État des forces dans les Majeures

État des forces dans les Majeures

Près d’un tiers de la saison de baseball est passé et il est maintenant temps de faire une analyse des puissances de la ligue.

  1. Astros de Houston (30 victoires – 15 défaites)

Après un début de saison plutôt lent, les Astros ont atteint leur vitesse de croisière. Avec 9 victoires à leurs 10 derniers matchs et seulement 4 défaites à domicile, ils terrorisent la division ouest de l’américaine qui est probablement la pire de toutes les majeures. Verlander connaît un bon début de saison sur le monticule et George Springer est à égalité au premier rang pour les points produits avec Cody Bellinger (42 points produits).

 

  1. Dodgers de Los Angeles (30 victoires – 17 défaites)

Dominants depuis le début de la saison, les Dodgers ne semblent pas vouloir ralentir. Hyun-Jin Ryu porte bien son surnom de Monster sur le monticule grâce à une impressionnante séquence, avec seulement 1 point mérité en 3 matchs tout en lançant 8 manches ou plus. En plus d’un des meilleurs lanceurs, les Dodgers peuvent compter sur le meilleur frappeur des majeures, Cody Bellinger. Ce dernier est en feu depuis le début de la saison avec une moyenne au bâton de .409, de loin la meilleure de la ligue, et un impressionnant total de 42 points produits.

 

  1. Twins du Minnesota (29 victoires – 15 défaites)

Qui l’eût cru ? Après une saison plus qu’ordinaire l’an dernier, les surprenants Twins mènent la division centrale de l’américaine devant les Indians de Cleveland. L’équipe est deuxième dans la ligue pour la moyenne au bâton de ses frappeurs et troisième pour les coups de circuit. Le calendrier des Twins était favorable à un bon début de saison, mais personne ne les voyait si hauts.

 

  1. Rays de Tampa Bay (27 victoires – 16 défaites)

En anglais, les amateurs de balle aiment dire ‘’name of the game is pitching’’ et les Rays de Tampa Bay l’ont compris. Leur rotation de lanceurs partants présente de loin la meilleure moyenne de points mérités, avec un impressionnant 2.79, devant les Reds de Cincinnati (3.31). Si les lanceurs des Rays continuent de la sorte, l’équipe pourrait très bien conserver le premier rang de la division est de l’américaine, devant les Yankees et les Red Sox.

 

  1. Yankees de New-York (27 victoires – 17 défaites)

Avec 7 victoires et seulement 3 défaites à leurs 10 derniers matchs, les Yankees commencent à chauffer les Rays pour le premier rang de la division. Domingo German est le meilleur lanceur partant de l’équipe avec une moyenne de points mérités de 2.50 et une fiche de 8 victoires et seulement 1 défaite. Au bâton, il est étonnant de voir qu’aucun membre de l’équipe ne fait partie du top 10 pour les coups de circuit, la moyenne au bâton ou même les coups sûrs.

 

  1. Cubs de Chicago (26 victoires – 16 défaites)

Depuis son retour au jeu, Jon Lester est l’un des meilleurs lanceurs partants de la ligue. Sa fiche de 3 victoires et 1 défaite, jumelée à une moyenne de points mérités de 1.16, est tout simplement hallucinante. Javier Baez est le meilleur frappeur de l’équipe avec une récolte de 11 coups de circuit et une moyenne au bâton de .330. L’équipe joue bien récemment, avec 7 victoires à ses 10 derniers matchs et une séquence de 9 victoires et 1 défaite récemment.

 

  1. Brewers de Milwaukee (27 victoires – 20 défaites)

Les Brewers ont repris là où ils ont laissé la saison dernière. L’équipe joue bien, mais l’histoire de la saison pour les Brewers est sans aucun doute Christian Yelich. Le joueur le plus utile de la nationale en 2018 est tout simplement majestueux en ce début de saison. Il a égalisé le record des majeures pour le plus de coups de circuit avant le premier mai avec un impressionnant total de 14. Il partage maintenant le record avec Alex Rodriguez et Albert Pujols. Pourrait-il terminer la saison avec plus de 50 circuits ? Pourquoi pas ?

 

  1. Phillies de Philadelphie (26 victoires – 19 défaites)

Bryce Harper… Comment éviter le sujet ? L’homme de 330 millions de dollars connaît l’un des pires moments de sa carrière. Une misérable moyenne au bâton de .222 avant le match contre les Rockies et seulement 7 coups de circuit et 27 points produits. Son dernier coup de circuit remonte au 7 mai, alors qu’il a frappé un grand chelem contre les Cards. Au moment d’écrire ces lignes, il vient de frapper un coup de circuit de 466 pieds. Espérons pour les admirateurs des Phillies que ce monstre de circuit le sortira de sa torpeur.

 

  1. Diamondbacks de l’Arizona (25 victoires – 20 défaites)

Zack Greinke mène la charge sur le monticule dans le désert pendant que David Peralta et Ketel Marte s’occupent de la production offensive. La perte de Paul Goldschmidt ne semble pas affecter les D’Backs qui demeurent deuxièmes de leur division derrière les puissants Dodgers.

 

  1. Indians de Cleveland (24 victoires – 20 défaites)

Avant le début de la saison, personne n’aurait cru que les Indians seraient en deuxième place de leur division derrière les Twins du Minnesota. C’est pourtant bel et bien le cas. La faute revient probablement à leur attaque, l’une des pires de l’histoire de la franchise en ce début de saison. Vingt-cinquièmes pour les coups de circuit, 26e pour les points produits et 26e pour la moyenne au bâton… Rien ne semble facile pour les frappeurs des Indians. Une chance que l’équipe possède l’une des meilleures rotations de lanceurs de la ligue !

 

  1. Braves d’Atlanta (24 victoires – 21 défaites)

Les rumeurs voulant que Craig Kimbrel se joigne aux Braves ne se réaliseront peut-être pas. Luke Jackson est en train de s’établir comme un excellent releveur avec 6 sauvetages et 2 victoires et une étonnante habileté à forcer les frappeurs à faire des roulants. Les Braves sont à seulement 2 victoires de l’équipe en tête de la division. Il y a fort à parier qu’ils chaufferont les Phillies tout au long de la saison.

 

  1. Red Sox de Boston (23 victoires – 21 défaites)

Les champions en titre de la série mondiale ont connu un début de saison très décevant. Peut-être sont-ils fatigués de leur dernière conquête ? Néanmoins, ils remontent tranquillement la pente et commencent à talonner les Yankees et les Rays. Nous sommes en droit de nous attendre à toute une course dans cette division d’ici la fin de la saison.

 

  1. Padres de San Diego (23 victoires – 22 défaites)

Franmil Reyes s’établit comme un frappeur de puissance cette année. En 87 parties l’an dernier, il comptait 16 coups de circuit ; il en compte maintenant 14 en 45. Chris Paddack connaît une saison du tonnerre sur le monticule. Ensemble, ils aident leur équipe à se maintenir dans la course aux séries en l’absence de Fernando Tatis Jr depuis le 28 avril. Ce dernier connaissait un excellent début de saison avant de se blesser à un tendon.

 

  1. Cardinals de St.Louis (23 victoires – 22 défaites)

Après un début de saison incroyable, les Cards sont en chute libre. Après avoir commencé la saison avec 15 victoires et 9 défaites, ils ont cumulé 11 défaites à leurs 15 derniers matchs. Il semblerait que les Cards ne se soient jamais remis de leur balayage par les Cubs.

 

  1. Pirate de Pittsburgh (22 victoires – 20 défaites)

Malgré un différentiel de points de -46, les Pirates sont à seulement 4 parties de la tête de la division centrale. Il suffit de regarder l’historique des matchs de l’équipe depuis le début de la saison pour voir que leurs victoires se font à l’arraché par 1 ou 2 points et que lorsqu’ils perdent, c’est en grand. Il serait surprenant de les voir réussir à tenir la cadence. Gageons que les Cards les rattraperont bien assez vite.

 

  1. Angels de Los Angeles (22 victoires – 23 défaites)

Deuxièmes de leur division, les Angels tenteront le balayage face aux Royals de Kansas City ce dimanche. Cependant, il seront réellement mis à l’épreuve lors de leur prochaine série face aux surprenants Twins. Lors de leur série contre les Twins, les Angels ont baissé pavillon deux fois sur trois. Pourront-ils se reprendre ?

 

  1. A’s de Oakland (22 victoires – 25 défaites)

Les déboires des Athletics continuent après un difficile début de saison. Avant le début de la présente campagne, beaucoup jugeaient que les problèmes de l’équipe viendraient du monticule. Eh bien non. Avec une moyenne de points mérités de 4.16, l’équipe se hisse au 12e rang de la ligue. Kendrys Morales, acquis des Blues Jays en début de saison, a été échangé aux Yankees. Le très attendu retour de Matt Olson pourrait aider l’équipe à reprendre du poil de la bête dans les prochaines semaines.

 

  1. Rockies du Colorado (20 victoires – 24 défaites)

Après de difficiles premières semaines, les Rockies semblent retrouver leurs repères. Les frappeurs reprennent confiance et Nolan Arenado est redevenu égal à lui-même avec 11 coups de circuit et 55 coups sûrs. Le problème des Rockies demeure le même, le monticule. Leur désolante moyenne de points mérités les classant 24e de la ligue ne leur permet pas de gagner beaucoup de parties de baseball.

 

  1. Mets de New-York (20 victoires – 24 défaites)

Plus de peur que de mal dans le cas de Jacob DeGrom. Plusieurs ont cru à une blessure sévère, mais finalement l’as lanceur est toujours en santé. En raison de sa rotation de lanceurs partants à faire rêver plusieurs équipes, il est toutefois surprenant de voir que l’équipe ne produit pas de meilleurs résultats sur le monticule. Les Mets ne semblent pas trouver leur erre d’aller, car il est certain que cette équipe devrait être meilleure que ce qu’elle nous présente sur le terrain.

 

  1. Mariners de Seattle (22 victoires – 26 défaites)

Que se passe-t-il avec les Mariners? C’est une question que tout le monde se pose depuis le début de la saison. Après un départ canon, les Mariners ont impressionné la planète baseball en se hissant vers les plus hauts sommets de la division. Depuis? La même question. Que se passe-t-il avec les Mariners? Honnêtement, l’équipe joue comme elle le devrait et leurs résultats actuels sur le terrain reflètent le piètre alignement de l’équipe.

 

  1. White Sox de Chicago (21 victoires – 23 défaites)

Carlos Rodon, Nick Anderson et Micker Adolfo ont tous subi des blessures. Suite à une opération Tommy John, Rodon ne sera pas de retour avec l’équipe avant 2020. L’équipe se débrouille bien au bâton, mais le problème majeur se trouve au monticule. Avec la blessure de Rodon, il y a de bonnes raisons de penser que les résultats n’iront pas en s’améliorant.

 

  1. Reds de Cincinnati (21 victoires – 25 défaites)

Les Reds surprennent… et déçoivent. Après avoir gagné leur série contre les Cubs, ils affichent maintenant 6 victoires et 4 défaites à leurs dix derniers matchs. Ils tenteront dans un ultime effort de remporter leur série face aux puissants Dodgers ce dimanche. Il sera intrigant de voir où cette équipe sera dans quelques semaines, elle qui semble aussi énigmatique que Yasiel Puig.

 

  1. Rangers du Texas (20 victoires – 23 défaites)

Avec seulement 4 victoires à leurs 10 derniers matchs, les Rangers sont là où on les attendait. Incapable de gagner avec régularité, l’équipe tentera de remporter sa série face aux Cards et aux Mariners, deux équipes qui se trouvent dans le même bateau qu’elle. Étonnamment, Joey Gallo ne se retrouve qu’au troisième rang de la ligue pour les retraits sur des prises, derrière Bryce Harper (61) et Jorge Soler (61).

 

  1. Nationals de Washington (19 victoires – 26 défaites)

Les saisons se suivent et se ressemblent pour les Nationals. Beaucoup d’espoirs suivis de beaucoup de déceptions. Cependant, il faut voir le bon côté des choses. Même si les problèmes se multiplient sur le monticule, Victor Robles ne semble pas avoir subi de blessure grave après avoir été atteint par une balle de Cole Hamels. La recrue connaît un bon début de saison, il aurait été décevant de la voir s’absenter pour une longue période. De plus, Trea Turner est de retour après avoir raté 39 parties en raison d’une fracture à un doigt. Espérons qu’il n’est pas trop tard et que les Nats pourront sauver leur saison.

 

  1. Blue Jays de Toronto (18 victoires – 27 défaites)

Vladimir Guerrero Junior, la seule réjouissance pour les fans des Jays en ce moment. Il devra toutefois trouver un peu plus de constance au bâton, lui qui présente une moyenne de .219. Par contre, il a un réconfortant 3 coups de circuit à son compteur. Gageons qu’il trouvera son rythme d’ici peu. Pour les partisans de Toronto, la saison sera longue, mais en attendant, Kawhi Leonard (ailier, Raptors de Toronto, NBA) saura vous faire oublier la saison de misère des Jays.

 

  1. Tigers de Détroit (18 victoires – 26 défaites)

Il n’y a pas grand-chose à dire sur les Tigers cette année. Ils jouent à la hauteur de ce qu’ils sont : une équipe en reconstruction qui fait de son mieux pour remporter des matchs. Au moins, ils peuvent compter sur Matthew Boyd qui se sent à l’aise à la maison avec 3 de ses 4 victoires à Détroit.

 

  1. Giants de San Francisco (19 victoires – 25 défaites)

La fin d’une dynastie n’est pas toujours rose. Après avoir dominé la nationale pendant près de 10 ans, il est temps de rebâtir à San Francisco. L’équipe tente tant bien que mal de gagner et le plus gros point d’interrogation demeure où Madison Bumgarner finira la saison.

 

  1. Royals de Kansas City (15 victoires – 31 défaites)

Nicky Lopez a débuté dans les majeures il y a quelques jours et en 5 parties, il présente une moyenne au bâton de .300 avec 6 coups sûrs et 1 point produit. Espérons qu’il saura amener un peu de vie dans une franchise qui en arrache depuis le début de la saison.

 

  1. Orioles de Baltimore (15 victoires – 30 défaites)

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  1. Marlins de Miami (12 victoires – 31 défaites)

Les Marlins de Miami… une déception sur toute la ligne. Ils ont le moins de coups de circuit, le moins de points marqués et le plus bas WAR (victoire au-dessus du remplacement) de la ligue. Le seul point positif est probablement le fait que l’équipe se classe 27e pour la moyenne au bâton, et non dernière.

Islanders de New-York .c Hurricanes de la Caroline – Vraiment?

Islanders de New-York .c Hurricanes de la Caroline – Vraiment?

Contre toute attente le surprenant « bunch of jerks », est venu à bout des champions défendants de la coupe Stanley en sept matchs. La troupe de Rod Brind’Amour a montré beaucoup de résilience et de force de caractère lors des deux rencontres lors de lesquelles elle a fait face à l’élimination. Ils affronteront donc les bien reposés Islanders de New York au deuxième tour des éliminatoires. Tombeurs des Penguins de Pittsburgh en quatre petits matchs, les New-Yorkais en auront plein les bras avec l’énergétique groupe de la Caroline.

 

 

Jordan Eberle est sans aucun doute le joueur étoile pour les Islanders à l’attaque lors de la première ronde des séries. Il a récolté quatre buts et six points lors de la première ronde, lui qui avait connu une bonne fin de saison avec cinq buts lors des sept derniers matchs de saison régulière. Mathew Barzal, qui a eu cinq points lors des quatre premières rencontres, ne compte aucun but à sa fiche. Il faudra que les trios secondaires de l’équipe commencent à produire offensivement. L’équipe a marqué 14 buts en quatre matchs, mais dix de ces buts ont été comptés par trois joueurs, Eberle (4), Bailey (3) et Nelson (3).

Pour les Hurricanes, Jordan Staal a été le catalyseur a l’attaque avec trois buts et trois passes en sept rencontres. Le joueur de centre a d’ailleurs déjà gagné la coupe Stanley en 2009 avec les Penguins de Pittsburgh, l’équipe qui l’a repêché. Les Canes ont aussi en leurs rangs le meilleur défenseur lors des présentes séries, Jaccob Slavin. Slavin compte neuf points en sept parties et est extrêmement fiable défensivement. Dougie Hamilton a aussi connu une bonne première ronde avec trois buts et trois passes. Il ne faudrait pas oublier le joueur surprise des séries 2019, Warren Foegele. Avec quatre buts et deux assistances, Foegele sera un joueur marqué lors de la confrontation de deuxième tour.

Devant le filet, Robin Lehner a été sensationnel devant la troupe de Crosby n’allouant que six petits buts. En remportant ses quatre premiers matchs de série en carrière, il devient le premier à le faire depuis Michael Leighton en 2010. Rappelons que les Flyers de Leighton s’étaient rendus en finale de la coupe Stanley lors de cette saison. De son côté Petr Mrazek a été parfois chancelant et parfois brillant, mais a tout de même su élever son jeu d’un cran lorsque l’enjeu était à son plus haut.

Pour se mériter la victoire dans cette série, les Islanders devront faire comme lors de leur affrontement contre les Penguins. Forcer les Hurricanes à jouer leur style de jeu et mettre de la pression sur le porteur de la rondelle afin d’étouffer la créativité des joueurs de talent comme Sebastien Aho. Le travail d’Adam Pelech et de Ryan Pulock sera essentiel à la victoire des insulaires. Le duo de défenseurs a été incroyable contre le trio de Sidney Crosby et devra continuer son travail lors de la prochaine ronde.

Les Hurricanes devront continuer d’avoir de l’aide de leur ligne bleue. Jaccob Slavin et Dougie Hamilton ont été essentiels à la victoire de leur équipe contre les Capitals et ont grandement contribué aux succès de l’avantage numérique. Il faudra par contre que les joueurs de soutien produisent davantage pour venir à bout des polyvalents Islanders.

Jets c. Blues – Le début d’une rivalité

Jets c. Blues – Le début d’une rivalité

Les Blues de St.Louis ont croupi dans les bas-fonds du classement général de la LNH pendant presque toute la première moitié de saison. Un changement d’entraineur et un gardien recrue surprenant plus tard, les Blues ont réussi à terminer troisièmes de leur division. Ils ont même été la meilleure équipe de la LNH en deuxième moitié de saison et ne dérougissent pas. C’est tout le contraire pour les Jets de Winnipeg qui ont commencé la saison en force, pour finalement la terminer avec un dossier décevant de 14 victoires et 14 défaites ainsi que trois revers en prolongation.

 

 

Kyle Connor a connu sa meilleure saison en carrière avec 34 buts et 64 points. Il a joué la majeure partie de la saison sur la première ligne d’attaque en compagnie de Wheeler et Scheifele. Il a aussi marqué 11 buts sur l’avantage numérique qui a fonctionné à plein régime pour les Jets cette année, bon pour le quatrième rang à 24.8% d’efficacité cette année. il sera intéressant de voir comment ils performeront contre le neuvième désavantage numérique de la ligue.

Après avoir dormi lors de la première moitié de saison, Vladimir Tarasenko a explosé en février. Il compte 16 buts depuis le 12 février et a terminé la saison avec 33. Ryan O’Reilly a connu sa saison la plus productive en carrière avec un total de 76 points. Son jeu en défensive a aussi été excellent et devrait lui mériter une nomination pour le trophée Selke.

Le cerbère des Jets a connu des hauts et des bas cette saison. Après avoir été finaliste pour le trophée Vézina, Connor Hellebuyck a eu une saison en deçà des attentes. Une moyenne de buts accordés élevée de 2.9 (24e rang des gardiens qui ont gardé plus de 40 parties) et un pourcentage d’efficacité décevant de 0.913 pourrait inquiéter quelques partisans de l’équipe. Il a toutefois terminé la saison sur une bonne note avec une fiche de 6-3-1 depuis le 14 mars et de bien meilleures statistiques.

Après avoir passé la majorité des cinq dernières saisons dans la ligue Américaine, Jordan Binnington a su profiter de l’occasion que les Blues lui ont offerte. Il a obtenu son premier départ le 7 janvier et a blanchi les Flyers de Philadelphie, puis n’a plus jamais regardé en arrière. Binnington a un impressionnant dossier de 25-5-1, pour un gardien recrue. Il sera assurément un finaliste au trophée Calder, même si Elias Pettersson devrait l’emporter.

Si les Jets veulent gagner la série contre les Blues, ils devront profiter de leur vitesse et leur talent pour déranger le jeu défensif des Blues. St-Louis est l’une des équipes qui a accordé le moins de tirs au filet en moyenne par match, mais les Jets ont les munitions pour capitaliser sur leurs chances. Avec deux excellents trios et un avantage numérique dévastateur, les Jets devront trouver le moyen de mêler et de frustrer les Blues.

Toutefois, si les Blues demeurent patients et disciplinés comme ils ont été capables de le faire lors de la deuxième moitié de saison, ils pourraient très bien l’emporter. Leur style de jeu hermétique et physique a été solide pour eux en fin de saison et s’ils restent disciplinés, les Jets auront beaucoup de difficulté à produire offensivement.

Les Jets ont une attaque diversifiée et un avantage numérique dévastateur, mais les Blues sont la meilleure équipe la LNH depuis le mois de janvier et pratique un style qui se rapproche de ceux des séries de fin saison. Jordan Binnington ne dérougit pas et les gros cannons offensifs se sont mis en marche. Ce sera une guerre de tranchée, mais je crois que les Blues l’emporteront en sept matchs. Ils viendront à bout de la patience des Jets et finiront par avoir le dernier mot.

Sharks c. Golden Knights : Prise deux!

Sharks c. Golden Knights : Prise deux!

Après une première saison digne d’un conte de fées avec une récolte de 109 points, il aurait été surprenant de voir les Golden Knights récidiver. Pourtant, avec 93 points de classement, ils ont réussi à s’assurer d’une place en séries pour une deuxième fois en deux ans d’existence. Les Sharks ont accumulé 101 points, un de plus que la saison dernière, et auront l’avantage de la glace pour le début de la série. San Jose est une force dans l’Ouest depuis plusieurs années et est toujours à la recherche d’un premier titre de champion de la LNH.

 

Les Golden Knights ont beau n’être vieux que de deux ans, mais déjà ils ont une rivalité avec les Sharks suite à leur victoire en demi-finale de la conférence de l’Ouest l’an dernier. Cette saison, les matchs de saison régulière entre les deux équipes ont été partagés avec deux victoires de chaque côté. Cependant, les matchs que Vegas a gagnés, ils les ont dominés, avec des victoires de 6 à 0 et 7 à 3. Les matchs qu’ils ont perdus? Une défaite de 4 à 3 en prolongation et une autre de 3 à 2 en temps règlementaire. La tendance se poursuivra-t-elle en séries?

 

Les Sharks de San Jose possèdent l’attaque la plus diversifiée de la ligue avec un impressionnant total de neuf joueurs qui ont accumulé 50 points ou plus. Même si parmi ce groupe sélect aucun ne compte plus de 40 buts, ils ont tout de même quatre marqueurs de 30 buts ou plus. L’avantage numérique est dévastateur avec Brent Burns et Erik Karlsson, deux défenseurs élite qui peuvent bien bouger et manipuler la rondelle à la ligne bleue.

 

La clé du succès en attaque pour les Golden Knights sera leur échec avant. Ils doivent mettre de la pression sur les joueurs de Sharks et profiter de l’indiscipline de ceux-ci pour obtenir des chances en avantage numérique. Les Knights n’ont pas de joueurs de plus de 60 points dans leur alignement cette saison, mais comptent sur cinq marqueurs de 20 buts ou plus. Cette diversité offensive leur offre plusieurs armes sur les deux premiers trios de l’équipe.

 

Avec Marc-André Fleury devant le filet, les Golden Knights ne sont pas à plaindre. Flower a le numéro des Sharks. En saison cette année contre San Jose, il affiche un pourcentage d’efficacité de .950 et une moyenne de buts alloués de 1,54 en plus d’un jeu blanc. L’an dernier contre ces mêmes Requins, il avait obtenu deux jeux blancs, une moyenne de 2,14 et un taux d’efficacité de .935.

 

Pour San Jose, la situation semble plus périlleuse. Martin Jones a connu sa pire saison en carrière cette année avec un taux d’efficacité de .896, bon pour l’avant-dernier rang de la ligue. Seul Jonathan Quick des Kings de Los Angeles a fait pire. Rien pour aider la situation, Jones connait beaucoup de difficultés face à la troupe de Vegas. En trois parties cette saison il poste une moyenne de buts accordés de 3,62, et lors des séries de fin de saison l’an dernier, une moyenne de 3,13.

 

L’histoire se répètera-t-elle encore une fois cette année? Je crois que oui. Les performances ordinaires de Martin Jones ainsi que le travail acharné dans les coins de patinoire des Golden Knights viendront à bout des Sharks une fois de plus. Ce ne sera pas une série facile, mais les Knights l’emporteront en 7 longs matchs.

 

Penguins c. Islanders : L’affrontement surprise de la Métropolitaine

Penguins c. Islanders : L’affrontement surprise de la Métropolitaine

Dire qu’un retour en séries éliminatoires pour les Islanders est une surprise serait un euphémisme. Dire qu’ils auraient l’avantage de la glace face aux Penguins de Pittsburgh ? De la folie ! C’est pourtant bel et bien le cas. John Tavares, le leader de l’équipe lors des neuf dernières saisons, a quitté le navire pour Toronto, mais Barry Trotz est venu redresser la barque et les Islanders sont maintenant la meilleure équipe de la LNH en défensive. Pour la première fois en trois ans, les sous-estimés de Long Island compétitionneront pour la coupe Stanley et auront l’avantage de la glace, ce qu’ils n’avaient pas eu depuis… 1988 !

 

 

Pour vaincre les Penguins, les New-Yorkais devront compter sur Matthew Barzal, qui a connu une baisse de régime substantielle à sa deuxième année dans la LNH. Il avait récolté 85 points en 82 parties lors de sa saison recrue l’an dernier, bon pour le trophée Calder de la recrue par excellence de la ligue. Cette saison, il a obtenu 62 points en 82 parties. Sa baisse de régime s’explique en partie par la mise en place du système de jeu de Barry Trotz, un système plus défensif que celui de Doug Weight l’an dernier. Cette baisse de productivité n’est pas très inquiétante pour un joueur de deuxième année. En revanche, il n’a marqué qu’un seul but lors de ses 24 dernières parties.

Sidney Crosby sera l’arme la plus efficace des Penguins contre les Islanders lors de cette série. Il vient de réaliser une sixième saison de plus de 100 points (35 buts et 65 passes) et semble en bonne santé. Rien pour aider la cause des New-Yorkais, Crosby est phénoménal contre eux avec une récolte de 113 points en 66 parties depuis le début de sa carrière.

Les gardiens Thomas Greiss et Robin Lehner ont chacun connu leur meilleure saison en carrière. Les gagnants du trophée William Jennings se partageront probablement la tâche en série, mais gageons que Lehner sera d’office pour la première rencontre. Même si ce dernier éprouvait des difficultés en cours de match, les Islanders seraient entre de bonnes mains avec Thomas Greiss.

Les Penguins, pour leur part, pourront compter sur Matt Murray. Murray a gagné la coupe Stanley en 2016, a une moyenne de buts alloués de 2,08 et un pourcentage d’efficacité de .923 en 44 matchs éliminatoires en carrière. On peut donc dire que la cage des Penguins est bien gardée !

La clé de la réussite pour les Penguins sera d’arracher des victoires au Nassau Coliseum. L’ambiance sera au rendez-vous et les Pens devront produire offensivement contre la meilleure défensive de la ligue. Evgeni Malkin et Phil Kessel devront donc sortir de leur torpeur et mettre quelques points au tableau, sinon ils se retrouveront en vacances plus tôt que prévu.

Pour les Islanders, la victoire passera indéniablement par une meilleure production offensive. Ils ont été blanchis à trois reprises lors de leurs dix derniers matchs. C’est beaucoup trop ! Ils devront continuer d’appliquer le système de jeu de Trotz à la lettre et fermer la porte en défensive, mais devront trouver le moyen d’exploiter leurs chances en attaque.

Lors des 13 dernières années, la troupe menée par Sidney Crosby s’est rendue en éliminatoires. Chaque année, ils semblent de plus en plus fatigués vers la fin de saison. Avec le style de jeu hermétique pratiqué par les Islanders, il sera difficile pour la formation pennsylvanienne de trouver un bon rythme et de le maintenir. Il sera frustrant et épuisant pour les Penguins de jouer contre une équipe axée sur la défensive et c’est pourquoi je crois que les Islanders l’emporteront en 7 rencontres.