Repêchage LNH 2019 – Nils Höglander

Repêchage LNH 2019 – Nils Höglander

La LNH moderne permet à des joueurs de plus petite taille de se faire une place et d’espérer avoir une belle carrière. Peu importe l’époque, un joueur aussi talentueux que Nils Hoglander aurait pu avoir sa chance, mais en 2019, il sera un espoir sérieusement considéré au premier tour.

NILS HOGLANDER
Ailier gauche, Suède
5pi9 | 185 lb | 20 décembre 2000
Rogle, SHL

11e patineur européen  

Le repêchage 2019 compte son lot de jeunes attaquants dynamiques pouvant générer de l’offensive, mais une fois à l’extérieur du top 10, peu d’entre eux peuvent en créer autant que le Suédois Nils Hoglander, qui y arrive grâce à sa grande vitesse et surtout, à sa capacité à effectuer des jeux en mouvement. À ce niveau, on peu le comparer aux Trevor Zegras et autres jeunes prometteurs de sa cuvée, mais Hoglander est souvent ignoré ou sous-estimé en raison de son absence presque totale des regards lors des événements internationaux à forte couverture. En effet, il n’était pas au U18 ni au Hlinka-Gretzky en raison de son âge, et il n’avait récolté aucun point au U18 l’an dernier, étant confiné à un rôle moins important au sein de la formation suédoise. Il ne faut toutefois pas oublier quelque chose : Hoglander a joué 50 parties en ligue élite suédoise cette année, récoltant au passage 7 buts et 7 aides. Toutes ces statistiques sont de loin des sommets parmi les espoirs éligibles au repêchage pour la première fois, cette année. Le simple fait d’avoir évolué dans un circuit d’adultes toute la saison confère en fait un avantage au Suédois quand viendra le temps de projeter son développement.

Très énergique malgré sa petite taille, Hoglander est aussi un joueur très complet et particulièrement dominant en échec avant. Il se replie aussi très rapidement et pourrait certainement se faire une niche comme attaquant défensif si la production offensive ne se développait pas au niveau professionnel. L’équipe qui le repêchera le fera tout de même dans l’optique de repêcher un joueur du top 6 et le Suédois de 18 and a certainement ce potentiel. Ses excellentes mains se combinent à merveille avec ses changements de direction vifs et sa grande agilité pour faire de lui une menace constante en possession de la rondelle. Il est ainsi capable en une fraction de seconde de se donner un angle de passe ou encore de se positionner pour un tir sur réception. Son accélération  et sa vitesse sont aussi des points forts, tout comme son lancer des poignets vif. 

Comme mentionné plus haut, la production offensive de Hoglander au prochain niveau demeure un point d’interrogation, mais il demeure qu’un joueur rapide, intense à l’ouvrage et qui mise sur de bonnes aptitudes offensives trouvera toujours une place peu importe le niveau. La constance du Suédois sera toutefois un élément à surveiller parmi ceux qui pourraient entraver son développement. L’autre principal sera d’ajouter de la force physique, ce qui lui permettra d’être plus efficace dans son jeu le long des rampes, surtout qu’il aime donner une bonne mise en échec à l’occasion. Cela lui permettrait aussi d’améliorer la puissance de son lancer des poignets qui deviendrait d’autant plus redoutable combiné à la vitesse à laquelle il le décoche. Au final, Nils Hoglander représente certainement un espoir de premier tour cette année même si l’équipe qui le choisira prend en quelque sorte un pari sur son futur offensif. Un bon développement pourrait en faire un véritable dynamo offensif sur un premier trio tout en conservant son ardeur au travail et sa bonne conscience défensive. Au pire, on peut plutôt pense à un Carl Hagelin ou Paul Byron, pas un mauvais prix de consolation!

Montage de la saison 2018-19 de Nils Höglander

Repêchage LNH 2019 – Pavel Dorofeyev

Repêchage LNH 2019 – Pavel Dorofeyev

Il est souvent très difficile d’évaluer les joueurs russes à l’approche du repêchage. Soit ils sont à peine utilisés dans les ligues professionnelles ou encore ils dominent la ligue junior, mais dans un cas comme dans l’autre, il est plus compliqué d’avoir un portrait juste. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’un joueur comme Pavel Dorofeyev est parfois vu comme joueur du milieu de premier tour et parfois comme choix de deuxième tour. 

PAVEL DOROFEYEV
Ailier gauche / Ailier droit
6pi | 163lb | 26 octobre 2000
Magnitogorsk, KHL/MHL
12e patineur en Europe
Le Russe de 18 ans en est au point où il est trop fort pour le circuit junior russe comme en font foi ses 17 buts et 14 aides pour 31 points en 19 rencontres, une moyenne de 1,63 point par match, de loin le meilleur total pour les joueurs de la MHL à leur première année d’éligibilité au repêchage. Dans la KHL, c’est toutefois une autre paire de manches. On peut difficilement se fier à ses 2 points obtenus en 23 matchs, considérant que son temps d’utilisation moyen n’était que de sept minutes par match environ. Le simple fait qu’il ait réussi à être aussi souvent dans l’alignement dans la meilleure ligue russe démontre que son jeu est mature (aucun autre attaquant de moins de 19 ans n’a joué plus de 10 rencontres dans le circuit russe cette année). 

Si on se fie aux habiletés de Dorofeyev pour évaluer son rang probable de sélection, on comprend pourquoi plusieurs le classent au premier tour. Attaquant hyper créatif, le Russe fait honneur à la réputation des joueurs de son pays alors qu’il démontre régulièrement la rapidité de ses mains et son excellent contrôle de rondelle. Il excelle particulièrement en tant que fabricant de jeu, où il utilise ses habiletés pour se donner du temps afin de permettre à ses coéquipiers de se libérer. Cette aptitude est spécialement visible en supériorité numérique où il est à son meilleur tout près de la rampe, d’où il a une vision sur toute la zone offensive. Ses mains habiles le rendent aussi dangereux autour du filet, mais il devra améliorer la puissance de son lancer pour demeurer une menace comme tireur chez les professionnels, où la rapidité de sa dégaine ne suffisent plus pour tromper les gardiens adverses. Contrairement au stéréotype russe, le jeu défensif de Dorofeyev est plus qu’adéquat et il comprend bien où il doit se trouver en territoire défensif et comment placer son bâton. 

Pour demeurer efficace chez les professionnels, l’ailier de 18 ans devra ajouter du muscle à sa charpente qui est plutôt frêle pour le moment et qui limite son efficacité devant le filet et le long des rampes. Ce faisant, cela pourrait aussi contribuer à rendre son lancer plus pesant et donc, plus puissant. Par ailleurs, sans être une faille comme tel, son accélération bénéficierait d’un peu plus d’explosion pour le rendre plus imprévisible et plus dangereux en relance. En fait, on dirait parfois que Dorofeyev joue à un rythme très lent, ce qui n’est pas nécessairement mauvais, mais un meilleur coup de patin ferait jouer l’adversaire davantage sur les talons. Comme beaucoup de joueurs russes, Pavel Dorofeyev restera probablement en Russie pour une ou deux saisons après avoir été choisi, mais avec la qualité de sa vision du jeu et de ses habiletés de passeur, le potentiel est résolument présent pour qu’il s’établisse comme un bon attaquant sur un top 6 dans la LNH, même s’il n’est pas sans risque.

Montage des meilleurs moments de Dorofeyev dans la MHL cette année


 

Repêchage LNH 2019 – Nick Robertson

Repêchage LNH 2019 – Nick Robertson

On a eu droit à plusieurs duos ou même trios de frères dans la LNH depuis quelques années et en plus des frères Hughes, on pourrait aussi très bientôt voir à l’oeuvre les frères Robertson. En effet, tandis que le champion compteur de la Ligue de l’Ontario, Jason, a été choisi au 39e rang par les Stars en 2017, son petit frère Nick tentera maintenant d’améliorer ce rang de sélection en se faufilant peut-être même au premier tour! 

NICK ROBERTSON
Ailier gauche
5pi9 | 161lb | 11 septembre 2001
Peterborough, OHL
17e patineur en Amérique du Nord
Certains analystes accordent plus d’importance que d’autres à la date de naissance d’un joueur, mais dans le cas de Nick Robertson, il est difficile d’en faire totalement abstraction, considérant qu’il est passé à cinq jours seulement d’être éligible en 2020 plutôt que cette année! Le fait qu’il soit très jeune a évidemment un impact sur sa maturité physique, lui qui n’est déjà pas très costaud, mais d’un point de vue de recruteur, ça signifie surtout qu’il a encore beaucoup de potentiel d’amélioration et quand on considère son niveau actuel, c’est particulièrement intéressant. Évoluant pour une formation en transition, Robertson a été de loin le meilleur joueur des Petes cette année avec 55 points en 54 rencontres, devançant deux joueurs maintenant âgés de 21 ans. Le fait qu’il ait mené l’équipe avec une si faible récolte en dit long sur la qualité de son équipe, mais est tout de même révélateur quant à son talent. À mesure que la saison avançait, de plus en plus d’analystes et recruteurs l’ont vu; il est d’ailleurs passé du 30e au 17e rang chez les patineurs nord-américains selon la Centrale de recrutement de la LNH depuis la mi-saison.

Le visionnement et les données avancées le confirment, Robertson est une machine à générer de l’offensive, tant pour lui que pour ses coéquipiers. Il se classe très avantageusement dans la majorité des catégories, notamment pour les entrées de zone contrôlées, le Corsi et les opportunités de marquer générées, tout un fait d’armes à son âge. Pour y arriver, il mise avant tout sur un coup de patin explosif qui lui confère l’une des meilleures accélérations chez les espoirs de la cuvée 2019 en plus d’être très agile sur patins.  Bon fabricant de jeu, il se démarque particulièrement par la qualité de son lancer et aussi par sa fougue sur la patinoire. Cette dernière est particulièrement visible quand Robertson travaille en échec avant, où il arrive souvent à forcer l’adversaire à causer un revirement en l’embêtant avec insistance.  Elle lui sert aussi beaucoup autour du filet où il bataille ardemment pour les rondelles libres ou pour une position avantageuse pour dévier un lancer.

Les trois principaux reproches qu’on peut adresser à Robertson sont les mêmes qu’avec plusieurs joueurs de son âge: constance, jeu défensif et maturité physique. Dans son cas, le dernier élément est particulièrement important vu son très petit gabarit, mais avec sa fougue et son centre de gravité assez bas, on pourrait s’attendre à le voir jouer chez les pros autour de 185 livres sans problème. Vu son jeune âge et la taille de son frère (6’2″), l’équipe qui le repêchera espérera sans doute secrètement une poussée de croissance tardive tout de même. Pour ce qui est de la constance, ce n’est pas dû à l’effort dans son cas, mais les résultats n’ont pas toujours été au rendez-vous, mais tant qu’il travaille, ça devrait se replacer de soi-même. Finalement, la conscience défensive demeure le principal élément sur lequel il devra travailler. Son positionnement dans sa zone fait encore souvent défaut et il n’a pas toujours les bons réflexes, sa fougue lui jouant parfois des tours alors qu’il pourchasse un peu trop la rondelle. Aucune de ces lacunes ne peut être corrigée toutefois et avec tout le talent dont Nick Robertson fait preuve, il rendra certainement une formation très heureuse en fin de premier tour ou au début du deuxième. Il pourrait même surprendre et se hisser dans le top 20 si une équipe tombe en amour avec lui et à mon avis, ça ne serait pas du tout un « reach »; l’avenir nous le démontrera. 

Montage des meilleurs moments de Robertson dans la OHL cette année


 

Repêchage LNH 2019 – Vasili Podkolzin

Repêchage LNH 2019 – Vasili Podkolzin

C’est immanquable, chaque année, un joueur classé au sommet des listes d’espoirs commence à glisser vers la fin de la saison. Les Zadina (2018), Vilardi (2017), Chychrun (2016) en sont tous de bons exemples et 2019 ne fait pas exception alors que le Russe Vasili Podkolzin, qui a passé toute la saison dans le top 5 partout, glisse maintenant parfois jusqu’au milieu du premier tour.

VASILI PODKOLZIN
Ailier droit
6pi1 | 196lb | 24 juin 2001
St-Pétersbourg, VHL/MHL/KHL
2e patineur en Europe
Les amateurs de statistiques vous diront que Podkolzin n’a tout simplement pas prouvé avoir sa place aussi haut au repêchage et un bref regard à sa fiche offensive vous donnera la même impression. En effet, malgré son grand talent, Podkolzin n’a pas su se démarquer tant chez les juniors que dans les deux meilleures ligues professionnelles en Russie. Même au niveau international, ses performances ont été ordinaires malgré de très beaux flashs. Ce sont justement ces bons moments qui sauvent la mise pour le Russe. En effet, pour un joueur qui n’aura 18 ans qu’après le repêchage, le simple fait qu’il ait goûté à la KHL est un très bon signe. Nommé capitaine de l’équipe des moins de 18 ans en avril dernier, Podkolzin a déjà beaucoup d’expérience au niveau international et avec un peu plus de stabilité (il a évolué pour sept formations différentes au cours de la dernière année), il pourrait se développer en une vedette offensive dans la LNH.

Le Russe de 17 ans a en effet toutes les aptitudes offensives requises pour devenir un bon attaquant de puissance au niveau professionnel. Sans être le plus rapide, il est un patineur puissant qui atteint rapidement sa vitesse de pointe et qui est solide sur ses patins en plus d’être difficile à tasser. Il est ce qu’on peut qualifier de « monstre » en possession de rondelle et adore contrôler le jeu. Ses habiletés de passeur sont très bonnes, mais il est avant tout un marqueur grâce à d’excellentes mains et à un lancer qu’il dégaine en un instant. Podkolzin s’éloigne toutefois du stéréotype russe en ce sens qu’il ne manque pas d’intensité dans son jeu et qu’il sait s’appliquer défensivement. En fait, il excelle en échec avant et arrière et travaille toujours fort le long des rampes et pour soutenir ses défenseurs. Avec son gabarit solide et ses bons instincts dans les deux de la glace, le jeune Russe a toutes les habiletés requises et surtout, la bonne attitude pour réussir.

Ce qui pourrait le freiner est son manque de constance et sa prise de décision qui laissent parfois à désirer. Ses atouts physiques sont excellents et il sait s’en servir  plusieurs de ses bons jeux proviennent d’ailleurs de belles poussées au filet – mais il devra le faire de façon plus constante s’il souhaite continuer de progresser de niveau en niveau. La bonne nouvelle, dans son cas du moins, c’est qu’il a toujours en poche un contrat de deux ans avec le SKA de St-Pétersbourg, ce qui signifie que l’équipe qui le sélectionnera ne doit pas s’attendre à le voir en Amérique avant, au minimum, 2021-2022, alors qu’il viendra tout juste d’avoir 20 ans. Il aura ainsi tout le temps de gagner en confiance et en constance avant de faire ses débuts dans la grande ligue. S’il y arrive, Podkolzin pourrait être une véritable vedette dans la LNH avec un potentiel aussi élevé qu’un Rick Nash ou Vladimir Tarasenko.

Montage des meilleurs moments de Podkolzin au dernier tournoi Hlinka-Gretzky


 

Repêchage LNH 2019 – Arthur Kaliyev

Repêchage LNH 2019 – Arthur Kaliyev

Lorsqu’un joueur à sa première année d’éligibilité marque plus de 50 buts et produit plus de 100 points dans la Ligue canadienne, on s’attend à le voir au sommet des espoirs pour son année. Ce n’est toutefois pas le cas pour l’intrigant Arthur Kaliyev, qui est plutôt vu comme un choix de deuxième moitié du premier tour, pourquoi donc?

ARTHUR KALIYEV
Ailier gauche
6pi2 | 170lb | 26 juin 2001
Bulldogs de Hamilton, OHL
7e patineur en Amérique du Nord
Peu d’espoirs de premier tour viennent avec autant de points d’interrogation que Kaliyev et contrairement à ce que son nom pourrait laisser présager, sa nationalité n’en est même pas une. Après une très bonne saison recrue au cours de laquelle il avait marqué 31 buts avant d’atteindre l’âge de 17 ans, l’Américain d’origine ouzbèke (il a déménagé à Staten Island en bas âge) a carrément explosé en 2018-2019 avec 51 buts et autant d’aides pour finir la saison avec 102 points, de loin le plus haut total pour un espoir à sa première année d’éligibilité. Évoluant pour une équipe ordinaire, Kaliyev a marqué 21% des buts et participé à 42% de l’offensive de son équipe, lui conférant le deuxième rang dans la OHL à ces deux chapitres, derrière le géant Justin Brazeau, de plus de trois ans son ainé! Tout cela est encore plus impressionnant quand on considère que Kaliyev n’atteindra la majorité au Canada qu’après le repêchage. Comment diantre un joueur aussi productif peut-il ne pas être mieux classé par la majorité des publications? 

Tout d’abord, pour un joueur avec des statistiques aussi monstrueuses, Kaliyev n’est pas le joueur le plus explosif ou le plus spectaculaire en possession de la rondelle. Il a de très bonnes mains, mais n’est pas le genre de joueur qui traversera souvent la patinoire avec la rondelle sur sa lame en déjouant trois ou quatre adversaires. En fait, on pourrait presque qualifier le jeune Américain de sournois. Malgré sa charpente plus qu’intéressante à 6’2″ et 190 livres, il arrive souvent à se faire oublier dans les zones dangereuses d’où il peut ensuite décocher son lancer foudroyant. Il est, possiblement sans conteste, le meilleur tireur de la cuvée 2019 et se classerait probablement même dans le premier quart parmi les joueurs de la LNH en ce moment; c’est dire combien son lancer est menaçant. Il a d’ailleurs été voté comme ayant le meilleur lancer et le lancer le plus puissant par les entraineurs de l’association est de la Ligue de l’Ontario en plus d’avoir nommé le deuxième plus dangereux autour du filet, derrière Brazeau. Cela s’explique par son excellente dextérité à courte distance du filet, laquelle lui permet de marquer beaucoup de buts sur des déviations ou des retours de lancer. En outre, ses aptitudes de fabricant de jeu se sont améliorées cette année, mais ne vous méprenez pas, Kaliyev est un franc tireur pur et dur et outre Cole Caufield, je peine à voir qui a les atouts pour marquer plus de buts à son apogée dans la LNH.

J’ai dit plutôt que Kaliyev a beaucoup de lacunes, mais celle qui ressort le plus est son manque presque total d’implication en zone défensive. Il s’est amélioré en cours d’année, mais demeure plus souvent qu’autrement invisible dans son territoire en partie en raison d’un positionnement déficient, mais surtout pour ce qui est de l’effort qu’il consacre à cette phase de jeu. On aimerait le voir plus impliqué dans toutes les facettes, surtout avec son gabarit qui lui permet pourtant de gagner tant de batailles pour le disque en zone offensive. Finalement, sans lui reprocher le fait qu’il soit aussi dominant en avantage numérique, le fait que seulement 57% de ses points aient été réussis à égalité numérique soulève tout de même certaines questions dans son cas. D’un autre côté, il a pris le 2e rang de la OHL pour les buts en avantage numérique et le 3e pour les points et dans le pire des cas, pourrait bien se développer en un spécialiste de l’avantage numérique dans la LNH; il faut donc en prendre et en laisser avec ce type de statistiques. Somme toute, Arthur Kaliyev est l’un des joueurs les plus intrigants du prochain encan et personne ne serait surpris si, dans 10 ans, il était en fait le meilleur marqueur issu de la cuvée 2019. Après tout, il n’a que 17 ans et sa progression jusqu’ici a été fulgurante, malgré les lacunes évidentes à son jeu. Reste à voir quelle équipe sera prête à prendre un risque sur le talentueux jeune homme.

Montage des meilleurs moments de Kaliyev dans la OHL cette année