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Olivier Galipeau signe avec les Bruins

Olivier Galipeau signe avec les Bruins

Fraîchement sorti des rangs juniors avec une Coupe Memorial en banque, l’ancien défenseur du Titan d’Acadie-Bathurst, Olivier Galipeau, vient de signer un contrat avec l’organisation des Bruins de Boston.

Galipeau, 21 ans, a connu une saison exceptionnelle avec les Saguenéens de Chicoutimi et le Titan d’Acadie-Bathurst durant laquelle il a amassé au total 74 points, dont 25 buts, en 67 parties. Il a été, en compagnie de Noah Dobson, un des meilleurs joueurs qui figuraient au sein de l’organisation des Maritimes et a joué un rôle important dans la victoire des siens lors de l’ultime tournoi de hockey junior au pays. Il avait alors obtenu 20 points en autant de rencontres lors de la conquête de la Coupe du président de la LHJMQ avant d’en ajouter trois autres lors du championnat de la Coupe Memorial.

Le défenseur natif de Montréal n’a jamais été repêché par une organisation de la LNH. En 2016, Galipeau a été invité au camp de développement des Canucks de Vancouver, mais n’a finalement pas été retenu.

Selon Mikaël Lalancette du réseau TVA, les Canadiens de Montréal l’avaient invité pour le camp qu’allait tenir la formation montréalaise lors des prochains jours au Complexe Bell de Brossard.

Toutefois, les Bruins se sont rapidement manifestés. Ces derniers l’ont d’abord invité à leur propre camp, avant de lui offrir un contrat d’une saison de la ligue américaine, aujourd’hui même.

Bien que décevante, la décision de Galipeau peut avoir été motivée par le fait que les Bruins lui offraient immédiatement un contrat, tandis que ce n’était pas nécessairement le cas avec d’autres formations, dont celle des Canadiens. De plus, le Rocket de Laval compte déjà sur cinq défenseurs gauchers pour cette saison, chose qui aurait pu nuire aux chances de signature de Galipeau avec le Tricolore. On parle des deux nouveaux-venus tchèques David Sklenicka et Michal Moravcik en plus de Simon Bourque, Rinat Valiev et Matt Taormina.

Le portrait est sensiblement le même à Boston avec Urho Vaakanainen, Jakub Zboril, Jérémy Lauzon et Emil Johansson, sauf que les Bruins, eux, n’ont pas attendu avant de lui offrir un contrat.

Anthony Duclair, libre comme l’air?

Anthony Duclair, libre comme l’air?

Aujourd’hui est la dernière journée allouée aux directeurs généraux de la LNH pour lancer des offres qualificatives aux joueurs qui sont des agents libres avec restriction. Sur ce front, des informations venant de Chicago laissent croire que leur DG Stan Bowman ne fera pas d’offre qualificative à leur attaquant Anthony Duclair.

Anthony Duclair, 22 ans, est un ailier gauche qui a été acquis des Coyotes de l’Arizona plus tôt cette année. Il a inscrit 23 points en 56 parties cette saison (15 en Arizona et 8 à Chicago). L’information comme quoi Anthony Duclair ne recevra peut-être pas d’offre qualificative provient de Scott Power, journaliste à The Athletic. En plus de Duclair, les Hawks laisseraient aller Tomas Jurco, Michael Chaput et Adam Clendening.

Toujours selon Power, Stan Bowman aurait tenté d’échanger Duclair durant l’entre-saison, mais en vain. Ceci montre un indice de la valeur actuelle du joueur natif de Pointe-Claire sur le marché des joueurs. Il est toutefois envisageable de penser qu’une des 30 autres équipes de la ligue pourraient tenter sa chance avec le jeune ailier en lui offrant un contrat sur le marché des joueurs autonomes.

L’historique intéressant de Duclair

Marc Bergevin, le directeur général des Canadiens de Montréal, pourrait être un de ceux qui voudraient offrir un essai à Duclair. Ce dernier demeure un ailier potable doté d’une bonne rapidité, mais il devra s’améliorer surtout au niveau de la constance de son jeu. Malheureusement pour lui, sa période d’évaluation avec Chiacgo s’est arrêtée suite à ce contact avec Brad Marchand lors d’un match contre les Bruins, en fin de saison.

Il demeure que Duclair a produit généralement partout où il est passé. Au niveau junior, il a été un joueur électrisant pour les Remparts de Québec. Son séjour dans la Vieille Capitale a culminé avec une récolte de 99 points en 59 matchs lors de la saison 2013-2014. Il a aussi amassé 53 points lors de ses 99 premiers matchs dans la LNH, avec les Rangers de New York et les Coyotes de l’Arizona. Sa production a légèrement décliné par la suite, mais il est important de rappeler que Duclair n’a que 22 ans.

De plus, à Montréal, il retrouverait un complice de longue date en Max Domi. Le nouveau-venu, acquis des Coyotes en échange d’Alex Galchenyuk, a déjà connu d’excellents moments en compagnie du jeune Québécois. Par exemple, les deux joueurs ont été compagnons de trio lors de leurs participations à des tournois internationaux avec Équipe Canada. Ils ont aussi joué ensemble en Arizona lors de la saison 2015-2016, la meilleure en carrière des deux principaux intéressés.

Selon Dobber Sports, Duclair a joué avec Domi environ 40% de son temps lors de cette campagne. Justement, 26 de ses 49 points (53% de sa production cette année) ont été amassés en jouant avec le fils du célèbre pugiliste. Cette combinaison a déjà fonctionné autrefois et pourrait se remettre en marche dans des conditions plus favorables, à Montréal.

Ainsi, malgré l’abondance d’ailiers à Montréal, son ajout pourrait bien apporter un élément positif à l’attaque des Canadiens. À 22 ans, il cadrerait dans le noyau actuel du Tricolore et dans le cas où il retrouverait sa chimie avec Max Domi, le joueur et l’organisation en sortiraient grands gagnants.

Un Grand Prix de France intrigant

Un Grand Prix de France intrigant

Pour la première fois en dix ans, la France accueille une étape de championnat du monde de Formule 1 au circuit Paul-Ricard du Castellet, au sud du pays. 28 ans ont passé entre aujourd’hui et la dernière fois où des monoplaces de F1 ont parcouru le rapide circuit français.

Pour l’occasion, la journée a commencé sous une pluie intense lors de la troisième séance d’essais libres. Heureusement pour les pilotes, la pluie a cessé et seules quelques minimes averses se sont manifestées lors des qualifications, ce qui a fait en sorte que la piste était sèche en après-midi. C’est dans ces conditions que les deux Mercedes de Lewis Hamilton et de Valtteri Bottas ont réussi à se qualifier en première ligne.

Avant de poursuivre la couverture de ce qui s’est déroulé en qualifications, abordons rapidement le circuit français. Le circuit du Castellet est un circuit enchaînant longues lignes droites et courbes rapides. Après la longue ligne droite du Mistral, séparée par une chicane en son milieu, les voitures atteignent des vitesses avoisinant les 325 km/h avant de négocier le virage 10, appelé Signes, à plein régime.

Le tracé est impressionnant, certes, mais montre peu d’opportunités de dépassement, alors que la piste est relativement étroite par endroit. Effectivement, le circuit de Paul-Ricard a récemment été utilisé pour les essais privés des écuries et de Pirelli, ce qui explique la présence constante de très larges zones de dégagement. Pour ces raisons, il semble important d’avoir de bonnes qualifications afin de s’assurer d’une bonne position en course.

Pour l’occasion, Pirelli a amené ses gommes ultra-tendres (mauves), super-tendres (rouges) et tendres (jaune). La stratégie de course attendue est d’un seul arrêt et ce, malgré le haut niveau d’abrasion de la piste.

Première étape réussie pour Mercedes

Comme mentionné un peu plus tôt, les qualifications pourraient s’avérer primordiales pour la course de dimanche. Dans une telle optique, Mercedes ont tout fait pour monopoliser la première ligne et ont réussi leur mission du samedi. Lewis Hamilton a enregistré sa 75e pole position en carrière avec un temps de 1:30.032, à peine 118 millièmes de secondes plus rapide que son coéquipier Valtteri Bottas. Toute la fin de semaine, les Mercedes ont montré un rythme effarent, revigorées par le nouveau moteur qu’ils ont installé dans leurs monoplaces. La mise à jour du groupe propulseur qui devait être implantée à Montréal, il y a deux semaines, a finalement pu être installée en France. Sur un circuit aussi rapide, le changement va de soi.

Le patron de l’écurie Mercedes Toto Wolff a été éloquent après les qualifications. «Le point de mire était sur notre nouveau groupe propulseur, qui a pu être utilisé grâce à un effort exceptionnel de notre équipe à Brixworth, mais nous continuons à apprendre et à améliorer chaque partie de notre voiture. Ce travaille commence à payer,» a-t-il expliqué, optimiste pour la course de dimanche.

De l’aveu même des deux pilotes Mercedes, ils ont signé des tours «moyens» en Q3. Malgré leurs erreurs, aussi petites ont-elles été, leurs temps en qualifications et en essais libres laissent présager que leur forme sera possiblement aussi bonne en course aussi. Néanmoins, rien ne sera facile pour les Flèches d’argent. Wolff l’a bien compris, alors qu’il a mentionné que «la météo n’offre rien de certain pour demain» [NDLR: des averses isolées pourraient survenir durant l’épreuve, dimanche] tout en soulignant l’approche différente adoptée par leurs compétiteurs directs, Ferrari.

Des stratégies différentes: oui, mais… 

Parlons-en, de Ferrari. Sebastian Vettel, l’actuel meneur au championnat, s’est classé troisième pour la course après avoir affiché un retard de 371 millisecondes par rapport à Hamilton. Dans le cas des Ferrari aussi, leurs tours n’ont pas été fameux. Vettel a pu limiter les dégâts alors que Kimi Raikkonen, qui a gaffé à deux reprises, ne partira qu’au sixième échelon. Encore une fois, les Ferrari ont semblé manquer de rythme lors des essais libres, mais ils ont su remédier à la situation de brillante façon.

Contrairement à leurs compétiteurs, les deux pilotes Ferrari s’élanceront de la grille de départ chaussés de la gomme ultra-tendre, la plus performante du spectre offert par Pirelli tandis que les Mercedes et Red Bull vont partir avec les super-tendres. L’avantage de prendre le départ avec une gomme plus tendre est la meilleure performance des pneus au départ. Effectivement, les gommes les plus tendres montent plus facilement en température lors du tour de chauffe, par exemple, ce qui permet une adhérence supérieure à l’extinction des feux.

Les Ferrari se doivent donc d’avoir un bon départ et de capitaliser sur les lancements moyens potentiels des Mercedes et des Red Bull. Leur stratégie de partir sur les gommes les plus tendres nécessite un départ canon de leur part. Sinon, en restant coincé derrière les Mercedes et les Red Bull, Vettel et Raikkonen ne pourront mettre l’avantage des gommes les plus tendres à profit et les useront prématurément, à force de poursuivre leurs adversaires. Ainsi, ils seraient à risque de perdre leurs positions suite à la première séquence d’arrêts aux stands.

Peu importe la précarité de leur stratégie, Vettel demeure persuadé que les Ferrari ont leurs chances pour demain. L’écart en qualifications entre les Mercedes et les Ferrari se chiffre à quelques dixièmes de seconde au tour, mais en configuration de course, cette différence est virtuellement nulle. Le pilote allemand l’a lui-même dit en entrevue d’après-course: la Ferrari performe bien en configuration de course et le départ en ultra-tendres pourrait faire la différence pour l’écurie italienne.

L’écurie Red Bull en attente et réaliste

Malheureusement pour l’écurie au taureau rouge, la victoire ne semble pas être un objectif réaliste pour dimanche, s’il n’y a pas de précipitations au programme. Montrant la même stratégie de course que les fulgurantes Mercedes, il leur sera très difficile de les passer à la régulière. D’abord, la présence de Vettel entre les deux équipes rend la tâche plus compliquée, puis il faut dire que le déficit de puissance dû au moteur Renault n’aide pas les choses non plus.

Christian Horner, le directeur de l’écurie a simplement dit que «Mercedes est hors de portée, surtout avec les pneus qui conviennent parfaitement à leur monoplace sur cette surface.» Toutefois, il garde espoir de pouvoir se bagarrer avec les Ferrari. «Ils prendront le départ avec un différent type de pneu par rapport à nous. On espère que cette différence nous donnera des opportunités lors de la course,» a-t-il dit. Il a poursuivi en constatant que «le pneu avant-gauche subit de grandes contraintes sur ce circuit. Si le soleil et la chaleur font leur marque, il sera intéressant de voir laquelle des deux stratégies sera la meilleure.»

La tâche s’avère donc difficile pour Max Verstappen, qualifié quatrième, et Daniel Ricciardo, cinquième. Pour une écurie dont le moteur est moins puissant que celui de ses adversaires, l’importance des réglages aérodynamiques prend tout son sens. Alors qu’il était prévu que les deux pilotes Red Bull testeraient différentes combinaisons lors des essais du samedi matin, la pluie est venue contrecarrer leurs plans, les obligeant à garder leurs réglages tels quels, sans possibilité d’amélioration.

Ricciardo, par exemple, a opté pour des réglages favorisant de plus grands appuis que ceux de son coéquipier. Il sera donc légèrement désavantagé, particulièrement au niveau de la vitesse de pointe en ligne droite. Contre les Mercedes, ce choix ne pardonnera pas…à moins qu’il pleuve.

À surveiller

  • Charles Leclerc: le jeune monégasque de 20 ans a encore une fois épaté la galerie en qualifications. Il avait déjà obtenu son meilleur résultat au Canada avec une 13e place en qualifs, mais il vient d’enregistrer son premier top 8 à bord d’une modeste Sauber. Les points sont certainement à sa portée. «Hier, ce fut un désastre. La voiture n’était pas bonne et je conduisais mal. La nuit a fait son oeuvre, les ajustements ont été apportés et ce fut beaucoup mieux aujourd’hui.»

 

  • Romain Grosjean: le vétéran français n’a toujours pas le moindre point en cette saison 2018 et le temps commence à presser. Il a bien fait cette fin de semaine, affichant même le sixième temps à la fin de Q2!… avant de malencontreusement sortir de piste en Q3. Il partira dixième et pourra enfin s’offrir ses premiers points.

 

  • L’écurie McLaren: Après un début d’année encourageant, McLaren est tout simplement méconnaissable. Clairement, leur voiture n’arrive pas à suivre le rythme sur les circuits rapides comme Montréal et Paul-Ricard. Résultat: les McLaren ont été éliminées rapidement, dès Q1. Fernando Alonso a mentionné que «tout allait bien avec l’équilibre de la voiture aujourd’hui. C’est simple, nous n’étions tout simplement pas assez rapides pour passer à Q2.» Ouch.

 

Prédictions sugérées

  • Lewis Hamilton devrait aisément remporter le Grand Prix de France. (Cote de 1.35 sur MOJ, 1.44 sur Bet365)
  • Hamilton sera accompagné de Bottas sur le podium. (Cote de 1.57 sur Bet365)
  • Carlos Sainz terminera devant Nico Hulkenberg (Cote de 1.40 sur MOJ)
  • Max Verstappen terminera devant Daniel Ricciardo (Cote de 1.55 sur MOJ)
  • Sebastian Vettel terminera devant Kimi Raikkonen (Cote de 1.14 sur MOJ)
  • Pierre Gasly terminera devant Brandon Hartley (Cote de 1.22 sur MOJ)
  • Fernando Alonso terminera devant Stoffel Vandoorne (Cote de 1.22 sur MOJ)
  • Charles Leclerc terminera devant Marcus Ericsson (Cote de 1.14 sur MOJ)
Les trois gagnants de la première ronde

Les trois gagnants de la première ronde

La première ronde du repêchage de 2018 est maintenant chose du passé. Parmi les 31 équipes de la LNH qui étaient présentes sur le parterre du American Airlines Center à Dallas, trois d’entre elles se sont particulièrement distinguées. Voici les trois équipes qui, à notre avis, sont sorties grandes gagnantes de cette séance de sélection.

Les Sabres compteront sur un meneur pour longtemps

Naturellement, on ne peut pas parler des gagnants de ce repêchage sans mentionner l’identité de l’équipe qui a eu la grande chance de sélectionner le défenseur Rasmus Dahlin. Le potentiel joueur de franchise sera un fit indéniable à Buffalo, une formation qui a grandement besoin de renfort à la défensive. Alors que les Sabres alignent déjà d’excellents joueurs à l’attaque comme Jack Eichel, Casey Mittelstadt et Sam Reinhart, il leur manquait grandement de talent à la ligne bleue. Rasmus Ristolainen est très bon, mais comme il a été possible de le voir l’an dernier, il ne peut pas tout faire tout seul.

En ce sens, même si les Sabres n’ont eu qu’une seule sélection lors de la première ronde, ils figurent parmi les grands gagnants de cette première ronde. Dahlin, mesurant six pieds et deux pouces et pesant 181 livres sera donc incontestablement un atout dans l’alignement de son entraîneur-chef, le meilleur défenseur américain au chapitre des points, Phil Housley. Il va de soi qu’il lui sera un bon mentor. Attendez-vous à ce qu’il intègre déjà le top 4 de la brigade défensive des Sabres, avec un temps de jeu variant autour des 20 minutes par rencontre.

Les Sabres bénéficient aussi du 32e choix au total lors de l’ouverture de la deuxième journée du repêchage. Alors que de nombreux excellents joueurs ont été ignorés lors du premier jour, ils vont avoir le loisir de sélectionner un autre joueur qui pourra grandement affecter positivement leur formation à moyen terme.

Les Islanders ramassent les oubliés du top 10

Garth Snow n’est peut-être plus le directeur général des Islanders, mais Lou Lamoriello lui doit une fière chandelle. Grâce à la transaction qui a amené Travis Hamonic à Calgary, la formation basée à Long Island a eu le loisir d’avoir les onzième et douzième choix au repêchage de 2018. Initialement, il était prévu par la majorité des gens, tant sur lesdepisteurs.com que sur d’autres plateformes, que les Islanders pourraient éventuellement ajouter un bon centre à leur formation comme Joe Veleno ou Barret Hayton ainsi qu’un défenseur habile avec la rondelle, tel que Ty Smith. Ces deux ajouts auraient déjà été considérés excellents pour l’équipe de Lamoriello.

Mais il n’en était rien. Alors que les surprises s’accumulaient en première ronde – Hayton cinquième (!), Kravtsov neuvième – la valeur des deux choix des Islanders montait en flèche. Alors que plusieurs rumeurs faisaient état d’une transaction possible d’au moins un de ces choix afin d’obtenir un joueur qui pourra les aider immédiatement, l’administration des Islanders a pris la sage décision de conserver ces deux sélections, avec raison.

Ainsi, ils ont pu obtenir Oliver Wahlstrom, un marqueur émérite qui fait déjà trembler les gardiens adverses. Wahlstrom se voudra être un sensationnel complément à ses potentiels joueurs de centre comme John Tavares, s’il signe son prochain contrat à New York, et Mathew Barzal. En 62 parties avec la formation américaine de développement, Wahlstrom a marqué 48 buts. Son tir est d’une grande qualité et est déjà digne de celui d’un joueur de la LNH. Avec la sélection suivante, les Islanders ont jeté leur dévolu sur le défenseur Noah Dobson. Pièce maîtresse du Titan d’Acadie-Bathurst lors de leur conquête de la Coupe Memorial, Dobson s’est constamment amélioré tout au long de la campagne 2017-2018. Défenseur droitier polyvalent, denrée assez rare dans la LNH, il sera clairement un atout pour la formation de Barry Trotz très prochainement.


Oliver Wahlstrom formera potentiellement un duo dynamique avec le centre Mathew Barzal

Des plans chamboulés pour les Red Wings

Selon Brian Burke, les Red Wings lui auraient révélé qu’ils visaient initialement un défenseur avec leur premier choix, le sixième au total. À ce rang, il était très envisageable d’espérer un défenseur parmi Noah Dobson, Quinton Hughes et Evan Bouchard. Cependant, lorsque le franc-tireur Filip Zadina n’a pas été sélectionné par une des cinq équipes qui étaient placées devant les Wings, l’équipe de Ken Holland a rapidement dérogé de son plan afin de tabler sur le franc-tireur tchèque.

Zadina est un ailier droit qui a évolué avec les Mooseheads d’Halifax dans la LHJMQ en 2017-2018. Au passage, il a marqué 44 buts en seulement 57 parties et a été la recrue la plus productive du circuit Courteau. Ses performances lors du championnat mondial de hockey junior ont aussi fait écarquillé bien des yeux. Malheureusement pour lui, une fin de saison plus tiède combinée à des performances physiques décevantes au Combine à Buffalo ont fait légèrement baisser sa cote à un point tel qu’il est sorti du top 5. Peu importe pour le talentueux ailier, il désire faire mentir les équipes qui l’ont ignoré comme les Canadiens, les Sénateurs et les Coyotes.

Enfin, les Red Wings possédaient aussi le trentième choix au total, obtenu dans le cadre de l’échange de Tomas Tatar à Vegas. Alors que les choix surprenants se multipliaient, certains joueurs bien classés dégringolaient au repêchage. C’était le cas du joueur de centre montréalais Joseph Veleno. Alors que son rang de sélection projeté était aux alentours du 15e échelon, Veleno a finalement dû attendre à la toute fin de la séance pour entendre son nom de la bouche d’un directeur général ou d’un recruteur d’une formation de la LNH.

Ainsi, Veleno rejoindra une éventuelle unité offensive qui commence à avoir une allure intéressante à Détroit. En plus de Filip Zadina, les Red Wings ont sous leur main les attaquants Michael Rasmussen, Anthony Mantha, Andreas Athanasiou et Evgeny Svechnikov. Malgré son rang de sélection relativement tardif, Veleno ne s’en fait pas et est excité de poursuivre sa carrière à Détroit. «Je vais faire de mon mieux pour montrer à toutes les équipes qu’au 30e rang, tu peux faire une différence et être meilleur que tout le monde», a-t-il mentionné, immédiatement après avoir fait connaissance avec l’état-major des Red Wings.


Joe Veleno a dû attendre longtemps avant sa sélection par les Red Wings

Pour les défenseurs, Ken Holland pourra alors attendre au début de la deuxième ronde, alors qu’il fera connaître ses prochains choix aux 33e et 36e choix.

 

Dossier Ricciardo: McLaren saute dans la mêlée

Dossier Ricciardo: McLaren saute dans la mêlée

Alors que Daniel Ricciardo n’a toujours pas de contrat pour l’année 2019 et les suivantes, les rumeurs de déménagement vont bon train au sujet de l’actuel pilote Red Bull. Va-t-il poursuivre avec l’écurie autrichienne ou sautera-t-il chez la performante écurie Mercedes ou la légendaire Scuderia Ferrari? 

Le meilleur pilote agent libre depuis des lunes pourrait empocher le pactole l’an prochain. Red Bull voudra certainement le conserver afin de préserver le compétitif duo Ricciardo-Verstappen au moment où ils feront leur transition vers le moteur Honda, suite à une lourd processus décisionnel de leur part. Du côté de Mercedes, tout dépend de ce qui adviendra de Lewis Hamilton qui, lui aussi, n’a pas encore de contrat valide pour 2019. Toutefois, dans son cas, il semble qu’un accord soit grandement imminent entre le quadruple champion du monde et l’écurie allemande. La situation est identique pour son coéquipier, Valterri Bottas, mais Mercedes semble très satisfaite de ses services et de la relation harmonieuse entre les deux pilotes. La venue de Ricciardo, un pilote propre mais très compétitif, pourrait ramener des tensions au sein de l’écurie Mercedes, chose qu’ils désirent éviter depuis 2016, alors que Nico Rosberg et Lewis Hamilton ont eu maille à partir plus souvent qu’autrement.

Chez Ferrari, l’embauche de Daniel Ricciardo prendrait tout son sens. D’abord, parce que Ricciardo a des origines italiennes, ce qui est toujours un «plus» intéressant pour l’écurie du Cheval Cabré. Les derniers pilotes italiens à avoir pris le volant d’une Ferrari ont été Giancarlo Fisichella et Luca Badoer en 2009, pour remplacer Felipe Massa suite à son accident en Hongrie. Sinon, il faut remonter en 1992 avant de retrouver le dernier pilote italien régulier avec Ivan Capelli. Avec un duo Vettel-Ricciardo, Ferrari alignerait, de loin, le meilleur duo de pilotes du plateau. Il y a toutefois un hic: Sebastian Vettel apprécie grandement son coéquipier actuel Kimi Raikkonen et certaines rumeurs font état du fait que Vettel aurait un droit de veto sur son coéquipier. Pourquoi voudrait-il de celui qui l’a complètement dominé en 2014, au sein d’une écurie Red Bull qui n’en avait pourtant que pour le pilote Allemand? Enfin, il faut souligner que tout pointe vers une promotion du pilote recrue Charles Leclerc, actuellement titulaire chez Sauber, vers la grande écurie, dans quelques années. Ses performances sont telles qu’il pourrait éventuellement s’aligner pour la Scuderia en 2020. Si Ferrari n’offre qu’un contrat à court terme à Ricciardo, accepterait-il?


Charles Leclerc et Sebastian Vettel, futurs coéquipiers? 

Un invité surprise dans les négociations

Alors que tout pointe vers un renouvellement de son contrat avec l’écurie Red Bull qui vient d’annoncer qu’elle poursuivra son aventure en Formule 1 avec le moteur Honda dès 2019, d’intéressants échos font part d’une offre surprenante de la part de l’écurie McLaren. Effectivement, selon Fox Sports Australia et Sports Bild, une publication allemande, l’écurie anglaise aurait offert un contrat qui s’échelonnera sur «plusieurs années» et qui rapporterait au pilote australien, la lucrative somme de 20 millions de dollars par année. Rappelons qu’actuellement, Ricciardo a un salaire d’environ six millions, comparativement à celui de son coéquipier Max Verstappen qui en gruge dix annuellement depuis cette saison. Parmi les exigences de Ricciardo dans le cadre de ses négociations avec Red Bull, il désire au minimum le statut égal avec Verstappen, tant au niveau monétaire que sportif. Chose qui ne devrait pas être difficile à obtenir de la part de Christian Horner et de Dr. Helmut Marko.

Le problème avec l’offre de McLaren, c’est surtout l’état actuel de l’écurie. Leur dernière victoire remonte à 2012, leur dernier podium date du premier Grand Prix de 2014 et depuis, les déceptions s’accumulent. Malgré le remplacement du moteur Honda avec une unité de Renault, McLaren est à des années-lumières en termes de performances relatives à Red Bull et Renault. Pour 2019, les perspectives d’améliorations pourraient être intéressantes, considérant qu’ils auront davantage de temps pour mieux adapter leur monoplace au moteur Renault, contrairement à ce qui a été fait cette année.

Toutefois, Red Bull bénéficie clairement d’un bien meilleur châssis que celui de McLaren et sachant qu’ils opteront volontairement pour le moteur Honda dès 2019, après mûre analyse de données techniques, pourquoi Daniel Ricciardo quitterait-il? Alors que le pilote australien a clairement statué qu’il prioriserait «les chances de remporter un championnat» par rapport à l’argent, l’offre de McLaren constitue un probable coup d’épée dans l’eau. Et du côté de l’écurie anglaise, le possible départ d’Alonso pour l’Indy Car en 2019 laisserait un trou béant dans son duo de pilotes, ce qui explique pourquoi ils sont si agressifs dans le dossier Ricciardo.


Fernando Alonso sera-t-il remplacé par Daniel Ricciardo? 

Notre prévision personnelle:

  • Chez Mercedes, à moins d’une importante surprise, l’alignement reste tel quel: Lewis Hamilton prolongera son contrat actuel et Valtteri Bottas demeurera son coéquipier.
  • Chez Ferrari, les rumeurs font état qu’ils désireraient monter bientôt Charles Leclerc dans la grande écurie. Un contrat à long terme coûteux pour Ricciardo n’est pas envisageable.
  • Chez McLaren, Fernando Alonso prendra probablement sa retraite de la Formule 1 afin de compléter la Triple couronne en Indy Car dès 2019.
  • Chez Red Bull, Daniel Ricciardo demeurera au sein de l’écurie autrichienne, fort d’un lucratif accord de plusieurs années. L’administration désire le garder et l’énonce clairement.