Une année de rédemption pour Marc Bergevin

Une année de rédemption pour Marc Bergevin

Les transactions commencent déjà à s’effectuer entre les différents directeurs généraux dans la LNH. À quelques semaines de la date limite des échanges, il est déjà temps de s’interroger sur l’identité du DG de l’année.

Brad Treliving, dirigeant des Flames, sera fort probablement en lice, avec la fantastique transaction qu’il a effectuée avec les Hurricanes pour faire l’obtention de Noah Hanifin et d’Elias Lindholm, deux rouages importants des premiers de classe que sont les Flames cette année.

Plus près de chez nous, un certain Marc Bergevin se distingue aussi. Celui qui a été sous les feux de la rampe cet été suite à une campagne misérable a mis son poste en jeu avec ses dernières manœuvres. Jusqu’à présent, son travail porte fruit et pourrait même lui valoir la palme de DG de l’année.

Une situation difficile à régler

Quelques jours à peine avant le début de la présente saison, Marc Bergevin a pris une décision lourde de sens, mais prévisible: il a sonné le glas de l’ère Max Pacioretty à Montréal. L’as marqueur, ancien capitaine du club, a perdu sa touche l’an dernier et était sujet à quitter l’été suivant comme agent libre sans restriction.

Bergevin n’a jamais bronché et a réussi à obtenir de bons éléments en retour de son capitaine. Imaginez un peu les tourments au camp d’entraînement et durant la saison si Pacioretty était demeuré avec le club. «Veux-tu rester capitaine de l’équipe, Max? Aimes-tu Montréal? As-tu commencé à négocier avec Marc? Vas-tu apprendre le français? Penses-tu que Claude est le bon entraîneur pour la suite de ta carrière?»

Il était justement minuit moins une au moment où Marc Bergevin a agit. On a vu précédemment ce qui arrivait lorsqu’une équipe prenait trop de temps pour effectuer un échange avec un agent libre en devenir. Les Sabres ont largué Evander Kane à San Jose en retour de…pas grand chose. Considérant la complexité de la situation, le retour obtenu relève pratiquement du miracle: un jeune centre en Nick Suzuki, un joueur expérimenté avec un minimum de talent en Tomas Tatar et un de ces succulents choix de deuxième ronde.

Entre-temps, Max Pacioretty semble apprécié par sa nouvelle formation. Après un dur départ, parsemé de deux blessures, Pacioretty forme un trio avec Alex Tuch et Paul Stastny et il produit bien avec 20 points à ses 19 derniers matchs avec les Knights. À Montréal, Tomas Tatar a ravivé sa carrière. Si la tendance se maintient, il pourrait obtenir une récolte de 60 points cette année. Ajoutez au vétéran tchèque la venue prochaine de l’excellent Nick Suzuki qui domine le circuit junior ontarien et vous avez devant vous une très bonne transaction à court, moyen et long terme.

L’échange qui a donné le ton

Marc Bergevin a aussi procédé à une transaction qui a précédé celle de Pacioretty: il s’agit bien sûr de l’échange amenant Max Domi à Montréal. Initialement, Il s’est attiré les railleries de ceux qui voyaient cet échange comme étant un autre de ces gestes désespérés, surtout lorsqu’il a admis qu’il voyait son nouveau protégé agir comme joueur de centre à Montréal.

Après une demi saison, il faut admettre que le clan Bergevin a vu juste. Non seulement Max Domi produit-il offensivement, mais il dépasse toutes les attentes à son endroit, tant au niveau offensif qu’au niveau des responsabilités de joueur de centre qui lui ont été données. Il est vrai qu’il connaît actuellement une légère baisse de régime, mais il ne demeure pas moins que Domi a changé le portrait de l’attaque du Tricolore. Ses 43 points en 49 matchs constituent un sommet à Montréal.

Max Domi s’amuse à Montréal, comme en témoigne sa production offensive

Quant à Alex Galchenyuk, il est le second meilleur pointeur des Coyotes depuis le 1er décembre avec 15 points en 20 matchs. Contrairement à Domi, son rôle n’est pas encore complètement établi (est-il un centre ou un ailier, diantre!?), mais les Coyotes se servent de lui comme d’un atout offensif, comme il se doit. Pour le jeune attaquant américain, la situation est déjà mieux que celle qui prévalait à Montréal, alors qu’il devait se contenter d’évoluer avec le gracieux Jacob De La Rose.

De la profondeur…de qualité

En plus de ces deux transactions d’importance, Marc Bergevin a aussi ajouté quelques éléments dits de profondeur pour combler quelques lacunes dans sa formation. À l’attaque, il a ajouté l’attaquant Joel Armia qui lui a quasiment été donné par les Jets de Winnipeg. Armia, reconnu pour son jeu défensif de qualité, donne un bon coup de main au CH à égalité numérique et à court d’un homme. Il semble aussi agir comme mentor aux deux autres jeunes Finlandais dans la formation. Claude Julien se sert de lui trop souvent en avantage numérique – alors que le pauvre Armia n’a jamais enfilé l’aiguille dans de telles conditions dans la LNH – mais bon, c’est un moindre mal.

Bergevin a aussi fait appel à Kenneth Agostino, ce fameux attaquant qui a été impliqué dans la transaction Jarome Iginla à Pittsburgh. Agostino, habitué de la ligue américaine, a été rappelé en début d’année et n’a plus jamais été rétrogradé à Laval. Il respecte le système de jeu à la lettre et montre même un flair offensif qui lui était méconnu. En récompense, il joue parfois sur la deuxième vague d’avantage numérique. Bien sûr, sa venue et celle d’Armia ne révolutionnent pas le club, mais Bergevin a réussi à ajouter de la profondeur de qualité sans que ça ne lui coûte rien.

Et ça, c’est sans parler de la bonne transaction qui a amené Brett Kulak à Montréal contre deux défenseurs de ligue américaine en Rinat Valiev et Matt Taormina, eux qui ne se distinguent pas à Stockton. Kulak, 25 ans, a récolté cinq points en 25 parties à Montréal, tout en montrant un différentiel de +7. Rinat qui? C’est ça.

L’importance de bien s’entourer

Hormis les mouvements de personnel dans son effectif de joueurs, le manitou du CH a aussi fait table rase à Laval. Joel Bouchard et ses associés ont revitalisé le Rocket de Laval. Oui, ils pataugent dans la deuxième moitié du classement, mais contrairement aux dernières années sous Sylvain Lefebvre, une amélioration est perceptible: ils viennent d’ailleurs de passer au delà de la barre des 0.500.

Une première série de recrues, les Jake Evans, Lukas Vejdemo, Cale Fleury et compagnie apprennent les rouages du hockey professionnel dans un meilleur environnement. Le personnel à Montréal a aussi changé.

La venue, significative, de Dominique Ducharme a aussi eu son effet sur le jeu global des Canadiens. Ses idées fraient leur chemin dans le système de jeu de Claude Julien et apportent déjà des résultats : offensivement, le CH est bien meilleur et plus dynamique. Donnons aussi crédit au vétéran entraîneur qu’est Claude Julien pour avoir apporté les ajustements qui s’imposaient. Les bons entraîneurs sont ceux qui savent s’adapter.

Dominique Ducharme et Claude Julien s’accaparent bien de leurs tâches en cette saison 2018-2019

Bâtir par le repêchage

Enfin, une vague d’optimisme entoure le département de recrutement des Canadiens. Avec une panoplie de sélections au dernier repêchage, Marc Bergevin et son équipe n’ont pas déçu. La décision de repêcher Jesperi Kotkaniemi rapporte déjà des dividendes et nous laisse enfin entrevoir une profondeur de qualité à la position de centre à Montréal. Les Alexander Romanov et Jesse Ylonen, pour ne nommer qu’eux, ont été excellents dans le cadre du dernier championnat mondial junior de hockey.

Marc Bergevin semble avoir changé de mentalité quant au repêchage et au recrutement professionnel. Exit les choix portant sur les joueurs fiables, physiques et ordinaires comme les McCarron, De La Rose et Crisp de ce monde. Rappelons qu’il avait orienté ce repêchage de 2013 vers la robustesse alors que sa formation venait de baisser pavillon face aux tonitruants Sénateurs d’Ottawa de Paul MacLean.

À l’approche de la date limite des transactions, espérons que le directeur général garde sa nouvelle approche intacte, qu’il ne dérogera pas de la deuxième version de son plan et qu’il ne surpaiera pas pour des éléments interchangeables en cédant des choix au repêchage inutilement, pourtant si précieux. Dwight King fait dire bonjour de Graz, en Autriche.

CMHJ 2019 – De nouveaux visages au sein d’Équipe Canada junior

CMHJ 2019 – De nouveaux visages au sein d’Équipe Canada junior

Encore cette année, le championnat mondial de hockey junior accaparera notre attention lors de la période des fêtes. Cette fois, les matchs seront disputés dans l’ouest canadien, à Victoria et à Vancouver plus précisément. L’équipe canadienne sera alors en lice pour l’obtention de sa 18e médaille d’or en une 44e participation depuis 1974.

Pour ce faire, elle devra d’abord tirer son épingle du jeu dans le groupe A dans lequel figurent aussi les formations russe, tchèque, suisse et danoise. Fait intéressant: tous les joueurs de la formation canadienne, sauf un seul, en seront à une première participation à ce championnat. Effectivement, seul le Québécois Maxime Comtois est de retour et agira comme capitaine de l’équipe canadienne.

Maxime Comtois, le leader en attaque

Le joueur natif de Longueuil est un des cinq éléments de la formation canadienne qui est issu de la LHJMQ. Ayant déjà pris part à dix matchs dans la LNH avec les Ducks d’Anaheim, récoltant sept points au passage, Maxime Comtois sera vraisemblablement un joueur d’impact pour ÉCJ. L’ailier gauche est polyvalent et sera un des hommes de confiance de l’entraîneur Tim Hunter.

Le second joueur de la LHJMQ qui attirera son lot d’attention est le jeune Alexis Lafrenière. Le plus jeune joueur de l’édition 2019 de la formation canadienne a confirmé sa place lorsque Gabriel Vilardi s’est malheureusement blessé au dos, à l’aube du début du tournoi. Comme on dit, le malheur des uns fait le bonheur des autres et il aura certainement l’occasion de se faire valoir tout au long de la compétition.

Ses entraîneurs ne tarissent pas d’éloges à son endroit. Tim Hunter a dit de lui qu’il est de cette équipe «parce qu’il a le talent nécessaire». «Il ne joue pas comme un jeune de son âge. Il est agressif, joue intelligemment et avec intensité. Il n’oublie pas ses responsabilités et n’a jamais de relâchements», a-t-il ajouté. Ce championnat constitue alors une opportunité parfaite pour tous les fans de hockey de se rendre compte de l’étendue des capacités du jeune Lafrenière.

Alexis Lafrenière, avec l’Océanic de Rimouski

Autrement, Équipe Canada Junior montre une diversité intéressante à l’attaque. Les piliers à l’attaque, autre que Comtois et Lafrenière, seront les Cody Glass, Owen Tippett et Nick Suzuki.

Le premier sera décidément le premier centre de l’équipe canadienne. Glass est un joueur qui possède une panoplie de qualités, mais il fait principalement sa marque par les passes lumineuses qu’il effectue. Avec 54 points (dont 42 passes) en 26 matchs avec les Winterhawks de Portland dans la WHL, il sera le complément parfait au marqueur qu’est Owen Tippett. Ce dernier a déjà enregistré 19 buts en 23 parties avec la formation de Mississauga dans la OHL.

Nick Suzuki, un des principaux espoirs des Canadiens de Montréal, sera le pilote du deuxième trio pour l’unifolié. Capitaine de l’Attack d’Owen Sound dans la OHL, Suzuki peut jouer tant à l’aile qu’au centre et est en voie de connaître une autre saison de 100 points s’il garde le rythme qu’il affiche depuis le début de la campagne. Son compagnon de trio sera Jaret Anderson-Dolan. Le joueur repêché par les Kings de Los Angeles en 2017 a été blessé durant une bonne partie de la saison, mais a tout de même eu la chance d’avoir joué cinq parties dans la grande ligue. Il est pressenti pour un poste de joueur responsable de style « two-way » dans la LNH et s’accaparera de cette tâche à merveille avec Suzuki.

Les deux trios suivants montrent un savant mélange de finesse, de talent et de responsabilité défensive. Barrett Hayton et Shane Bowers, respectivement au sein des organisation des Coyotes et de l’Avalanche dans la LNH, seront les deux autres centres de la formation canadienne. Après avoir subi une commotion cérébrale lors du camp chez les Coyotes, Hayton connaît une saison exceptionnelle avec Sault Ste.Marie dans la OHL, avec 33 points en 20 matchs. Quant à Shane Bowers, issu de Boston University, il n’est pas particulièrement reconnu pour son talent offensif, mais il s’avère être un joueur très fiable défensivement. Hayton et lui seront les deux hommes de confiance de l’entraîneur Hunter lors des missions défensives.

À ceux-ci s’ajoutent une panoplie de joueurs intéressants comme Joseph Veleno. L’attaquant des Voltigeurs de Drummondville repêché par les Red Wings de Détroit connaît une saison hallucinante avec 54 points en seulement 28 parties disputées. Même s’il est prévu qu’il jouera sur le troisième ou quatrième trio, Veleno pourra profiter du fait qu’il affrontera les moins bonnes paires défensives adverses pour s’éclater en compagnie de joueurs qui pourront combler ses exubérances offensives, si nécessaire.

Joe Veleno au camp d’entraînement des Red Wings de Détroit

Morgan Frost est un autre joueur qui, comme Veleno, subit les contrecoups de l’excessive profondeur offensive d’ÉCJ. Il évoluera aussi sur les deux derniers trios, mais sa production de 170 points lors de ses 99 derniers matchs avec Sault Ste.Marie montre ses capacités à l’attaque. Rapide et évasif, Frost va aider à diversifier l’attaque canadienne.

Enfin, soulignons la présence Jack Studnicka et de Brett Leason, deux éléments qui n’attirent pas l’attention à première vue mais qui seront déterminés à en mettre plein les yeux. Studnicka est un choix de troisième ronde des Bruins de Boston au dernier repêchage. Sans tambour ni trompette, il a été choisi capitaine des Generals d’Oshawa cette saison et prêche par l’exemple. Il a particulièrement impressionné par son aplomb lorsqu’il a joué quelques présences avec Brad Marchand et David Pastrnak à Boston, en pré-saison.

Brett Leason est le seul joueur éligible au repêchage qui n’a pas été sélectionné par une formation de la LNH. Il a connu une éclosion remarquée cette année, avec les Raiders de Prince-Albert, lui qui revendique 64 points en 31 parties cette année. Le grand centre de six pieds, quatre pouces voudra, à tout prix, montrer qu’il a la prestance pour un poste éventuel dans la grande ligue.

Une défensive solide

La brigade défensive canadienne est aussi complètement revampée. D’ailleurs, c’est un espoir de l’organisation du Tricolore qui aura la chance d’occuper un rôle primordial au sein de la défense du Canada. Il s’agit de Josh Brook, choix de deuxième ronde en 2017. Il est sorti de sa coquille lors du camp d’entraînement en pré-saison à Montréal, lui qui formait un tandem de qualité avec Xavier Ouellet. Le défenseur droitier qui joue à gauche excelle tant offensivement que défensivement et sera un des hommes de confiance de son entraîneur Tim Hunter qui est aussi, en passant, son pilote avec les Warriors de Moose Jaw dans la WHL.

Josh Brook a eu la chance de jouer quelques matchs avec les Canadiens en pré-saison

À Brook s’ajoutent les défenseurs Evan Bouchard et Noah Dobson, deux des meilleurs à leur position au Canada. Bouchard, qui a déjà joué pour les Oilers d’Edmonton cette année, est probablement le défenseur le plus complet d’ÉCJ. Ce grand gaillard peut s’accaparer des missions défensives difficiles et est capable de jouer de nombreuses minutes: le genre de joueur que tout entraîneur adore. Même s’il n’a joué que 13 parties avec London, il a déjà 18 points. Quant à Dobson, il affiche malheureusement de mauvaises statistiques avec le Titan d’Acadie-Bathurst, une formation en reconstruction après sa conquête de la Coupe Memorial. Peu importe, car ses habiletés sont connues de tous: rapidité et agilité sont au rendez-vous avec Dobson. Tout comme Bouchard, il est utilisable en toutes conditions et garde un rendement élevé peu importe son temps de jeu.

En plus des trois brigadiers précédents, Tim Hunter aura la chance de compter aussi sur Ty Smith, un excellent défenseur à caractère offensif. Lorsque la rondelle est sur la palette de son bâton, des choses magiques peuvent survenir. Avec 39 points en 28 matchs – rappel: c’est un défenseur – Smith peut faire mal à tout adversaire avec sa fluidité et son intelligence. Un défenseur sur mesure pour l’unité d’avantage numérique du Canada.

Quant aux autres défenseurs, ÉCJ montre à nouveau, une belle diversité dans ses choix. Jared McIsaac, joueur des Mooseheads de Halifax, connaîtra une année 2019 spéciale. D’abord, il a la chance de participer au tournoi hivernal et plus tard dans l’année, il participera à la Coupe Memorial avec les Mooseheads, alors qu’Halifax sera l’hôte du tournoi. Il est déjà reconnu pour sa contribution offensive (22 points en 23 matchs cette année), mais il sait pertinemment qu’il devra monter son jeu défensif d’un cran pour se faire valoir tant dans la formation canadienne que celle des Maritimes.

Ian Mitchell, de l’Université de Denver, est un ajout intrigant. Il n’est pas aussi flamboyant que ses compagnons, mais il est très fiable et ça, ÉCJ le sait. Mitchell est un leader important à Denver, surtout en cette année de transition alors que plusieurs de leurs éléments importants sont passés en ligue professionnelle. Il joue en toutes conditions et Tim Hunter pourra se servir de lui dans le cas où il voudra effectuer des changements dans sa formation. Quant au dernier défenseur sélectionné, Markus Phillips, il sera décidément l’arrière à caractère défensif de l’équipe.

Deux gardiens qui avaient beaucoup à prouver

Équipe Canada aura la chance de voir deux gardiens de grande qualité s’aligner pour leur équipe cette année. Michael DiPietro, après avoir essuyé un refus de participation l’an dernier, a élevé son jeu d’un cran et a été choisi gardien de l’année dans la OHL. Il a aussi remporté la Coupe Memorial avec les Spitfires de Windsor et tentera de mener le 67’s d’Ottawa à cette fin, pour une deuxième fois en carrière. Le gardien repêché par les Canucks de Vancouver a l’habitude des matchs importants et son expérience sera enrichissante pour l’alignement canadien.

Le second gardien – pour l’instant – est Ian Scott. Le cerbère de 19 ans a connu une saison 2017-2018 plutôt moyenne, mais a connu une évolution fulgurante avec les Raiders de Prince Albert et figure parmi les meilleurs de sa profession, toutes catégories confondues. Avec une fiche de 23-2-1, un pourcentage d’arrêt de 0.943 et une moyenne de buts alloués par match de 1.61, Ian Scott pourra très bien s’accaparer de la tâche de titulaire si DiPietro venait à faillir à la tâche.

Ian Scott a même marqué un but cette saison avec les Raiders

Bob Boughner, le prochain à partir?

Bob Boughner, le prochain à partir?

Contrairement à l’an dernier, les entraîneurs de la LNH se font remercier assez allègrement en ce premier quart de saison. Après John Stevens à Los Angeles, Joel Quenneville à Chicago, Mike Yeo à Saint-Louis et Todd McLellan à Edmonton, le prochain instructeur à perdre son emploi pourrait être Bob Boughner. 

Bob Boughner, 47 ans, a été choisi pour agir comme entraîneur-chef des Panthers de la Floride l’an dernier. Après un départ très lent, les Panthers ont connu un regain de vie à la fin de la dernière campagne pour finalement se classer au neuvième rang de l’association de l’est. Alors qu’on pouvait s’attendre à des résultats encourageants cette année, c’est plutôt le contraire qui se produit: défensive à la traîne et neuvième plus haut total de buts accordés dans la ligue et ce, en dépit du fait que les Panthers n’aient joué que 19 matchs jusqu’à présent.

La plateforme Mise-o-jeu propose d’ailleurs une cote extrêmement avantageuse de 11.00 si Boughner est bel et bien le prochain instructeur à être limogé. 

À la recherche d’un électrochoc

Avec la blessure importante de Vincent Trocheck qui complique ce début de saison déjà ardu, c’est dans ce contexte que le directeur général Dale Tallon pourrait être tenté d’apporter un changement drastique à son équipe qui est pourtant supérieure sur papier que le rendement qu’elle présente actuellement, alors que la formation floridienne pointe au 29e rang dans le circuit Bettman. À l’instar des Blues et des Kings, les deux seules équipes derrière les Panthers au classement, Tallon pourrait lui aussi renvoyer son instructeur dans l’espoir d’entrevoir un électrochoc qui réveillera ses joueurs, mais surtout qui arrivera à améliorer leur rendement défensif. Pendant ce temps, les gardiens Roberto Luongo et James Reimer voient leurs statistiques personnelles en souffrir grandement: les deux cerbères sont en voie de connaître leur pire saison en carrière en terme de pourcentage d’arrêt.

Deux vieux routiers sont disponibles

Dans cette optique, quelques candidats pourraient remplacer Boughner. Entre autres, l’excellent Joel Quenneville est actuellement disponible après avoir été renvoyé par les Blackhawks. Quenneville est l’entraîneur qui a mené Chicago à trois titres de championnat en 2010, 2013 et 2015. Justement, c’était Dale Tallon qui avait l’avait engagé en 2009 alors qu’il était directeur général de la formation de l’Illinois. Serait-il tenté de répéter l’expérience avec une jeune équipe qui fait vaguement penser à la version 2009-2010 des Blackhawks?

Sinon, les Panthers pourraient emprunter l’avenue choisie par les Oilers d’Edmonton cette semaine en convoitant les services d’un vieux routier qui n’a plus à faire ses preuves. Un certain Darryl Sutter est aussi libre. Le vétéran instructeur a mené les Kings de Los Angeles à deux coupes Stanley en 2012 et en 2014 avec un alignement composé de joueurs lourds et talentueux, deux qualificatifs qu’on pourrait utiliser pour décrire les Panthers actuels. Sous Sutter et sa rigueur en défensive, il est presque certain que les Luongo et Reimer de ce monde bénéficieront de davantage de support de la part de leurs coéquipiers.

Un contexte «favorable»

Alors que la division Atlantique est plus compétitive que ce qui était prévu, Tallon pourrait décider d’effectuer un changement rapidement en début de saison, afin d’avoir assez de temps pour rattraper les rivaux directs des Panthers. C’est à ce moment que les matchs en main qu’ils possèdent vis-à-vis leurs adversaires pourraient s’avérer critiques. De plus, les Panthers n’ont gagné qu’un seul de leurs quatre derniers matchs et bénéficieront, dès samedi, d’une séquence de huit matchs consécutifs à domicile. Un moment parfait pour qu’un nouvel entraîneur puisse imposer le système de jeu de son choix, avec des entraînements à domicile, au moment voulu et sans la fatigue indue par les vols vers d’autres villes.

Kotkaniemi dans la LNH à 18 ans: à temps plein ou pas?

Kotkaniemi dans la LNH à 18 ans: à temps plein ou pas?

Le camp d’entraînement des Canadiens de Montréal tire à sa fin, alors que la dernière rencontre préparatoire a été disputée hier. D’ici mercredi, Claude Julien décidera de l’identité des 23 joueurs qui débuteront l’année avec le grand club. Une chose est déjà certaine: Jesperi Kotkaniemi sera du nombre.

Le nom de la recrue de 18 ans qui a été le choix de première ronde (troisième au total) est définitivement sur toutes les lèvres. Personne n’est resté indifférent face à la progression intéressante du jeune joueur de centre entre le premier match du tournoi des recrues et la partie disputée contre une équipe presque complète des Maple Leafs de Toronto, mercredi dernier.

D’entrée de jeu, la plupart des gens n’accordaient aucune chance au joueur Finlandais d’entamer la saison au sein du grand club et estimaient que de le renvoyer jouer dans son pays natal, loin de la pression montréalaise, est la décision la plus logique. Match après match, Jesperi Kotkaniemi a montré ce dont il était capable, ce qui a fait en sorte que de plus en plus de gens estiment que le longiligne centre pourrait tirer son épingle du jeu dans la LNH et ce, dès maintenant.

Kotkaniemi louangé

Claude Julien est du même avis. «On en a discuté, et on a pris la décision qu’il va commencer la saison à Montréal, a annoncé Julien, après l’entraînement à Brossard. Ce sont de bonnes nouvelles pour lui et pour nous, on a été vraiment impressionnés. Il a joué beaucoup de matchs depuis le début du camp, donc c’était important de lui donner un congé ce soir pour qu’il soit prêt pour mercredi.»

Pour un joueur qui n’était pas habitué au jeu nord-américain, il a impressionné par ses qualités. D’abord, Kotkaniemi a montré son potentiel comme joueur de centre responsable. À de nombreuses reprises, il a réussi à effectuer des replis défensifs efficaces, alors qu’il se servait intelligemment de son bâton pour briser des passes ou pour subtiliser la rondelle du joueur adverse. De la même façon, ses passes lumineuses ont souvent fait mouche, spécialement en jouant avec Jonathan Drouin au sein d’un trio résolument offensif.

Maintenant qu’il a été confirmé que Jesperi Kotkaniemi entamera la saison au sein de l’unité offensive des Canadiens, nous pouvons maintenant nous interroger sur sa progression réaliste. Restera-t-il dans la métropole toute l’année ou disputera-t-il seulement neuf matchs? Pour ce faire, nous avons relevé, à fins de comparaison, les prestations passées de trois des plus récents jeunes joueurs qui ont suivi le même parcours que Kotkaniemi.

Filip Chytil, centre, Rangers de New York
Choix de première ronde (21e au total) en 2017

Filip Chytil a quelques points en commun avec Jesperi Kotkaniemi. Les deux joueurs évoluent à la position de centre et ils ont tous les deux figuré parmi les joueurs les plus jeunes à avoir été repêchés dans leur cuvée respective. Après un camp d’entraînement intrigant, Chytil a aussi bénéficié de l’essai de neuf parties avec les Rangers durant lequel il a amassé trois points.

Il a, par la suite, été rétrogradé dans la ligue américaine où il a évolué pendant le restant de l’année, montrant un rendement de 31 points en 46 matchs, ce qui est très honorable pour un joueur de 18 ans à sa première année en sol nord-américain. Chytil est un joueur électrisant, combinant vitesse et talent brut.

Lors de son premier passage dans la LNH, Chytil a montré des carences en défensive, montrant seulement un différentiel de -5. Les Rangers viennent de confirmer qu’il entamera l’année avec le grand club. Y restera-t-il? Une chose est sûre, il semble mieux outillé maintenant pour faire face au jeu de la LNH.

Jesse Puljujarvi, ailier, Oilers d’Edmonton
Choix de première ronde (4e au total) en 2016

Jesse Puljujarvi nous permet de faire une comparaison intéressante au niveau de la production de chacun des joueurs en Finlande et comment celle-ci pourrait potentiellement se transposer en sol nord-américain. L’ailier de 6’4 » a cumulé 28 points en 50 parties lors de sa dernière année complète dans la ligue professionnelle en Finlande. Quant à Kotkaniemi, sa production en termes de point/match se veut légèrement inférieure, avec 29 points en 57 parties.

Bien que Puljujarvi a pataugé entre la LNH et la AHL lors des deux dernières années, cela n’est pas nécessairement une projection des choses à venir pour Kotkaniemi. Effectivement, le joueur du centre repêché par le Tricolore était quatre mois plus jeune (né en septembre) que Puljujarvi (né en mai) lors de son année de repêchage. Cela paraît marginal, mais ces quelques mois peuvent faire une différence dans le développement d’un joueur. Justement, Kotkaniemi a connu ses meilleurs moments en fin de saison en Finlande, alors qu’il a enregistré sept points en 10 matchs. À 18 ans, contre des hommes.

Même si Puljujarvi a fait la navette entre Edmonton et Bakersfield plus souvent qu’autrement, il semble que sa place sera vraisemblablement cristallisée dans l’alignement des Oilers dès octobre, alors qu’il a fait un tabac en pré-saison.

Mikko Rantanen, ailier, Avalanche du Colorado
Choix de première ronde (10e au total) en 2015

Mikko Rantanen n’a plus besoin d’introduction. Il a connu une saison exceptionnelle l’an dernier, sa troisième dans les rangs professionnels, récoltant au passage 84 points en 81 matchs disputés. Avant la campagne 2017-2018 de l’Avalanche, Rantanen n’avait jamais connu autant de succès, alors qu’il a aussi passé pas mal de temps, lui aussi, dans le club-école à San Antonio.

À sa dernière année en Finlande, au moment de son repêchage, Rantanen a montré des statistiques presque identiques à celles de Kotkaniemi avec 28 points en 56 matchs. L’ailier a aussi profité de l’essai de neuf rencontres avec l’Avalanche. Après avoir été blanchi durant cette période, il a été envoyé dans la LAH. Ce stage lui a été bénéfique, car l’année suivante, il a obtenu 38 points dans le cadre d’une saison historiquement mauvaise avec l’Avalanche, avant d’exploser l’année dernière de manière magistrale.

Au final, qu’en est-il de Kotkaniemi?

Cet amusant exercice nous a permis de constater certaines choses:

  • D’abord, il est très rare qu’un espoir qui a joué le clair de sa carrière en Europe passe la totalité de sa première saison en sol américain, dans la grande ligue. Bien sûr, les Malkin et Ovechkin de ce monde l’ont fait, Rasmus Dahlin pourrait bien réussir l’exploit, mais on parle ici de joueurs d’exception.
  • Ensuite, on remarque qu’un passage dans la ligue américaine peut s’avérer très bénéfique pour la progression d’un jeune joueur européen. Le cas Rantanen le démontre et les joueurs comme Filip Chytil et Jesse Puljujarvi semblent montrer la même progression.
  • Ainsi, il ne faudra donc pas s’alarmer si Kotkaniemi aurait à être rétrogradé à Laval ou renvoyé en Finlande après son essai de neuf matchs en octobre. Comme pour les trois joueurs énoncés ci-haut, ce recul permet au joueur de corriger ses lacunes et de revenir plus fort et surtout, mieux outillé, pour les saisons subséquentes.

Toutefois, Jesperi Kotkaniemi est Jesperi Kotkaniemi. Même s’il montre certaines qualités comme sa rapidité et une intelligence adéquate, comme les trois autres attaquants, il sera évalué relativement à l’impact qu’il aura à la formation des Canadiens de Montréal, ce qui rend notre exercice moins représentatif.

Par exemple, il est visiblement apprécié par Jonathan Drouin et forme un potentiel duo avec l’attaquant québécois qui pourrait grandement aider la dynamique à l’attaque. Les séquences suivantes le prouvent:

D’ici là, profitons bien de sa venue. Même s’il n’arrive pas à tirer son épingle du jeu en saison régulière, sa progression à Laval ou en Finlande sera intéressante à suivre, car les chances qu’il devienne d’ici quelques années un attaquant important semblent de notre côté.

Mercedes en parfait contrôle

Mercedes en parfait contrôle

Avec quarante points d’avance sur Sebastian Vettel, Lewis Hamilton possède un avantage confortable sur son rival allemand. Un avantage qui pourrait bien s’accentuer encore en Russie alors que depuis le Grand Prix d’Italie, les Mercedes font flèche de tout bois. 

Voici les résultats de la séance de qualifications:

Ce sera donc Valtteri Bottas qui s’élancera à partir de la position de tête en Russie, sur un circuit qui lui est particulièrement favorable. Effectivement, depuis l’introduction de ce tracé au championnat mondial de Formule 1 en 2014, le pilote finlandais y a toujours éclipsé son coéquipier en qualifications. Pourra-t-il récidiver comme l’an dernier et remporter le Grand Prix de Sotchi?

Pas si vite: malgré sa formidable performance en qualifications, Bottas sera accompagné par son coéquipier et meneur au championnat du monde, le Britannique Lewis Hamilton. Ce dernier a, lui aussi, montré un rythme infernal lors de la séance du samedi après-midi, mais un virage négocié de façon brouillonne lui a coûté toute espérance de pouvoir subtiliser la pole position à son collègue. C’est donc déjà un 55e doublé en qualifications pour Mercedes, dans l’histoire, seulement sept derrière les Williams et McLaren qui en ont enregistré 62.


Ferrari à la traîne, mais espère

Du côté de l’écurie italienne, Sebastian Vettel et Kimi Raikkonen se sont qualifiés en deuxième ligne, respectivement à la troisième et à la quatrième position. Malgré leur apparente proximité sur la grille de départ, les Ferrari n’ont jamais été dans le coup lors de la séance de qualifications d’aujourd’hui. Vettel n’a pu faire mieux qu’un retard de cinq dixièmes de seconde sur Bottas, alors que Raikkonen a été relégué à plus de huit dixièmes de son compatriote. Ouch.

Toutefois, malgré la morosité palpable au sein de la Scuderia, les pilotes, en particulier Vettel, demeurent optimistes pour l’épreuve de dimanche. Il a d’ailleurs déclaré espérer profiter de l’aspiration des deux Mercedes lors de la longue portion négociée à fond avant le virage deux pour tenter de mener le Grand Prix dès le premier tour. Cela n’est pas une possibilité irréaliste; c’est ainsi que Valtteri Bottas a réussi à s’imposer au Grand Prix de l’an dernier.

À moins d’un revirement important, tout se jouera au départ de la course. Le Grand Prix de Sotchi montre un taux de dépassements relativement faible comparativement aux autres circuits à cause des nombreux virages serrés à 90 degrés que présente le tracé, surtout dans le sinueux troisième secteur. La position de meneur y sera clairement enviable.

Que feront les pilotes finlandais?

Considérant que les Red Bull, qui commenceront de la dernière ligne à cause de leurs pénalités pour changement de moteur, ne pourront s’immiscer dans la lutte lors des premiers tours du Grand Prix, les performances des deux pilotes finlandais chez Mercedes et Ferrari joueront un rôle direct sur le déroulement de la course au titre. Déjà, le grand patron de l’écurie Mercedes Toto Wolff a annoncé ses couleurs en mentionnant que tous les scénarios seront considérés pour le début de la course, incluant l’imposition de consignes d’équipe.

Le scénario idéal et réalisable dans une certaine mesure pour Mercedes est que Lewis Hamilton remporte le Grand Prix devant Bottas qui séparerait Hamilton des Ferrari. Ainsi, l’avance de Hamilton serait portée à cinquante points avec seulement cinq épreuves à compléter. Malgré tout, il serait fort douteux de voir Mercedes dire à Bottas de laisser aller Hamilton dès les premiers virages: ceci le rendrait vulnérable à la pression des Ferrari qui seront à l’attaque. En fait, tout ce que doit assurer Mercedes, c’est qu’ils ne répètent pas le désastre qui est arrivé à Ferrari en Italie. Vettel avait alors harponné Hamilton alors que ce dernier effectuait une manœuvre culottée pour dépasser celui qui s’était compromis en attaquant Raikkonen trop tôt.

Les décisions stratégiques de Mercedes et leur supériorité actuelle pourraient favoriser Hamilton et permettre un dépassement indirect du Britannique sur Bottas si ce dernier ne livre pas la marchandise en termes de rythme en course. De leur côté, il ne doivent rien brusquer: ils laisseront la stratégie venir à eux et ont le résultat de dimanche entre leurs mains, à moins qu’un pépin mécanique ne survienne.

Chez Ferrari, il ne semble pas évident que Kimi Raikkonen soit disposé à jouer le rôle de pilote auxiliaire. En Italie, il a résolument défendu sa première place au détriment de son coéquipier ce qui, au final, a grandement nuit à la cause de Vettel au championnat. Compte tenu qu’il ne commencera pas de la position de tête, mais plutôt au quatrième échelon, vous pouvez vous attendre à ce qu’il agisse de façon plus conciliante pour aider son coéquipier qui en aura grandement besoin.

Dans l’éventualité où les deux Mercedes mènent la course du début jusqu’à la première séquence d’arrêts, il est possible de s’attendre à ce que les Ferrari tenteront de s’arrêter après les deux Flèches d’Argent avec, par exemple, Raikkonen qui retient Hamilton et/ou Bottas, déjà chaussés de leurs nouveaux pneus, laissant Vettel filer à l’avant, tentant de bâtir une avance suffisante pour ressortir de son arrêt devant les Mercedes.

Le fait que les quatre premières voitures sur la grille de départ soient chaussées de gommes ultra-tendre, la gomme médiane du spectre disponible, combiné au faible niveau d’abrasion de la piste, va donner énormément de flexibilité à ces belligérants en termes de stratégie. D’ailleurs, les autres gommes disponibles pour dimanche sont l’hyper-tendre (flanc rose) et la gomme tendre (flanc jaune).

Enfin, il sera important de surveiller les voitures derrière le top 4. Les Magnussen, Ocon, Leclerc, Perez et Grosjean voudront certainement profiter de l’absence des Red Bull pour engranger davantage de points pour leur compte personnel et celui des constructeurs. Ces cinq pilotes chausseront tous la gomme hyper-tendre au départ, ce qui leur donnera plus d’adhérence lors des premiers mètres, un avantage qui pourrait être crucial à leur sort et à celui des grands ténors à l’avant. On l’a vu en Belgique alors qu’Esteban Ocon avait presque réussi à subtiliser la première place de Vettel au bout de la ligne droite de Kemmel: le phénomène d’aspiration est bien réel et, combiné à la différence de gommes au départ, pourrait causer des surprises.

Notre prédiction pour la course:

Au final, aspiration ou pas, les Mercedes seront dans le siège du conducteur pour la course de dimanche grâce à l’avantage que leur octroie leur position sur la grille de départ. Lewis Hamilton montrera un meilleur rythme que celui de Valtteri Bottas ou sera favorisé stratégiquement par son écurie et remportera le Grand Prix de Russie (cote de 1.55 sur MOJ). Auparavant en 2018, Mercedes a montré un dévouement exemplaire à la cause de son pilote numéro un et ce sera vraisemblablement le cas demain aussi.

Les cotes pour des victoires de:

  • Valtteri Bottas: 2.75 sur MOJ
  • Sebastian Vettel: 4.50 sur MOJ

Il est important de rappeler que Bottas l’avait emporté l’an dernier en partant de la troisième position, mais même dans le cas où Vettel arrivait à sauter les deux Mercedes au départ, Ferrari ne semble pas avoir le rythme pour tenir tout le long de la course devant les Mercedes.

Enfin, un mot sur les Red Bull: malgré leur départ du fond de la grille, le libre choix qu’ils peuvent faire au niveau du choix de pneumatiques au départ fait en sorte qu’au moins un des deux pilotes parmi Daniel Ricciardo et Max Verstappen pourrait être tenté de chausser la gomme tendre et tenter un relais long, puis espérer une voiture de sécurité afin de profiter d’un arrêt «gratuit. Avec le rythme qu’ils ont affiché lors des essais libres et des qualifications, un bon résultat pourrait être à leur portée.

Si vous êtes de nature à tenter des paris «un peu fous» avec un dollar ou deux, sachez que la cote pour la victoire de Verstappen ou de Ricciardo se chiffre à 80.00 sur MOJ