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Rapport de dépistage – Duel au sommet dans la OHL!

Rapport de dépistage – Duel au sommet dans la OHL!

Comme trop souvent lors des dernières saisons, la fin de saison des Canadiens s’annonce déjà comme une descente vers le meilleur choix au repêchage possible, mon attention a commencé à se porter sur les meilleurs espoirs de la cuvée 2020 qui promet en termes de qualité dans le top 10, notamment.

En jetant un œil aux calendriers des 67’s d’Ottawa et des Olympiques de Gatineau, j’ai rapidement pu encercler le match d’hier entre les 67’s et le Spirit de Saginaw comme un duel à ne pas manquer. La rencontre mettait en vedette les meneurs chaque conférence en Ontario, mais surtout deux espoirs qui seront vraisemblablement choisis dans le top 10 en Cole Perfetti et Marco Rossi en plus d’un troisième qui devrait aussi être appelé au premier tour en Jack Quinn. Pour des espoirs à leur première année d’éligibilité, ce que ces trois attaquants sont en train de faire dans la ligue de l’Ontario est assez impressionnant. Perfetti et Rossi occupent les deux premiers rangs des pointeurs du circuit tandis que Quinn est le meneur pour les buts marqués! J’avais donc bien hâte de les voir tous à l’œuvre. 

Cole Perfetti

Malgré une rencontre dominée par le Spirit, les 67’s ont remporté le match 5-2 aidés par un doublé de Quinn et un but de Rossi. Néanmoins, c’est tout de même Perfetti, lui-même auteur d’un but, qui m’a le plus impressionné hier. Constamment en mouvement, sa vision du jeu est la première aptitude qui m’a frappé chez lui. Certes, son but marqué lors d’une mise en jeu en zone offensive en deuxième période est un bel exemple de ses instincts de marqueur, mais bien qu’il ait fini le match avec six tirs au but, j’ai été surtout impressionné par ses habiletés en tant que passeur. Il a en effet réalisé nombre de belles manœuvres pour mettre la table pour ses coéquipiers, même si aucun n’a pu compléter. J’ai particulièrement apprécié cette séquence où il a forcé une erreur du défenseur, puis a complètement contrôlé le jeu pendant plusieurs secondes menant à une pénalité pour l’adversaire. Perfetti est certainement un joueur qui aime contrôler le jeu et le fait qu’il arrive à réaliser de telles séquences même à forces égales témoigne de tout son talent. À mon avis, il sera assurément choisi dans le top 10 au prochain repêchage et je ne serais absolument pas déçu si ça devait être par le Tricolore.

Marco Rossi

Avec 81 points en 37 rencontres, Rossi domine carrément le circuit pour ce qui est de la moyenne de points par match (Perfetti compte seulement un point de plus en neuf matchs supplémentaires). Malgré un but marqué dès la 64e seconde du match, le petit attaquant autrichien a été moins visible que son rival par la suite. Il s’est néanmoins signalé sur les mises en jeu (11 en 19) et sur quelques séquences offensives, dont l’une où il a réalisé une belle manœuvre pour couper vers l’enclave et décocher un bon lancer. Il a de plus amassé une aide sur un but dans un filet désert en initiant une sortie de zone à 5 contre 6 avant de remettre à Quinn via la rampe. Listé à 5pi9 par les publications officielles, il ne m’a pas semblé si petit sauf aux côtés du géant Kevin Bahl et si cette observation s’avère juste et qu’il est plutôt mesuré à 5pi10 ou plus, les équipes de la LNH n’hésiteront pas à le réclamer dès le top 10 bien que je lui préfère personnellement Perfetti.

Jack Quinn

Après avoir marqué 12 buts en 61 rencontres l’an dernier, Jack Quinn en compte maintenant 37 en 43 matchs si on inclut les deux marqués hier. Il s’agit d’un sommet dans la Ligue de l’Ontario, un fait plus qu’impressionnant pour un joueur à sa première année d’éligibilité au repêchage de la LNH. Ironiquement, j’ai trouvé Quinn plutôt invisible jusqu’à ce qu’il marque un but de toute beauté en fin de troisième période, démontrant toute sa vitesse et de bonnes mains pour déjouer le gardien adverse en échappée. Il a à nouveau fait montre de son coup de patin en se libérant pour aller chercher une rondelle poussée plus loin par Rossi et marquer dans le filet désert. Je ne sais pas si ce type de performance est typique de Quinn ou un cas isolé, mais il reste qu’il possède les aptitudes pour être un joueur dynamique offensivement et qu’il en a certainement montré assez pour être dans la conversation au premier tour.

Notes en vrac

  • Le défenseur Kevin Bahl (NJ) a plaqué la recrue Josh Bloom si violemment que celui-ci a fait un vol plané vers la bande avant de la percuter bruyamment. Ma plus grande déception est qu’aucun vidéo ne semble exister de cette mise en échec! 
  • Je garderai à l’œil le défenseur Mitchell Smith du Spirit. Éligible au prochain repêchage, il est passé à un jour de ne pouvoir être repêché qu’en 2021. J’ai beaucoup aimé sa mobilité et son habileté à se porter en attaque, mais je dois avouer ne pas avoir porté beaucoup d’attention aux autres facettes de son jeu. 
  • Les Flyers semblent avoir fait un bon coup en sélectionnant le défenseur Mason Millman au 4e tour (103e) en 2019. Il semblait à son aise dans toutes les facettes du jeu et je l’ai particulièrement aimé en avantage numérique. Avec 12 buts et 30 points en 43 rencontres, il a déjà pulvérisé ses sommets atteints l’an dernier en 66 matchs. 
  • Ce n’est pas la première fois que je me questionne à ce sujet, mais je ne comprends toujours pas comment Austen Keating a été ignoré 3 fois au repêchage de la LNH. Je sais qu’il est évidemment plus vieux que ses rivaux, mais il est constamment une menace en échec avant et a soutiré la rondelle à ses adversaires à plusieurs reprises, notamment pour préparer le but de Rossi. Son but sur un tir des poignets parfait n’a laissé aucune chance au gardien adverse. 
Après Alexander Romanov, Jayden Struble?

Après Alexander Romanov, Jayden Struble?

En juin 2018, alors armés de multiples choix de deuxième tour, les Canadiens causaient la surprise, et la consternation, chez leurs fans en appelant au 38e le nom d’Alexander Romanov, un défenseur gaucher évoluant en 2e division russe et étant classé 115e parmi les patineurs européens seulement! Défendant son choix bec et ongles, Trevor Timmins avait même déclaré « On n’aurait pas pu l’avoir en attendant notre prochain choix. »

Un an plus tard, l’homme en charge du repêchage du Tricolore refaisait le coup aux amateurs en choisissant Jayden Struble au 46e rang, à nouveau devant des espoirs plus connus ou espérés. Ce défenseur classé 48e en Amérique du Nord venait de passer la saison au niveau secondaire au Massachusetts et se destinait à peine à joindre la BCHL, une ligue de deuxième ordre en Colombie-Britannique. Cette fois, Timmins le comparait à Charlie McAvoy, Matt Dumba et PK Subban…

J’arrêterai les comparatifs ici, parce que ce n’est pas l’objectif de l’article… mais force est d’admettre qu’il y a certainement des parallèles à faire entre les deux défenseurs gauchers choisis pas Montréal au deuxième tour lors des deux dernières séances de sélection, que ce soit en termes de style de jeu ou encore de la réaction du public face à leur sélection. Autant on peut comprendre celle-ci face à des joueurs qu’il ne connait pas, autant il ne faut pas attaquer ces joueurs avant qu’ils n’aient au moins eu la chance de prouver ce qu’ils valent.

Dans le cas qui nous intéresse, ayant finalement choisi de joindre immédiatement les rangs de l’Université Northeastern, Jayden Struble commence à apprivoiser le calibre de jeu relevé de la NCAA. Il s’agit d’un défi intéressant pour l’Américain qui est actuellement le troisième plus jeune joueur dans ce circuit. En fait, étant né le 8 septembre 2019, il est passé à une semaine près d’être éligible seulement à l’encan 2020 et avec les aptitudes qu’il est en train de démontrer, gageons qu’il n’aurait alors pas attendu le milieu du deuxième tour pour être repêché.

En effet, après avoir raté le camp d’entrainement et les trois premiers matchs des siens en raison d’une blessure, puis des débuts modestes, il a finalement noirci la feuille de pointage pour la première fois à son neuvième match. Et il semble qu’il y ait pris goût, enfilant ensuite 8 points à ses 8 parties suivantes, si bien qu’il occupe maintenant le deuxième rang des défenseurs de son groupe d’âge, un point derrière Cam York, pourtant choisi au 14e rang au total.

En plus de miser sur un excellent lancer comme en fait foi le vidéo ci-dessus, Struble est un excellent patineur qui est très fort physiquement et qui aime se joindre à l’attaque. Il est aussi connu pour son jeu physique, qu’il continuera certainement d’améliorer au cours des prochaines années. Sa prise de décision et son positionnement défensif sont les deux aspects sur lesquels il doit le plus travailler, mais étant si jeune, espérons qu’on lui donnera tout le temps de le faire avant de lui faire signer un contrat et de l’amener chez les professionnels.

D’ici là, on peut souhaiter qu’il demeure en santé, auquel cas il serait presque assurément un élément important de la brigade défensive américaine au prochain Championnat du monde de hockey junior, ce tournoi même qui avait fait découvrir Alexander Romanov il y a de cela à peine un an.

Série espoirs – Capitals : une perle à chaque position!

Série espoirs – Capitals : une perle à chaque position!

Après une année perdue en 2017 alors que l’équipe avait fait sa première sélection au 120e échelon, les Capitals viennent de réaliser deux séances de repêchage plus prometteuse afin de permettre à l’équipe de reprendre quelques plumes après s’être retrouvée dans les bas fonds de la ligue au niveau de la profondeur de sa pépinière. Certes, la coupe Stanley remportée en 2018 fait en sorte que la pilule s’avale mieux et avec des vétérans comme Nicklas Backstrom, John Carlson et Alex Ovechkin encore bien en selle, l’équipe peut toujours aspirer aux grands honneurs à court terme et peut-être à moyen terme, si les jeunes ci-dessous réussissent leur saut dans la LNH!

1. Ilya Samsonov – G – 22 ans – Repêché en 2015 (1/22)

Avec Braden Holtby parmi l’élite de la LNH à sa position, les Capitals n’étaient pas pressés de faire une place à leur plus bel espoir, mais maintenant qu’Holtby écoule la dernière année de son contrat, force est d’admettre qu’Ilya Samsonov représente sûrement l’avenir de l’équipe devant le filet et peut-être même son présent! À 22 ans seulement, le Russe possède toutes les aptitudes recherchées chez un gardien, que ce soit la taille, les réflexes où la concentration et jusqu’ici, il performe de façon admirable avec les Capitals. En fait, il est meilleur qu’il l’a été l’an dernier dans la Ligue américaine… et même meilleur que Holtby, ce qui pourrait rendre la tâche facile à la direction de l’équipe, d’autant plus qu’il n’a pas fini de s’améliorer et pourrait rapidement s’établir comme l’un des meilleurs gardiens de la LNH.

2. Alexander Alexeyev – DG – 20 ans – Repêché en 2018 (1/31)

Un deuxième Russe domine le groupe d’espoirs des Capitals, cette fois en défensive. Choisi en toute fin de premier tour en 2018, Alexeyev a disputé une saison dans la ligue de l’Ouest et impressionné au Championnat du monde de hockey junior avant de faire le saut dans la Ligue américaine cette année. Force est d’admettre que le changement de niveau n’a pas été trop difficile pour Alexeyev qui s’illustre déjà à Hershey et pourrait se mériter un rappel dès cette saison si le besoin se faisait sentir à Washington. Gros défenseur mobile, il n’a pas de réelle faille à son jeu et a certainement le potentiel de s’établir sur un top 4, possiblement dès l’an prochain!

3. Connor McMichael – C – 18 ans – Repêché en 2019 (1/25)

Possiblement la plus belle surprise à Washington cette saison, McMichael est passé d’un bon espoir pour peut-être pivoter un deuxième trio un jour à un espoir de premier plan dans la LNH avec une saison exceptionnelle en Ontario. Avec 59 points en 27 matchs, il domine complètement les Knights de London et accomplit ce fait d’arme tout en étant excellent dans son propre territoire. Joueur encore assez méconnu, il pourrait se faire un nom lors du prochain Championnat du monde de hockey junior alors qu’il devrait occuper un rôle important et être utilisé à toutes les sauces. Un saut dans la LNH dès l’an prochain est fort probable dans son cas.

4. Martin Fehérváry – DG – 20 ans – Repêché en 2018 (2/46)

Défenseur défensif choisi plus tôt que prévu en 2018, le défenseur slovaque n’a cessé d’impressionner depuis, se taillant un poste régulier dans la Ligue élite de Suède l’an dernier, puis étant même sur l’alignement initial des Capitals cette saison après un camp fulgurant. Retourné dans la Ligue américaine en raison du jeu des nombres, Fehérváry démontre déjà plus d’offensive que ce qui était attendu de lui si bien qu’on peut maintenant le voir sans problème dans un rôle de défenseur de deuxième paire qui excelle dans son territoire et relance bien l’attaque au besoin. Capable de jouer de longues minutes sans commettre beaucoup d’erreurs, il a déjà l’air d’un vol pour Washington et devrait être un régulier dès l’an prochain.

5. Alexei Protas – C – 18 ans – Repêché en 2019 (3/91)

En sélectionnant le géant biélorusse en fin de 3e ronde au dernier repêchage, les Capitals devaient être loin de se douter qu’il exploserait comme il l’a fait cette année dans la Ligue de l’Ouest. En à peine 27 matchs, il a déjà surpassé ses totaux de buts et de points récoltés l’an dernier en 61 matchs et montre une fiche de +27 jusqu’ici. À 6pi6, Protas est efficace défensivement, mais excelle avant comme fabricant de jeu, surtout en avantage numérique. S’il peut continuer d’améliorer son coup de patin, il pourrait devenir un excellent joueur dans la LNH et peut-être plus tôt que prévu!

6. Lucas Johansen – DG – 22 ans – Repêché en 2016 (1/28)

Après plusieurs belles histoires chez les espoirs des Capitals, le petit frère de Ryan Johansen en a une moins reluisante. Choisi en fin de premier tour en 2016, il n’a pas vraiment démontré de progression depuis, tant chez les juniors qu’au niveau professionnel, devant en plus négocier avec plusieurs blessures depuis deux ans. Défenseur défensif avant tout, il a déjà été devancé par Alexeyev et Fehérváry dans l’ordre de succession et il est difficile de le voir devenir plus qu’un défenseur numéro 5 à ce point-ci.

7. Vitek Vanecek – G – 23 ans – Repêché en 2014 (2/39)

Gardien de taille modeste, le Tchèque a rapidement été mis de côté comme futur gardien numéro un des Capitals lorsqu’ils ont choisi Ilya Samsonov au premier tour un an seulement après avoir réclamé Vanecek au 39e échelon. Néanmoins, désormais à sa quatrième saison dans la Ligue américaine, sa cinquième dans les rangs professionnels en Amérique, il fait bien et démontre un certain potentiel d’atteindre la LNH, possiblement comme second derrière Samsonov. Son inconstance demeure sa plus grande faiblesse et pourrait le limiter à un rôle de deuxième gardien, même si ses sommets sont parfois impressionnants.

8. Brett Leason – AD – 20 ans – Repêché en 2019 (2/56)

Ignoré deux fois au repêchage de la LNH, Leason a finalement été choisi en 2e ronde après une saison exceptionnelle tant avec les Raiders de Prince Albert qu’avec équipe Canada junior. L’ailier de 6pi4 a toutefois trouvé la transition au niveau professionnel plus difficile avec seulement 1 but et cinq aides en 25 matchs jusqu’ici à Hershey. Il est évidemment trop tôt pour l’écarter complètement de l’avenir de l’équipe, surtout avec son gabarit, ses aptitudes de passeur et sa capacité de jouer un style d’ailier de puissance, mais il devra prouver que son efficacité au niveau junior n’était pas seulement due à sa supériorité physique.

9. Axel Jonsson-Fjällby– AG – 21 ans – Repêché en 2016 (5/147)

Un autre joueur pour qui la transition professionnelle en Amérique a été difficile, le Suédois demeure un espoir intrigant pour les Capitals de par son habileté à jouer n’importe quelle rôle dans une équipe. Que ce soit comme ailier de soutien sur un trio offensif ou joueur clé sur un trio défensif, le rapide patineur est bon dans toutes les facettes du jeu et devrait très bien complémenter les talentueux attaquants à Washington. Il devra améliorer sa constance et s’impliquer davantage offensivement, mais les outils sont présents pour qu’il atteigne la LNH d’ici une saison ou deux.

10. Beck Malenstyn – AG – 21 ans – Repêché en 2016 (5/145)

Bien des espoirs des Capitals auraient pu occuper le 10e rang de la liste, mais c’est Malenstyn qui y figure tout simplement en raison de sa proximité de la LNH. En fait, il y a déjà joué trois rencontres, démontrant une certaine efficacité dans un rôle de quatrième trio. Efficace défensivement, il mise aussi sur un bon gabarit qui lui permet d’être efficace le long des rampes. N’ayant jamais produit beaucoup offensivement même dans les rangs juniors, sa voie vers la LNH passera par ses autres habiletés, mais à ce niveau, il est l’espoir le plus solide des Caps, à court terme du moins.

Pour une équipe qui figure parmi les meilleures du circuit depuis de nombreuses années, la banque d’espoirs des Capitals fait très bonne figure, surtout quand on se concentre sur leur top 5 et sur la présence de l’excellent Ilya Samsonov tout en haut. L’équipe semble ainsi en voie de s’assurer une relève à toutes les positions et même des renforts en cas de blessures alors que plusieurs de ses espoirs sont tout près de la LNH. Reste maintenant à voir si les Ovechkin et Backstrom devront bientôt être remplacés ou s’ils côtoieront plutôt cette nouvelle génération sur la patinoire. 

Série espoirs – Golden Knights : une vision déjà à l’oeuvre!

Série espoirs – Golden Knights : une vision déjà à l’oeuvre!

Après avoir misé sur l’avenir en maximisant le nombre de sélections au repêchage dès leur arrivée dans le circuit Bettman, les Golden Knights ont surpris le monde du hockey en s’établissant immédiatement comme une puissance, étant défaits en finale dès leur première année. Le plan initial était évidemment de repêcher le plus possible de futurs joueurs qui allaient contribuer aux succès à long terme et malgré l’échange de futures vedettes comme Erik Brannstrom et Nick Suzuki, force est d’admettre que l’équipe compte encore plusieurs bons espoirs à toutes les positions, sauf peut-être devant le filet!

1. Cody Glass – C – 20 ans – Repêché en 2017 (1/6)

Premier choix au repêchage de l’histoire des Golden Knights, Glass a ensuite dominé la Ligue junior de l’Ouest pendant deux ans avant de faire des débuts remarqués au hockey professionnel avec 20 points en 28 matchs dans la Ligue américaine en fin de saison dernière et en séries. Un centre de bon gabarit, le Manitobain a continué de gravir les échelons, évoluant même au centre d’un trio complété par Max Pacioretty et Mark Stone plus tôt cette saison. Doté d’une anticipation et d’une vision du jeu exceptionnelles, Glass a toutes les qualités pour devenir un centre de premier trio apte à jouer dans toutes les situations, mais qui préfère distribuer le disque lorsqu’il en a la chance. Ça pourrait toutefois prendre un an ou deux avant qu’il prenne confiance en son jeu offensif dans la LNH.

2. Nicolas Hague – DG – 21 ans – Repêché en 2017 (2/34)

Après une dernière saison junior au cours de laquelle il avait marqué 35 buts (en tant que défenseur, on le rappelle!), Hague a réussi avec brio son saut chez les pros avec une saison de 32 points en 75 rencontres suivie de séries où il s’est démarqué avec 11 points en 22 matchs. On s’attendait à le voir poursuivre sa lente ascension vers la LNH ; ce fut donc toute une surprise lorsqu’il fut rappelé avec les Golden Knights pour s’y établir comme joueur régulier au sein de la brigade défensive. À 6pi6, Hague est très imposant et sait utiliser son physique tant pour dégager le devant du filet que pour appuyer son lancer frappé dévastateur. Future arme sur l’avantage numérique, il a tous les atouts pour être un défenseur sur un top 4 pendant de longues années.

3. Peyton Krebs – C – 18 ans – Repêché en 2019 (1/17)

Bien des choses ont été dites sur Cole Caufield et sa sélection par les Canadiens au 15e rang, mais Krebs était aussi déjà vu comme un vol ayant glissé jusqu’au 17e échelon en raison d’une grave blessure au tendon d’Achille subie après sa saison junior. Tout récemment rétabli, il ne semble pas avoir tout à fait repris le rythme, mais il est encore trop tôt pour dire que ça ne viendra pas. Très rapide et capable de créer beaucoup offensivement, il est aussi excellent en échec avant et en repli défensif, si bien qu’il serait surprenant de ne pas le voir atteindre la LNH, même si la blessure l’a un peu ralenti.

4. Jack Dugan – AG/AD – 21 ans – Repêché en 2017 (5/142)

Illustre inconnu même une saison après sa sélection au 5e tour, Dugan a pris d’assaut le circuit universitaire américain depuis deux ans avec des saisons de 39 points en 41 rencontres, puis de 33 en 17 matchs (en cours). Il occupe actuellement le premier rang des pointeurs au pays avec une avance de 6 points! Gros attaquant qui patine très bien, Dugan est un fabricant de jeu hors pairs et aime apporter un élément physique à son jeu. On aimerait le voir s’améliorer en tant que marqueur, mais il fait tout le reste très bien et apparaît être un vol pour les Knights à ce point-ci.

5. Pavel Dorofeyev – AG – 19 ans – Repêché en 2019 (3/79)

L’un des joueurs les plus polarisant de la cuvée 2019, Dorofeyev a finalement déçu ceux qui le voyaient au premier tour, mais pourrait être un vol pour les Golden Knights. Attaquant ultra talentueux, le Russe pourrait se faire connaitre du grand public lors du prochain Championnat mondial de hockey junior alors qu’il figure comme tête d’affiche de sa formation. Plutôt frêle, il est encore possiblement loin de la LNH, mais son ardeur au travail et sa conscience défensive sont avancées pour un jeune de son âge, surtout par rapport à ses comparses russes, souvent plus unidimensionnels.

6. Lucas Elvenes – C/AD – 20 ans – Repêché en 2017 (5/127)

Décidémment, la cinquième ronde du repêchage 2017 a été remplie d’histoire à succès pour les Golden Knights alors qu’Elvenes a représenté une autre très belle prise pour la formation du Nevada. Après une superbe saison en Suède suivie d’une plus décevante, le jeune Suédois est de retour au sommet avec une magnifique campagne recrue dans la Ligue américaine. Il a en effet amassé 28 points en 29 rencontres jusqu’ici, un sommet chez les recrues du circuit, démontrant au passage des qualités de passeur exceptionnelles. Très agile et capable d’être dominant en avantage numérique, il pourrait être l’un des prochains jeunes promus à Las Vegas.

7. Kaedan Korczak – DD – 18 ans – Repêché en 2019 (2/41)

Initialement repêché pour son jeu défensif fiable, Korczak est en train de démontrer qu’il possède aussi de bonnes aptitudes offensives avec 27 points en 31 rencontres jusqu’ici avec la fabrique de défenseurs que sont les Rockets de Kelowna. Très mobile et intelligent, l’arrière de 6pi2 n’est pas un joueur flamboyant, mais il réalise les jeux sûrs avec une constance désarmante. Le fait qu’il appuie maintenant davantage l’attaque sans compromettre l’efficacité son jeu défensif lui donne un potentiel d’atteindre un top 4 d’ici quelques années et potentiellement un rôle important au sein d’une équipe en tant que défenseur droitier dans la LNH, toujours un atout recherché.

8. Nicolas Roy – C – 22 ans – Acquis via transaction des Hurricanes en 2019

Ancien premier choix au total dans la LHJMQ, Roy n’atteindra probablement jamais les sommets alors attendus pour lui, mais il a tous les atouts pour devenir un joueur utile dans la LNH. À 6pi4 et plus de 210 livres, le Québécois excelle le long des rampes et est très efficace dans son territoire et sur les mises en jeu. Son jeu offensif n’a toutefois jamais atteint son potentiel chez les professionnels et il se destine maintenant plutôt à un rôle de troisième centre efficace dans toutes les facettes sans toutefois dominer offensivement, faute notamment d’un meilleur coup de patin.

9. Jimmy Schuldt – DG – 24 ans – Signé comme agent libre universitaire en 2019

Longtemps épié par les recruteurs pendant sa belle carrière universitaire, Schuldt a finalement signé avec les Golden Knights au printemps dernier. Défenseur mobile efficace dans toutes les facettes, l’Américain a amassé un total de 73 points à ses deux dernières campagnes universitaires, laissant présager de bons débuts professionnels. Certains l’attendaient à Las Vegas, mais c’est finalement dans la Ligue américaine où il évolue cette saison. Doté d’un lancer foudroyant et d’un bon coup de patin en plus d’être capable de jouer physique, ce n’est sûrement qu’une question de temps avant qu’on le voit avec les Golden Knights.

10. Dylan Coghlan – DD – 21 ans – Signé comme joueur junior en 2018

Ignoré à deux reprises au repêchage de la LNH, Coghlan a finalement été récompensé pour son beau travail en janvier 2018. Défenseur mobile plutôt offensif, il a connu une belle carrière avant de réussir des débuts fulgurants dans la Ligue américaine, marquant 15 buts dès sa première saison. Doté d’un bon gabarit, il n’est pas particulièrement physique et doit encore travailler son jeu défensif, mais à elles seules, ses habiletés offensives pourraient l’amener dans la LNH, peut-être même comme spécialiste de l’avantage numérique, au besoin.

Malgré des débuts récents dans la LNH, les Golden Knights ont su bâtir une belle banque d’espoirs à pratiquement toutes les positions, principalement via le repêchage, mais aussi en étant ouverts à signer des joueurs de différents circuits. Maintenant établis comme puissance de la LNH avec plusieurs jeunes joueurs dans des rôles clés, cette pépinière de talent pourrait faire en sorte que l’équipe demeure au sommet pour de nombreuses années… aussi longtemps que Marc-André Fleury le leur permettra, à vrai dire!

 

Série espoirs – Lightning : une réputation qui s’effrite?

Série espoirs – Lightning : une réputation qui s’effrite?

Dans le monde du hockey, le Lightning de Tampa Bay jouit d’une réputation fort enviable quand vient le temps de parler de bons coups au repêchage et de signatures opportunes. Toutefois, quand on jette un regarde plus approfondi sur la banque actuelle de l’équipe, force est d’admettre que les bons coups de l’équipe commencent à dater, si bien que l’équipe ne mise plus sur la pépinière qui s’apparentait davantage à la mythique corne d’abondance, il y a de cela à peine quelques années.  Bien sûr, l’équipe floridienne continue d’être une puissance de la LNH et mise sur plusieurs des meilleurs joueurs du circuit, mais le manque de profondeur à venir pourrait lui nuire dans sa quête de la fameuse Coupe Stanley qui confirmerait enfin ses ambitieuses aspirations des dernières années. 

1. Cal Foote – DD – 20 ans – Repêché en 2017 (1/14)

Le fils d’Adam a hérité de la génétique du paternel, mais de plus d’habiletés offensives qu’Adam aurait pu rêvé. Très mobile, Cal excelle en relance et en supériorité numérique où il pourrait être le futur quart-arrière de cette équipe, même en présence de Victor Hedman. À 6pi4, il est en mesure de jouer physique, mais n’égalera jamais son père à ce chapitre. Il a toutefois beaucoup amélioré son jeu défensif depuis sa sélection au premier tour en 2017 et continue de jouer avec calme et de montrer beaucoup de confiance en possession de la rondelle même dans la Ligue américaine. Il devrait facilement obtenir un poste à Tampa l’an prochain.

2. Nolan Foote – AG – 18 ans – Repêché en 2019 (1/27)

Le Lightning a quelque peu causé la surprise en choisissant Nolan Foote au premier tour du dernier repêchage. Le petit frère de Cal était classé plus loin selon la plupart des publications et n’avait pas démontré le potentiel offensif espéré d’un joueur choisi à ce rang. Ailier de puissance typique, il mise sur un gros gabarit et n’hésite pas à s’impliquer physiquement tant en échec avant que le long des rampes ou autour du filet. Son excellent lancer lui donne le potentiel d’être un jour un attaquant de 2e ligne, mais il devra améliorer son coup de patin pour y arriver, cela étant sa grande lacune.

3. Alex Barré-Boulet – AD – 22 ans – Signé comme joueur junior en 2018

À l’issue d’une saison exceptionnelle avec l’Armada, le Québécois avait signé une entente de 3 ans avec le Lightning et a prouvé dès sa première saison professionnelle qu’il avait l’étoffe d’un attaquant de top 6 dans la LNH. Ses 34 buts et 68 aides ont représenté des sommets dans la Ligue américaine chez les recrues tandis que ses 17 buts en supériorité numérique étaient un sommet dans le circuit en entier. Travaillant toujours fort, notamment en échec avant, Barré-Boulet pourrait se tailler un poste sur un troisième trio si son jeu offensif ne se transpose pas bien dans la LNH, mais avec ses bonnes mains et son excellente vision du jeu en plus d’un coup de patin rapide, il aura d’abord la chance de jouer sur un trio offensif, peut-être dès l’an prochain!

4. Taylor Raddysh – AD – 21 ans – Repêché en 2016 (2/58)

Ayant fait la pluie et le beau temps à Erie avec Alex DeBrincat et Dylan Strome, Raddysh tentera maintenant d’être le troisième membre de l’excellent trio des Otters à atteindre la LNH. Doté d’un bon gabarit et d’un instinct de marqueur indéniable, Raddysh a le potentiel d’être un bon joueur complémentaire sur un trio offensif avec des joueurs plus talentueux que lui, ce qui ne manque pas à Tampa Bay. Son coup de patin le limitera probablement toujours à ce type de rôle toutefois, mais il excelle sur l’avantage numérique donc on peut s’attendre à le voir de bonnes saisons même au plus haut niveau ; sa saison recrue de 46 points dans la Ligue américaine en est d’ailleurs la preuve.

5. Alexander Volkov – AD – 22 ans – Repêché en 2017 (2/48)

Repêché à sa deuxième année d’éligibilité, le Russe a immédiatement fait le saut dans la Ligue américaine où il s’est plus que bien débrouillé avec 23 buts et 22 aides en 75 parties. Sa deuxième saison l’a toutefois vu stagné quelque peu avec à nouveau 23 buts, en plus de 25 aides cette fois. Il a tout de même été longuement considéré lors du camp du Lightning cette saison avant de finalement être relégué à Syracuse. Ailier très complet, Volkov est efficace dans son territoire et travaille bien le long des rampes en plus d’avoir une touche de marqueur indéniable. Si les blessures frappent Tampa Bay, on pourrait le voir à l’oeuvre bientôt dans la LNH.

6. Mitchell Stephens – C – 22 ans – Repêché en 2015 (2/33)

Repêché au 33e rang après une saison d’à peine 48 points en 62 matchs en Ontario, Stephens a depuis concrétisé son statut de bon espoir de la LNH avec deux belles saisons professionnelles à Syracuse. Joueur très rapide et surtout polyvalent, l’Ontarien peut être employé à toutes les sauces et y connaitre du succès. Son excellent jeu défensif et sa ténacité en échec avant font en sorte qu’il atteindra presque assurément la LNH, mais sa vision du jeu et ses habiletés de marqueur pourraient le faire gravir les échelons jusqu’à un deuxième trio si son jeu offensif continue de progresser. Attendez-vous à le voir dans la LNH en 2020.

7. Hugo Alnefelt – G – 18 ans – Repêché en 2019 (3/71)

Tout juste repêché par l’équipe, le gardien suédois montre déjà des extraits de son énorme potentiel alors qu’il connait un début de saison exceptionnel en Ligue élite de Suède. À 6pi3 et misant sur des aptitudes physiques exceptionnelles, le Suédois pourrait se faire un nom lors du prochain Championnat du monde de hockey junior, pour lequel il sera assurément considéré. À peine âgé de 18 ans depuis quelques mois, Alnefelt a encore beaucoup de chemin à faire avant d’atteindre la LNH, mais il semble déjà être un excellent choix au repêchage, surtout s’il peut améliorer sa technique.

8. Boris Katchouk – AG – 21 ans – Repêché en 2016 (2/44)

Un ailier de bon gabarit, Katchouk a connu une belle carrière au niveau junior, marquant 91 buts en trois saisons complètes tout en représentant un défi pour l’adversaire par son jeu acharné le long des rampes et son coup de patin puissant. Arrivé chez les professionnels l’an dernier, il a eu du mal à se signaler au sein d’une excellente équipe à Syracuse, terminant la saison avec seulement 23 points, mais on s’attend à ce qu’il soit en mesure de performer beaucoup mieux à sa deuxième saison dans la Ligue américaine. S’il peut aussi améliorer son jeu défensif, on parle d’un joueur avec le potentiel de contribuer positivement sur un deuxième ou troisième trio dans la LNH.

9. Carter Verhaeghe – C – 24 ans – Acquis via échange des Islanders en 2017

Acquis des Islanders en retour du gardien letton Kristers Gudlevskis il y a deux ans, Verhaeghe est depuis devenu l’un des meilleurs joueurs de la Ligue américaine, forçant même la main du Lightning en se faisant une place à Tampa Bay à la suite du camp cette année. Joueur talentueux capable de contribuer de différentes façons, l’Ontarien montre toujours des lacunes au niveau du coup de patin, vraisemblablement la raison pour laquelle il n’avait jamais eu sa chance dans la LNH encore, malgré ses 24 ans. Suivez sa progression cette année à Tampa Bay, mais il commence à se faire tard pour lui s’il souhaite occuper un rôle sur un top 6 à terme.

10. Sammy Walker – C – 20 ans – Repêché en 2017 (7/200)

Petit attaquant de 5pi10 et seulement 150 livres, Walker a été l’une des belles histoires au camp estival du Lightning alors qu’il a fait briller son talent offensif dans les exercices intra-équipe. Faisant ses débuts au hockey universitaire à 19 ans, il y a connu une excellente saison recrue avec 26 points en 37 parties et en est déjà à cinq points après quatre rencontres cette année. Il représente un projet à long terme pour Tampa, mais avec encore trois saisons universitaires possibles, l’organisation peut se permettre d’être patiente le temps qu’il se développe.

En 2011, le Lightning mettait sous contrat Tyler Johnson et repêchait Nikita Kucherov au 2e tour et Ondrej Palat au 7e lors du repêchage.  Un an plus tard, Andrei Vasilevskiy (1ère ronde) et Cédric Paquette (4e ronde) entraient dans le giron et étaient rejoints en 2013 par l’excellent Brayden Point, appelé en 3e ronde. En 2014, l’équipe a mis sous contrat Yanni Gourde qui est devenu un joueur important, puis 2015 a marqué l’ajout de Mathieu Joseph et Anthony Cirelli aux rangs de l’équipe et ensuite… plus rien. Aucun joueur choisi par le Lightning lors des quatre derniers encans n’a participé à un seul match avec l’équipe et à part quelques exceptions, aucun ne semble en voie de devenir un joueur d’impact. Tampa devra donc redoubler d’efforts dans sa quête d’une Coupe si l’équipe ne veut pas voir cette opportunité s’envoler.