Repêchage LNH 2020 – Tim Stützle

Repêchage LNH 2020 – Tim Stützle

Après Leon Draisaitl en 2014 et Moritz Seider l’an dernier, un autre Allemand devrait être repêché parmi les dix premiers cette année. Tim Stützle est en fait la pièce maitresse d’une superbe cuvée allemande qui pourrait voir repêcher trois de ses représentants dès le premier tour du repêchage 2020.

Date de naissance : 2002-01-15
Lieu de naissance : Viersen, Allemagne
Taille : 6ip
Poids : 187 lb
Lancer : Gauche
Position : C/AG
Équipe : Mannheim, DEL (Allemagne)
Classement : 1er patineur en Europe – Centrale de recrutement de la LNH 

Perçu comme un potentiel choix du top 10 au début de la saison, Stützle a fait bien plus que solidifier sa place au courant de l’année, il a carrément volé la vedette, au point où vous trouverez bien peu de classements où il figure plus bas que le troisième rang! L’Allemand a joué dans la meilleure ligue professionnelle de son pays et y a récolté 34 points en 41 rencontres, des statistiques phénoménales, même dans un circuit de deuxième ordre en Europe. Très attendu au Championnat du monde de hockey junior, il n’a pas déçu, y récoltant cinq aides en autant de matchs, mais laissant beaucoup plus dans la mémoire des amateurs et surtout celle des recruteurs. Le tournoi a permis à Stützle de montrer à tous qu’il a sa place parmi les meilleurs espoirs au monde et qu’il a un potentiel phénoménal comme fabricant de jeu, notamment.

L’un des meilleurs patineurs de la cuvée 2020, l’Allemand est non seulement rapide, il est aussi explosif et ultra agile, ce qui, combiné à ses mains exceptionnelles, le rendent presque impossible à contrer pour la majorité des défenseurs de son groupe d’âge. Ces qualités sont particulièrement à l’oeuvre en relance et en montée alors qu’il excelle pour transporter le disque en zone neutre et effectuer les entrées de zone. À ce chapitre, son répertoire de techniques est si étendu qu’il semble totalement imprévisible, ce qui le rend d’autant plus dangereux. Les habiletés de Stützle en possession de la rondelle lui permettent souvent de contrôler le rythme du jeu lorsqu’il est sur la patinoire et de diriger l’offensive pour son équipe. En effet, bien que son lancer soit très précis, Stützle est avant tout un fabricant de jeu, certainement l’un des meilleurs à se présenter au repêchage depuis quelques années et il ne semble faire aucun doute qu’il sera rapidement sur un premier trio dans la LNH. En fait, il s’agit là de l’une des questions les plus intrigantes au dossier de l’Allemand : où jouera-t-il l’an prochain?

Si l’équipe qui le sélectionne (vraisemblablement les Kings ou les Sénateurs) le souhaite, il pourrait jouer directement dans la LNH ou même dans la Ligue américaine, mais rien de ne l’empêcherait non plus de retourner à Mannheim pour une saison supplémentaire. L’une des rares choses que Stützle devra améliorer, c’est comment il utilise son lancer. Celui-ci est très bon, mais Stützle est tellement bon comme passeur qu’il semble souvent favoriser l’option de passe, parfois même trop. Autrement, l’Allemand semble tout à fait prêt pour la LNH, peut-être même pour un rôle de top 6, surtout s’il peut ajouter un peu de muscle à sa carrure d’ici décembre. Stützle a toutes les aptitudes pour devenir un centre de premier ordre dans la LNH, voire même un joueur de concession, le tout, en ayant l’occasion de contribuer à l’ascension de l’Allemagne vers le groupe de tête sur l’échiquier mondial du hockey.

LES STATISTIQUES


LES FORCES
+ Vision du jeu et anticipation exceptionnelles
+ Excellentes aptitudes de passeur
+ Technique de patin superbe
+ Incroyable en possession de la rondelle, tant en relance qu’en zone offensive
+ Travailleur acharné en poursuite du disque

LES FAIBLESSES 
 Force physique à améliorer
– Doit utiliser son lancer davantage
– Jeu défensif à peaufiner

LE POTENTIEL LNH  
Centre de concession qui excelle à fabriquer des jeux

LA ZONE VIDÉO 

Compilation de faits saillants de Stützle
Repêchage LNH 2020 – Jack Quinn

Repêchage LNH 2020 – Jack Quinn

Il serait probablement impossible de trouver un espoir qui a amélioré davantage son sort en vue du repêchage au cours de la dernière année que Jack Quinn. À sa 2e saison dans la Ligue de l’Ontario, l’ailier a complètement explosé au sein de la meilleure équipe de la ligue, se propulsant dans le top 10 des meilleurs espoirs de la cuvée 2020 selon plusieurs experts.

Date de naissance : 2001-09-19
Lieu de naissance : Cobden, Ontario, Canada
Taille : 6pi1
Poids : 179 lb
Lancer : Droite
Position : AD
Équipe : Ottawa, Ligue de l’Ontario
Classement : 7e patineur en Amérique du Nord – Centrale de recrutement de la LNH 

Choisi en fin de 2e ronde lors du repêchage bantam de la Ligue de l’Ontario en 2017, Quinn a connu une première saison correcte avec 12 buts et 20 aides en 61 rencontres l’année dernière, mais même les plus optimistes n’auraient pu anticiper sa progression en 2019-2020. L’ailier droit de 18 ans n’a pas mis de temps à faire sa marque et a gardé le rythme toute la saison, qu’il a terminée avec 52 buts, un sommet pour les joueurs éligibles au repêchage dans la Ligue canadienne et le deuxième plus haut total en Ontario. La fin de saison abrupte laisse toutefois les recruteurs sur leur appétit étant donné qu’il n’a pu se prouver en séries et qu’il n’a jamais représenté le Canada à l’international.

La meilleur façon de décrire Quinn est qu’il est un franc-tireur, un marqueur à l’état pur. À ce chapitre, on pourrait se demander qui de lui ou du Suédois Alexander Holtz est le meilleur. En fait, les deux excellent à marquer des buts, mais Quinn y arrive de plus de façons tandis que Holtz mise avant tout sur son lancer exceptionnel, peut-être le meilleur chez les espoirs disponibles en 2020. De son côté, l’Ontarien possède certes un bon lancer, mais il sait marquer de toutes sortes de façons, que ce soit en relance, en se libérant dans l’enclave, en déviant un tir ou en sautant sur un retour. Il a l’instinct pour marquer et semble toujours en bonne position pour le faire. Son intelligence sur la patinoire le sert également dans son jeu sans la rondelle alors que son positionnement est toujours à point et qu’il était même régulièrement utilisé en infériorité numérique, où il a d’ailleurs marquer cinq fois en deux saisons au niveau junior.

À 6pi1 et 179 livres, Quinn devra ajouter du muscle pour être plus efficace le long des rampes chez les professionnels tout en continuant de travailler sur son coup de patin. Sur ce point, il faut néanmoins apporter une précision importante : il est un bien meilleur patineur qu’il ne l’était à pareille date l’an dernier. L’amélioration dont il a fait preuve, particulièrement en termes d’explosivité et d’accélération, lui permet maintenant d’aspirer à être choisi dans le top 10, ce qui aurait semblé utopique il n’y a pas si longtemps. Nous avons déjà évoqué que son manque d’expérience dans les matchs importants (séries ou à l’international) pourrait lui nuire. À cela, il faut ajouter qu’il est né le 19 septembre. C’est donc dire que s’il était né une semaine plus tôt, il aurait été éligible au repêchage de 2019 plutôt que celui de 2020. Dans son cas, cette critique semble vaine étant donné que la progression fulgurante dont il a fait preuve cette saison. En ce sens, on pourrait davantage parler d’une éclosion tardive que d’une véritable faille. Finalement, certains se demandent si Quinn n’est pas simplement un produit de l’excellent Marco Rossi. Encore une fois, cette critique n’est pas vraiment fondée considérant que les deux jeunes jouaient généralement sur deux trios distincts.

LES STATISTIQUES



LES FORCES
+ Excellentes aptitudes naturelles de marqueur
+ Compréhension du jeu très avancée
+ Effort soutenu dans toutes les situations
+ Coup de patin grandement amélioré
+ Mains très habiles

LES FAIBLESSES 
 Parmi les joueurs les plus âgés de la cuvée 2020
– Coup de patin à raffiner
– 
Petit échantillon de succès

LE POTENTIEL LNH  
Marqueur naturel qui peut jouer en toutes situations sur un top 6

LA ZONE VIDÉO 

Compilation de faits saillants de Quinn


Crédit photo : Richard A. Whittaker/Icon Sportswire – Getty Images

Repêchage LNH 2020 – Jake Sanderson

Repêchage LNH 2020 – Jake Sanderson

Geoff Sanderson a disputé plus de 1100 rencontres dans la LNH, marquant 40 buts à deux reprises et récoltant 700 points au total. Autrefois réputé pour son excellent coup de patin, il semblerait qu’il a bien enseigné à son fils Jake, qui se présente toutefois comme un joueur au style complètement différent de de celui du paternel.

Date de naissance : 2002-07-08
Lieu de naissance : Whitefish, Montana, États-Unis
Taille : 6pi1
Poids : 185 lb
Lancer : Gauche
Position : D
Équipe : Équipe nationale de développement des États-Unis, USHL
Classement : 4e patineur en Amérique du Nord – Centrale de recrutement de la LNH 

Aucun joueur classé dans le top 10 en vue du repêchage 2020 n’a montré une aussi forte progression au sein des différents classements amateurs et professionnels que le défenseur Jake Sanderson. Classé 11e en Amérique du Nord à la mi-saison, il a conclu l’année au 4e rang, devançant même les deux meilleurs pointeurs de la Ligue de l’Ontario, Cole Perfetti et Marco Rossi au passage! Capitaine de l’équipe nationale de développement américaine depuis deux saisons, Sanderson a été de loin le meilleur défenseur de son équipe tant en termes d’impact qu’au nombre de points récoltés 29 en 47 rencontres. Ce total est certes modeste pour un joueur aussi bien classé, mais entre le faible calibre de l’équipe américaine cette saison et le style conservateur de Sanderson, il n’est pas difficile d’expliquer ces chiffres.

La première qualité qui saute aux yeux en observant le défenseur de 17 ans à l’oeuvre, c’est son aisance sur la patinoire. L’ancien recruteur de la LNH Grant McCagg l’a d’ailleurs comparé à l’excellent Miro Heiskanen à ce chapitre, c’est tout dire! Personnellement, je crois qu’il n’est pas tout à fait au niveau du Finlandais, mais qu’on parle d’accélération, de vitesse, de virages, Sanderson est dominant et semble tout réussir sans effort. Cette aptitude serait toutefois inutile si le jeune homme n’avait pas aussi une compréhension du jeu très avancée, particulièrement dans son propre territoire. La façon dont il est capable de récupérer les rondelles, de couper les lignes de passe ou de soutirer le disque à son adversaire… tout ça semble facile pour lui, voire naturel. Offensivement, on pourrait croire que les aptitudes sur patin de Sanderson lui permettent d’être un grand producteur de points, mais il n’a pas ce dynamisme et cette créativité offensive qu’on retrouve chez les Quinn Hughes et Cale Makar de ce monde ; ce n’est tout simplement pas la façon dont il joue.

La première passe de l’Américain est toutefois excellente et il est en mesure de bien bouger la rondelle et mener le jeu en supériorité numérique. Son tir n’est pas le plus puissant, mais Sanderson est efficace pour le diriger au filet et créer des opportunités pour ses coéquipiers. Bien qu’il ne sera jamais un grand producteur de points, les forces de Sanderson feront de lui un défenseur de première paire dans la LNH pour de nombreuses années. En effet, il est un défenseur mobile qui peut passer la moitié de la partie sur la patinoire en excellant dans son propre territoire tout en étant aussi capable de bien relancer l’attaque. Selon le niveau d’offensive que le jeune Américain sera en mesure de générer chez les professionnels, on peut penser qu’il aura un impact similaire à un Ryan McDonagh ou même à un Ryan Suter si cette facette de son jeu continue à se développer. Il aura certainement besoin d’une saison ou deux au niveau universitaire à North Dakota pour parfaire son jeu et gagner en masse musculaire, mais pour un joueur aussi jeune (il n’aura 18 ans qu’en juillet), ce n’est rien d’anormal. À ce point-ci, une équipe le sélectionnera assurément dans le top 10 et peut-être même dans le top 5, tellement sa progression récente est prometteuse.

LES STATISTIQUES


LES FORCES
+ Coup de patin exceptionnel
+ Compréhension du jeu avancée
+ Jeu défensif très mature
+ Excellent en relance
+ Peut passer beaucoup de temps sur la patinoire

LES FAIBLESSES 
 Manque de créativité et dynamisme offensifs
– 
Besoin d’expérience aux niveaux supérieurs
– Jeu physique à développer

LE POTENTIEL LNH  
Défenseur de première paire complet qui peut jouer de nombreuses minutes

LA ZONE VIDÉO 

Compilation de faits saillants de Sanderson

Crédit photo : Dave Reginek, Getty Images

Repêchage LNH 2020 – Les nominés sont…

Repêchage LNH 2020 – Les nominés sont…

La toujours très attendue loterie du repêchage de la LNH aura lieu ce soir, mais elle aura cette fois un format bien particulier. En effet, COVID-19 et séries élargies obligent, seulement 6 formations pourront remporter une place dans le top 3 ce soir… ou plutôt, savoir qu’elles l’ont fait!

Le format choisi pour la loterie fait effectivement en sorte que si l’une des sept pires équipes au classement (les Sharks ont toutefois échangé leur choix dans la transaction d’Erik Karlsson) l’emporte, nous le saurons immédiatement. Mais pour chaque formation classée entre les 8e et 15e échelons qui serait pigée, nous n’en connaîtrons l’identité que lors de la deuxième phase de la loterie. Entre temps, cette équipe sera identifiée par une lettre de A à H et donnera 12,5% de chance à chacune des huit équipes qui aura perdu son premier tour éliminatoire, s’il a bel et bien lieu.

En fait, chaque lettre pigée ce soir accordera ce pourcentage aux équipes éliminées du premier tour, qui seront alors toutes placées sur un pied d’égalité. Ce groupe compte toutes sortes d’équipes allant des aspirants légitimes comme les Penguins et les Maple Leafs aux équipes qui n’y ont pas du tout leur place comme les Canadiens et les Blackhawks en passant par tout ce qu’il y a entre les deux. Vu les petites chances de voir une lettre choisie et le côté aléatoire de la suite des choses si ça devait arriver, concentrons-nous plutôt sur les six formations déjà connues et assurées de choisir parmi le top 9 et sur ce qu’une victoire représenterait pour chacune.  

Les 6 équipes favorites

Red Wings de Detroit : 18,5%

Les Wings viennent de connaitre une saison de misère et méritent clairement le plus d’obtenir un joueur de la trempe d’Alexis Lafrenière. L’équipe compte de bons jeunes éléments comme Dylan Larkin, Anthony Mantha, Filip Hronek, Filip Zadina et Moritz Seider, mais n’ayant pas repêché dans le top 5 depuis 1990, ils sont à la recherche d’une véritable star enfin. N’importe quel joueur du top 3 leur donnerait cet élément, mais Alexis Lafrenière serait pour eux la pierre d’assise de leur reconstruction. 

Sénateurs d’Ottawa :  13,5% + 11,5% = 25%

Quel coup de chance pour les Sénateurs! Un an après avoir vu leur propre sélection aboutir dans le top 5 dans les mains d’une autre équipe (Bowen Byram au Colorado), voilà que, contre toute attente, le premier choix obtenu des Sharks dans l’échange d’Erik Karlsson leur garantit maintenant de choisir deux fois dans le top 6 et d’excellentes chances de parler deux fois parmi les trois premières équipes, du jamais vu depuis 1999 alors que les Canucks avaient mis la main sur les jumeaux Sedin. Les Sénateurs débordent de jeunes prometteurs tant dans la LNH (Tkachuk, White, Chabot) que dans la Ligue américaine (Batherson, Brannstrom, Formenton, Norris, Brown) et même chez les espoirs (Bernard-Docker, Bowers, Pinto, Thomson). Ce qu’ils n’ont pas, c’est un véritable joueur de concession et c’est ce que Lafrenière (ou Stutzle/Byfield, à moindre essiens) leur donnerait. La simple pensée de leur top 6 offensif futur s’ils devaient choisir deux joueurs du top 3 fera peur à tous dans la conférence de l’Est! D’un autre côté, la pensée d’Eugene Melnyk qui mort la poussière a quelque chose de réjouissant en soi. 

Kings de Los Angeles : 9,5%

Après deux coupes Stanley en trois ans, les dernières années ont été difficiles à Los Angeles. Anze Kopitar et Drew Doughty sont encore les leaders, mais l’équipe a amorcé une transition qui lui a permis de renflouer la banque d’espoirs, si bien qu’elle mise maintenant sur l’une des meilleures de toute la ligue. Alex Turcotte, Gabe Vilardi et Arthur Kaliyev sont tous de futurs joueurs du top 6, mais aucun n’a le potentiel d’un Lafrenière qui deviendrait le visage d’une concession qui a connu son lot de difficultés depuis quelques saisons. Il ne serait d’ailleurs pas le ailier gauche québécois à connaitre du succès chez les Kings…

Ducks d’Anaheim : 8,5%

Décidément, l’année n’a pas été facile en Californie… Les Ducks misent aussi sur l’une des meilleures banques de jeunes attaquants du circuit et l’ajout d’un Lafrenière, Byfield ou Stutzle serait presque injuste, mais on ne se cachera pas qu’Anaheim a besoin de réjouissances après avoir sérieusement décliné depuis leur coupe Stanley et les belles années du duo Getzlaf-Perry. Le capitaine est toujours là et apprécierait certainement le regain d’énergie qu’apporterait une jeune vedette, d’autant plus qu’avec les Steel, Comtois, Terry et Zegras, les Ducks ont déjà une tonne de potentiel en attaque. 

Devils du New Jersey : 7,5%

Certains diront qu’il serait injuste que les Devils remportent ENCORE la loterie après l’avoir fait en 2017 et en 2019, mais il faut avouer que la perspective de voir Lafrenière aux côtés de Nico Hischier ou Jack Hughes est emballante. Détenant deux autres choix au premier tour, les Devils frapperaient un énorme coup en s’assurant un choix du top 3 cette année, complétant pour ainsi dire leur reconstruction amorcée non-officiellement avec la retraite de Martin Brodeur. La défensive a encore besoin d’aide au New Jersey, si bien qu’un choix au 5e ou 6e échelon ne ferait pas aussi mal qu’à d’autres formations des bas fonds. Jake Sanderson et Jamie Drysdale sont deux espoirs défensifs au potentiel très élevé, mais gageons qu’ils ne sont pas l’objectif premier à Newark!

Sabres de Buffalo : 6,5%

Les Sabres sont un cas particulier, eux qui semblent avoir été en reconstruction depuis près de 10 ans sans grand succès. Entre Jack Eichel et Rasmus Dahlin, la fondation de l’équipe est excessivement prometteuse et l’ajout d’un Lafrenière serait carrément du luxe. Mais pour une équipe encore sous l’effet de congédiements massifs et de la main de fer (maladroite) des Pegula, cela pourrait représenter finalement le pas en avant qui amène l’équipe vers les aspirations des partisans, en droit de s’attendre finalement à des succès après des années de mauvaise gestion tant chez les joueurs qu’au niveau du personnel. Toute aide que l’équipe peut donner à Eichel sera la bienvenue, parce qu’avouons que même après avoir remporté Dahlin il y a deux ans à peine, les Sabres ont encore besoin de toute l’aide qu’ils peuvent trouver.

Et l’autre scénario? 

Les experts en mathématiques remarqueront que les pourcentages ci-dessus ne totalisent que 75,5%. En effet, l’autre 24,5% appartient aux équipes qui perdront le premier tour éliminatoire (play-in). Si une lettre devait être pigée dans la loterie, c’est donc dire que chacune des huit équipes qui perdront leur série aura une chance sur huit (12,5%) de remplacer la lettre pigée dans l’ordre de repêchage, soit aux rangs 1 à 3. Si deux équipes sont choisies, ce même tirage sera effectué à deux reprises et la même logique s’appliquera si trois lettres sont pigées. Vous comprendrez donc que pour une équipe comme les Canadiens, les chances sont minimes de repêcher dans le top 3 et sont d’abord conditionnelles à une défaite face aux Penguins… N’empêche que le spectacle serait bien meilleur si au moins une lettre devait être présentée par Bill Daly ce soir! L’espoir pourrait alors subsister pendant quelques mois encore! 

Repêchage LNH 2020 – Anton Lundell

Repêchage LNH 2020 – Anton Lundell

Chaque année, il semble qu’un espoir du repêchage ne fait que glisser à mesure que la séance de sélection approche, avec ou sans raison apparente. En cette année bien particulière, cette glissade pourrait se prolonger plus longtemps que prévu pour un espoir qui demeure néanmoins très prometteur, le Finlandais Anton Lundell.

Date de naissance : 2001-10-03
Lieu de naissance : Espoo, Finlande
Taille : 6pi1
Poids : 187 lb
Lancer : Gauche
Position : C
Équipe : HIFK, Ligue élite de Finlande
Classement : 3e patineur en Europe – Centrale de recrutement de la LNH 

À peine âgé de 17 ans l’an dernier, Anton Lundell avait disputé la presque totalité de la saison dans la meilleure ligue finlandaise, se tirant très bien d’affaire avec une moyenne d’un point à tous les deux matchs. Ses performances dans la Liiga combinées à une belle prestation au Championnat du monde des moins de 20 ans l’avaient placé sur le radar pour une sélection dans le top 5 de l’encan 2020. Une progression statistique moins forte qu’anticipée et une blessure qui l’a privé d’un deuxième championnat junior ont contribué à faire chuter Lundell aux différents classements, sans compter les bonnes performances de plusieurs de ses rivaux. Il ne faudrait tout de même pas oublier tout ce que le jeune Finlandais a accompli jusqu’ici. Même en cette saison qui l’a vu perdre du terrain, ses statistiques ont pourtant été excellentes vu son âge (28 points en 44 matchs). En effet, depuis 2013, seulement deux joueurs ont obtenu une meilleure moyenne de points par match dans la Ligue élite de Finlande lors de leur première année d’éligibilité au repêchage de la LNH : Kaapo Kakko et Patrik Laine. Ceci exclut donc les Kasperi Kapanen, Mikko Rantanen, Sebastian Aho et Jesperi Kotkaniemi, pour ne nommer que ceux-là, qui ont bien fait la transition dans la LNH. Au niveau statistique, donc, Lundell n’a rien à envier aux meilleurs Finlandais repêchés lors des dernières années.

Un autre élément qui joue contre Lundell dans les classements, mais qui l’aidera plus tard, c’est qu’il est efficace plutôt que spectaculaire. Sa plus grande qualité est probablement son « QI hockey ». Cela se traduit par un jeu défensif efficace et une excellente vision du jeu dans toutes les facettes. Il prend généralement la bonne décision avec la rondelle, que ce soit de la protéger le long de la rampe ou de tenter la passe transversale vers un coéquipier qui s’est libéré près du filet. À ce chapitre, il fait partie des bons fabricants de jeu d’une excellente cuvée 2020. Aussi armé de bonnes mains, Lundell marquera tout de même sa part de buts, mais il serait surprenant de le voir atteindre le plateau des 30 dans la LNH, ne serait-ce que parce qu’il n’utilise pas assez son lancer, préférant généralement passer le disque. Finalement, le Finlandais est doté d’un gabarit intéressant en plus d’être bon sur les mises en jeu. Toutes ces qualités devraient donc faire de lui au minimum un centre de 3e trio dans la LNH, mais la qualité de son jeu offensif déterminera jusqu’où il peut progresser.

Parmi les lacunes qu’il démontre, Lundell devra principalement améliorer son coup de patin, qui n’est que dans la moyenne et qui pourrait le forcer vers l’aile au prochain niveau. Son accélération pose particulièrement problème, bien qu’il soit assez fluide une fois en mouvement. Il devra aussi améliorer sa constance s’il espère occuper un poste sur un top 6 dans la LNH éventuellement. Hormis ces petits accrocs, Lundell n’a aucune faille qui devrait l’empêcher d’atteindre la grande ligue et même de se développer en un joueur important pour son équipe. Le niveau d’offensive qu’il sera en mesure de produire pourrait d’ailleurs être l’élément clé pour précipiter sa venue sur le nouveau continent. Autrement, on peut s’attendre à le voir jouer une saison ou deux en Europe ou du moins, dans la Ligue américaine.

LES STATISTIQUES


LES FORCES
+ Joueur très intelligent sur la patinoire
+ Bon niveau d’intensité en tout temps
+ Excellentes aptitudes de passeur
+ Jeu défensif très mature

LES FAIBLESSES 
 Coup de patin à améliorer
– Ne lance pas assez au filet
– 
Potentiel offensif au niveau professionnel qui demeure à définir

LE POTENTIEL LNH  
Centre qui excelle dans les deux sens de la glace sur un 2e ou 3e trio.

LA ZONE VIDÉO 

Compilation de faits saillants de Lundell