Série espoirs – Maple Leafs : un rôle important attend leurs espoirs

Série espoirs – Maple Leafs : un rôle important attend leurs espoirs

Les Maple Leafs de Toronto ont réussi à retrouver le chemin des séries éliminatoires en 2017, mais ils n’ont toujours pas gagné une ronde depuis 2004. Pour briser leur guigne, ils ont pris les grands moyens. D’abord, ils ont signé à fort prix John Tavares sur le marché des joueurs autonomes et ont octroyé à leurs deux vedettes offensives Auston Matthews et Mitchell Marner des contrats mirobolants. En cette réalité du plafond salarial, les Maple Leafs devront donc complémenter ce coûteux noyau à l’aide des jeunes joueurs qu’ils recrutent, d’où l’importance de garder un pipeline de bons espoirs. Autrement, le manque de profondeur fera crouler les Leafs qui pourront alors dire au revoir à leurs chances de se rendre loin en séries.

1. Rasmus Sandin – DG – 19 ans – Repêché en 2018 (1/29)

Le jeune défenseur suédois qui possède un nom à ne pas confondre avec le nom de l’ancien capitaine des Maple Leafs a surpris bien des gens cette année, Mike Babcock le premier, lors du camp d’entraînement. Rasmus Sandin a pu se tailler une place dans la défensive des Leafs, avant d’être rétrogradé chez les Marlies. Ce défenseur montre déjà un jeu complet qui reste à peaufiner mais il est certain qu’il reviendra sur la grande scène très prochainement. À sa première saison en Amérique, Sandin a été la pierre angulaire des Greyhounds de Sault-Sainte-Marie avec 45 points en 51 matchs. L’année suivante, il a joué 44 matchs avec les Marlies, enregistrant 28 points et a encore été meilleur en séries avec 10 points en 13 rencontres. Après une saison de peaufinage avec les Marlies, Sandin reviendra vraisemblablement à Toronto en 2020, avec une place sur le top 4 dans leur brigade.

2. Timothy Liljegren – DD – 20 ans – Repêché en 2017 (1/17)

Timothy Liljegren était pressenti pour être le quart-arrière de l’avenir lorsque les Leafs l’ont sélectionné, il y a deux ans. Bien que son avenir demeure prometteur, les attentes se sont modérées à son endroit et il demeure possible de le voir dans la LNH au sein d’une deuxième unité défensive, par exemple, tout en générant de l’attaque au sein de l’avantage numérique. Malgré des débuts modestes en Amérique (32 points en 87 rencontres), Liljegren  cumule les minutes avec les Marlies et connaît un départ intéressant cette saison avec cinq points en autant de rencontres. Si sa présente campagne se déroule bien, il risque de graduer en même temps que son compatriote Sandin. 

3. Jeremy Bracco – AD – 22 ans – Repêché en 2015 (2/61)

Jeremy Bracco est un dynamique petit ailier qui cogne aux portes de la grande ligue. Malheureusement pour lui, un embouteillage persiste sur les deux premiers trios des Maple Leafs. Il est un joueur créatif  doté d’une très bonne vision de jeu. Si Kyle Dubas décide d’échanger un joueur de la trempe de Kasperi Kapanen ou Andreas Johnsson, le jeune Bracco pourrait bien venir en renfort. Il a connu l’année de sa carrière en 2019, avec une récolte de 79 points en 75 parties avec les Marlies. Bracco demeure un joueur à risque, défensivement parlant, et a obtenu la majorité de ses points avec l’avantage d’un homme: 31 de ses 57 passes ont été amassées dans de telles conditions. 

4. Nicholas Robertson – AG – 18 ans – Repêché en 2019 (2/53)

Jolie acquisition des Maple Leafs en deuxième ronde du repêchage de cette année. Nick Robertson est un joueur qui peut jouer tant à l’aile qu’au centre, même s’il évolue actuellement à gauche. L’Américain d’origine qui évolue actuellement avec les Petes de Peterborough dans la ligue junior ontarienne fait flèche de tout bois avec 20 points, dont 12 buts en 11 matchs seulement. En plus d’afficher un talent offensif intéressant, Robertson se démarque par sa combativité en échec-avant, ce qui fait de lui un espoir bien en vue à Toronto. 

5. Ilya Mikheyev – AD – 25 ans – Signé comme agent libre (KHL)

L’ancien protégé de Bob Hartley dans la KHL a été le meilleur joueur de l’Avangard d’Omsk l’an dernier. Il était pressenti pour prolonger sa carrière professionnelle en Amérique à Montréal ou à Toronto, mais c’est finalement la formation ontarienne qui l’a signé.  En quatre saisons dans la KHL, Mikheyev a montré une progression constante et se sied très bien avec les Maple Leafs, alors qu’il a déjà amassé sept points en neuf matchs. Oui, il est relativement vieux, mais Mikheyev est exactement le genre d’acquisition que doit faire Kyle Dubas pour garder son club compétitif.

6. Trevor Moore – AG – 24 ans – Signé comme joueur universitaire en 2016

Trevor Moore est une autre belle découverte des Leafs. L’attaquant a fait ses classes à l’Université de Denver là où il a marqué 88 points en tout lors de ses deux dernières saisons là-bas. Il joue maintenant avec les Maple Leafs, au sein du troisième trio, après deux ans et demi d’apprentissage avec les Marlies. Moore est  un petit couteau suisse pour Mike Babcock, alors qu’il peut vraiment tout faire sur la glace. Il est utilisé dans toutes les conditions par son entraîneur. À seulement 775 000 dollars, le rôle de Moore pourrait être appelé à augmenter si sa progression se poursuit et si les Leafs se retrouvent dans une impasse salariale. 

7. Joseph Woll – G – 21 ans – Repêché en 2016 (3/62)

Les Leafs ne sont pas reconnus pour bien traiter leurs jeunes gardiens de buts. Tuukka Rask? Échangé à Boston. Garret Sparks? Antoine Bibeau?  Délaissés respectivement à Vegas et San Jose. Évidemment, Frederik Andersen ne demeurera pas le gardien des Maple Leafs éternellement. Les deux prochains joueurs s’inscrivent dans une tentative des Leafs de bâtir aussi par l’arrière, devant le filet. Joseph Woll est un gardien de grande taille qui a évolué avec Boston College et qui a montré un rendement de 0.919 et de 2.41 buts encaissés par match l’an dernier. Il a signé son premier contrat professionnel et a blanchi l’adversaire à son premier match avec les Marlies, dans la Ligue Américaine. Son potentiel reste à confirmer et il aura le temps de s’adapter avec les Marlies. Sa constance est une de ses qualités, ce qui est déjà un atout s’il désire un jour atteindre la grande ligue.

8. Ian Scott – G – 20 ans – Repêché en 2017 (4/110)

Ian Scott est le second gardien, repêché un an après Joseph Woll.  L’an dernier, il a été choisi comme meilleur gardien de la ligue junior de l’ouest, lui qui a présenté des statistiques effarantes de 1.83 buts encaissés par match et un taux d’efficacité de 0.932. Malheureusement, la belle histoire des Raiders de Prince-Albert s’est terminée après trois matchs dans le tournoi de la Coupe Memorial, durant lequel il n’a pas pu conserver un tel niveau de jeu. Il s’est aussi blessé avant l’entame de la présente saison. Résultat: Scott a été relégué dans la ECHL, là où il aura toutes les chances de se rétablir. Scott est un joueur athlétique et vif. À seulement 20 ans, il a encore le temps de s’affirmer comme un probable gardien partant à Toronto. 

9. Mikko Kokkonen – DG – 18 ans – Repêché en 2019 (3/84)

Mikko Kokkonen a été un choix judicieux en fin de troisième ronde, au dernier repêchage. Sans tambour ni trompette, le défenseur finlandais s’assure de bien jouer défensivement grâce à son positionnement dans son propre territoire. Même s’il n’a pas de qualités offensives flagrantes, il possède un bon tir et une bonne vision du déploiement du jeu tant à égalité numérique qu’avec l’avantage d’un homme. Il s’agit d’un projet intéressant pour les Leafs. Il s’est blessé récemment et n’a pu jouer que quatre matchs avec Jukurit jusqu’à présent.

10. Dmytro Timashov – AG – 23 ans – Repêché en 2015 (5/125)

Le seul joueur ukrainien évoluant actuellement dans la LNH est un ailier offensif qui s’est fait découvrir avec les Remparts de Québec lorsqu’il s’est amené dans la Belle Province en 2014.  À sa première campagne en Amérique, Timashov a inscrit 90 points en 66 parties. Il demeure toutefois assez unidimensionnel et la transposition de son jeu dans la LNH demeurait encore un point d’interrogation. Le petit ailier a gravi les échelons et, après trois saisons dans la LAH, Timashov a finalement et sa chance avec les Leafs cette année. Il se sert de ses capacités en possession de rondelle et de son agilité à bon escient et revendique déjà quatre points en six matchs disputés. 

Maintenant que les Maple Leafs connaissent des succès en saison régulière, ils n’ont plus l’opportunité de repêcher des joueurs surdoués comme les Nazem Kadri, William Nylander, Auston Matthews et Mitchell Marner et devront inévitablement se débrouiller avec des joueurs dont le potentiel n’est pas autant établi. Jusqu’à présent, quelques-uns de leurs choix pourraient avoir la chance de se distinguer dans la grande ligue, mais encore faut-il que les Leafs arrivent à négocier les contraintes salariales. D’ici là, la ligne sera mince entre une chance réelle de gagner la Coupe Stanley et une autre élimination hâtive des séries.  

Série espoirs – Canucks : une banque d’espoirs comme ils n’en ont jamais eue

Série espoirs – Canucks : une banque d’espoirs comme ils n’en ont jamais eue

Les Canucks de Vancouver ont connu des années fastes depuis le début des années 2000. Le premier trio de l’époque, composé de Markus Naslund, Todd Bertuzzi et de Brendan Morisson a fait frémir les défensives adverses. Puis, sont arrivés les jumeaux Sedin: ces deux attaquants ont marqué à différents égards la franchise des Canucks. Malheureusement pour les gens de Vancouver, ces succès n’ont pu être traduits par la conquête d’une Coupe Stanley. Alors que le succès était au rendez-vous sur la glace, les repêchages exécrables s’enchaînaient. Il a fallu un reconstruction pour apercevoir des rayons de soleil dans le département du recrutement amateur. Brock Boeser et Elias Pettersson font oublier bien des années de vache maigre à ce niveau, tout comme les espoirs qui sont énumérés dans notre liste. 

1. Quinn Hughes – DG – 20 ans – Repêché en 2018 (1/7)

Le directeur général des Canucks Jim Benning n’en revenait pas: à son rang de sélection, le septième en tout, le défenseur Quinn Hughes était encore disponible. Doté d’une finesse incroyable, d’un sens du jeu déjà très développé et d’une vision du jeu digne des meilleurs défenseurs offensifs, Quinn Hughes a d’abord montré son grand talent au sein de la formation de l’Université du Michigan, là où il a inscrit 29 points en 37 parties comme recrue de 17 ans. Ce défenseur gaucher vient combler une véritable lacune dans l’alignement des Canucks et agira très certainement comme quart-arrière de cette formation. En 12 matchs dans la LNH, Hughes a déjà obtenu six points et, au moment d’écrire ces lignes, domine les Canucks au chapitre du Corsi, tout en n’ayant que 38% de ses départs en zone offensive. 

2. Thatcher Demko – G – 23 ans – Repêché en 2014 (2/36)

Choix judicieux des Canucks en deuxième ronde en 2014. Thatcher Demko se profile comme le gardien de buts de l’avenir de la formation britanno-colombienne. Le gardien de grande taille (six pieds, quatre pouces) a fait ses classes avant de graduer à Vancouver. Après son repêchage, il a évolué pendant deux saisons à Boston College, puis trois saisons avec le club-école des Canucks, à Utica. Il a eu la chance de jouer neuf matchs à Vancouver l’an dernier et a affiché une respectable efficacité de 0.913.  L’athlétique gardien semble donc fin prêt à partager la besogne avec Jacob Markstrom et il montre déjà les dents, avec un rendement de 0.943 en trois parties devant le filet de la troupe de Travis Green.

3. Vasili Podkolzin – AD – 18 ans – Repêché en 2019 (1/10)

Vasili Podkolzin était un joueur très en vue à l’approche du repêchage de cette année, mais il a légèrement descendu dans les prévisions des experts et a finalement été sélectionné au dixième rang par les Canucks. Podkolzin est un attaquant pugnace qui joue sans relâche. Son talent offensif, combiné à sa polyvalence et à son ardeur sur la glace font de lui un élément qui sera primordial dans l’identité prochaine des Canucks. Grosso modo, il est ce que les Canucks espéraient que Jake Virtanen devienne lorsque ce dernier a été repêché, cinq ans plus tôt. Podkolzin doit encore compléter son contrat de deux ans en Russie avant de s’amener en sol nord-américain. 

4. Jett Woo – DD – 19 ans – Repêché en 2018 (2/37)

Le défenseur originaire de Saint-Boniface au Manitoba est une véritable boule d’énergie. Woo sera un couteau suisse pour la défensive des Canucks et complétera à merveille une deuxième unité ou une deuxième vague en avantage numérique tout en étant une force à court d’un homme. À son année de repêchage, une blessure l’a contraint à rater plus d’une vingtaine de matchs, mais il a rebondi de brillante façon l’année suivante en enregistrant 66 points en 62 rencontres avec Moose Jaw.  Il joue de manière robuste, mais propre, chose toujours appréciée dans la grande ligue. 

5. Nils Höglander – AG – 18 ans – Repêché en 2019 (2/40)

Choix au repêchage très intéressant des Canucks en deuxième ronde, Nils Höglander pourrait s’avérer être un coup de circuit. Même s’il ne mesure que cinq pieds et neuf pouces, le diminutif attaquant suédois a un très haut potentiel. En Suède, il évolue actuellement avec Rögle, là où il joue en compagnie de l’espoir des Hurricanes, Dominik Bokk. Il est décrit comme un joueur excessivement évasif et intelligent, alors qu’il sert souvent de savantes passes à ses coéquipiers de trio. Les Canucks bénéficiant déjà d’une profondeur intéressante en termes de jeunes attaquants, cela permettra à Höglander de se développer à l’abri des regards avant de contribuer à l’offensive à Vancouver. 

6. Tyler Madden – C – 19 ans – Repêché en 2018 (3/68)

On peut résumer le jeu de Tyler Madden en un seul mot: vitesse. Le centre de cinq pieds, onze pouces (et de 152 lb seulement!) se démarque tant par sa rapidité sur patins qu’avec la vitesse à laquelle il génère des jeux sur la glace. À prime abord, le fils de John Madden semblait être un choix peut-être hâtif en troisième ronde, mais sa première saison universitaire avec Northeastern a permis d’effacer partiellement les doutes à son sujet. Il s’est aussi démarqué lors du championnat mondial de hockey junior avec la formation des États-Unis, là où il a marqué trois buts en sept matchs. Son développement ne sera pas brusqué et les Canucks prendront vraisemblablement leur temps avec lui. 

7. Olli Juolevi – D – 21 ans – Repêché en 2016 (1/5)

À l’origine, perçu comme un des brillants défenseurs de la cuvée de 2016, Olli Juolevi est actuellement le seul joueur parmi le top 17 de ce repêchage à ne pas avoir encore joué un match dans la grande ligue. Malchanceux, Juolevi a subi une importante blessure au genou l’an dernier et cela l’a limité à 18 petits matchs en 2018. Malgré sa progression en dents de scie, les Canucks ne devront pas perdre patience à son endroit. Il suffit d’une saison dans la Ligue Américaine pour donner confiance à ce défenseur qui demeure, somme toute, un joueur polyvalent qui peut gruger de nombreuses minutes. 

8. Michael DiPietro – G – 20 ans – Repêché en 2017 (3/64)

Michael DiPietro s’est rendu à la finale de la ligue ontarienne l’an dernier avec les 67’s d’Ottawa avant de baisser pavillon face au Storm de Guelph. Malgré ses bonnes statistiques dans la OHL, c’est au championnat mondial junior de hockey que DiPietro s’est distingué avec la formation canadienne, alors qu’il a affiché une excellente moyenne de buts accordés par match de 1.23 et un pourcentage d’arrêt de 0.952. L’affrontement en quart de finale le mettant en scène avec le gardien finlandais Ukko-Pekka Luukkonen était un match d’anthologie. Avec la présence de Markstrom et de Demko à Vancouver, DiPietro aura le temps de se développer à Utica. 

9. Jack Rathbone – DG – 20 ans – Repêché en 2017 (4/95)

Jack Rathbone est un bon espoir à la défensive pour les Canucks, mais il ne se situe pas encore au niveau des Hughes, Woo et Juolevi de ce monde. Il joue pour l’Université de Harvard et a évolué aux côtés d’Adam Fox, récemment acquis par les Rangers de New York, équipe pour laquelle il joue actuellement. Il faudra voir comment Rathbone se débrouillera sans Fox. S’il peut bien paraître en menant la brigade défensive de Harvard, Rathbone verra son statut évoluer grandement dans l’organisation des Canucks. Son potentiel est définitivement là, comme le montrent ses 22 points amassés en 33 matchs lors de son année recrue à l’université, mais il demeure un projet à long terme pour les Canucks. 

10. Zack MacEwen – AD – 23 ans – Signé comme joueur junior en 2017

Le robuste ailier droit originaire de Charlottetown est rapidement devenu un joueur préféré de la foule à Vancouver lorsqu’il a joué quatre matchs l’an dernier avec les Canucks. MacEwen donne toujours le maximum sur la glace et cela est perceptible par son jeu robuste et intense. Il n’est pas le joueur le plus talentueux offensivement, mais il arrive à se débrouiller très bien sur la patinoire, comme le montre sa production offensive à Utica l’an dernier, alors qu’il a tout de même amassé 52 points en 69 parties. Il a repris de plus belle, alors qu’il revendique cinq points en quatre matchs. Il pourrait s’avérer être une pièce importante sur un des deux derniers trios à Vancouver dans un futur proche. 

Somme toute, on peut dire que Jim Benning et son organisation de recrutement chez les amateurs ont réussi à redresser la barre à Vancouver. Il n’y a aucun trou apparent, tant à l’attaque, qu’à la défensive et devant le filet. De plus, les Canucks semblent avoir une propension aux tentatives de coups de circuit avec les joueurs de petite taille. Les sélections de Petrus Palmu et d’Artyom Manukyan, respectivement en 2017 et en 2018, ont fait jaser, compte tenu de leur minuscule gabarit. Malgré tout, si la ligue continue à donner plus de place à la vitesse et au talent brut, ces sélections pourraient s’avérer géniales pour les Canucks à long terme. D’ici là, Benning et compagnie devront trouver les pièces manquantes pour entourer la bande de jeunes joueurs qu’ils ont sélectionnés récemment, question de délaisser enfin l’étape de la reconstruction. 

Série espoirs – Sharks : des requins édentés

Série espoirs – Sharks : des requins édentés

Les Sharks de San José sont abonnés aux séries éliminatoires. Depuis la campagne de 2003-2004, les Sharks n’ont raté les séries qu’une seule fois et, plus souvent qu’autrement, ont eu un parcours très intéressant. Malheureusement pour eux, ils n’ont jamais pu remporter la Coupe Stanley malgré une participation à la finale de 2016. Tout ce succès est aussi synonyme d’une banque d’espoirs dégarnie, d’abord parce que les Sharks ont très souvent repêché tardivement, mais aussi parce qu’ils avaient tendance d’échanger leurs choix au repêchage ou leurs bons espoirs pour du renfort à la date limite des transactions. À toutes fins pratiques, les Sharks montrent probablement la pire banque de toute la ligue. 

1. Ryan Merkley – DD – 19 ans – Repêché en 2018 (1/21)

Les Sharks ont fait fi de la réputation d’enfant terrible que Ryan Merkley avait lors du repêchage de 2018 pour en faire leur première sélection cette année-là. Incroyablement talentueux et dynamique, Merkley domine complètement la OHL au chapitre des points. À son année de repêchage, il a montré une production de 67 points en 63 matchs, mais a affiché un différentiel abominable de -29. Du point de vue offensif, il a encore mieux fait la campagne suivante (71 points en 63 parties), mais il est toujours vu comme un indésirable dans le vestiaire. Il a été échangé pour la deuxième fois dans la même année, cette fois aux Knights de London, menés par une main de maître par Dale Hunter. Les Sharks doivent espérer que leur meilleur espoir affiche une maturité nouvelle. Si tel est le cas, la formation californienne aura frappé un grand coup.

2. Ivan Chekhovich – AG – 20 ans – Repêché en 2017 (7/212)

Celui qui a été considéré par les Sharks en septième ronde seulement lors de l’encan de 2017 est en voie de donner raison à Doug Wilson et son équipe. Il est tout de même étrange que l’ailier russe ait été sélectionné aussi tardivement. Après tout, à sa première saison professionnelle en Amérique, avec le Drakkar de Baie-Comeau, il a produit à un rythme d’un point par match.  Ce n’est rien d’impressionnant pour le commun des joueurs, mais pour un individu qui ne parlait pas le moindre mot en français ou en anglais avant son arrivée, c’est une production digne de mention. L’attachant attaquant s’est ensuite distingué de brillante façon l’année suivante avec 105 points, ce qui lui a valu quelques matchs avec le Barracuda de San José (AHL). À ses cinq premiers matchs professionnels, Checkhovich a marqué quatre points en cinq parties. Il devrait encore passer l’année dans la Ligue Américaine, mais sa progression fulgurante devrait lui permettre de faire sa niche avec les Sharks très prochainement. 

3. Alexander Chmelevski – C/AD – 20 ans – Repêché en 2017 (6/185)

Alexander «Sacha» Chmelevski est aussi un de ces joueurs sur qui les recruteurs parient en espérant un coup de circuit. Dans le cas de cet attaquant d’origine ukrainienne, mais né aux États-Unis, ceux des Sharks pourraient bien avoir vu juste. Tout comme Chekhovich, Chmelevski a connu une bonne saison, sans plus, lors de son année de repêchage. Et c’est l’année suivante qu’il s’est révélé, menant les 67’s d’Ottawa à la finale du championnat de l’OHL. Ses séries ont été particulièrement électrisantes (31 points en 18 parties) alors qu’il a fait la pluie et le beau temps dans la capitale nationale.  Il excelle en possession de rondelle et en zone offensive. Son jeu défensif reste à peaufiner, mais le temps ne presse pas dans son cas. 

4. Mario Ferraro – DG – 21 ans – Repêché en 2017 (2/49)

L’ex-capitaine de la formation universitaire de U-Mass Amherst devrait faire ses débuts en ligue professionnelle cette saison avec les Barracudas de San José. Bien qu’il ait joué dans l’ombre de Cale Makar là-bas, ses performances au camp d’entraînement qui vient de se clore ont donné très bonne impression. Il demeure un défenseur capable offensivement, nonobstant sa saison plus difficile à ce chapitre, mais il est surtout relativement complet, ce qui devrait lui permettre de se tailler une place dans la grande ligue plus tôt que tard, surtout si les Sharks ont des pépins salariaux.  

5. Dylan Gambrell – C – 23 ans – Repêché en 2016 (2/60)

Gambrell est plus expérimenté que les quatre espoirs énoncés précédemment. À l’âge de 23 ans, il a déjà eu la chance de disputer 11 matchs dans la LNH, n’enregistrant aucun point lors de ses apparitions. Tout de même, il a pu enregistrer 45 points en 50 rencontres lors de sa première saison avec les Barracudas dans la LAH. Il devrait pouvoir se tailler une place avec les Sharks dès cette année, lui qui a le potentiel d’occuper le poste de quatrième centre derrière les Hertl, Couture et Thornton. Les chances sont élevées qu’il soit employé dans des circonstances qui lui seront favorables afin de faciliter la transition vers la LNH, tout en lui confiant quelques missions défensives. 

6. Artemi Kniazev – DG – 18 ans – Repêché en 2019 (2/48)

Kniazev est un choix intéressant en deuxième ronde pour les Sharks cette saison. Il est considéré comme un projet à long terme, mais il a toutes les aptitudes pour devenir un défenseur offensif de qualité dans la LNH éventuellement. Son coup de patin combiné à son flair offensif fait de lui un prototype du défenseur offensif moderne. À sa première année en Amérique, Kniazev a marqué 34 points en 55 parties, ce qui est très bien. Il est prévu qu’il passe encore quelques temps à Chicoutimi pour s’acclimater au jeu nord-américain. Sa progression sera définitivement à surveiller cette année. 

7. Joachim Blichfeld – AD/AG – 21 ans – Repêché en 2016 (7/210)

L’attaquant originaire du Danmark est sorti de sa coquille lors de la dernière saison avec les Winterhawks de Portland. Entre 2016 et 2018, Blichfeld a enregistré 114 points en 109 parties. Il a explosé offensivement en 2018-2019 alors qu’il a marqué le même nombre de points en seulement 68 parties, entre autres en jouant à l’aile de Cody Glass, espoir des Golden Knights.  À son âge et à sa stature, il est attendu qu’il domine la ligue junior dans laquelle il évoluait. Il doit maintenant transposer sa progression dans la Ligue Américaine. 

8. Josef Korenar – G – 21 ans – Signé comme joueur autonome en 2018

Le gardien de buts tchèque est le meilleur espoir devant les buts pour les Sharks, de loin. À sa première année professionnelle, Korenar a partagé la tâche de garder les filets avec Antoine Bibeau et est pressenti pour s’accaparer du boulot à temps plein dès cette année. Considérant que la situation dans les filets n’est pas optimale à San José avec les performances en montagnes russes de Martin Jones et d’Aaron Dell, l’avenir de Korenar dans l’organisation pourrait être intéressant s’il arrive à progresser avec les Barracudas. 

9. Dillon Hamaliuk – AG – 18 ans – Repêché en 2019 (2/55)

Dillon Hamaliuk est un grand ailier gauche qui pourrait éventuellement faire sa niche dans la LNH comme ailier de puissance sur un troisième trio, par exemple. Hamaliuk s’est blessé après 31 matchs l’an dernier et n’a malheureusement pas pu jouer davantage lors de son année de repêchage durant laquelle il a obtenu 26 points en 31 matchs. Son gabarit devrait lui permettre de se distinguer dans les ligues mineures, alors qu’il évolue cette année avec les Rockets de Kelowna dans la WHL. Sa progression face à des joueurs plus jeunes et plus petits que lui dictera le rôle qu’il pourra accaparer éventuellement dans la LNH.

10. Yegor Spiridonov – C – 18 ans – Repêché en 2019 (4/108)

Spiridonov est un projet à long terme pour les Sharks. Le joueur de centre est encore sous contrat dans la KHL pour deux ans. La qualité première de Spiridonov est sa polyvalence, lui qui est capable de se servir de son bon gabarit pour jouer de façon insistante sur toute la surface glacée, tant à l’attaque qu’en repli.  Il garde son jeu simple et efficace, deux façons de jouer bien appréciées dans la LNH. 

Les Sharks de San José ont encore le luxe d’avoir des jeunes joueurs dans leur noyau comme Timo Meier et Tomas Hertl, mais ils se devront de les entourer avec davantage de joueurs compétitifs. Les meilleurs espoirs du groupe sont notables et pourraient connaître un bel avenir, mais comparativement à d’autres équipes de la ligue, le groupe composant le futur des Sharks n’est pas impressionnante du tout. En attendant, la Coupe Stanley demeure prenable à très court terme. 

Série espoirs – Flyers : merci Ron Hextall!

Série espoirs – Flyers : merci Ron Hextall!

Pendant longtemps, les Flyers de Philadelphie ont eu une bonne équipe qui a lutté en séries plus souvent qu’autrement, mais il leur a toujours manqué un élément primordial. Un bon gardien de buts. Avec l’arrivée du jeune Carter Hart l’an dernier, les Flyers seront bien servis. Il faut dire que leur banque d’espoirs est aussi bien garnie, gracieuseté du légendaire gardien des Flyers et maintenant ex-directeur général du club, Ron Hextall. Malgré son inaction quelques fois décriée dans la ville de l’amour éternel, Hextall a su offrir à son successeur un fantastique groupe de joueurs prêts à prendre la relève.

1. Morgan Frost – C – 20 ans – Repêché en en 2017 (1/27)

Quel sensationnel choix des Flyers en fin de première ronde cette année-là. À la fin de la campagne précédent le repêchage, Morgan Frost a montré une production somme toute correcte, sans plus, avec ses 62 points en 67 parties avec les Greyhounds de Sault-Sainte-Marie. Les Flyers ont sûrement jubilé en voyant le talentueux centre pratiquement doubler sa production l’année suivante (112 points en 67 matchs). Il a aussi démontré son savoir-faire lors du championnat mondial de hockey junior de 2018 durant lequel il a récolté huit points. Alain Vigneault vient d’annoncer que Frost entamera la saison prochaine dans la Ligue Américaine, mais sa venue dans la grande ligue est imminente et il y fera la pluie et le beau temps grâce à son intelligence et son agilité.

2. Joel Farabee – AG – 19 ans – Repeché en 2018 (1/14)

Un an plus tard, les Flyers récidivent avec un autre choix génial. Joel Farabee est un de ces ailiers talentueux qui échappe à la couverture des défensives adverses. Il retrouvera vraisemblablement son ancien coéquipier Jack Hughes lors des affrontements Flyers-Devils. Son arrivée dans le circuit universitaire américain en a intrigué plus d’un, entre autres à cause de son frêle physique. Avec une excellente production de 36 points en 37 parties, ce qui est très satisfaisant pour une recrue, il a fait taire tous ses détracteurs qui pensaient qu’il ne serait pas à la hauteur face à des adversaires plus vieux et plus costauds.

3. Philippe Myers – DD – 22 ans – Signé comme joueur junior en 2015

En voilà un qui a connu une progression sur le tard. Ignoré lors des séances de repêchage, Myers a continué sa progression jusqu’à ce que les Flyers tentent leur chance avec lui. Ils n’ont pas été déçus du joueur originaire de Dieppe, alors qu’il a connu des saisons de 21 points et de 33 points, respectivement en 50 et 53 parties, lors de ses deux premières saisons à Lehigh Valley. Le défenseur format géant polyvalent avait réussi à impressionner Ron Hextall lors d’un essai professionnel et il semble être sur le point de réaliser son rêve alors qu’il semble avoir réussi à se tailler une place dans le top 6 défensif des Flyers.

4. Cameron York – DG – 18 ans – Repêché en 2019 (1/14)

Pour une deuxième année consécutive, les Flyers ont parlé au quatorzième rang de l’encan des joueurs amateurs et cette fois, ils en ont profité pour repêcher le défenseur gaucher Cam York. Ce fut le premier choix de la nouvelle administration dirigée par Cliff Fletcher. York a fait la pluie et le beau temps avec le club de développement américain alors qu’il a été, de loin, le meilleur défenseur de la formation. Ses 65 points en 63 matchs disputés peuvent en témoigner. Tout souri à Cam York : le défenseur à caractère offensif se sert de ses attributs pour mener le jeu de brillante façon, tant défensivement qu’offensivement. Il complètera à merveille la jeune brigade défensive des Flyers dans quelques années.

5. Isaac Ratcliffe – AG – 20 ans – Repêché en 2017 (2/35)

Isaac Ratcliffe est un de ces ailiers de puissance comme on les aime bien. À six pieds, six pouces et 201 lb, il fait frémir les défensives adverses. Sa dernière année dans la ligue junior de l’Ontario a montré comment il sait se servir de son gabarit à bon escient. Il a mené le Storm de Guelph au titre de champions ontariens grâce à ses 112 points obtenus en 89 parties, incluant les séries. Ce costaud ailier gauche n’aura certes aucune difficulté à s’intégrer aux Flyers dont les fans raffolent de ce type de joueur.

6. Bobby Brink – AD – 18 ans – Repêché en 2019 (2/34)

Le diminutif ailier droit originaire de Minnetonka est un de ces surdoués du hockey. À sa première saison complète dans la USHL, Brink a été très productif en marquant 35 buts en 43 matchs. Il s’est avéré être une vraie dynamo offensif pour son équipe et il poursuivra sa progression au sein de la formation de l’université de Denver. Il a un plafond très élevé en termes de production offensive, mais il devra rendre son jeu en général plus mature et complet avant de s’attendre à le voir dans la grande ligue. Un espoir définitivement à surveiller.

7. German Rubtsov – C – 21 ans – Repêché en 2016 (1/22)

Le jeune centre russe a vécu un cheminement chargé. En 2016-2017, il jouait en Russie avant de joindre les Saguenéens de Chicoutimi, là où il a très bien fait, marquant 22 points lors de ses 16 premières parties en sol nord-américain. L’année suivante, il se fait échanger à Bathurst, là où il contribuera à l’obtention de la Coupe Memorial. Malheureusement pour lui, ses débuts professionnels ont été de courte durée, alors qu’il n’a pu participer qu’à 14 matchs (10 points). Rubtsov devrait donc profiter de cette stabilité nouvelle en jouant pour une seconde année consécutive à Lehigh Valley, ce qui devrait faire le plus grand bien à ce centre qui joue bien des deux sens de la patinoire.

8. Wade Allison – AD – 21 ans – Repêché en 2016 (2/52)

Il y avait certaines craintes au sujet de Holmström avant le dernier repêchage à cause de ses nombreuses blessures (hanche, pouce, commotion cérébrale), mais les Islanders ont décidé d’en faire fi. Avec raison. Holmström est un ailier droit qui a été productif partout où il est passé et les recruteurs ne tarissent pas de compliments à son endroit. En plus de ses compétences offensives, il est décrit comme un fougueux attaquant capable de faire reculer les défensives adverses par sa vitesse, ses feintes et l’intensité de son échec-avant. Si la santé est au rendez-vous, il sera à surveiller.

9. Samuel Morin – DG – 24 ans – Repêché en 2013 (1/11)

Samuel Morin devait être un des piliers à la défensive des Flyers. Semble-t-il que Marc Bergevin, le directeur général des Canadiens de Montréal avait grandement insisté pour le subtiliser des Flyers, mais Ron Hextall n’a jamais accepté. La suite a été moins glorieuse pour le défenseur originaire de Lac Beauport. Morin n’a jamais été reconnu pour sa production offensive mais sa rapidité n’est pas sa force ce qui le nuira lors de son cheminement professionnel. De plus, il a été souvent blessé dernièrement – il n’a joué que 24 matchs lors des deux dernières saisons! – ce qui n’est pas de nature à aider un jeune joueur à progresser. À 24 ans, il a encore la chance de se faire valoir et cela commencera par une saison à Lehigh Valley, question de peaufiner sa force: le jeu défensif. 

10. Kirill Ustimenko - G - 20 ans - Repêché en 2017 (3/80)

Ustimenko est un gardien de buts qui est passé sous le radar mais ses statistiques en ligue junior russe montrent qu’il a un certain potentiel. En trois ans dans la MHL, Ustimenko n’a jamais montré une moyenne de buts alloués par match supérieure à 2.00 et un pourcentage d’arrêts inférieur à 0.927. Ses qualités athlétiques et sa taille pourraient lui donner une chance de faire sa niche en Amérique prochainement. 

Avec de la profondeur à toutes les positions et un jeune noyau défensif parmi les plus solides de la LNH, ce n’est qu’une question de temps avant que les Flyers reviennent parmi les puissances de la LNH. Assez incroyable qu’ils y soient arrivés sans vraiment avoir de choix dans le top 5, sauf Nolan Patrick, qui finalement, ne s’annonce pas comme un joueur de ce calibre de toute façon!
Série espoirs – Islanders : du bon, mais un manque de profondeur

Série espoirs – Islanders : du bon, mais un manque de profondeur

Plusieurs entrevoyaient une séquence sombre pour les Islanders de New York après le départ de leur joueur de franchise, John Tavares, l’été dernier. Qu’allaient-ils faire sans leur meilleur joueur, de loin, dans une division Métropolitaine compétitive? L’eau a coulé sous les ponts, Lou Lamoriello s’est amené à la barre de la formation et Barry Trotz et ses adjoints ont été engagés.  La formation de Long Island était décidée de prouver aux détracteurs que l’équipe n’avait pas perdu son âme et elle l’a fait de brillante façon. Les Islanders pourront d’ailleurs compter sur de quelques jeunes joueurs de qualité pour supporter l’actuelle formation. Trois des quatre meilleurs espoirs de la franchise ont d’ailleurs été repêchés par l’administration Lamoriello.

1. Noah Dobson – DD – 19 ans – Repêché en 2018 (1/12)

On se demande encore pourquoi il a glissé jusqu’au douzième rang de sélection au repêchage de 2018. Noah Dobson est un de ces défenseurs qui peuvent jouer plus de 25 minutes à chaque match, comme il l’a prouvé lors de son stage junior à Bathurst et à Rouyn-Noranda. Bien sûr, le niveau de difficulté montera dans la LNH, mais s’il peut répliquer la même chose à New York, les Islanders auront trouvé un défenseur de première paire comme toutes les équipes en rêvent. Polyvalent au possible et excellent patineur, il sera un atout de qualité au sein de la défensive des Insulaires.

2. Ilya Sorokin – G – 24 ans – Repêché en 2014 (3/78)

Sa venue en Amérique est imminente et les Islanders ont bien hâte de le voir traverser l’Atlantique pour les rejoindre. Au fil des ans, Ilya Sorokin a établi une réputation de gardien de but redoutable. Il figure dans l’élite de la KHL, comme le démontrent ses statistiques de l’an dernier. En 40 matchs avec le CSKA de Moscou, il montre un rutilant rendement de 0.940 et une famélique moyenne de buts accordés par match de 1.16. Lou Lamoriello a déjà préparé sa venue en amenant le vétéran Semyen Varlamov pour le supporter.

3. Oliver Wahlstrom – AD – 19 ans – Repêché en 2018 (1/11)

Immédiatement après avoir sélectionné Noah Dobson, les Islanders ont jeté leur dévolu sur l’as-marqueur Oliver Wahlstrom. Doté d’un tir foudroyant, le jeune américano-suédois a fait frémir les défensives adverses alors qu’il a marqué 48 buts et 46 passes en 62 parties au sein de l’équipe de développement américaine. Il a encore certaines facettes à peaufiner dans son jeu, dont sa constance. Son adaptation à la scène du hockey universitaire ne s’est pas effectuée sans difficulté, n’amassant que 19 points en 36 matchs. Il a d’ailleurs signé son contrat professionnel avec les Islanders et s’alignera avec New York ou avec Bridgeport.

4. Bode Wilde – DD – 19 ans – Repêché en 2018 (2/41)

Avec Bode Wilde, les Islanders peuvent s’assurent de la pérennité du flanc droit de leur brigade défensive.  Déjà prometteur au sein de l’équipe de développement américaine avec 41 points en 61 matchs, Wilde a haussé sa production d’un cran avec le Spirit de Saginaw (OHL) alors qu’il a récolté 70 points en 62 rencontres.  Ce défenseur est un diamant à polir. Malgré ses carences en défensive, qui pourront être corrigées avec l’expérience, il sait orchestrer des jeux, patine avec aisance et dispose d’un plomb comme tir. Il complète l’excellent repêchage de 2018 des Islanders.

5. Kieffer Bellows – AG – 21 ans – Repêché en 2016 (1/19)

Kieffer Bellows s’est fait un nom durant le championnat mondial de hockey junior de 2018 lorsqu’il a enfilé neuf buts en sept matchs avec la formation américaine. Bellows est un très bon franc-tireur et ce, depuis son jeune âge. Effectivement, il a toujours amassé plus de buts que de passes depuis 2014 alors qu’il s’alignait avec le Stampede de Sioux Falls dans la USHL. Bien que son tir soit son principal atout, Bellows est aussi capable d’afficher de la robustesse tant pour protéger la rondelle que pour distribuer les coups d’épaules.

6. Otto Koivula – C/AG– 21 ans – Repêché en 2016 (4/120)

Otto Koivula est un centre de stature imposante comme le montrent ses 220 lbs et six pieds, quatre pouces et semble réussir à transposer son succès en Amérique. Après une saison intéressante en Finlande durant laquelle il a eu 27 points en 53 matchs, il s’est amené à Bridgeport dans la ligue Américaine où il a été surprenant, avec 46 points en 69 parties.  Les Islanders manquent un peu de profondeur et c’est là que Koivula pourrait prochainement en profiter pour faire sa niche dans l’alignement. Un centre de ce gabarit qui arrive à bien produire offensivement, ça ne court pas les rues.

7. Sebastian Aho – DG – 23 ans – Repêché en 2017 (5/139)

Même s’il a été repêché quatre ans après son éligibilité, le défenseur Sebastian Aho n’a pourtant rien à se reprocher. Sa diminutive taille n’a peut-être pas contribué à sa popularité, mais avec l’avènement d’une ligue plus rapide favorisant les joueurs plus petits, les Islanders ont cru bon de le repêcher. À sa première saison en Amérique, il a joué 22 parties avec la formation new-yorkaise, amassant tout de même quatre points. Il a été relégué à Bridgeport l’an dernier, mais sa récolte de 46 points en 67 matchs et ses qualités de fabricant de jeu, spécialement sur l’avantage numérique, devraient lui permettre de faire sa niche dans la formation de Barry Trotz. 

8. Simon Holmström – AD – 18 ans – Repêché en 2019 (1/23)

Il y avait certaines craintes au sujet de Holmström avant le dernier repêchage à cause de ses nombreuses blessures (hanche, pouce, commotion cérébrale), mais les Islanders ont décidé d’en faire fi. Avec raison. Holmström est un ailier droit qui a été productif partout où il est passé et les recruteurs ne tarissent pas de compliments à son endroit. En plus de ses compétences offensives, il est décrit comme un fougueux attaquant capable de faire reculer les défensives adverses par sa vitesse, ses feintes et l’intensité de son échec-avant. Si la santé est au rendez-vous, il sera à surveiller.

9. Ruslan Ishkakov – C – 19 ans – Repêché en 2018 (2/43)

Ce diminutif et énigmatique joueur de centre (5 pieds, 8 pouces) est un espoir à haut potentiel. Ses atouts sont indubitablement offensifs et il s’est distingué à sa première saison en ligue junior russe avec 30 points en 33 matchs. Cette saison, il est arrivé en Amérique à l’Université du Connecticut et a fini troisième meilleur pointeur de l’équipe avec 21 points en 32 parties. Son avenir avec les Islanders dépendra surtout de sa capacité à négocier avec les joueurs de plus grands gabarits. Son passage à l’université devrait l’aider, alors qu’il jouera souvent contre des joueurs plus matures physiquement. Il demeure un projet à long-terme.

10. Mitchell Vande Sompel – DG – 22 ans – Repêché en 2015 (3/82)

Autrefois un attaquant, converti en défenseur, Mitchell Vande Sompel a encore des croûtes à manger avant de devenir un défenseur fiable dans la grande ligue. Néanmoins, son talent offensif ne fait pas de doute, lui qui pourrait bien un jour occuper un rôle en avantage numérique tout en jouant sur une troisième paire avec les Islanders. Avec la graduation de Devon Toews et celle prochaine de Sebastian Aho dans le grand club, Vande Sompel aura l’embarras du temps de glace pour faire valoir ses qualités à Bridgeport.

Avec des espoirs de qualité à toutes les positions, notamment deux fameux défenseurs droitiers tant recherchés, et quelques bons jeunes joueurs dans la LNH comme les Barzal, Beauvillier et Pulock, l’avenir des Islanders offre un certain attrait. Le facteur X pourrait bien être la situation contractuelle et le développement d’Ilya Sorokin devant le filet. S’il réaliste tout son potentiel, les Islanders pourraient miser sur l’un des meilleurs gardiens de la LNH.