Série espoirs – Sénateurs : une banque qui déborde!

Série espoirs – Sénateurs : une banque qui déborde!

La banque d’espoirs des Sénateurs n’était vraiment pas la mieux garnie il y a un peu plus d’un an, mais avec les nombreux échanges effectués depuis (Karlsson, Stone, Duchene, Dzingel), la formation a été en mesure de regarnir considérablement sa banque d’espoirs, au point où il s’agit de l’une des meilleures de toute la ligue, et probablement la plus profonde en futurs joueurs de la LNH. Rien que dans ce top 10, quatre joueurs sont issus directement ou indirectement de transactions effectuées dans la reconstuction entammée par Pierre Dorion, et de nombreux joueurs sont tout juste à l’extérieur de ce top 10.

1. Drake Batherson – AD – 21 ans – Repêché en 2017 (4/121)

L’ancien des Screaming Eagles du Cape Breton et de l’Armada de Blainville-Boisbriand s’est fait connaître du grand public lors du Championnat du monde de hockey junior des moins de 20 ans en 2017-18, alors qu’il avait marqué 7 buts en autant de rencontres. L’an dernier, il a fait le saut chez les professionnels de façon admirable, récoltant 9 points en 20 matchs à Ottawa et 62 en 59 avec Belleville. Batherson devrait être l’ailier droit qui récoltera le plus de temps de glace cette saison avec les Sénateurs, ses compétiteurs à droite étant Connor Brown, Bobby Ryan et Mikkel Boedker.

2. Erik Brannstrom – DG – 20 ans – Acquis des Golden Knights de Vegas

La pièce maîtresse de l’échange Mark Stone, Brannstrom a un bel avenir devant lui. Un excellent patineur, il est également très doué pour faire circuler la rondelle. Brannstrom a le pedigree d’un futur quart-arrière d’avantage numérique, ce qui ne sera peut-être pas possible à Ottawa derrière Thomas Chabot. Malgré sa petite taille, il se débrouille plutôt bien en défensive et cet aspect de son jeu devrait s’améliorer à mesure qu’il prendra de la masse musculaire. Profitant de la blessure à Christian Wolanin, Brannstrom a réussi à se tailler un poste avec les Sénateurs et devrait batailler avec Max Lajoie pour un poste sur l’avantage numérique.

3. Logan Brown – C – 21 ans – Repêché en 2016 (1/11)

Trois repêchages ont passé déjà depuis que les Sénateurs ont sélectionné Brown 11e au total en 2016. Gageons que la haut direction de l’équipe aimerait voir des signes plus encourageants d’une future dominance de Brown. Il a connu une première saison complète chez les pros plus que raisonnable, avec 42 points en 58 matchs à Belleville, mais il devra en démontrer davantage s’il doit un jour devenir un centre de top 6. Présentement derrière White, Anisimov, Tierney et Pageau dans l’organigramme des centres chez les Sénateurs, il devra sans jouer dans la Ligue américaine pour le moment, mais attendez-vous à le voir jouer dans la LNH au courant de la saison, son jeu défensif étant suffisamment aiguisé pour jouer sur les troisième et quatrième trio.

4. Jacob Bernard-Docker – DD – 19 ans – Repêché en 2018 (1/26)

Bernard-Docker a bien réussi sa transition vers la NCAA l’an dernier après deux ans dans la AJHL avec une récolte de 17 points en 36 matchs à l’Université du Dakota du Nord. Bon distributeur de rondelles, il est une présence rassurante à la ligne bleue et devrait se développer en défenseur capable d’évoluer sur les deux premières paires avec du temps de jeu sur l’avantage numérique. Le fait d’évoluer à droite augure bien pour lui, car il pourra éventuellement évoluer avec Thomas Chabot ou Erik Brannstrom lorsqu’il rejoindra la LNH, probablement dans deux saisons.

5. Lassi Thomson – DD – 19 ans – Repêché en 2019 (1/19)

Tout comme Bernard-Docker, Thomson est un défenseur qui se débrouille bien dans les deux sens de la patinoire. Excellent patineur, il est davantage reconnu pour son tir que pour ses talents de passeur. En effet, ses statistiques détonnent de ce qu’on voit habituellement chez les défenseurs. Par exemple, en 2017-18, dans la ligue junior U20 de Finlande, il a obtenu 12 buts et 15 mentions d’aide. Avec Kelowna, c’était 17 buts et 24 passes en 63 matchs. La propension de Thomson à tirer devrait en faire une arme redoutable sur l’avantage numérique aux côtés de Thomas Chabot d’ici quelques années. Depuis ses débuts cette saison au hockey professionnel dans la Liiga finlandaise, il a obtenu 2 buts et une mention d’aide en 6 matchs.

6. Joshua Norris – C – 20 ans – Acquis des Sharks de San Jose

Une des pièces importantes de l’échange Erik Karlsson, Norris a connu une bonne saison (19 points en 17 matchs) après une première saison décevante dans la NCAA (23 points en 37 matchs). Elle a toutefois été écourtée en raison d’une importante blessure subie lors du Championnat mondial junior. Norris a signé un contrat depuis et il devrait jouer pour les Sénateurs de Belleville pour la majorité de la saison. Le meilleur ami de Brady Tkachuk sera-t-il peut-être un jour, sait-on, le compagnon de trio de celui-ci? Cependant, le potentiel de Norris est davantage celui d’un centre de troisième trio extrêmement responsable défensivement, mais il n’est pas impossible qu’il se développe en un centre de deuxième trio.

7. Christian Wolanin – DG – 24 ans – Repêché en 2015 (4/107)

Une blessure subie lors du camp d’entraînement tiendra Wolanin à l’écart du jeu pour les quatre prochains mois. C’est malheureux, alors que l’entraîneur DJ Smith le voyait piloter le deuxième avantage numérique de l’équipe. À son retour au jeu, Wolanin devra peut-être batailler avec Erik Brannstrom, qui a pris sa place dans l’équipe, ainsi qu’avec Max Lajoie pour une place parmi les défenseurs réguliers. Celui qui a obtenu 12 points en 30 matchs l’an passé à Ottawa ne se qualifie presque plus comme espoir à 24 ans et après 40 matchs dans la LNH, mais il ne faut pas l’oublier, car il a prouvé en fin de saison dernière qu’il avait sa place dans la LNH, possiblement même sur une seconde paire.

8. Alex Formenton – AG – 20 ans – Repêché en 2017 (2/47)

Celui qui a surpris tout le monde en étant gardé à Ottawa à 18 ans il y a deux ans semble avoir stagné un peu. Les nombreux échanges et sélections que les Sénateurs ont effectué depuis deux ans n’ont pas non plus aidé sa place dans l’organigramme des Sénateurs. Formenton n’a cependant que 20 ans et complètera sa première saison complète chez les professionnels cette saison. L’approche des Sénateurs dans son cas sera patiente, alors que la formation regorge de joueurs d’expérience capables de jouer avec le grand club. Sa vitesse exceptionnelle et son habileté dans les deux sens de la patinoire en font un joueur quasiment assuré d’une carrière dans la LNH, mais il devra prendre de la masse musculaire pour être plus efficace à utiliser sa rapidité en combinaison avec ses 6 pieds et 2.

9. Jonathan Davidsson - AD - 22 ans - Acquis des Blue Jackets

Une des pièces de la transaction Matt Duchene, Davidsson a de quoi faire saliver les partisans des Sénateurs. Renvoyé in extremis l’an dernier en Ligue élite suédoise après un excellent camp, Davidsson a connnu une saison un peu décevante l’an dernier. Il a toutefois prouvé qu’il pouvait être un joueur important en Europe, et c’est maintenant le temps pour lui de faire de même en Amérique. Excellent patineur, il devra toutefois travailler son jeu défensif et son positionnement afin de se rendre utile dans la LNH. Une chose est sûre, c’est qu’un fabricant de jeu de sa trempe a de bonnes chances de réussir dans la LNH, surtout en considérant sa grande vitesse. On pourrait comparer son style de jeu à celui de Marcus Johansson.

10. Shane Pinto - C - 18 ans - Repêché en 2019 (2/32)

Le gros centre a été sélectionné un peu hâtivement au dernier repêchage. Selon notre classement final des espoirs, il se trouvait au 67e rang. La confiance des équipes envers les joueurs varie cependant beaucoup, et il semble que les Sénateurs ont vu quelque chose qu’ils aimaient énormément chez Shane Pinto. S’il n’a pas le plus élégant des coups de patin, il a en revanche une bonne accélération et est capable de battre les défenseurs de vitesse. Il un tir précis quoique pas foudroyant, et des habiletés offensives au-dessus de la moyenne en général. Son bon positionnement autour du filet en fait un joueur dangereux dans cette zone. Son jeu défensif est quelque peu lacunaire, ce qui pourrait le pousser vers l’aile plutôt que le centre dans la LNH.

En regardant ce top 10, on s’aperçoit que les Sénateurs ont une banque très bien balancée, avec peut-être une faiblesse entre les deux poteaux. Cependant, les Sénateurs peuvent compter sur deux très bons espoirs à ce niveau en Filip Gustavsson et Mads Sogaard, et Joey Daccord et Marcus Hogberg font également partie des gardiens encore jeunes qui pourraient se tailler une place à moyen terme. Gageons cependant que les Sénateurs aimeraient avoir un dauphin à Craig Anderson qui soit mieux défini qu’actuellement. Outre les gardiens, les Sénateurs comptent également sur de nombreux espoirs proches de la LNH tels que Rudolfs Balcers, Vitaly Abramov et Filip Chlapik. Chlapik sera des 22 joueurs retenus par les Sénateurs pour débuter la saison, alors que Balcers est sur la liste des blessés.
Série espoirs – Rangers : tellement de talent!

Série espoirs – Rangers : tellement de talent!

Quand Jeff Gorton a annoncé que les Rangers entraient dans une période de reconstruction vers la date limite des transactions l’an dernier, force est d’admettre que peu voyaient un retournement de situation si rapide pour les Rangers. Forts des acquisitions d’Artemi Panarin et Jacob Trouba, ainsi que du repêchage de Kaapo Kakko, il ne semble pas improbable de voir les Rangers renouer avec les séries éliminatoires dès cette année. Quoi qu’il en soit, il y aura un influx majeur de jeunesse cette saison, alors qu’une grande partie des joueurs listés ici évolueront dans la LNH cette saison, du moins pour quelques matchs.

1. Kaapo Kakko – AD – 18 ans – Repêché en 2019 (1/2)

Après avoir terminé dans le top 10 des meilleurs buteurs de la Liiga finlandaise à son année de repêchage, Kaapo Kakko n’a plus rien à prouver en Europe. Il s’amène à New York où on s’attend à le voir occuper un rôle de premier plan sur l’un des deux premiers trios des Rangers dès maintenant. Kakko a un contrôle hallucinant de la rondelle. C’est un joueur très intelligent qui semble ralentir le jeu autour de lui. Les Rangers ont eu la main heureuse en obtenant le deuxième rang au repêchage nécessaire pour repêcher Kappo Kakko, car il a le potentiel d’agir comme joueur de concession pour la formation new-yorkaise.

2. Vitali Kravtsov – AD – 19 ans – Repêché en 2018 (1/9)

Un autre gros ailier droit, Vitali Kravtsov sera dans une situation intéressante à New York. Il sera derrière son compatriote Pavel Buchnevich ainsi que Kappo Kakko à droite dans l’alignement des Rangers, ce qui lui permettra de débuter sa carrière sans trop de pression, probablement sur la troisième ligne. Kravtsov est le genre de joueur capable de bien performer dans un rôle secondaire, ce sera donc intéressant de voir s’il pourra aider à faire des Rangers une équipe comptant trois lignes capables de contribuer offensivement.

3. Igor Shestyorkin – G – 23 ans – Repêché en 2014 (4/118)

Les fans des Rangers attendaient ce moment avec impatience: c’est cette année qu’Igor Shestyorkin fait le saut en Amérique. N’ayant plus rien à prouver après une saison de 0,953% d’efficacité (!!!) avec le SKA St. Petersburg dans la KHL, Shestyorkin débutera vraisemblablement la saison à Hartford, mais pourrait rapidement éclipser l’autre jeune cerbère des Rangers, Alexandar Georgiev, et partager le filet avec le vétéran Henrik Lundqvist. La seule chose qui pourrait lui nuire dans la LNH d’aujourd’hui est sa relative petite taile (6 pieds un pouce), mais compte tenu de tout ce qu’il a prouvé dans la KHL, il est fort probable que les Rangers tiennent bel et bien l’héritier de Lundqvist, et au moment parfait alors qu’il reste seulement deux ans de contrat à King Henrik.

4. K'Andre Miller – DG – 19 ans – Repêché en 2018 (1/22)

Converti d’ailier à défenseur il y a quelques années, ce grand défenseur offensif travaille présentement à raffiner son jeu défensif à l’Université du Wisconsin, où il a connu une bonne première saison. Son potentiel est d’évoluer sur une des deux premières paires, car il un bon coup de patin pour un défenseur de sa taille et un bon sens du hockey. Il a également pris beaucoup de muscle au cours de la dernière année, ce qui fait en sorte qu’il a déjà un gabarit idéal pour jouer dans la LNH. Une fois qu’il aura pris confiance en son jeu défensif, attendez-vous à voir son jeu offensif fleurir davantage.

5. Adam Fox – DD – 21 ans – Repêché en 2016 (3/66)

Acquis des Hurricanes en retour d’un choix de deuxième ronde et d’un choix conditionnel de troisième ronde, Adam Fox est fin prêt pour la LNH. Il a passé trois saisons à Harvard, où il a obtenu pas moins de 48 points en 33 matchs à sa dernière saison, soit 17 de plus que son plus proche coéquipier. Il s’amène à New York avec un poste presque assuré sur l’avantage numérique et la deuxième paire défensive. Il remplacera avec brio Neal Pionk, échangé à Winnipeg pour un autre droitier, Jacob Trouba.

6. Yegor Rykov – DG – 22 ans – Repêché en 2016 (5/132)

L’ancien coéquipier d’Igor Shestyorkin au SKA St. Petersburg a connu une saison décevante l’an dernier au sein du HK Sotchi. Il tentera de se racheter à ses débuts nord-américains cette saison. Un excellent patineur, il compte également sur un bon gabarit et d’excellentes habiletés défensives avec son bâton. C’est surtout les habiletés défensives de Rykov qui risquent de l’aider à se tailler une place avec les Rangers dans un futur rapproché, mais il n’est pas pour autant un trou noir offensivement. Attention toutefois à son développement, car son contrat contient une clause échappatoire après un an, donc si la transition s’avère difficile, il se pourrait que Rykov s’en retourne définitivement en Russie.

7. Nils Lundkvist – DD – 19 ans – Repêché en 2018 (1/28)

On en espérait un peu plus de la part de cet habile distributeur de rondelles la saison dernière, mais il a encore beaucoup de temps pour s’améliorer avant de faire le saut en Amérique. À seulement 19 ans, il est déjà une pièce importante de la défensive de Lulea HF dans la ligue de Suède, et il compte 3 passes en 4 matchs jusqu’à présent cette saison. La question est davantage organisationnelle dans son cas, à savoir s’il saura se tailler une place derrière les Jacob Trouba, Adam Fox et Tony DeAngelo à droite, les deux derniers répondant à des besoins semblables que ceux auquel répond Lundkvist. Le côté gauche est cependant beaucoup plus garni, donc il aura moins de compétition à moyen terme.

8. Matthew Robertson – DG – 18 ans – Repêché en 2019 (2/49)

D’excellentes habiletés à contrôler et dégager la rondelle dans sa propre zone, un gabarit imposant, un coup de patin au dessus de la moyenne, vraiment, Matthew Robertson a tout pour réussir dans la LNH. Il est également capable de produire offensivement, mais son jeu professionnel se concentrera sur la défensive. S’il atteint son plein potentiel, il pourrait s’avérer une trouvaille semblable à Brandon Carlo avec un jeu offensif un peu supérieur, mais il devra raffiner son jeu un peu plus longtemps que ce dernier avant de faire le saut chez les professionnels.

9. Libor Hajek – DG – 21 ans – Repêché en 2016 (2/37)

Acquis dans la méga transaction qui a envoyé Ryan McDonagh au Lightning, Libor Hajek a connu une saison difficile l’an dernier à Hartford, où le va-et-vient constant des joueurs a causé beaucoup d’instabilité. Cependant, en cinq matchs avec les Rangers, il a marqué un but et beaucpup impressionné. Celui qui est pressenti pour évoluer à gauche sur la troisième paire de l’équipe cette année devra se battre pour un poste avec quelques autres espoirs, mais le poste sera le sien s’il démontre de bonnes choses au camp. À moyen terme, il devra prendre du galon cependant, car la compétition sera féroce pour les postes à gauche dans les prochaines années.

10. Zac Jones – DG – 18 ans – Repêché en 2019 (3/68)

Un petit défenseur offensif avec un maniement de la rondelle à couper le souffle, Zac Jones prendra le chemin de UMass-Amherst cette saison après une récolte de 52 points en 56 matchs avec Tri-City l’an dernier dans la USHL. Il s’agit d’un projet à moyen terme, mais Jones est rempli d’un talent qu’il aura toute la latitude d’apprendre à mieux exprimer dans la NCAA en attendant son tour chez les professionnels. Celui qui aime se comparer à Torey Krug est davantage un passeur dans la zone offensive, où il peut vraiment mener le jeu. Dans une LNH qui laisse de plus en plus de place et qui dépense de plus en plus d’argent pour des défenseurs capables de distribuer la rondelle et d’assumer un rôle de quatrième attaquant, on n’a pas trop à s’en faire pour Jones malgré la présence de défenseurs offensifs comme Brady Skjei, Adam Fox, Tony DeAngelo et K’Andre Miller dans l’organisation.

On constate donc une force certaine des Rangers à l’aile droite et en défensive, où l’avenir semble assuré. Avec Shestyorkin qui bataillera Alexandar Georgiev pour hériter éventuellement du poste d’Henrik Lundqvist, on peut dire que l’avenir est également assuré dans les buts. C’est surtout au centre qu’il y a un léger manque, mais des espoirs qui auraient pu se faufiler dans notre top 10, comme Morgan Barron ou Karl Henriksson font en sorte qu’il y ait tout de même une certaine profondeur au centre, alors que les Rangers compteront sur Mika Zibanejad, Filip Chytil, Brett Howdon et Lias Andersson à long terme.

Blue Jackets : décimés par les transactions

Blue Jackets : décimés par les transactions

La banque d’espoirs des Blue Jackets paraissait plutôt bien l’an dernier, mais l’échange massif de choix et d’espoirs à la date limite des transactions a affaibli considérablement leur banque d’espoirs. Vitaly Abramov et Jonathan Davidsson, deux joueurs qui se seraient classés dans ce top 10, sont partis à Columbus dans l’échange Duchene, tout comme le 1er choix de l’équipe en 2019. En tout, les Blue Jackets n’ont parlé que trois fois au repêchage 2019, et aucune fois dans le top 100. Aucune sélection de 2019 n’a percé le top 10 déjà affaibli par les échanges. Et ce n’est pas tout! Les Blue Jackets ont également transigé leurs choix de 2e ronde en 2020 et 2021 pour obtenir quelques matchs de Ryan Dzingel. Vraiment, le all-in de Jarmo Kekäläinen aura des conséquences à long terme sur la banque d’espoirs des Blue Jackets. Voyons néanmoins ce qu’il reste toujours à Columbus et s’il y a un peu d’espoir pour les partisans des Jackets.

1. Alexandre Texier – C/AG – 19 ans – Repêché en 2017 (2/45)

Le hockeyeur d’origine française n’a même pas encore le droit de boire du vin en Ohio, et pourtant, on s’attend à ce qu’il évolue dans le top 9 à Columbus cette saison. Rapide, excellent avec la rondelle, Texier pourrait même se tailler une place sur un des deux premiers trios après le départ de plusieurs gros morceaux, notamment Artemi Panarin, Matt Duchene et Ryan Dzingel. Pas mal pour un attaquant qui n’a que 10 matchs sous la cravate en LNH (3 buts, une mention d’aide) et 18 au total en Amérique du Nord. Texier a toutefois le talent pour réaliser ce défi.

2. Emil Bemstrom – AD – 20 ans – Repêché en 2017 (4/117)

Le jeune attaquant suédois a explosé offensivement en 2018-19, terminant au sommet des marqueurs de la Ligue élite suédoise avec 23 buts en 47 rencontres, et au 14e rang au niveau des pointeurs. Il s’agit d’une saison remarquable pour un joueur de moins de 20 ans, alors que sa performance est comparable à celles de Peter Forsberg, Daniel Sedin et Elias Pettersson au même âge. Bemstrom est fin prêt pour l’aventure nord-américaine et devrait évoluer à Columbus dès cette saison. Il y a des interrogations à y avoir, notamment sur son style de jeu unidimensionnel, mais son flair pour le filet est quelque chose qu’on ne peut enseigner.

3. Elvis Merzlikins – G – 25 ans – Repêché en 2014 (3/76)

Il est toujours un peu controversé de mettre un joueur de 25 ans dans les meilleurs espoirs d’une équipe, mais dans le cas de Merzlikins, la voie est grande ouverte afin qu’il bataille pour le poste de numéro 1 dès cette année à Columbus. Son principal adversaire, Joonas Korpisalo, a été très constant à donner des performances ordinaires lors des trois dernières saisons comme réserviste à Sergei Bobrovsky et ne représente en rien une option viable au poste de gardien partant. Merzlikins, lui, s’amène après six saisons dominantes dans la National League, en Suisse. Quand on pense à la transition remarquable qu’a eu Jonas Hiller de la Suisse à la LNH, on se dit qu’il est bien possible que Merzlikins ait un parcours semblable.

4. Vladislav Gavrikov – DG – 23 ans – Repêché en 2015 (6/159)

Le gros défenseur russe a fait ses débuts dans la LNH lors du match 5 de la demi-finale d’association contre Boston l’an dernier. Avec des blessures à Ryan Murray et Markus Nutivaara, il s’est immédiatement taillé une place à gauche de David Savard, sur la deuxième unité défensive. Gavrikov joue du bon hockey dans les deux sens de la patinoire et n’a pas peur de jouer un style de jeu physique, ce qui concorde avec le style des Blue Jackets. Il lui sera difficile de déclasser Murray et Nutivaara s’ils sont en santé, mais il pourrait voir du temps comme 6e défenseur cette année. Dans l’éventualité où tout le monde serait en santé, toutefois, il pourrait bien commencer la saison à Cleveland avec les Monsters.

5. Liam Foudy – C – 19 ans – Repêché en 2018 (1/18)

À sa première année après sa sélection en 1ère ronde, Foudy a connu une bonne saison, mais sans exploser offensivement pour autant. Son excellent coup de patin et son excellent tir (36 buts la saison dernière) en font toutefois un espoir très intrigant à moyen terme. On s’interroge toutefois sur sa capacité de jouer au centre dans la LNH. Pour ce faire, il devra améliorer son efficacité sur les mises en jeu et son jeu physique.

6. Daniil Tarasov – G – 20 ans – Repêché en 2017 (3/86)

Un autre espoir russe et un autre gardien dans l’arsenal des Blue Jackets, Tarasov s’amène cette saison dans la Liiga finlandaise après des saisons dans la MHL et la VHL en Russie. À Ässät, il partagera le filet avec le vétéran Sami Aittokallio, qui a évolué très brièvement avec l’Avalanche. Il est difficile de prédire qui des deux cerbères obtiendra le rôle de partant, mais Tarasov a tout ce qu’il faut après avoir dominé avec le Toros de Neftekamsk en deuxième ligue russe.

7. Andrew Peeke – DD – 21 ans – Repêché en 2016 (2/34)

Après avoir passé les trois dernières saisons à Notre Dame University, dans la NCAA, dont la dernière en tant que capitaine, Andrew Peeke s’amène à Cleveland où il pourra continuer de raffiner son jeu. à 6 pieds 3 pouces, il est gros, mais demeure mobile. Son potentiel est de devenir un défenseur de deuxième paire physique et capable de jouer plus de 20 minutes par match.

8. Veini Vehviläinen – G – 22 ans – Repêché en 2018 (6/173)

Après deux saisons à dominer dans la Liiga finlandaise, Vehviläinen s’amène en Amérique, où il pourrait très bien batailler pour un poste dans la LNH. Il s’agit de tout un revirement de situation pour le cerbère, qui a été ignoré à trois reprises au repêchage avant d’être repêché par son compatriote, Jarmo Kekäläinen. Le principal obstacle pour Vehviläinen est sa taille, lui qui ne mesure que 6 pieds un pouce, ce qui est considéré petit de nos jours pour un gardien.

9. Kirill Marchenko - AD - 19 ans - Repêché en 2018 (2/49)

Le gros attaquant russe a un talent fou! Un excellent coup de patin, un tir menaçant et des habiletés offensives vraiment intéressantes capables de lui valoir une place dans le top 6 d’une équipe de la LNH. Toutefois, il lui faudra améliorer son jeu défensif et son travail dans les coins afin de devenir un joueur complet au prochain niveau. Son évolution sera à surveiller cette année alors qu’il a gradué l’an passé de la ligue junior russe, la MHL, à la VHL, où il a connu peu de succès avec seulement trois points en 23 matchs. Cette année, il devrait mieux se débrouiller en VHL, comme le laissent présager ses deux buts à son premier match de la saison.

10. Trey Fix-Wolansky – AD – 20 ans – Repêché en 2018 (7/204)

Le diminutif attaquant doit à sa taille (5 pieds 7 pouces) le fait d’avoir été sélectionné seulement en 7e ronde lors du repêchage 2018, après avoir été complètement ignoré en 2017. Ses 89 pts en 2017-18 et 102 pts en 2018-19 démontrent toutefois un talent offensif certain, qu’il jumelle avec une vitesse et un talent offensif au-dessus de la moyenne. S’il est petit, Fix-Wolansky n’en est pas moins excellent défensivement et plutôt physique, se battant même à l’occasion. Celui qui était capitaine des Oil Kings d’Edmonton la saison dernière rejoindra Cleveland cette année, où il aura la place pour démontrer tout son talent après l’échange de nombreux espoirs par les Blue Jackets la saison dernière.

On voit donc que les Blue Jackets comptent tout de même sur une banque d’espoirs intrigants, avec quelques joueurs qui ont un potentiel très haut. La banque de gardiens, particulièrement, est probablement la plus forte de la ligue, ce qui a de quoi rassurer les partisans éplorés par le départ de Bobrovsky. Il n’en demeure pas moins qu’à part dans les buts et à l’aile, il y a peu d’espoirs ayant un solide potentiel, et on se doit d’espérer que la faible moyenne d’âge des Blue Jackets compensera un peu pour cette banque dégarnie. On aurait également pu parler d’espoirs comme Kevin Stenlund et Gabriel Carlsson, qui ont déjà obtenu un peu de temps de jeu dans la LNH et auront certainement la chance d’y rejouer cette année avec les nombreux départs.

Série espoirs – Bruins : manque de punch!

Série espoirs – Bruins : manque de punch!

Il y a quelques années de cela, les Bruins comptaient sur une des meilleures banques d’espoirs de la LNH. La reconstruction rapide entamée par Sweeney, qui avait échangé Milan Lucic et Dougie Hamilton pour une pléthore de choix, y était pour beaucoup. Voilà maintenant qu’après la graduation de Pastrnak, McAvoy, Carlo, DeBrusk, Heinen, Bjork et Grzelcyk, les Bruins se retrouvent avec une banque plutôt dégarnie. Cette situation est amplifiée par le faible nombre de sélections et le positionnement au repêchage des Bruins, qui n’ont repêché que deux fois dans le top 75 lors des deux dernières séances de repêchage. La banque des Bruins demeure néanmoins profonde, bien qu’elle manque de talent brut.

1. Urho Vaakanainen – DG – 20 ans – Repêché en 2017 (1/18)

Le jeune défenseur a déjà démontré qu’il peut se défendre contre des hommes et jouer plus de 25 minutes par match dans sa Finlande natale. Ses chances de percer avec le grand club ont été anhilées dès son deuxième match l’an passé, alors qu’il a été violemment assommé par Mark Borowiecki. Vaakanainen a toutefois connu une bonne saison écourtée à Providence et devrait batailler pour un poste à Boston au camp. Vaakanainen ne sera jamais un défenseur ultra offensif, mais a un potentiel de défenseur top 3 capable de jouer des minutes importantes, notamment à court d’un homme.

2. Jack Studnicka – C – 20 ans – Repêché en 2017 (2/53)

Les comparaisons les plus élogieuses en font un futur Patrice Bergeron. Il est vrai que Jack Studnicka est un jeune centre talentueux et responsable dans les deux sens de la patinoire. L’ancien capitaine des Generals d’Oshawa a un excellent sens du hockey et un flair indéniable pour le filet, comme le témoignent ses 24 buts en 30 matchs après avoir été échangé aux IceDogs la saison dernière. Certains prédisent que le droitier obtiendra le poste vacant dans le top 9 des Bruins, poste qu’il disputera notamment à Karson Kuhlman, Zach Senyshyn, Anders Bjork et Peter Cehlarik.

3. John Beecher – C – 18 ans – Repêché en 2019 (1/30)

Le gros américain correspond au style d’avant que Don Sweeney recherche: il est costaud, mais suprenamment rapide, à l’image de Sean Kuraly, par exemple. La comparaison s’arrête là, toutefois, car en plus d’être efficace défensivement et dans les coins, Beecher est un avant plutôt habile dont les statistiques reflètent son utilisation avec le programme américain. L’an prochain, il évoluera à l’Université du Michigan, où il devrait avoir toute la latitude pour exprimer son talent offensif.

4. Trent Frederic – C – 21 ans – Repêché en 2016 (1/29)

La sélection de Trent Frederic avec causé des remous en 2016 à Boston, un an après les sélections controversées de Jake DeBrusk et Zach Senyshyn. Le sélectionneur Keith Gretzky avait avoué ne pas considérer Frederic comme un joueur de top 6, ce qui avait provoque l’ire des partisans des Bruins et l’hilarité générale. Trois saisons plus tard, Frederic ne semble effectivement pas voué à évoluer sur la deuxième ligne de façon permanente, mais sera à tout le moins un joueur de troisième ligne au-dessus de la moyenne et jouera dans la LNH à coup sûr.

5. Jakub Lauko – AG – 19 ans – Repêché en 2018 (3/77)

Le jeune tchèque Jakub Lauko a un talent brut impressionnant pour une sélection de 3e ronde. Il est probablement l’espoir des Bruins avec le plus haut plafond. Il est extrêmement rapide et possède d’excellentes habiletés offensives. Malgré cela, Lauko est considéré comme un projet à moyen terme, car il doit prendre un peu de masse musculaire avant d’entrer chez les pros en Amérique. Il tentera de continuer sur sa lancée après une bonne saison recrue à Rouyn-Noranda, où il a remporté la coupe Memorial.

6. Jérémy Lauzon – DG – 22 ans – Repêché en 2015 (2/52)

Ce n’est qu’une question de temps (ou d’opportunité?) avant que Jérémy Lauzon ne se taille une place dans la LNH. L’Abitibien a déjà le gabarit pour y jouer et a prouvé à trois reprises la saison dernière qu’il pouvait jouer plus de 20 minutes par match. Si Lauzon est solide défensivement, il ne faut pas s’attendre à des miracles de sa part offensivement au prochain niveau, lui qui peine déjà à s’inscrire au pointage dans la Ligue américaine.

7. Oskar Steen – C/AG – 21 ans – Repêché en 2016 (6/165)

Le diminutif attaquant suédois a connu une véritable éclosion lors de la dernière saison. Il a terminé au 10e rang des pointeurs de la Ligue élite suédoise, où il a également impressionné de par son jeu défensif responsable. Avec un contrat en poche avec les Bruins, l’explosif attaquant devrait débuter la saison 2019-20 à Providence afin de se familiariser avec le jeu nord-américain.

8. Jakub Zboril – DG – 22 ans – Repêché en 2015 (1/13)

Le défenseur tchèque évolue à Providence depuis maintenant deux saisons et ne cesse de s’améliorer, n’en déplaise à ses détracteurs. Zboril joue bien dans les deux sens de la patinoire, mais c’est surtout son style de jeu physique qui risque d’en faire un favori de la foule à Boston. Son potentiel offensif dans la LNH est plutôt limité, mais il est tout de même capable de distribuer les rondelles en évoluant sur une troisième paire ou, si tout se passe pour le mieux pour lui, une deuxième paire.

9. Zach Senyshyn - AD - 22 ans - Repêché en 2015 (1/15)

Un espoir suspect, un projet à long terme, Zach Senyshyn fait son petit bonhomme de chemin dans la Ligue américaine depuis maintenant deux ans. S’il est maintenant clair qu’il n’atteindra jamais le niveau d’un Barzal ou d’un Connor, Senyshyn a toujours le potentiel d’un marqueur de 25 à 30 buts dans la LNH. Toutefois, il a définitivement stagné l’an passé dans une équipe de Providence moyenne, où il évoluait sur le troisième trio. En deux matchs à Boston, toutefois, il a impressionné. Quel Senyshyn se présentera au camp des Bruins? Ça reste à voir.

10. Axel Andersson – DD – 19 ans – Repêché en 2018 (2/57)

On complète le top 10 des Bruins avec un défenseur suédois qui est la réponse droitière à Torey Krug et Matt Grzelcyk. Don Sweeney doit fantasmer à l’idée de voir ce projet de défenseur offensif se concrétiser, ce qui lui permettrait à moyen terme d’aligner un côté droit extrêmement bien balancé avec McAvoy, Carlo et Andersson. Toutefois, il demeure beaucoup de points d’interrogation dans le jeu d’Andersson, qui s’alignera, si les rumeurs sont justes, avec les Wildcats de Moncton en 2019-20.

Mentionnons également les noms de Kyle Keyser, un gardien floridien signé comme agent libre qui semble être le dauphin de Tuukka Rask pour le moment, ainsi que de Karson Kuhlman et Peter Cehlarik, deux attaquants qui ont déjà de l’expérience dans la LNH et qui devrot monter leur jeu d’un cran afin de se tailler un poste régulier.

Les Bruins comptent donc sur une banque variée, mais composée surtout de joueurs au potentiel certain mais bas, comme Frederic, Lauzon et Zboril, et de joueurs qui ne joueront pas dans la LNH s’ils n’atteignent pas leur potentiel, comme Lauko, Steen, Senyshyn ou Andersson. Il y a une faiblesse notoire à droite, où seulement Senyshyn, Andersson et Kuhlman affichent un certain potentiel à moyen terme. Il y a matière à s’inquiéter pour l’aile droite en particulier, où seulement Pastrnak est assuré d’un poste pour les prochaines saisons. En résumé, la banque d’espoirs des Bruins manque cruellement de punch, et avec un noyau vieillissant, il y a de quoi s’inquiéter à court et moyen terme.

Hurricanes c. Bruins : la jeunesse contre l’expérience

Hurricanes c. Bruins : la jeunesse contre l’expérience

La dernière fois qu’ils ont fait les séries, en 2009, les Hurricanes ont infligé une défaite crève-coeur aux Bruins lors d’un 7e match chaudement disputé. C’est la peste Scott Walker qui avait annihilé les espoirs des Bruins en prolongation. Dix ans plus tard, il ne reste plus personne à Raleigh qui était là en 2009, si ce n’est que Rod Brind’Amour, le capitaine devenu entraîneur des Hurricanes. Pour les Bruins, gageons que Patrice Bergeron, David Krejci et Zdeno Chara se souviennent très bien de cette défaite amère. Quoi qu’il en soit, dix ans plus tard, le scénario est très semblable. Les Bruins sont parmi les favoris alors que les Hurricanes surprennent avec des séries éliminatoires impeccables jusqu’à maintenant. Lorsqu’on compare les deux équipes, on se rend vite compte que les Hurricanes comptent sur un alignement extrêmement jeune. La grande majorité des joueurs des Hurricanes n’étaient même pas dans la ligue il y a cinq ans, autant à l’attaque qu’en défensive. En fait, Justin Williams et Jordan Staal sont les deux seuls patineurs à avoir plus de 27 ans. Il y a donc certains points d’interrogation du côté des Jerks, mais le jeu inspiré de joueurs de soutien tels Warren Foegele, Lucas Wallmark et Brock McGinn a considérablement solidifié l’attaque des Hurricanes. Ils pourront également compter sur les retours prochains de Micheal Ferland et Saku Maenalanen, qui viendront appuyer Sebastian Aho, Teuvo Teravainen, Nino Niederreiter et Andrei Svechnikov dans ce qui s’avère être un solide groupe d’avants. Les Bruins comptent sur un groupe assez semblable à l’attaque, avec peut-être un peu plus de mordant sur la première ligne. La Perfection Line composée de Bergeron, Brad Marchand et David Pastrnak s’est mise en marche lors des matchs 4 et 5 contre Columbus, permettant aux Bruins d’amorcer une séquence de trois victoires pour remporter la série. Les Bruins ont obtenu de l’aide de leurs quatre trios afin de vaincre Columbus, et s’ils continuent de tirer autant de David Krejci, Charlie Coyle, Marcus Johansson et leur solide quatrième ligne menée par Sean Kuraly, les Bruins seront difficiles à vaincre. Même David Backes s’est remis en marche avec 3 points lors de ses trois derniers matchs. Une meilleure production des jeunes Danton Heinen et Jake DeBrusk serait sans doute appréciée par l’entraîneur Bruce Cassidy. En défensive, les Hurricanes comptent surtout sur Justin Faulk, Jaccob Slavin et Brett Pesce, alors que Dougie Hamilton, Calvin de Haan et Haydn Fleury obtiennent des minutes un peu plus faciles. Les Bruins seront sans Charlie McAvoy, suspendu pour le match 1 entre les deux équipes. C’est Steven Kampfer qui le remplacera dans l’alignement à droite de Matt Grzelcyk, alors que les Bruins donneront de grosses minutes à Connor Clifton à la droite de Zdeno Chara pour commencer la série. Lorsque tout le monde est de la partie, cependant, le top 4 des Bruins est très solide, avec Chara, McAvoy, Torey Krug et probablement le pilier de la défensive en l’absence de McAvoy, le surprenant Brandon Carlo. L’affrontement sera peu orthodoxe dans les filets alors que Curtis McElhinney va vraisemblablement amorcer la série pour les Hurricanes en l’absence de Petr Mrazek. McElhinney a très bien fait contre les Islanders, mais continuera-t-il son bon travail contre les Bruins, qui comptent sur un Tuukka Rask au sommet de son art? Dans les filets, difficile de ne pas donner l’avantage aux Bruins. En fait, la logique nous dicte que cette série sera facile pour les Bruins, mais s’il y a bien une chose que nous avons apprise dans ces séries éliminatoires, c’est que la logique ne vaut rien lorsqu’une équipe est sur une lancée et les Hurricanes ont remporté leurs six derniers matchs. Néanmoins, je ne peux m’empêcher de croire que les Bruins, plus expérimentés et plus talentueux, l’emporteront en six rencontres.