer plus que les quatre rencontres qui ont suffi aux Ducks pour les éliminer en 2015. Il n’y a nul doute que les Jets remporteront finalement la première victoire de l’histoire de la concession (les Thrashers avaient aussi perdu en 4 en 2007), mais réussiront-ils à en remporter 16? Pour ce faire, ils devront sans doute vaincre les Predators et une puissance de l’Est. L’inexpérience coulera-t-elle les Jets? Si le modèle de construction par le repêchage leur a permis d’aligner une équipe peu coûteuse et soudée, cette équipe manque aussi cruellement d’expérience. Dustin Byfuglien est le seul joueur à compter une coupe Stanley, et Paul Stastny compte le plus de matchs de séries (55) tout en ayant participé à la danse printanière lors des quatre dernières années. Blake Wheeler, Mathieu Perreault et Matt Hendricks sont les seuls autres joueurs à avoir déjà franchi le premier tour. Ces vétérans devront se lever et bien appuyer les jeunes des Jets qui n’étaient pas là en 2015, et en sont donc à leur première expérience en séries de la LNH.


Predators de Nashville: Vaincre les Jets

Les Predators ont su tirer leur épingle du jeu l’an dernier malgré les nombreuses blessures qui ont affligé leur groupe d’avants. Cette année, avec un club en santé, il n’y aucune raison pour que les Predators ne retournent pas en finale de la coupe Stanley. Le gardien Pekka Rinne est plus solide que jamais, la défensive est solidifiée par le retour au jeu de Ryan Ellis à la mi-saison, et l’attaque s’est améliorée cette année, malgré le départ de James Neal, avec les acquisitions de Kyle Turris, Nick Bonino, Scott Hartnell et Ryan Hartman. Ils affronteront des adversaires beaucoup moins impressionnants cette année que le chapelet de puissances de l’an dernier: Chicago, Saint-Louis, Anaheim et Pittsburgh était probablement le chemin vers la coupe le plus difficile de l’an dernier. Cette année, le seul grand défi avant la finale de la coupe sera les Jets, et ça ne sera pas une partie de plaisir. La plupart des gens voient cette série comme la finale d’association avant la finale d’association. Si les Predators réussissent à passer à travers des Jets et leur puissante attaque, ils seront d’autant plus les favoris pour remporter le trophée de Lord Stanley.

Soirée historique pour… un comptable!

Soirée historique pour… un comptable!

Le gardien d’urgence Scott Foster a réalisé jeudi le rêve de tout amateur de hockey. Il est devenu le premier gardien d’urgence de l’histoire moderne de la LNH à faire face à des tirs au but. L’an dernier, le préposé à l’équipement des Hurricanes, Jorge Alves, avait disputé les sept dernières secondes d’un match contre le Lightning, mais n’avait pas fait face à un seul tir.

Scott Foster a été signé en raison d’une blessure d’Anton Forsberg lors de la période de réchauffement. Il devait en principe assurer le rôle de substitut au jeune Collin Delia, un ancien des rangs universitaires à sa première saison professionnelle.

Lors de son premier match en carrière dans la LNH, Delia a stoppé 25 des 27 tirs dirigés contre lui par les puissants Jets de Winnipeg. Toutefois, avec 14 minutes à faire en troisième période, Delia s’est blessé, forçant ainsi un Joël Quenneville amusé à lancer son substitut dans la mêlée. Avec une avance de 6-2, les Blackhawks détenaient un bon coussin à ce moment, mais ne savaient pas ce qu’ils obtiendraient de Foster…

C’est ainsi que Foster, un comptable de 36 ans sans expérience professionnelle, s’est retrouvé entre les poteaux pour les Blackhawks. Foster a connu une carrière universitaire très décevante au milieu des années 2000, et est présentement gardien de but dans deux ligues de garage.

Lors de ce match, Foster a été exceptionnel, stoppant les sept tirs dirigés contre lui. Chaque arrêt lui a valu une acclamation plus intense que la précédente. Foster a entre autres réalisé un superbe arrêt face à Paul Stastny des Jets. Il s’est même sauvé avec la première étoile du match.

En entrevue après le match, Foster a bien fait rire les journalistes avec son humour pince-sans-rire. Interrogé sur ce qu’il dirait à ses amis, il a répondu : « que j’ai fait environ 30 arrêts dans une victoire de 1-0. » Il a également déclaré qu’à la place de Joël Quenneville, il aurait aussi ri dans cette situation.

Les Bruins placent leurs pions

Les Bruins placent leurs pions

L’acquisition de Rick Nash a été jugée par plusieurs experts comme trop dispendieuse. Les Bruins ont dû donner Ryan Spooner, l’espoir Ryan Lindgren et leur choix de première ronde en 2018 pour acquérir Nash. Toutefois, ils ont aussi réussi à se débarrasser de 50% du salaire de l’attaquant Matt Beleskey, ce qui n’est pas à négliger. À mon avis, il s’agit d’un cas classique de transaction gagnant-gagnant. Voici pourquoi.

Avec l’arrivée de Rick Nash, les Bruins auront un top 9 bien équilibré où chaque pièce est au bon endroit. Nash devrait jouer à l’aile droite de David Krejci, trio qui sera complété par la recrue Jake DeBrusk. Rick Nash est le genre d’ailier de puissance qui a amené du succès à Krejci par le passé. Le centre tchèque a connu ses meilleures saisons avec les Wheeler, Horton et Iginla, alors qu’il a connu des difficultés lorsqu’il avait des ailiers plus petits et moins forts dans les coins, comme Spooner. D’un point de vue de système de jeu, Nash est une excellente acquisition pour les Bruins.

S’il est vrai qu’il s’agit de tout un retour pour Rick Nash, les Bruins n’ont donné aucune pièce essentielle à leur futur. Le départ de Spooner sera comblé à l’interne dès l’an prochain avec des joueurs de talent comme Anders Bjork, Peter Cehlarik, Jakub Forsbacka-Karlsson ou Ryan Donato qui frappent aux portes de la ligue. Les Bruins n’auraient de toute façon pas eu la place sur le cap pour signer Ryan Spooner, qui a droit à l’arbitrage et aurait coûté au moins 4 millions annuellement. Ryan Lindgren, pour sa part, est voué à un bel avenir, mais ne sera jamais plus qu’un défenseur numéro 4 ou 5 dans la LNH. Les Bruins ont suffisamment d’espoirs à gauche pour pouvoir se départir de Lindgren alors que sa valeur est à son plus haut. Jérémy Lauzon et Jakub Zboril seront prêts pour la LNH dès l’an prochain, tandis qu’Urho Vaakanainen fera le saut dans quelques années.

L’acquisition d’un défenseur à prévoir?

La partie qui n’est pas à négliger dans cette transaction est l’échange de Matt Beleskey. Avec le départ de Spooner et de Beleskey, les Bruins n’ont presque pas augmenté leur masse salariale, selon le site CapFriendly.

Les Bruins pourraient donc encore être actifs, peut-être dans le but d’acquérir un défenseur de haut niveau. Les Rangers sont en train de faire monter les enchères pour Ryan McDonagh, et les Bruins sont peut-être toujours intéressés par le défenseur gaucher. Une troisième transaction entre les deux équipes avec comme base Brandon Carlo n’est pas hors de question. En tout cas, le fait que les Bruins aient travaillé si fort pour se garder une marge de manoeuvre démontre qu’ils pourraient toujours bouger.

Bien se positionner pour les séries

Les Bruins sont présentement dans une chaude lutte à trois dans la division Atlantique. Il s’agit d’une course extrêmement importante pour les séries éliminatoires, car l’équipe qui finira au sommet de la division évitera d’affronter un adversaire de l’Atlantique lors de la première ronde. Par exemple, en finissant au premier rang, Boston pourrait obtenir un adversaire plus facile comme les Blue Jackets ou les Hurricanes en première ronde plutôt que de se taper coup sur coup les Maple Leafs et le Lightning. Terminer au premier rang est donc très important pour la suite des choses. Et comme les Leafs et le Lightning feront tout en leur possible pour améliorer leur alignement, Don Sweeney se devait de faire le même avec le sien.

…et pour l’avenir

Cette transaction donne une bonne marge de manoeuvre aux Bruins pour les saisons à venir. Ils ont d’abord remplacé Spooner, qui aurait coûté cher aux Bruins, par Nash, qui sera agent libre sans compensation à la fin de la saison. L’an prochain, Nash sera lui-même remplacé par une option venant du pipeline, ce qui permettra aux Bruins d’économiser près de trois millions. L’échange de Beleskey, pour sa part, permet à Boston d’économiser 880 000$ en impact sur la masse pour les trois prochaines saisons, ce qui n’est pas à négliger. Dans deux ans, lorsque les contrats de McAvoy, Heinen et Carlo viendront à échéance, ces dollars économisés se feront sentir.