Blue Jackets c. Lightning : quel défi pour les favoris?

Blue Jackets c. Lightning : quel défi pour les favoris?

Si on savait depuis environ décembre que le Lightning allait gagner le trophée des Présidents remis à la meilleure formation en saison régulière dans la ligue nationale, l’identité de leur adversaire n’a été connu qu’au dernier jour d’activité. Les Blue Jackets ont tout tenté en fin de saison, finissant sur une bonne note avec sept victoires en huit matchs, mais au final, ils se retrouveront tout de même face au puissant Lightning de Tampa Bay au premier tour éliminatoire, ayant été coiffés au fil d’arrivée par les surprenants Hurricanes.

Sur papier, tout favorise le Lightning, ou presque. Meilleure attaque, meilleur avantage numérique, domination complète contre les Blue Jackets en saison régulière (17-3 au chapitre des buts marqués!), première formation depuis les Penguins de 1995-1996 à aligner trois marqueurs de 40 buts, et j’en passe… La force de frappe de Tampa est tout simplement exceptionnelle et n’a plus besoin de présentation. Néanmoins, si vous vous attendez à une série expéditive, calmez-vous quelque peu, parce que malgré leurs déboires en saison, les Blue Jackets ont une équipe qui peut rivaliser coup pour coup avec Tampa à bien des niveaux. 

Certes, Tampa a marqué 39 buts de plus que Columbus avec l’avantage d’un homme cette saison, mais à égalité numériques, les deux formations sont bien plus proches. En fait, à forces égales, ils n’ont marqué que 23 buts de plus que la troupe de John Tortorella. En termes de possession de rondelle, Les Jackets se sont classés 12e à égalité numérique pendant que Tampa Bay prenait le 9e rang. Les deux équipes étant dominantes en infériorité numérique, il sera essentiel pour Columbus de rester hors du banc des pénalités s’ils veulent rester dans le coup, parce que c’est vraiment à ce niveau que le Lightning pourrait leur faire mal. Heureusement pour eux, ils ont été parmi les équipes les moins punies du circuit tandis que, étrangement, Tampa Bay était parmi les plus punies. 

En attaque, Tampa Bay a la plus grosse forte de frappe, menée par les Nikita KucherovSteven Stamkos et Brayden Point et leur moyenne de 106 points à eux trois. Les autres attaquants importants du Lightning, Tyler JohnsonOndrej Palat et Alex Killorn ont tous un historique de grandes performances en séries éliminatoires tandis que les jeunes Yanni Gourde et Anthony Cirelli sont aussi capables d’apporter un soutien important. Aucun de ces joueurs n’a toutefois franchi les 50 points cette année, signe que l’attaque du Lightning est peut-être un peu trop concentrée en ses trois gros canons.

Pour leur part, les Jackets misent sur un groupe d’attaquants très varié et sur quatre trios qui peuvent être envoyés dans la mêlée en tout temps. Quand vous avez Boone Jenner et ses 38 points sur la quatrième ligne, c’est un très bon signe. Les jeunes Alexandre Texier et Oliver Bjorkstrand ont connu de bons moments en fin de saison aux côtés de Nick Foligno et le top six composé des Artemi PanarinMatt DucheneJosh AndersonCam AtkinsonPierre-Luc Dubois et Ryan Dzingel est très rapide. Ce groupe peut rivaliser contre n’importe quelle unité, mais manque d’expérience et outre Panarin, Atkinson et Dubois, de performances offensives solides cette année. 

Les unités défensives des deux équipes misent sur un top trois très intéressant, mais une profondeur défaillante, du moins, si on la compare aux meilleures brigades du circuit. Seth Jones et Zach Werenski forment l’une des meilleures paires de la ligue, mais l’absence de Ryan Murray, qui connaissait toute une saison, fait mal. Il ratera au moins les deux premiers matchs de la série et on ignore quand il pourra revenir de la blessure au haut du corps qui l’afflige depuis le 9 février.  Pour Tampa, le trio de Victor HedmanAnton Stralman et Ryan McDonagh est l’un des meilleurs trios du circuit, mais je ne suis pas du tout convaincu de la profondeur derrière eux. Les Sergachev, GirardiRutta et Cernak ne sont pas du tout une escouade aguerrie et je ne serais pas à l’aise si l’un du « Big 3 » devait tomber au combat. Considérant que deux des trois ont été blessés cette année, c’est un scénario à garder en tête.

Finalement, devant le filet, l’avantage va définitivement au Lightning dans un duel entièrement russe. Sergei Bobrovsky est un très bon gardien… en saison régulière. En séries, son pourcentage d’arrêt en carrière passe de 91,9% à 89,1% et sa fiche de cinq victoires contre quatorze défaites ne laisse rien présager de bon pour Columbus. À sa dernière année de contrat, le vétéran voudra montrer qu’il est capable d’élever son jeu d’un cran au printemps, lui qui a tout de même connu toute une fin de saison. De l’autre côté, le jeune Andrei Vasilevski s’est amélioré chaque année depuis 2015 et sera l’un des favoris pour le trophée Vezina cette saison grâce à un pourcentage d’arrêt de 92,5%. Son efficacité en carrière est exactement la même en saison qu’en séries à 91,9% dans les deux cas et cette constance pourrait faire la différence dans une série qui devrait être âprement disputée.

En raison du punch offensif et de l’efficacité devant le filet, je favorise le Lightning dans cette série, mais attention, ça ne sera pas une série de tout repos. Tampa devra sortir prêt dès le premier match parce que Columbus, fort d’ajouts à la date limite des transactions, n’est pas une équipe typique de 8e place. Tampa Bay l’emportera en 7 rencontres (cote de 4,50).

 

Puisse le sort vous être favorable!

Puisse le sort vous être favorable!

Pour près de la moitié des équipes de la LNH, la première grande étape de l’entre-saison est la loterie annuelle en vue du repêchage des espoirs. Les yeux des amateurs de ces équipes exclues des séries seront donc rivés sur leur téléviseur ce soir, avec l’espoir que leur équipe préférée sera mise en position de repêcher sa future vedette.

Après que les Oilers eurent repêché au premier rang quatre fois en six saisons entre 2010 et 2015, incluant trois années où ils avaient tiré le bon numéro à la loterie, la LNH a décidé, à partir du repêchage 2016, de modifier la formule de sélection de l’équipe qui obtiendra le premier choix de l’encan, la fameuse loterie du repêchage.

À quoi peut-on s’attendre?

Si l’équipe ayant terminé au dernier rang du circuit a conservé la première place deux fois sur trois (Toronto en 2016, Buffalo en 2018), le hasard a tout de même amené son lot de chamboulements au processus de sélection annuel. En effet, depuis 2016, le tirage ne détermine plus seulement l’équipe repêchant au premier rang, mais également les deuxième et troisième choix aussi. Et un bref regard à l’histoire (et aux probabilités mathématiques) montre qu’on est à nouveau en droit de s’attendre à une grande surprise cette année. 

Des neuf équipes pressenties pour conserver les trois premiers choix lors des trois dernières années, seules Toronto et Buffalo ont su garder leur rang, le premier au total à chaque occasion. Les sept autres formations ont été pigées et leurs rangs de sélection ont varié grandement (4, 4, 5, 6, 8, 11 et 13). Comme on parle de probabilités mathématiques, le passé n’est évidemment pas garant de l’avenir, mais un coup d’oeil plus attentif aux chiffres démontre que ce phénomène est loin d’être une anomalie.  

 Pour le repêchage 2019, par exemple, les trois pires équipes du circuit (Ottawa*, Los Angeles, New Jersey) ont au total 43,5% des chances de remporter le premier choix, 40,8% de détenir le deuxième et 37,8% pour le troisième choix. C’est donc dire que pour chacune des trois places du podium, il y a plus de chances de voir une équipe classée entre quatre et quinze s’en emparer que l’une des trois pires équipes de la LNH.

L’enjeu

Si le repêchage 2017 n’avait pas la même saveur que ceux de 2016 et 2018 en raison du calibre du grand prix (Nico Hischier ou Nolan Patrick), 2019 me fait beaucoup penser à l’encan 2016 alors que les débats entre Auston Matthews et Patrik Laine ont fusé jusqu’à l’annonce du choix par les Leafs sur le plancher du First Niagara Center de Buffalo. À nouveau, un dynamique centre américain et un franc-tireur finlandais se disputeront l’honneur d’être choisi au premier rang jusqu’au tout dernier instant. Les experts du milieu s’entendent pour dire que Jack Hughes est toujours en pôle, mais que Kaapo Kakko, sensationnel en première ligue finlandaise, se fait de plus en plus insistant. Les besoins de l’équipe qui remportera la loterie pourraient bien être l’élément décisif de ce duel, rendant cette décision du sort encore plus excitante qu’elle l’est déjà. Quant au troisième joueur sélectionné, la lutte pourrait se faire entre un défenseur de l’Ouest (Bowen Byram), un ailier russe explosif (Vasili Podkolzin) et un centre américain qui joue bien dans les deux sens de la patinoire (Alex Turcotte). 

Et le Canadien dans tout ça?

Un an après être passé du quatrième au troisième échelon en vertu du hasard, ce qui lui a permis de mettre la main sur Jesperi Kotkaniemi, Marc Bergevin devra certainement allumer plus de lampions à l’Oratoire Saint-Joseph s’il souhaite voir son équipe grimper dans l’ordre de sélection. En effet, en vertu de ses 96 points et du dix-septième échelon au classement général, le Tricolore aura les pires probabilités parmi toutes les formations exclues des séries, soit 1% pour le premier choix, 1,1% pour le deuxième et 1,2% pour le troisième. Sans parler de miracle, il ne faut néanmoins pas s’attendre à un deuxième cadeau consécutif de la part de Dame Chance.

Tout n’est pas perdu, néanmoins, alors que la cuvée 2019 promet une belle profondeur entre les rangs 10 et 20, particulièrement en matière de défenseurs gauchers, justement une lacune importante de la banque d’espoirs de l’équipe. Le Suédois Philip Broberg, l’Américain Cam York, le Finlandais Ville Heinola et l’Ontarien Thomas Harley sont tous pressentis autour de ce rang et représenteraient chacun une belle prise pour Montréal. Le Canadien pourrait aussi se tourner vers le petit frère de Nick Suzuki, Ryan, un excellent fabricant de jeu pour les Colts de Barrie, en Ontario.

En attendant ce moment névralgique qui peut changer le cours d’une franchise, Marc Bergevin peut néanmoins se satisfaire de la saison enlevante que lui ont présentée ses joueurs. Avouons que de repêcher 15e après une saison qui se sera décidée à l’avant-dernier match de l’année est une fin drôlement plus heureuse que de regarder une autre équipe utiliser son choix sur une future vedette après une saison de misère passée dans les bas fonds. Mes excuses aux partisans des Sénateurs. Pour les autres, puisse le sort vous être favorable! 

 *Notez que le premier choix des Sénateurs appartient à l’Avalanche en vertu de l’échange de Matt Duchene. 

Espoirs du CH – Les meilleurs en mars

Espoirs du CH – Les meilleurs en mars

Le mois de mars signifie le début des séries dans les différentes ligues junior et professionnelles à travers le monde. Au cours des dernières semaines s’est donc amorcé le parcours en entonnoir qui amènera des milliers d’athlètes vers les plus grands honneurs de leur ligue respective.

La semaine dernière, je vous présentais un aperçu des chances de succès des espoirs du Tricolore dans leur quête pour la Coupe Memorial. Vous comprendrez à sa lecture que le mois de mars est possiblement le dernier pour lequel la liste d’espoirs en action est encore nombreuse. Avec des jeunes en action dans plusieurs puissances de la Ligue canadienne de hockey, les amateurs des Canadiens sont tout de même en droit de s’attendre à de longs parcours pour quelques-uns de leurs futurs favoris. Pour le moment, voici les cinq espoirs qui se sont le plus démarqué lors du dernier mois.

Nick Suzuki – Storm de Guelph (OHL)

J’ai bien envie de commencer avec Suzuki, qui a été DE LOIN le meilleur espoir de l’équipe en mars. En fait, on a pu le voir assumer le rôle de leader au sein de sa nouvelle équipe et les résultats ont été explosifs. Avec 8 buts et 16 aides, pour 24 points en 12 matchs, il a joué un rôle un important dans les succès du Storm en fin de saison et en séries, où ils ont éliminé les Rangers de Kitchener en quatre matchs. Avec quatre buts et trois aides (sept points), Suzuki a poursuivi sur sa lancée et a même marqué deux des quatre buts gagnants du Storm. Au prochain tour, Guelph se mesurera à la meilleure équipe de l’Ouest de l’Ontario, les Knights de London, dans une série qui promet d’être enlevante entre deux équipes bourrées de talent repêché dans la LNH.

Joel Teasdale – Huskies de Rouyn-Noranda (LHJMQ)

Le combattif ailier de 20 ans a été un régulier dans nos classements mensuels et encore en mars, il a continué son travail de démolition au sein de la meilleure équipe au Québec. Le quatrième meilleur buteur du circuit Courteau avec 43 buts a marqué huit fois et récolté autant d’aides en 13 rencontres disputées au mois de mars. Son début de séries a été aussi prometteur jusqu’ici avec sept points en cinq matchs pour les Huskies qui, à la surprise générale, peinent à venir à bout des Cataractes de Shawinigan, équipe qui a pourtant récolté 86 points de moins au classement en saison régulière, un record.

 

Samuel Houde – Saguenéens de Chicoutimi (LHJMQ)

Le parcours en séries de Houde a été bien court, se terminant après quatre parties perdues aux mains de l’Océanic, mais le dynamique attaquant a tout de même su offrir un aperçu de son potentiel lors du dernier mois d’action. Après un début de saison intéressant, le choix de cinquième tour de Montréal en 2018 a peiné pendant la majeure partie de la saison, ne pouvant faire mieux qu’une fiche de 9-13-22 en 44 rencontres entre le 26 octobre et le 28 février. L’arrivée de mars lui a tout de fois fait le plus grand bien, lui qui a conclu ce mois avec 12 points en 11 rencontres, de loin son meilleur rendement de la saison. Son différentiel de +7 contraste aussi largement avec le rendement de -17 accumulé au cours de cette période noire. Globalement, la saison 2018-2019 de Houde n’a pas démontré une grande amélioration de son côté, mais sa bonne fin de saison et le fait qu’il joue au sein d’une très jeune équipe en pleine ascension indique qu’il est encore trop tôt pour jeter l’éponge dans son cas.

Josh Brook – Warriors de Moose Jaw (WHL)

Un autre espoir qui avait sa carte de membre dans cette chronique mensuelle cette année, le défenseur de 19 ans aurait difficilement pu mieux terminer sa campagne individuelle. Malgré une élimination en quatre aux mains des Blades de Saskatoon, Brook gardera certainement un bon souvenir de la saison 2018-2019, lui qui vient d’être nommé meilleur défenseur de l’association de l’est de la WHL. Il compétitionnera donc contre Ty Smith pour le titre de meilleur arrière du circuit et personnellement, il serait mon choix pour cet honneur. Ses 13 points en 12 rencontres en mars sont la continuité de ce qu’il a accompli pendant toute la saison et il a même pu conclure sa carrière junior en signant un premier contrat professionnel et en faisant ses débuts avec le Rocket de Laval. Brook est l’un des meilleurs espoirs du Tricolore et sa progression depuis sa sélection au 2e tour en 2017 est très encourageante pour l’avenir.

Cayden Primeau – Huskies de Northeastern (NCAA)

Sur le plan statistique et personnel, le mois de mars de Cayden Primeau s’est certes mal terminé alors qu’il a alloué 5 buts sur seulement 19 lancers pour voir son équipe se faire éliminer par l’université Cornell. Le fait qu’il figure sur le palmarès mensuel malgré cette contreperformance en dit tout de même long sur le niveau de son jeu pendant le reste du mois. Globalement, sa fiche de 6-1-1, son pourcentage d’arrêt de 94,9% et sa moyenne de buts alloués de 1,70 sont exceptionnels. Si on exclut ce qui s’avère être son pire match de la saison (et seulement la deuxième fois où il a accordé plus de trois buts depuis le 10 novembre : une constance remarquable), ses statistiques en mars sont absolument incroyables : un pourcentage d’arrêts de 96,5% et une moyenne de 1,24. Primeau a déjà démontré être capable de performer sous pression dans les matchs importants et cet échec doit être vu comme une anomalie dans son parcours. Notons en terminant que les rumeurs veulent que le choix de septième tour de Montréal en 2017 signe sous peu un premier contrat professionnel, ce qui ferait vraisemblablement de lui le gardien numéro un du Rocket l’an prochain.

 

Espoirs du CH – La route vers la Coupe Memorial s’amorce!

Espoirs du CH – La route vers la Coupe Memorial s’amorce!

Après plus de six mois d’action au niveau junior, les espoirs des Canadiens qui évoluent dans la Ligue canadienne de hockey peuvent maintenant en découdre face aux meilleures formations de leurs ligues respectives avec comme objectif ultime, la Coupe Memorial, le plus grand honneur au pays dans le monde du hockey junior. 

Pour le Tricolore, ce sont neuf espoirs qui ont leur billet pour les éliminatoires, tous les joueurs évoluant à ce niveau s’étant qualifiés pour les séries dans leur circuit. Si certains font face à un parcours ardu, voire impossible, pour atteindre les dernières étapes du parcours, d’autres évoluent au sein d’équipes favorites et seront très intéressants à suivre tout au long des compétitions printanières. Celles-ci culmineront à la fin du mois de mai, à Halifax, où sera disputé le tournoi de la Coupe Memorial.  

Voici donc les neufs espoirs des Canadiens qui se retrouvent en séries au Canada, de même que les chances de les voir à l’oeuvre jusqu’en mai. 

LHJMQ 

Joël Teasdale – Huskies de Rouyn Noranda

Après une saison exceptionnelle au cours de laquelle il a marqué 43 buts et récolté 80 points en 66 parties, tous des sommets en quatre ans dans le circuit Courteau. Les Huskies font figure de favoris dans la LHJMQ et le fait que les Mooseheads accueilleront le tournoi de la Coupe Memorial signifie qu’ils pourraient n’avoir qu’à remporter trois tours éliminatoires pour se qualifier pour la grande compétition.  Forts d’une fiche de 59-8-1 (119 points), les Huskies ont survolé la saison, alignant même au passage 25 victoires de suite cet hiver. Leur premier duel, face aux Cataractes de Shawinigan, ne devrait être qu’une formalité, 86 points séparant les deux équipes au classement, du jamais vu. Le deuxième tour devrait être à peine plus difficile, les Tigres (65 points) ayant terminé la saison avec un différentiel de buts négatifs tandis que Rouyn en était à +182 en 68 rencontres. En fait, dans la conférence de l’Ouest, seuls les Voltigeurs de Drummondville (107 points, +165) ont véritablement une chance de vaincre les Huskies et on s’attend déjà à une série exceptionnelle entre Rouyn et l’équipe qui a mis fin à leur séquence victorieuse historique. 

Samuel Houde – Saguenéens de Chicoutimi

Choisi au 5e tour par Montréal en juin dernier, la saison de Houde ne s’est pas déroulée comme prévue, lui qui n’a pu faire mieux que 43 points en 64 matchs. Heureusement, son équipe a eu la main plus heureuse, même si les nouvelles règles éliminatoires viennent tout de même compliquer leur tâche en séries. En effet, sept équipes de l’association Est de la LHJMQ, dont les Saguenéens, se seraient classés devant le Phoenix de Sherbrooke qui a pourtant pris le troisième rang de l’Ouest. Ce nouveau format éliminatoire fait aussi en sorte que les Sags se retrouvent face à leurs rivaux de Rimouski dès le premier tour même si seulement sept points les ont séparé cette saison. Face au prodige de 17 ans, Alexis Lafrenière, les Saguenéens devront poursuivre sur leur belle séquence de fin de saison alors qu’ils ont remporté leurs sept dernières rencontres au calendrier. S’ils parviennent à vaincre Rimouski, des duels face au Drakkar et aux Mooseheads, les deux meilleures équipes de l’Est, les attendent vraisemblablement, avant un duel contre le champion de l’Ouest, sûrement Drummondville ou Rouyn. On ne devrait pas voir Houde se rendre très loin en séries, du mois, pas cette année. 

OHL

Allan McShane – Generals d’Oshawa

McShane a conclu sa saison avec 34 buts et 35 aides en 62 rencontres, démontrant tout son potentiel lorsque placé au centre du premier trio en deuxième moitié de saison. Les Generals ont pris le troisième rang de l’association de l’Est et ont amorcé leurs séries hier face aux Petes de Peterborough dans un match qui a démontré ce à quoi on s’attendait: les Generals sont trop forts pour les Petes. Misant sur 10 joueurs repêchés dans la LNH, Oshawa fait partie des plus menaçantes formations dans l’Est avec Ottawa et Niagara, deux équipes qui débordent tout autant de talent appartenant à des clubs professionnels. Pour atteindre le tournoi de la Coupe Memorial, McShane et les Generals devront probablement vaincre ces deux formations avant de faire face au champion de la conférence de l’Ouest, qui promet d’être tout aussi relevée. Le chemin ne sera pas facile, mais avec l’excellent Kyle Keyser devant le filet, les Generals sont équipés pour veiller tard!

Nick Suzuki & Cam Hillis – Storm de Guelph

Suzuki a mis un peu de temps à s’acclimater à sa nouvelle formation, mais il est redevenu dominant et a fini la saison avec 34 buts et 60 aides en 59 rencontres. De son côté, ça a été une saison à oublier pour Hillis qui a raté de nombreux matchs pour cause de blessure et qui ratera probablement tout le premier tour, encore blessé à la clavicule. Fort de ses nouvelles acquisitions (qui incluent Suzuki), le Storm est équipé pour se rendre loin en séries et considérant la parité entre les quatre meilleures équipes de l’Ouest (London, Saginaw, Sault Ste. Marie et Guelph), chacune d’entre elles a de bonnes chances de représenter l’Ouest en finale du circuit. Avant de s’y rendre, Suzuki et Hillis devront donc battre deux de ces formations après avoir initialement écarté les Rangers de Kitchener, cinquièmes au classement, mais de loin inférieurs à leurs voisins de l’ouest de Toronto.

WHL

Josh Brook – Warriors de Moose Jaw

Brook a connu une saison absolument incroyable qui pourrait même le faire nommer défenseur par excellence du circuit lors des honneurs de fin de saison. Sur le plan collectif, les Warriors ont tout de même pris le 7e rang du classement général, mais le format des séries dans la Ligue de l’ouest fait en sorte que leur affrontement de premier tour les oppose aux Blades de Saskatoon, la quatrième meilleure formation du circuit. Pire encore, en saison, les Blades ont remporté cinq des six duels entre les deux équipes. Si Brook et les Warriors arrivent à défaire Saskatoon, la suite des choses ne serait pas nécessairement plus facile alors qu’ils devraient ensuite vaincre les puissants Raiders de Prince Albert, meilleure équipe au classement, plus puissante offensive et deuxième meilleure défensive de toute la ligue. On peut donc dire que Brook a connu une saison exceptionnelle et avoir hâte de le voir l’an prochain avec le Rocket de Laval, mais il serait très surprenant de le voir évoluer longtemps en séries cette saison.

Cole Fonstad – Raiders de Prince Albert

Parlant des Raiders, ils sont de loin les favoris pour représenter la ligue de l’Ouest à la Coupe Memorial et Fonstad est un rouage important de cette équipe. Ce dernier a pris le troisième rang de l’équipe pour les points avec 73 points, dont 29 buts. L’équipe du nord de la Saskatchewan devrait passer aisément à travers les Rebels de Red Deer au premier tour, ceux-ci s’étant classés de justesse en séries éliminatoires avec 40 points de moins que les 112 amassés par Prince Albert. Les adversaires les plus coriaces auxquels les Raiders pourraient se mesurer en route vers Halifax sont les Blades, puis potentiellement les Giants de Vancouver ou les Silvertips d’Everett, une fois en finale de la WHL. N’écartez pas non plus les Winterhawks de Portland trop rapidement. Peu importe le chemin que Prince Albert parcourra en séries, on pourra parler d’un fait d’armes impressionnant, considérant que l’équipe ne compte que quatre joueurs repêchés dans la LNH, dont le gardien Ian Scott, complètement dominant cette année, et Fonstad. 

Scott Walford – Royals de Victoria

Le Tricolore compte aussi deux espoirs évoluant dans la conférence de l’ouest de la WHL. Le premier d’entre eux est le défenseur Scott Walford qui a été une belle surprise cette saison, si bien qu’il a même été nommé sur la deuxième équipe d’étoiles de la ligue cette année, grâce à une récolte de 9 buts et 38 aides pour 47 points, tous des sommets personnels.  Techniquement, les Royals sont favoris dans la série de premier tour qui les oppose aux Blazers de Kamloops, mais seulement huit points ont séparé les deux formations au classement et les deux équipes ont terminé la saison avec un différentiel de buts négatif, augmentant l’imprévisibilité de cette série. Kamloops a l’avantage d’avoir fini la saison sur une excellente séquence, menés par leur seul espoir de la LNH, le gardien Dylan Ferguson. Walford, le seul joueur des Royals repêché devra donc agir en leader s’il veut mener son équipe à une victoire au premier tour. La suite de leur parcours passerait alors par des duels contre Portland, Spokane, Everett et/ou Vancouver, toutes des équipes bien plus puissantes.

Jarret Tyszka – Thunderbirds de Seattle

Le choix de 5e tour du Tricolore en 2017 souhaitera évidemment conclure sa carrière junior du bon pied, lui qui a tout de même récolté 30 points en 41 matchs cette année. Ce rythme lui aurait aisément permis de battre son précédent sommet personnel n’eut été d’une grave commotion cérébrale subie plus tôt cette année. Quand on regarde le duel de premier tour des Thunderbirds, c’est une bonne chose que Tyszka ait participé au tournoi de la Coupe Memorial en 2017, parce qu’il ne risque pas d’y être cette année. Seattle s’est qualifié de justesse pour les séries et amorce les séries face aux Giants de Vancouver, qui ont récolté 41 points de plus qu’eux cette année. Les Thunderbirds ont réussi à marquer trois buts de plus que les Giants, mais ceux-ci en ont accordé 83 de moins, soit un écart de 80 entre les deux différentiels. Vancouver ne déborde pas nécessairement de talent repêché dans la LNH, mais il s’agit d’une équipe bien plus complète que Seattle pour qui Tyszka est par ailleurs le seul espoir repêché. Seul élément positif pour Seattle: ils ont partagé les honneurs de la série de quatre matchs cette année, mais disons que même advenant une surprise au premier tour, il est presque impossible de les imaginer vaincre trois autres puissances de la WHL cette année. 

 

Espoirs du CH – Les meilleurs en février

Espoirs du CH – Les meilleurs en février

Le mois de février en a été un mémorable pour plusieurs espoirs des Canadiens alors que pas moins de dix d’entre eux ont connu des mois qui leur vaudraient normalement d’être dans notre top 5 du mois.

Prenez par exemple le défenseur Jarret Tyszka, qui a récolté 9 points en 10 matchs et qui ne figure même pas dans les mentions honorables de février… Que ça soit dans les circuits juniors canadiens, universitaires américains ou même professionnels en Europe, les espoirs de Montréal se sont particulièrement démarqués au cours du dernier mois. Attelez-vous bien, ce fut tout un mois pour les futurs membres du Tricolore!

Joel Teasdale – Huskies de Rouyn-Noranda (LHJMQ)
Le Québécois continue d’être une belle trouvaille pour le Tricolore qui l’a mis sous contrat à l’automne dernier. Il représente l’un des joueurs les plus dangereux de la LHJMQ, particulièrement dans l’enclave, d’où il marque la majorité de ses buts. Figurant aussi dans ce classement en janvier, Teasdale n’a pas du tout ralenti, augmentant la même la cadence comme en font foi ses onze buts en dix rencontres lors du dernier mois. Avec les cinq aides aussi récoltées, ce sont 16 points et une fiche de +9 que le jeune de 19 ans a amassés, menant au passage les Huskies au sommet du classement de la LHJMQ. Il pointe maintenant au cinquième rang des buteurs du circuit et continue de progresser dans la hiérarchie des espoirs montréalais.


Nick Suzuki – Storm de Guelph (OHL) On se déplace vers l’Ontario, où Suzuki a enfin trouvé son rythme avec sa nouvelle équipe. Après une période d’acclimatation, Suzuki est de retour à ses performances offensives du début de la saison alors qu’il amassé 20 points (5 buts et 15 aides) en 12 rencontres au cours du dernier mois d’activité. Avec 77 points en 51 rencontres, il est de retour à un rythme de production de plus de 100 points sur une saison complète On risque d’ailleurs d’entendre parler longtemps de Suzuki cette année alors que le Storm a fait plusieurs acquisitions majeures en vue d’un long parcours en séries et qui sait, peut-être même une présence à la Coupe Memorial.

 

 

Josh Brook – Warriors de Moose Jaw (WHL)
L’autre représentant canadien du Tricolore au Championnat mondial de hockey junior a aussi connu un excellent mois, poursuivant sur sa saison exceptionnelle. En 13 rencontres, le capitaine des Warriors a marqué 6 fois et ajouté 12 aides pour un total de 18 points. Cet autre mois productif a porté sa production globale à 65 points en 51 rencontres, le deuxième plus haut total de la ligue pour les défenseurs et la meilleure moyenne de points par rencontre. Avec huit buts en supériorité numérique, le choix de deuxième tour du Tricolore en 2017 mène tous les arrières du circuit à ce chapitre. Gageons qu’avec les déboires que connait l’unité d’avantage numérique des Canadiens cette saison, la direction de Montréal surveille Brook de très près et lui donnera une chance de se faire valoir dès la saison prochaine.


Cole Fonstad – Raiders de Prince Albert (WHL) Un autre espoir qui a connu un début plus tranquille, mais qui a explosé récemment, c’est Fonstad, le premier de deux choix de cinquième tour du Tricolore au dernier repêchage. Avec 21 points (11 buts et 10 aides) en 12 rencontres, il a été l’espoir des Canadiens le plus productif en février et a récolté une fiche exceptionnelle de +15 au passage. Le saut qu’il a fait à ce chapitre est particulièrement incroyable alors qu’il est passé d’une fiche de -5 l’an dernier à +31 cette saison, un écart de 36. Ses 28 buts sont déjà sept de plus que son total de l’an dernier, même s’il a joué 11 matchs de moins jusqu’ici. Les Raiders sont actuellement la meilleure équipe et la meilleure offensive de l’Ouest. Depuis qu’il a été ramené au centre, Fonstad évolue au sein du deuxième trio le plus productif de la WHL avec Brett Leason et Noah Gregor et sera évidemment un espoir à surveiller d’ici la fin de la saison.

 

 

Cayden Primeau – Huskies de Northeastern (NCAA)
Le choix de septième tour (199e au total) en 2017 continue de prouver qu’il a été un vol de Trevor Timmins. Le gardien de 19 ans a poursuivi sur sa lancée en février en étant nommé joueur le plus utile du tournoi Beanpot où il a mené son équipe au titre grâce à deux excellentes performances contre Boston College et Boston University. En fait, en février, Primeau a été pratiquement imbattable, comme en fait foi sa fiche de 6-1-1, sa moyenne de buts alloués de 1,63 et son pourcentage d’arrêt de 94,5%. Avec encore deux matchs à jouer cette saison, les Huskies sont actuellement classés au 9e rang au pays, mais avec un historique de grosses performances lors des matchs importants, Primeau tentera de mener son équipe aux grands honneurs.

Mentions honorables

Je vous ai mentionné que février a été un mois faste pour plusieurs espoirs des Canadiens, donc je trouverais dommage de ne pas souligner les performances des espoirs suivants qui, sans être dans le top cinq du mois, ont tout de même su se démarquer dans leur ligue respective. 

Scott Walford – Royals de Victoria (WHL) : Avec 15 points en 14 rencontres a explosé son sommet en carrière qui était de 32 en 69 parties points et en compte maintenant 47 en seulement 59 matchs, bon pour le 9e rang du circuit.
Allan McShane – Generals d’Oshawa (OHL) : McShane a poursuivi sur sa lancée en 2019 en ajoutant 8 buts et 8 aides pour 16 points en 12 rencontres, portant son total cette année à 35 en 24 matchs.
Ryan Poehling – Huskies de St.Cloud State (NCAA) : Le premier choix de Montréal en 2017 a continué sur sa bonne saison et a finalement retrouvé sa touche de marqueur, enfilant l’aiguille quatre fois en six rencontres (il a aussi ajouté quatre aides) après n’avoir trouvé le fond du filet que trois fois en 23 matchs auparavant.
Joni Ikonen – KalPa (SM-Liiga) : De retour au jeu à la mi-janvier après une grave blessure au genou, Ikonen n’a pas mis de temps à reprendre le rythme, lui qui a récolté sept points (deux buts et cinq aides) en huit matchs en février. Ses 10 points en 13 matchs représentent la meilleure moyenne de points par match de son équipe et il approche déjà sa performance de 14 points en 52 parties la saison dernière.