Tableau détaillant l'affrontement Bruins-Blue-Jackets

Bien qu’ils n’évoluent pas dans la même division, les Blue Jackets et les Bruins se connaissent plutôt bien. En effet, les deux équipes se sont affrontées pas moins de trois fois depuis la date limite des transactions. Cela veut donc dire que Bruce Cassidy et John Tortorella ont eu le temps de s’adapter aux nouvelles acquisitions de leurs adversaires. Les Blue Jackets ont acquis Matt Duchene, Ryan Dzingel et l’ancien Bruin Adam McQuaid, tandis que les Bruins sont allés chercher Charlie Coyle au Minnesota et Marcus Johansson au New Jersey. Les Blue Jackets ont gagné le match du 12 mars par la marque de 7-4, tandis que les Bruins ont remporté le match du 16 mars 2-1 en prolongation et le match du 2 avril par un score convaincant de 6-2.

Ces scores ne sont toutefois pas garants des résultats de la série. Plusieurs facteurs jouent en saison régulière : est-ce qu’une équipe a joué la veille ou eu un long voyage à faire avant le match ? Est-ce que c’est le gardien numéro deux dans les filets ? L’équipe a-t-elle fêté la veille ? Ce sont tous des facteurs qui s’amenuisent en séries éliminatoires. La vraie distinction entre les deux équipes est la suivante : alors que les Blue Jackets se préparent et se reposent depuis le 16 avril, les Bruins n’auront à toutes fins pratiques pas de répit entre les deux séries puisque le match 1 se déroulera le surlendemain du match 7 entre les Bruins et les Leafs.

Certains considèrent qu’une équipe ayant eu un long congé (9 jours en l’occurrence pour les Blue Jackets) risque de sortir rouillée lors du premier match. Ça pourrait entrer en ligne de compte, mais à mon avis, le fait que les Bruins n’aient pas obtenu de congé risque de leur compliquer la vie si la série doit se transporter en 6 ou en 7. Mais ce n’est pas ces facteurs qui détermineront le gagnant de la série. Si on a droit à du hockey ouvert comme en saison régulière entre les deux équipes, ce sont les défensives et les gardiens de but qui décideront le vainqueur. Pour l’instant, je me dois de donner l’avantage à Boston. Les Bruins ont profité en première ronde du jeu extraordinaire de Charlie McAvoy et Brandon Carlo, alors que Zdeno Chara a paru lent, mais a été utilisé efficacement dans les moments clés. Torey Krug a pris du mieux autant offensivement que défensivement dans les derniers matchs, et Matt Grzelcyk a continué son jeu efficace.

Pour leur part, les Blue Jackets comptent sur une ligne un peu amochée en l’absence de Ryan Murray, Marcus Nutivaara et Adam McQuaid. Il n’est pas clair si ces joueurs pourront revenir dans la série, mais pour le moment, leur absence fait en sorte que Seth Jones, Zach Werenski et David Savard doivent jouer autour de 25 minutes par match. Dean Kukan, Scott Harrington et Adam Clendening se sont bien débrouillés malgré leur utilisation limitée, mais les deux derniers ayant des moyennes de 13 et 8 minutes par matchs respectivement, il va sans dire que Tortorella doit espérer le retour d’un joueur comme Nutivaara ou Murray qui peut absorber de longues minutes. Les Blue Jackets pourraient également compter sur l’addition du défenseur russe Vladislav Gavrikov, signé le 13 avril dernier, qui aura eu le temps de se familiariser avec les stratégies de l’équipe dans les derniers jours.

Quoi qu’il en soit, si les Blue Jackets continuent de surtaxer ainsi leurs meilleurs défenseurs, les Bruins pourront peut-être en profiter pour convertir cette fatigue en buts. Pendant ce temps, les Bruins vont continuer à rouler à six défenseurs en dehors des moments critiques tant et aussi longtemps que leur défensive sera en santé. Ça pourrait bien faire la différence. À mon avis, ce sera une série serrée, mais l’expérience des Bruins et leurs étoiles offensives viendront à bout des Blue Jackets en six rencontres.