Série espoirs – Lightning : une réputation qui s’effrite?

Série espoirs – Lightning : une réputation qui s’effrite?

Dans le monde du hockey, le Lightning de Tampa Bay jouit d’une réputation fort enviable quand vient le temps de parler de bons coups au repêchage et de signatures opportunes. Toutefois, quand on jette un regarde plus approfondi sur la banque actuelle de l’équipe, force est d’admettre que les bons coups de l’équipe commencent à dater, si bien que l’équipe ne mise plus sur la pépinière qui s’apparentait davantage à la mythique corne d’abondance, il y a de cela à peine quelques années.  Bien sûr, l’équipe floridienne continue d’être une puissance de la LNH et mise sur plusieurs des meilleurs joueurs du circuit, mais le manque de profondeur à venir pourrait lui nuire dans sa quête de la fameuse Coupe Stanley qui confirmerait enfin ses ambitieuses aspirations des dernières années. 

1. Cal Foote – DD – 20 ans – Repêché en 2017 (1/14)

Le fils d’Adam a hérité de la génétique du paternel, mais de plus d’habiletés offensives qu’Adam aurait pu rêvé. Très mobile, Cal excelle en relance et en supériorité numérique où il pourrait être le futur quart-arrière de cette équipe, même en présence de Victor Hedman. À 6pi4, il est en mesure de jouer physique, mais n’égalera jamais son père à ce chapitre. Il a toutefois beaucoup amélioré son jeu défensif depuis sa sélection au premier tour en 2017 et continue de jouer avec calme et de montrer beaucoup de confiance en possession de la rondelle même dans la Ligue américaine. Il devrait facilement obtenir un poste à Tampa l’an prochain.

2. Nolan Foote – AG – 18 ans – Repêché en 2019 (1/27)

Le Lightning a quelque peu causé la surprise en choisissant Nolan Foote au premier tour du dernier repêchage. Le petit frère de Cal était classé plus loin selon la plupart des publications et n’avait pas démontré le potentiel offensif espéré d’un joueur choisi à ce rang. Ailier de puissance typique, il mise sur un gros gabarit et n’hésite pas à s’impliquer physiquement tant en échec avant que le long des rampes ou autour du filet. Son excellent lancer lui donne le potentiel d’être un jour un attaquant de 2e ligne, mais il devra améliorer son coup de patin pour y arriver, cela étant sa grande lacune.

3. Alex Barré-Boulet – AD – 22 ans – Signé comme joueur junior en 2018

À l’issue d’une saison exceptionnelle avec l’Armada, le Québécois avait signé une entente de 3 ans avec le Lightning et a prouvé dès sa première saison professionnelle qu’il avait l’étoffe d’un attaquant de top 6 dans la LNH. Ses 34 buts et 68 aides ont représenté des sommets dans la Ligue américaine chez les recrues tandis que ses 17 buts en supériorité numérique étaient un sommet dans le circuit en entier. Travaillant toujours fort, notamment en échec avant, Barré-Boulet pourrait se tailler un poste sur un troisième trio si son jeu offensif ne se transpose pas bien dans la LNH, mais avec ses bonnes mains et son excellente vision du jeu en plus d’un coup de patin rapide, il aura d’abord la chance de jouer sur un trio offensif, peut-être dès l’an prochain!

4. Taylor Raddysh – AD – 21 ans – Repêché en 2016 (2/58)

Ayant fait la pluie et le beau temps à Erie avec Alex DeBrincat et Dylan Strome, Raddysh tentera maintenant d’être le troisième membre de l’excellent trio des Otters à atteindre la LNH. Doté d’un bon gabarit et d’un instinct de marqueur indéniable, Raddysh a le potentiel d’être un bon joueur complémentaire sur un trio offensif avec des joueurs plus talentueux que lui, ce qui ne manque pas à Tampa Bay. Son coup de patin le limitera probablement toujours à ce type de rôle toutefois, mais il excelle sur l’avantage numérique donc on peut s’attendre à le voir de bonnes saisons même au plus haut niveau ; sa saison recrue de 46 points dans la Ligue américaine en est d’ailleurs la preuve.

5. Alexander Volkov – AD – 22 ans – Repêché en 2017 (2/48)

Repêché à sa deuxième année d’éligibilité, le Russe a immédiatement fait le saut dans la Ligue américaine où il s’est plus que bien débrouillé avec 23 buts et 22 aides en 75 parties. Sa deuxième saison l’a toutefois vu stagné quelque peu avec à nouveau 23 buts, en plus de 25 aides cette fois. Il a tout de même été longuement considéré lors du camp du Lightning cette saison avant de finalement être relégué à Syracuse. Ailier très complet, Volkov est efficace dans son territoire et travaille bien le long des rampes en plus d’avoir une touche de marqueur indéniable. Si les blessures frappent Tampa Bay, on pourrait le voir à l’oeuvre bientôt dans la LNH.

6. Mitchell Stephens – C – 22 ans – Repêché en 2015 (2/33)

Repêché au 33e rang après une saison d’à peine 48 points en 62 matchs en Ontario, Stephens a depuis concrétisé son statut de bon espoir de la LNH avec deux belles saisons professionnelles à Syracuse. Joueur très rapide et surtout polyvalent, l’Ontarien peut être employé à toutes les sauces et y connaitre du succès. Son excellent jeu défensif et sa ténacité en échec avant font en sorte qu’il atteindra presque assurément la LNH, mais sa vision du jeu et ses habiletés de marqueur pourraient le faire gravir les échelons jusqu’à un deuxième trio si son jeu offensif continue de progresser. Attendez-vous à le voir dans la LNH en 2020.

7. Hugo Alnefelt – G – 18 ans – Repêché en 2019 (3/71)

Tout juste repêché par l’équipe, le gardien suédois montre déjà des extraits de son énorme potentiel alors qu’il connait un début de saison exceptionnel en Ligue élite de Suède. À 6pi3 et misant sur des aptitudes physiques exceptionnelles, le Suédois pourrait se faire un nom lors du prochain Championnat du monde de hockey junior, pour lequel il sera assurément considéré. À peine âgé de 18 ans depuis quelques mois, Alnefelt a encore beaucoup de chemin à faire avant d’atteindre la LNH, mais il semble déjà être un excellent choix au repêchage, surtout s’il peut améliorer sa technique.

8. Boris Katchouk – AG – 21 ans – Repêché en 2016 (2/44)

Un ailier de bon gabarit, Katchouk a connu une belle carrière au niveau junior, marquant 91 buts en trois saisons complètes tout en représentant un défi pour l’adversaire par son jeu acharné le long des rampes et son coup de patin puissant. Arrivé chez les professionnels l’an dernier, il a eu du mal à se signaler au sein d’une excellente équipe à Syracuse, terminant la saison avec seulement 23 points, mais on s’attend à ce qu’il soit en mesure de performer beaucoup mieux à sa deuxième saison dans la Ligue américaine. S’il peut aussi améliorer son jeu défensif, on parle d’un joueur avec le potentiel de contribuer positivement sur un deuxième ou troisième trio dans la LNH.

9. Carter Verhaeghe – C – 24 ans – Acquis via échange des Islanders en 2017

Acquis des Islanders en retour du gardien letton Kristers Gudlevskis il y a deux ans, Verhaeghe est depuis devenu l’un des meilleurs joueurs de la Ligue américaine, forçant même la main du Lightning en se faisant une place à Tampa Bay à la suite du camp cette année. Joueur talentueux capable de contribuer de différentes façons, l’Ontarien montre toujours des lacunes au niveau du coup de patin, vraisemblablement la raison pour laquelle il n’avait jamais eu sa chance dans la LNH encore, malgré ses 24 ans. Suivez sa progression cette année à Tampa Bay, mais il commence à se faire tard pour lui s’il souhaite occuper un rôle sur un top 6 à terme.

10. Sammy Walker – C – 20 ans – Repêché en 2017 (7/200)

Petit attaquant de 5pi10 et seulement 150 livres, Walker a été l’une des belles histoires au camp estival du Lightning alors qu’il a fait briller son talent offensif dans les exercices intra-équipe. Faisant ses débuts au hockey universitaire à 19 ans, il y a connu une excellente saison recrue avec 26 points en 37 parties et en est déjà à cinq points après quatre rencontres cette année. Il représente un projet à long terme pour Tampa, mais avec encore trois saisons universitaires possibles, l’organisation peut se permettre d’être patiente le temps qu’il se développe.

En 2011, le Lightning mettait sous contrat Tyler Johnson et repêchait Nikita Kucherov au 2e tour et Ondrej Palat au 7e lors du repêchage.  Un an plus tard, Andrei Vasilevskiy (1ère ronde) et Cédric Paquette (4e ronde) entraient dans le giron et étaient rejoints en 2013 par l’excellent Brayden Point, appelé en 3e ronde. En 2014, l’équipe a mis sous contrat Yanni Gourde qui est devenu un joueur important, puis 2015 a marqué l’ajout de Mathieu Joseph et Anthony Cirelli aux rangs de l’équipe et ensuite… plus rien. Aucun joueur choisi par le Lightning lors des quatre derniers encans n’a participé à un seul match avec l’équipe et à part quelques exceptions, aucun ne semble en voie de devenir un joueur d’impact. Tampa devra donc redoubler d’efforts dans sa quête d’une Coupe si l’équipe ne veut pas voir cette opportunité s’envoler.

Série espoirs – Blues : on peut pardonner aux champions!

Série espoirs – Blues : on peut pardonner aux champions!

Après avoir raté les séries de peu en 2017-2018, les Blues ont frappé un grand coup en remportant la coupe Stanley suite à une séquence irrésistible à partir du mois de janvier. Le piètre état de la banque d’espoirs de St-Louis est en quelque sorte une anomalie pour une équipe qui n’a pourtant pas échangé beaucoup de choix au cours des dernières années. Deux récents choix de premier tour, Dominik Bokk et Tage Thompson, ont toutefois été sacrifiés dans les transactions pour Ryan O’Reilly et Justin Faulk, affaiblissant ainsi une banque déjà particulièrement mal en point.

1. Jordan Kyrou – C/AD – 21 ans – Repêché en 2016 (2/35)

Patineur ultra rapide, Kyrou a vu une tuile lui tomber dessus alors qu’il a dû être opéré au genou pendant la saison morte, le condamnant à amorcer la saison dans la Ligue américaine et retardant assurément son développement quelque peu. Joueur par excellence dans la Ligue de l’Ontario en 2018, Kyrou a réussi de main de maitre sa transition au hockey professionnel avec une saison de 43 points en 47 rencontres l’an dernier. Très talentueux et excellent pour préparer la table pour ses coéquipiers, il a aussi amélioré son lancer et son jeu défensif en vue de devenir un joueur plus complet et une menace constante. Ses performances à son retour de blessure devraient déterminer à quel moment il sera promu dans la LNH, mais à ce point-ci, ça ne saurait tarder.

2. Ville Husso – G – 24 ans – Repêché en 2014 (4/94)

Ignoré à sa première année de repêchage, Husso s’est assuré de ne pas revivre ce moment en connaissant ensuite une excellente première saison professionnelle dans la Ligue élite de Finlande, en 2014. Deux très bonnes saisons plus tard, il joignait les rangs des Wolves de Chicago dans la Ligue américaine avec qui il s’est rapidement établi comme l’un des meilleurs gardiens du circuit. Sa troisième saison en Amérique, l’an dernier, a été plus difficile, mais il demeure un espoir de qualité devant le filet, lui qui est connu pour son calme, son positionnement et sa technique qui lui permettent d’être efficace sans être spectaculaire.

3. Klim Kostin – AD – 20 ans – Repêché en 2017 (1/31)

La présence de Kostin aussi haut sur cette liste est à la fois un témoignage de la faiblesse de la banque des Blues que du potentiel du joueur Russe. Maintenant à sa troisième saison depuis sa sélection au premier tour en 2017, le gros ailier semble avoir compris qu’il doit en faire plus et a commencé la saison du bon pied avec six points en cinq rencontres lors du camp d’entrainement des Blues. Ça n’a toutefois pas été suffisant pour se tailler un poste avec l’équipe, mais les Blues n’ont certainement pas abandonné dans son cas. Ils espéreront bien sûr le voir faire mieux que les 28 et 24 points qu’il a produits à ses deux premières saisons dans la LAH. Très talentueux et travaillant généralement fort, les résultats offensifs tardent toutefois à venir pour Kostin qui continue de faire preuve d’une inconstance décevante.

4.Mitch Reinke – DD – 23 ans – Signé comme agent libre collégial en 2018

Après deux bonnes saisons à Michigan Tech, le défenseur américain de 5pi11 a signé un contrat professionnel avec les Blues et a passé toute la saison 2018-2019 dans la Ligue américaine, terminant au premier rang des défenseurs recrues au niveau des points avec 45, dont 12 buts. Défenseur droitier de plus petite taille qui excelle en avantage numérique, Reinke a vu ses chances d’amorcer la saison dans la LNH anéanties quand les Blues ont fait l’acquisition de Justin Faulk pendant le camp d’entrainement. Il est donc retourné à San Antonio où il jouera à nouveau un rôle de leader en attendant une chance au plus haut niveau. Avec les Pietrangelo, Parayko et Faulk devant lui, toutefois, ça ne viendra probablement qu’en cas de blessure.

5. Scott Perunovich – DG – 21 ans – Repêché en 2018 (2/45)

Ignoré à son premier passage au repêchage, Perunovich n’a pas attendu longtemps avant d’entendre son nom en 2018 et pour cause : le défenseur avait réussi 36 points en 42 rencontres à sa première année universitaire. Après une autre bonne saison, l’Américain retournera à l’Université de Minnesota-Duluth pour y disputer une troisième campagne et on peut s’attendre à ce qu’il continue d’y faire des flammèches. Défenseur explosif sur ses patins et excellent pour transporter le disque, Perunovich n’a pas beaucoup de compétition sur le côté de gauche de la défensive et pourrait bientôt faire le saut chez les professionnels, où son dynamisme sera certainement le bienvenu. À 5pi9, toutefois, il sera toujours plus efficace si son partenaire peut s’occuper des missions défensives plus coriaces.

6. Nikita Alexandrov – C – 20 ans – Repêché en 2019 (2/62)

En repêchant encore un joueur à son deuxième passage au repêchage, les Blues espèrent avoir mis la main sur un « late-bloomer », un de ces joueurs qui éclosent sur le tard. Dans le cas d’Alexandrov, l’expression s’applique particulièrement bien considérant qu’il est né le 16 septembre ; c’est donc dire qu’il est déjà âgé de 20 ans même s’il vient tout juste d’être choisi. Un saut de 31 à 61 points avec les Islanders de Charlottetown y est certainement pour quelque chose 

7. Alexei Toropchenko – AD – 20 ans – Repêché en 2017 (4/113)

Est-ce vraiment si surprenant de voir autant d’espoirs russes chez l’équipe qui a frappé le gros lot avec Vladimir Tarasenko? Certes, celui-ci avait été un choix de premier tour, mais vous remarquerez que les autres attaquants du pays de Poutine partagent certaines aptitudes avec lui, notamment des aptitudes de marqueurs naturels indéniables. Puissant ailier de 6pi3, Toropchenko s’est fait connaitre avec le Storm de Guelph l’an dernier, en séries particulièrement. Après avoir marqué 17 buts en 62 rencontres en saison, il a presque égalé cette marque avec 16 en 28 matchs éliminatoires. Il amorcera maintenant sa carrière professionnelle où il pourra travailler sur les autres facettes de son jeu pendant quelques années.

8. Niko Mikkola – DG – 23 ans – Repêché en 2015 (5/127)

Après Reinke et Perunovich, disons que Mikkola détonne particulièrement. À 6pi5, il domine physique les autres espoirs défensifs de l’équipe et apporte une dimension complètement différente. Excellent dans son territoire et bon patineur, le Finlandais impressionne tout de même par sa prise de décision avec la rondelle, bien qu’il ne sera jamais un défenseur offensif. En effet, ses neuf points en 70 matchs à San Antonio l’an dernier n’ont rien d’impressionnant, mais avec trois saisons dans la Ligue élite de Finlande et une participation au Championnat du monde senior, Mikkola a déjà démontré qu’il est l’un des bons espoirs des Blues et il ne faudrait pas s’étonner de le voir goûter à la LNH dès cette année dans le cadre d’un rappel pour blessure.

 

9. Colten Ellis – G – 19 ans – Repêché en 2019 (3/93)

Le gardien originaire de la Nouvelle-Écosse vient de connaitre deux bonnes saisons avec l’Océanic avant de vraiment laisser sa marque en séries l’an dernier avec un pourcentage d’arrêts de 91,9%. Très agile et doté d’excellents réflexes, Ellis est un gardien agressif qui aime défier les tireurs adverses. Vu sa taille modeste pour un gardien (6pi1), cette agressivité lui joue parfois des tours, mais à son âge, il a encore le temps de parfaire sa technique et son positionnement. Il sera considéré pour un poste de gardien avec l’équipe nationale junior en décembre prochain et ne devrait pas joindre les rangs professionnels avant 2021-2022 au plus tôt.

10. Mathias Laferrière – AD – 19 ans – Repêché en 2018 (6/189)

Laferrière est un projet à long terme pour les Blues, mais sa progression depuis un an a été phénoménale. Choisi en 6e ronde après une saison de seulement 12 buts et 41 points, le Québécois a explosé pour 28 buts et 74 points l’an dernier. En fait, à première vue, son cas rappelle drôlement celui de Samuel Blais il y a quelques années ; repêché par les Blues en 6e ronde après une saison bien ordinaire, il vient de jouer un rôle dans leur conquête de la Coupe Stanley. Pour ce qui est de Laferrière, à 6pi2, il a déjà le physique de l’emploi, bien qu’il devra continuer à ajouter du muscle. Il excelle en zone offensive grâce à de bonnes mains et à une créativité intéressante et on espère le voir poursuivre sa progression offensive au sein d’une bonne équipe à Charlottetown.

Les Blues sont champions en titre de la Coupe Stanley et à ce titre, il est difficile de leur tenir rigueur pour l’état de leur banque d’espoirs, mais à ce point-ci, ils devront espérer un bon développement de leurs jeunes s’ils veulent maintenir la barque à flot au cours des prochaines années. Des joueurs comme Perunovich, Kostin et Kyrou ont un gros potentiel professionnel, mais le reste des espoirs sont surtout des projets à leur position respective et il serait bien surprenant de voir la moitié de ces joueurs réaliser ce potentiel pleinement.

Série espoirs – Penguins : pas la priorité!

Série espoirs – Penguins : pas la priorité!

Les Penguins ont raté les séries lors de la saison recrue de Sidney Crosby, mais ont depuis participé aux séries treize fois d’affilée, remportant la coupe Stanley trois fois en quatre présences. Pour obtenir de tels succès, les Penguins n’ont jamais hésité à échanger des choix au repêchage pour de l’aide immédiate. La preuve : ils ont repêché au premier tour en 2019 pour la première fois depuis 2014. Ce focus sur les succès immédiat a toutefois gravement entamé le capital d’espoirs de l’équipe, si bien qu’elle se retrouve maintenant avec l’une des pires banques de la ligue, sinon la pire. 

1. Samuel Poulin – AG – 18 ans – Repêché en 2019 (1/21)

Le Québécois a été un choix surprise au 21e rang, mais cadre parfaitement avec ce que les Penguins tentent de faire depuis quelques années, soit de donner des joueurs complémentaires à Sidney Crosby et Evgeni Malkin. Le fils de Patrick, qui a joué plus de 600 matchs dans la LNH, est un ailier travaillant doté d’un bon gabarit et qui excelle le long des rampes et autour du filet. Misant aussi sur un bon lancer, on pourrait qualifier Poulin d’un ailier de puissance, mais il devra travailler sur son coup de patin avant d’être considéré pour un rôle dans la LNH ; ce qui pourrait survenir dès l’an prochain ou, plus probablement, en 2020-2021.

2. Calen Addison – DD – 19 ans – Repêché en 2018 (2/53)

Défenseur de petit gabarit qui mise sur une excellente mobilité, Addison a réalisé l’exploit peu commun de répéter sa saison de repêchage au niveau des statistiques (11 buts et 54 aides), réalisant le tout en un match de moins. Efficace en défensive grâce à son positionnement et à son coup de patin, le Manitobain est avant tout un défenseur offensif qui excelle en relance et en avantage numérique. En fait, il a certainement le potentiel de se développer en un quart-arrière sur l’avantage numérique dans la LNH. Addison aime aussi jouer de façon physique, mais vu sa petite taille, il pourrait devoir changer un peu sa façon de jouer pour connaitre une plus longue carrière professionnelle.

3. Pierre-Olivier Joseph – DG – 20 ans – Acquis via échange des Coyotes en 2019

Défenseur très mobile, Joseph n’a pas connu le développement escompté depuis sa sélection au premier tour par les Coyotes en 2017. Faisant maintenant le saut chez les professionnels, il sera intéressant de voir s’il est en mesure bien adapter son jeu, lui qui est encore plutôt frêle pour sa taille. Efficace dans son territoire et capable de bien relancer et appuyer l’attaque, le Québécois était un morceau important de la transaction envoyant Phil Kessel en Arizona et devra maintenant prouver aux Penguins qu’il est de calibre pour la Ligue américaine et bientôt, la Ligue nationale.

4. Filip Hållander – AG – 19 ans – Repêché en 2018 (2/58)

Souvent comparé à l’espoir du Tricolore Jacob Olofsson, repêché deux rangs avant lui, Hållander s’est jusqu’ici mieux développé que son compatriote. Bon patineur qui se débrouille bien dans toutes les phases de jeu, le Suédois peut jouer au centre comme à l’aile et est connu pour son bon travail le long des rampes et en repli défensif. La grande question dans son cas demeure le niveau offensif qu’il pourra atteindre, mais sa première saison en Ligue élite de Suède a prouvé qu’il avait le potentiel pour un jour jouer sur un deuxième trio, s’il poursuit dans cette veine. Autrement, ses autres aptitudes feront de lui un joueur très fiable sur un troisième trio.

5. Sam Miletic – AG – 22 ans – Signé comme joueur junior en 2017

Derrière un top 4, somme toute, raisonnable, Miletic n’est pas exactement un excellent espoir de top 5, mais il est le meilleur que les Penguins ont. Après trois saisons ordinaires en Ontario, il a signé un premier contrat professionnel avec les Penguins à l’automne 2017. Il les a ensuite récompensés avec une saison de 36 buts et 92 points, de loin sa meilleure. Ses succès ont démontré qu’il était prêt pour la Ligue américaine et il a à nouveau passé le test avec brio, amassant 35 points en 49 matchs, la deuxième meilleure moyenne de points par matchs de l’équipe parmi les espoirs du club. À 6pi1 et 200 livres, Miletic a le physique pour la LNH et son jeu défensif mature pourrait contribuer à faire de lui un bon joueur de troisième ligne, possiblement dès 2020-2021. Si sa progression offensive se poursuit, il pourrait même aspirer à plus!

6. Kasper Björkqvist – AG – 22 ans – Repêché en 2016 (2/61)

Un autre ailier mieux adapté à un rôle complémentaire qu’un rôle de meneur de jeu, le Finlandais est un joueur avec le physique, le coup de patin et le style pour la LNH bien que son potentiel offensif continue de susciter les questions. À sa troisième saison universitaire, ses 30 points en 42 rencontres ont néanmoins représenté un sommet en carrière, tout comme ses 17 buts. Capitaine à Providence, il fera maintenant le saut dans la Ligue américaine où on espérera voir la suite de sa progression offensive tout en continuant son jeu complet.

7. Nathan Légaré – AD – 18 ans – Repêché en 2019 (3/74)

Légaré est loin d’être un joueur parfait, mais quand on marque 45 buts et 87 points dans la LHJMQ à son année de repêchage, on attire certainement l’attention. Pas un excellent patineur ni le joueur le plus alerte défensivement, Légaré compense par un effort constant et un style de jeu intense en tout temps. Dangereux autour du filet, il peut aussi marquer grâce à un très bon lancer des poignets, tout en étant une menace constante pour appliquer une solide mise en échec. Légaré ne pourra atteindre la LNH sans travailler sur son coup de patin, mais s’il y arrive, il pourrait y jouer un rôle sur une deuxième ou troisième ligne d’ici deux ou trois ans.

8. Justin Almeida – C – 20 ans – Repêché en 2018 (5/129)

Repêché par les Penguins à sa deuxième année d’éligibilité, Almeida a répondu avec une saison exceptionnelle de 111 points en 64 rencontres avec les Warriors de Moose Jaw avant de complètement disparaitre en séries, ne récoltant aucun point pendant que son équipe était éliminée en 4 rencontres au premier tour. Attaquant de petite taille très créatif avec la rondelle, Almeida est aussi très rapide et possède des mains habiles qui lui permettent d’être une menace constante avec la rondelle en sa possession. Son style le confine toutefois à occuper un rôle offensif dans la LNH, donc la prochaine saison, sa première dans la Ligue américaine, en dira long sur ses chances d’un jour y arriver.

9. Jordy Bellerive – C – 20 ans – Signé comme joueur junior en 2017

Après s’être mérité un contrat à la suite du camp d’été des Penguins, Bellerive a poursuivi sa belle carrière dans la Ligue de l’Ouest avec des saisons de 92 et 83 points avant de faire le saut dans la LAH pour trois rencontres en fin de saison l’an dernier. Un joueur rapide et intense, Bellerive est aussi un bon fabricant de jeu bien qu’on ignore pour le moment à quel point son jeu offensif se transposera bien au niveau professionnel. À tout le moins, son leadership et son travail acharné pourraient lui ouvrir les portes de la LNH dans un rôle de soutien à moyen terme.

10. Sam Lafferty – AG – 24 ans – Signé comme joueur collégial en 2018

Mis sous contrat par les Penguins après sa quatrième saison à la prestigieuse université Brown, Lafferty a bien réussi sa rentrée professionnelle avec 49 points en 70 rencontres avec Wilkes-Barre/Scranton. Efficace dans son territoire et bon fabricant de jeu, Lafferty mise sur sa rapidité pour connaitre du succès, tant en attaque qu’en défense. Outre son coup de patin, l’Américain n’a pas vraiment de facette de son jeu où il est dominant, mais il fait tout bien et pourrait devenir un favori des entraineurs au niveau professionnel s’il arrive à y trouver sa niche. À 24 ans, toutefois, il devra faire vite y arriver! S’il n’obtient pas quelques matchs à Pittsburgh cette saison, ça sera déjà un signe qu’il n’est potentiellement plus dans les plans.

Quand on mise sur Sidney Crosby et Evgeni Malkin, c’est assez logique de repêché surtout des ailiers et des défenseurs pour les complémenter. C’est justement ce qu’on retrouve en plus grand nombre dans la banque des Penguins, mais avec les deux vedettes qui vieillissent, Pittsburgh devra bientôt commencer à penser à la transition et ça commence par de bonnes sélections au repêchage, ce qui n’a pas été leur fort au cours des dernières années. Cela explique d’ailleurs possiblement le fait que quatre des espoirs du top dix n’ont même pas été repêchés par l’équipe!

Série espoirs – Devils : un joyau inespéré!

Série espoirs – Devils : un joyau inespéré!

Longtemps des habitués des séries éliminatoires, les Devils n’y ont pris part qu’une fois en sept ans : une élimination au premier tour en 2018. Menés par l’explosif Taylor Hall et le premier choix au total de 2017, Nico Hischier, l’équipe espérait tenter un retour en séries cette année, mais il semblerait qu’un coup de chance à la loterie ait quelque peu accéléré les plans. L’arrivée de Jack Hughes a insufflé un vent d’optimisme au sein de cette formation qui a ensuite ajouté PK Subban, Wayne Simmonds et Nikita Gusev à son effectif. Tous ces nouveaux joueurs, et le retour en santé de Hall, placent maintenant les Devils en bonne position pour revenir en séries… et peut-être même y faire du dommage!

1. Jack Hughes – C – 18 ans – Repêché en 2019 (1/1)

Classé au premier rang par pratiquement tous les experts, Hughes suscitait tout de même des interrogations, notamment quant à son habileté à jouer dans la LNH, et d’y performer, dès cette année. Le camp d’entrainement a rapidement fait taire ces hésitations alors que le jeune Américain a paru dominant à plus d’une reprise déjà. Hyper rapide et capable d’exécuter des jeux à pleine vitesse, Hughes est un véritable magicien avec la rondelle en plus d’être un passeur exceptionnel. Également doté d’un bon lancer, ses lacunes viennent plutôt de sa petite taille ainsi que de son jeu défensif ordinaire, mais Hughes sera une vedette offensive dans la LNH, possiblement dès cette année.

2. Ty Smith – DG – 19 ans – Repêché en 2018 (1/17)

Nommé défenseur de l’année au pays, Smith est un patineur exceptionnel qui mise avant tout sur son sens du jeu très développé et sur une anticipation hors du commun pour connaitre du succès. Futur défenseur de première paire, sa vision du jeu et ses habiletés de passeur sont facilement remarquables en avantage numérique et en relance tandis que son jeu défensif est très efficace, sans être spectaculaire. À seulement 5pi11, il n’est pas robuste et peine parfois avec les joueurs plus imposants, mais en général, son coup de patin le sort facilement de la plupart des situations difficiles. Il passera la prochaine saison à Spokane dans la WHL et pourrait faire le saut dans la LNH l’an prochain.

3. MacKenzie Blackwood – G – 22 ans – Repêché en 2015 (2/42)

Bon dans la Ligue américaine la saison dernière, c’est dans la LNH que Blackwood s’est fait le plus remarqué, montrant un pourcentage d’arrêt de 91,8% en 23 matchs avec les Devils. Gardien grand format (6pi4, 225 lbs), l’Ontarien a beaucoup amélioré ses déplacements devant le filet, le rendant beaucoup plus efficace et moins dépendant de son positionnement, qui avait toujours été une force chez lui. La prochaine saison devrait être très intéressante pour lui alors que les Devils voudront certainement lui donner toutes les chances de s’emparer du rôle de numéro 1 à l’approche du repêchage d’expansion amenant Seattle dans la LNH.

4. Jesper Boqvist – C – 20 ans – Repêché en 2017 (2/36)

Limité par une blessure au poignet en 2017-2018, le Suédois avait néanmoins montré de belles choses en Ligue élite de Suède cette année-là. L’an dernier, il a montré que son développement se poursuivait de belle façon alors qu’il a récolté 35 points en 51 matchs tout en présentant un jeu défensif efficace. Très rapide et travaillant fort sur la glace, Boqvist a le potentiel de se développer en un attaquant de deuxième trio qui peut être utilisé dans toutes les situations de jeu. Attendez-vous à le voir au New Jersey dès la saison 2020-2021.

5. Joey Anderson – AD – 21 ans – Repêché en 2016 (3/73)

Anderson ne sera jamais un champion compteur, mais il est le genre de joueur que tous les entraineurs affectionnent et à qui ils font confiance. Joueur intelligent et très impliqué, Anderson est aussi un leader naturel. Il est efficace dans son territoire et ne se complique jamais la vie en attaque, visant souvent tout simplement à emmener la rondelle au filet. Il pourrait se développer en un ailier de 2e ou 3e trio utilisé dans toutes les situations ; pensez à un Jamie Langenbrunner, qui a gagné deux Coupes Stanley et joué plus de 1100 matchs dans la LNH sans en retirer de quelconque trophée individuel.

6. Aarne Talvitie – C – 20 ans – Repêché en 2017 (6/160)

Repêché pour son ardeur au travail et son leadership, Talvitie a depuis dépassé les attentes avec une saison exceptionnelle au niveau junior en Finlande, puis une première bonne saison au niveau universitaire américain avec Penn State (16 points en 17 rencontres). Ses sept points en autant de matchs au Championnat du monde junior laissaient aussi présager une belle année à tous les niveaux, mais une blessure au genou y a malheureusement mis fin en janvier. Déjà un bon fabricant de jeu, le Finlandais semble avoir amélioré son coup de patin, lui conférant maintenant un potentiel de centre de troisième trio ou peut-être même de deuxième ligne s’il poursuit sa progression. Il demeure toutefois un projet à long terme.

7. Reilly Walsh – DD – 20 ans – Repêché en 2017 (3/81)

Un espoir qui sera à surveiller cette saison, Walsh a déjà montré toute une progression depuis sa sélection au 3e tour en 2017. Après 20 points à sa saison recrue à Harvard, le jeune Américain a marqué 12 buts et récolté 19 aides en 33 matchs la saison dernière. Le départ de l’excellent Adam Fox lui ouvre maintenant la porte sur la première paire défensive du Crimson. Défenseur très mobile doté d’un lancer dangereux, Walsh joue souvent davantage comme un quatrième attaquant et devra continuer à s’améliorer dans son territoire. Ses habiletés offensives pourraient définitivement lui ouvrir la voie vers la LNH, mais s’il peut devenir plus complet, il aura le potentiel d’un défenseur offensif de top 4 à moyen terme!

8. Michael McLeod – C – 21 ans – Repêché en 2016 (1/12)

L’un des patineurs les plus rapides de la LNH, et pas seulement chez les espoirs, McLeod a jusqu’ici eu de la difficulté à se faire valoir chez les professionnels. Jamais réputé pour ses talents de buteur, ses 6 buts en 82 matchs professionnels (seulement 21 dans la LNH) ne sont rien pour lui faire changer de réputation. La bonne nouvelle dans son cas, c’est qu’il est encore jeune, doté d’un bon gabarit (6pi2) et extrêmement efficace dans son territoire. Qui plus est, ses habiletés de passeur lui ont permis de réussir 27 aides en 55 rencontres dans la LAH l’an dernier, un total plus que respectable. À ce point-ci toutefois, il est difficile de voir McLeod percer comme plus qu’un centre de troisième trio très fiable défensivement, à moins de pas de géants sur le plan offensif.

9. Fabian Zetterlund – AD – 20 ans – Repêché en 2017 (3/63)

Pour la deuxième saison consécutive, Zetterlund a subi une blessure au genou qui a mis fin à sa campagne. Doté d’un excellent lancer et de bonnes mains, le Suédois est un travailleur acharné qui excelle le long des rampes. S’il peut rester en santé et améliorer son coup de patin, il pourrait être une belle prise pour les Devils, qui viennent de le mettre sous contrat. On verra donc dès cette année où il en est dans son développement et s’il semble avoir le potentiel pour jouer sur un top 9 un jour. Son jeu défensif étant ordinaire, il devra produire s’il veut garder son statut de bon espoir dans la LNH.

10. Marian Studenic – AD – 20 ans – Repêché en 2017 (5/143)

Rapide patineur doté de mains au-dessus de la moyenne, Studenic n’a jamais rien cassé dans la Ligue de l’Ontario, si bien qu’on pouvait se demander s’il avait vraiment un avenir professionnel. Ses 28 points en 64 rencontres avec Binghamton ont toutefois démontré qu’il pourrait se développer en un joueur utile pour la LNH, même si ça ne sera possiblement pas dans un rôle offensif. Son jeu défensif et sa vision du jeu sont bons pour un joueur de son âge et il pourrait se développer en un joueur utile, possiblement sur un troisième trio, à moins que des aptitudes offensives lui viennent sur le tard. Ne vous attendez simplement pas à du jeu robuste ou à des prouesses étincelantes de sa part avec la rondelle.

Les Devils ont vraiment frappé le gros lot en pouvant choisir Jack Hughes au premier rang. À lui seul, le jeune Américain fait passer leur banque d’espoirs de l’une des pires de la LNH à une de milieu de peloton. Outre le centre explosif, Smith, Boqvist et Blackwood sont de bons espoirs pour la grande ligue, mais le reste du groupe manque de potentiel avec seulement quelques joueurs ayant une chance d’un jour atteindre un top 6 offensif ou un top 4 défensif. Avec quelques jeunes hyper talentueux comme Hischier et Hughes, le futur des Devils semble toutefois déjà entre de bonnes mains!

Série espoirs – Predators : quand les priorités sont ailleurs…

Série espoirs – Predators : quand les priorités sont ailleurs…

Forts d’une séquence de cinq saisons consécutives avec une présence en séries éliminatoires, les Predators ont remporté la division centrale lors des deux dernières saisons. Les choix au repêchage tardifs que ces succès ont entrainé ont toutefois gravement entamé l’excellente banque d’espoirs que l’équipe avait réussi à se bâtir au fil des ans, tout comme le repêche 2018, où l’équipe a dû attendre le 111e rang avant de faire sa première sélection. Le DG, David Poile, n’a jamais eu peur d’ajouter du talent à son équipe via transaction, mais pour ce qui est de la banque d’espoirs, les Predators figurent tout près du dernier rang du circuit en raison de leur pépinière fort mal en point.

1. Dante Fabbro – DD – 21 ans – Repêché en 2016 (1/17)

Défenseur très fiable qui excelle en relance, Fabbro aura la chance d’évoluer dans un rôle important dès cette saison, après l’échange de PK Subban. Après dix rencontres en fin de saison et en séries l’an dernier, on peut s’attendre à ce que Fabbro soit un régulier sur le top 4 de la brigade défensive des Predators en plus d’être possiblement utilisé sur les unités spéciales. Ses trois saisons au niveau universitaire à Boston College et sa récente participation au Championnat du monde l’ont bien préparé à assumer ce rôle au plus haut niveau.

2. Eeli Tolvanen – AG – 20 ans – Repêché en 2017 (1/30)

Le Finlandais a été propulsé parmi les meilleurs espoirs de la ligue après une saison fulgurante en 2017-2018 où tout semblait lui réussir. Statistiques exceptionnelles en KHL, performance étincelante sur le plan international, tant au niveau junior que senior, incluant les Jeux olympiques ; Tolvanen était déjà vu comme une future vedette. Puis, arrivée en Amérique du Nord, le retour à la réalité fut plus difficile comme en témoignent ses 35 points en 58 rencontres dans la Ligue américaine et seulement quatre matchs disputés dans la LNH. Véritable tireur d’élite, il est toutefois plutôt unidimensionnel, ce qui pourrait lui nuire dans sa quête d’obtenir un rôle de régulier à Nashville dès cette année. Pour augmenter ses chances, il devra améliorer sa constance et son effort défensif, notamment.

3. Phillip Tomasino – C – 18 ans – Repêché en 2019 (1/24)

Choisi au premier tour par les Predators après avoir bien progressé à sa deuxième saison dans la Ligue de l’Ontario, Tomasino est le genre de joueur que les entraineurs adorent. Rapide et travaillant, il est une menace constante en échec avant, forçant les adversaires à se départir du disque et excellant à créer des revirements. Bon marqueur, il a le potentiel de se développer en un bon centre de deuxième trio, d’autant plus qu’il est très jeune, n’ayant eu 18 ans qu’à la fin juillet. Il poursuivra son développement pour une dernière saison dans la Ligue de l’Ontario avant de vraisemblablement faire le saut chez les pros.

4. Jeremy Davies – DG – 22 ans – Acquis via échange des Devils en 2019

À ce point-ci, Davies est surtout connu pour avoir été acquis dans l’échange de PK Subban aux Devils, mais le Québécois pourrait ne pas mettre de temps à se faire un nom par ses performances. Choisi au 7e tour en 2016, Davies a progressé de façon incroyable en trois saisons collégiales, récoltant pratiquement un point par match lors de ses deux dernières campagnes. À son aise comme quart-arrière sur le jeu de puissance, le petit défenseur s’est aussi beaucoup amélioré dans son territoire si bien qu’on pourrait maintenant le voir sur un top quatre dans la LNH si son développement se poursuit de belle façon. Il devrait toutefois commencer la saison à Milwaukee.

5. Egor Afanasyev – AG – 18 ans – Repêché en 2019 (2/45)

Choix de deuxième tour des Predators lors du plus récent repêchage, Afanasyev est un ailier format géant qui est aussi très talentueux. Son coup de patin reste à améliorer et il ne joue pas physique malgré sa taille, mais Afanasyev a dominé la USHL l’an dernier grâce à ses excellentes mains et à son tir vif, de même que ses habiletés de protection de la rondelle. Projet à long terme, il joindra les rangs des Spitfires à Windsor cette saison, où on pourra mieux voir son potentiel face à un calibre de jeu plus relevé.

6. Jachym Kondelik – C – 19 ans – Repêché en 2018 (4/111)

Si le top cinq des espoirs des Predators est tout à fait légitime, la suite est moins excitante. Du lot, Kondelik a peut-être le meilleur potentiel en raison de ses atouts physiques impressionnants. À 6pi6 et déjà 227 livres, il est un monstre sur la patinoire et il excelle en couverture défensive. Capable de jouer de façon robuste, il est aussi un très bon fabricant de jeu, ce qui lui confère un certain potentiel offensif. Ses 22 aides en 33 matchs à sa saison recrue à l’Université du Connecticut en sont la preuve. Attendez-vous à le voir disputer au moins une autre saison universitaire avant de passer un peu de temps dans la Ligue américaine, en route vers un poste potentiel de troisième centre à Nashville.

7. David Farrance – DD – 20 ans – Repêché en 2017 (3/92)

Le digne successeur de Fabbro sur la première paire défensive de Boston College, Farrance pourrait grimper rapidement les échelons du présent classement s’il saisit l’opportunité qui s’offre à lui. Étant déjà passé de 9 à 20 points en une saison, le défenseur mobile est une menace offensive tant en relance que sur l’avantage numérique. Excellent patineur doté de très bonnes mains et d’un lancer puissant, il devra améliorer son jeu défensif et gagner en force physique, mais il est déjà efficace à ne pas se rendre coupable de revirements, un atout intéressant à son âge. Sa prochaine saison dictera la suite de son parcours, mais on peut s’attendre à le voir à Milwaukee la saison prochaine.

8. Rem Pitlick – AG – 22 ans – Repêché en 2016 (3/76)

Patineur très rapide, Pitlick est un joueur créatif avec la rondelle. Il a amorcé sa carrière dans la LNH l’an dernier après trois ans au niveau universitaire, mais il faut s’attendre à le voir disputer la prochaine saison dans la Ligue américaine. Ses 45 points en 38 rencontres à sa dernière année avec l’Université du Minnesota ont toutefois démontré un potentiel offensif qu’on ignorait chez lui, augmentant quelque peu les attentes à son endroit. Il demeure un ailier potentiel de troisième trio, mais qui pourrait évoluer sur une deuxième ligne si sa progression se poursuit.

9. Anthony Richard – AG – 22 ans – Repêché en 2015 (4/100)

Après une magnifique carrière avec les Foreurs de Val-d’Or, le Québécois en sera à une quatrième saison dans la Ligue américaine où il a réalisé des saisons de 16, 36 et 47 points jusqu’ici, disputant au passage son premier match dans la LNH l’an dernier. Le petit attaquant est très rapide, mais est avant tout connu pour ses talents de marqueur, mais l’amélioration de son jeu défensif depuis son passage chez les pros pourrait lui donner une chance d’un jouer jouer un rôle de soutien sur un troisième trio. À presque 23 ans, il devra pousser pour que ça arrive plus tôt que tard où il pourrait se retrouver étiqueté Ligue américaine.

10. Frédéric Allard – DD – 21 ans – Repêché en 2016 (3/78)

Après avoir réussi avec brio le saut chez les professionnels, Allard n’a pas montré la progression espérée à sa deuxième année à Milwaukee, si bien qu’il verra maintenant dans son rétroviseur les autres jeunes qui tenteront de le dépasser dans la hiérarchie. Bon patineur capable d’appuyer l’attaque et de mener un avantage numérique, il pourrait être en compétition directe avec Davies pour un poste futur, mais ce dernier lui est supérieur dans les autres facettes du jeu.

Outre les trois plus récents choix de premier tour de l’équipe et Davies, on remarque que la profondeur n’est pas vraiment au rendez-vous malgré quelques espoirs d’intérêt à différentes positions. Heureusement pour Nashville, l’équipe est bâtie pour gagner maintenant, compte des joueurs de talent partout et mise sur un DG qui n’a pas peur de transiger pour améliorer son équipe. Ces facteurs atténuent le besoin de compter sur une excellente banque d’espoirs, mais augmente néanmoins la pression de gagner maintenant pour une équipe qui n’a atteint le troisième tour éliminatoire qu’une fois dans son histoire.