Repêchage LNH 2020 – 10 cibles pour le CH en 2e ronde

Repêchage LNH 2020 – 10 cibles pour le CH en 2e ronde

Plusieurs ont critiqué la participation des Canadiens aux séries et leur victoire face aux Penguins, qui leur a valu de reculer du 9e au 16e rang au premier tour. Cette victoire, combinée à celle des Blackhawks face au Wild, a aussi eu l’effet de faire passer les choix de deuxième tour de l’équipe, initialement aux 39e et 40e rang, aux 47e et 48e rangs.

Sachant que quelques joueurs pressentis au premier tour glissent toujours quelque peu, l’impact de ces victoires pourrait être aussi couteux, voire plus, que le recul au premier tour! Néanmoins, en excluant la possibilité de voir un espoir de premier tour glisser jusqu’aux sélections du CH, voici dix cibles qui feraient beaucoup de sens pour le Tricolore avec leurs choix de deuxième ronde, soit sept pour les sélections 47 et 48 et trois autres pour le 57e choix, obtenu en retour de Marco Scandella!

Options pour les 47e et 48e choix

 Tristen Robins – AD – Saskatoon (WHL)

 Ceux qui nous suivent vont être surpris de voir le nom de Robins ici considérant que les classements de nos deux experts le placent 23e et 33e. Comme le fougueux attaquant figure inexplicablement au 86e rang chez les patineurs nord-américains selon la Centrale de recrutement de la LNH et à des rangs assez lointain selon plusieurs autres analystes, nous nous permettons de le mentionner comme cible idéale pour le CH au deuxième tour. Misant sur une éthique de travail et une intensité à toute épreuve malgré ses 5pi10, Robins est dangereux dans toutes les situations bien que ses talents de marqueur attirent davantage l’attention. Très impliqué défensivement, il est le genre de joueur pour lequel les gens se demanderont pourquoi il n’a pas été repêché plus tôt dans quelques années, ce qui justifie amplement de parier sur lui dès le deuxième tour.

 

Daniel Torgersson – AG – Frolunda Jr. (Suède-Jr.)

 La cuvée 2020 déborde de joueurs de talent, mais pas de joueurs au physique imposant. Daniel Torgersson est un de ces joueurs qui combinent les deux éléments, bien qu’il ne faille pas s’attendre à un futur joueur de premier trio en le repêchant. Excellent le long des rampes et capable de tirer son épingle du jeu autour du filet adverse, le Suédois mise également sur un bon lancer et donne toujours son 100% sur la patinoire. La banque d’espoirs du Tricolore compte sur beaucoup de choses, mais bien peu d’attaquants de gros gabarit en font partie, si bien que Torgersson comblerait un manque tant en termes de position à l’aile gauche, qu’avec son style de jeu. S’il est encore disponible au 47e rang, le Tricolore ne devrait pas y réfléchir à deux fois avant de le sélectionner.

Theodor Niederbach – C – Frolunda Jr. (Suède-Jr.)

 Avec deux choix consécutifs en milieu de ronde, pourquoi ne pas mettre la main sur un dynamique duo qui évolue ensemble en ligue junior suédoise? Joueur très intelligent doté d’excellentes aptitudes de passeur, Niederbach complète à merveille Torgersson et il ajouterait à la profondeur au centre que le Tricolore tente de se bâtir depuis des années. Efficace défensivement, son ardeur à l’ouvrage pourrait lui ouvrir les portes de la LNH dans un rôle de troisième centre pouvant bien faire dans tous les rôles. Ses performances des dernières semaines (13 points en 7 matchs) démontrent sans l’ombre d’un doute que la grave blessure au genou qui l’a privé de sa saison 2018-2019 est chose du passé et que son développement se poursuit. Espérons que le CH l’a bien remarqué!

 

Jack Finley – C – Spokane (WHL)

Souvent utilisé dans un rôle défensif la saison précédente, Finley a éclos de brillante façon avec 57 points avec les Chiefs de Spokane la saison dernière. Misant sur un impressionnant gabarit de 6pi5, le colosse est un joueur très efficace dans son propre territoire et qui excelle pour fabriquer des jeux pour ses coéquipiers. Étant l’un des plus jeunes joueurs de la cuvée 2020, son potentiel demeure inconnu, mais on peut probablement affirmer qu’avec un peu de travail sur son coup de patin, il pourrait certainement devenir un centre très utile dans le LNH, possiblement sur un troisième trio, voire même un deuxième. Avec sa taille et son potentiel, Finley pourrait prendre tout le temps pour se développer dans l’organisation du CH qui n’a plus de besoin immédiat au centre, mais qui pourrait tout de même bénéficier d’un joueur qui mise sur les atouts du jeune homme tout juste âgé de 18 ans.

Emil Heineman – AG – Leksand Jr. (Suède-Jr.)

Sorti d’un peu nulle part, Heineman a marqué 26 buts en 29 matchs en ligue junior suédoise attirant du même coup l’attention sur lui. À 6pi1, le Suédois est difficile à affronter en raison de son efficacité le long des rampes et de son intensité dans toutes les situations. Il est particulièrement coriace lors des batailles pour le disque et autour du filet. Cette dernière caractéristique, combinée à son excellent lancer, pourrait faire de lui un marqueur dangereux dans la LNH, possiblement sur une troisième ligne. Vu la faiblesse du CH tant en termes d’ailiers que de joueurs de bon gabarit, Heineman serait un choix très intéressant avec l’une des deux sélections en milieu de deuxième ronde.

Luke Evangelista – AD – London (OHL)

Un autre ailier, Evangelista est très différent des autres attaquants proposés jusqu’ici en ce sens qu’il n’est ni gros ni particulièrement robuste, ni même aussi talentueux que Niederbach. En fait, il est avant tout un joueur très intelligent qui semble capable de s’adapter à tous les rôles que son équipe requiert de lui, une qualité certaine de lui attirer la confiance de son entraineur dans la LNH. Efficace défensivement, sa production offensive en 2019-2020 a de quoi intriguer alors que 59 de ses 61 points ont été récoltés à égalité numérique ou à court d’un homme. Avec plus de temps de jeu en avantage numérique et un développement normal, Evangelista pourrait rapidement s’établir comme un vol en deuxième ronde. Derrière Jesse Ylonen et Cole Caufield, l’aile droite est complètement vide du côté des espoirs du CH ; Evangelista serait donc toute une prise.

 

Topi Niemelä – DD – Karpat (Finlande) 

Si Niemelä devait être disponible au 47e rang, je vois bien peu de scénarios où Montréal devrait repêcher un autre joueur. Défenseur droitier de 5pi10, il mise avant tout sur son positionnement et son anticipation pour contrer l’adversaire. Le Finlandais mise aussi sur une bonne mobilité et prend généralement la bonne décision en relance, se rendant rarement coupable de revirements. Ayant disputé toute la saison en ligue élite de Finlande, il a déjà fait preuve de la maturité de son jeu et représenterait un complément intéressant à un arrière au style de jeu plus risqué. Évoluant à droite, il aiderait à renflouer la banque du CH à cette position et ajouterait un autre Finlandais à la filière du CH issue du pays de Saku.

Options pour le 57e choix

William Villeneuve – DD – Saint John (LHJMQ) 

Villeneuve n’est pas le joueur le plus populaire auprès de plusieurs analystes, mais il mise tout de même sur plusieurs atouts qui font de lui un espoir intéressant, encore plus même, du point de vue du Tricolore. Défenseur droitier, il serait instantanément le meilleur espoir à sa position au sein de la banque du CH en plus d’être un rare québécois au sein de celle-ci. Les performances offensives de Villeneuve ont attiré l’attention cette année, mais c’est son jeu efficace dans toutes les facettes qui pourrait lui ouvrir les portes de la LNH. Très intelligent, son coup de patin demeure une lacune qui est toutefois corrigeable, surtout pour un joueur doté de sa vision du jeu.

 

Eamon Powell – DD – USNTDP (USHL)

La saison 2019-2020 n’a pas été la meilleure pour le programme de développement américain des moins de 18 ans, mais comme à chaque année, de nombreux futurs joueurs de la LNH en sortiront tout de même. Powell est probablement l’un de ceux-là, lui qui complétait un duo très efficace aux côtés de l’excellent Jake Sanderson. Défenseur droitier dont la meilleure aptitude est le coup de patin, on peut le comparer à un espoir actuel du CH, Jordan Harris, en ce sens qu’ils ne seront jamais des quarts-arrières sur le jeu de puissance, mais qu’ils sont le genre d’arrière dont l’entraineur n’hésite jamais à lancer dans la mêlée dans toutes les situations. Vu la faiblesse de l’équipe à droite et la présence de joueurs plus dynamiques comme Norlinder et Struble à gauche, Powell serait un ajout plus qu’intéressant pour Montréal.

 

Roby Järventie – AG – Koove (Finlande-2)

Choisi par le Tricolore au 4e tour en 2001, le père de Roby a finalement joué une seule saison en Amérique du Nord avant de retourner en Finlande. Le jeune homme âgé de 18 ans espère certainement faire mieux que le paternel et pourrait bien y arriver, lui qui est généralement classé en fin de deuxième tour. Du haut de ses 6pi2, Järventie est à son mieux lorsqu’il peut décocher son lancer, de loin sa meilleure arme, tant en relance qu’une fois installé en territoire adverse. Son niveau d’effort demeure très inconstant, mais en tant que l’un des plus jeunes joueurs de la cuvée 2020, c’est quelque chose qu’il aura le temps d’améliorer avant d’être appelé à jouer dans la LNH.

 

Crédit photo : Sea Dogs de St-John

 

 

Repêchage LNH 2020 – 5 cibles pour le CH au 16e rang

Repêchage LNH 2020 – 5 cibles pour le CH au 16e rang

La belle performance des jeunes joueurs en séries a en quelque sorte fait oublier l’opportunité ratée de repêcher dans le top 10 qu’avaient les Canadiens après une saison décevante. À l’approche du repêchage, force est d’admettre que des joueurs très talentueux seront aussi disponibles au 16e échelon. Il serait plus surprenant d’obtenir une vedette en soi, mais que ce soit chez les attaquants comme chez les défenseurs, le niveau de talent devrait encore être très intéressant. Nonobstant la glissade d’un joueur comme Cole Caufield l’an dernier, voici cinq cibles qui feraient beaucoup de sens pour le Tricolore avec leur choix de premier tour au repêchage de 2020.

Dawson Mercer – C/AD – Chicoutimi (LHJMQ)

On vous en parlait au printemps dernier et la situation n’a évidemment pas changé depuis : le Tricolore a besoin de talent offensif sur les ailes. Dans cette optique, ajouter un joueur de la trempe de Mercer au 16e échelon serait un coup de maitre quand on sait combien l’ailier terre-neuvien possède de bonnes mains et un sens offensif développé. Mieux encore, son anticipation et sa compréhension du jeu dans toutes les situations seraient également des qualités rassurantes pour le Tricolore qui aime repêcher des joueurs responsables défensivement. Somme toute, le CH a certainement pu observer Mercer de très près cette année et il ferait un superbe choix de premier tour à une position de besoin.

 

Hendrix Lapierre – C – Chicoutimi (LHJMQ)

Contrairement aux croyances de certains analystes, le CH ne repêche que rarement au Québec au premier tour, l’ayant fait en 1998 (Éric Chouinard, 16e) et en 2009 (Louis Leblanc, 18e). En cette excellente année pour la LHJMQ, des Québécois seront certainement parmi les candidats pour le CH au 16e rang, vraisemblablement Mavrik Bourque ou encore Lapierre. Grandement affecté par les blessures la saison dernière, le Gatinois n’a pu justifier les comparatifs à Patrice Bergeron qui lui collaient à la peau avant la saison. Centre très intelligent et capable d’être efficace dans toutes les facettes, il est avant tout un fabricant de jeu hors pair qui a sans aucune doute le potentiel pour jouer sur un top 6 si les blessures le laissent tranquille. Parions que Marc Bergevin s’est bien informé sur son état de santé avant le repêchage et qu’il pourrait être fort tenter d’en faire son premier choix.

 

Jacob Perreault – AD – Sarnia (OHL)

Parlant de Québécois, pourquoi ne pas repêcher le fils de Yanic, qui a disputé trois saisons à Montréal au début des années 2000. Né à Montréal, le jeune homme a toutefois grandi à Chicago, où son père travaille maintenant pour les Blackhawks à titre d’entraineur. Pour sa part, Jacob a été repêché par le Sting de Sarnia au premier tour en 2018 et y a disputé deux excellentes saisons. Excellent marqueur naturel, Perreault mise sur son instinct et sur un lancer dévastateur pour marquer des buts à profusion. Ajoutez à cela des mains rapides et un coup de patin plus que correct et vous obtenez un joueur qui a le potentiel d’être très dangereux sur un top 6 dans la LNH… À condition toutefois d’être plus constant dans ses efforts tant en défensive que de façon générale. Vu la présence du paternel chez les Blackhawks, qui repêchent au 17e rang, il sera intéressant de voir si Bergevin décide de couper l’herbe sous le pied de son ancienne équipe!

 

Rodion Amirov – AG – Salavat Yulaev (KHL)

Au rythme où Amirov produit actuellement en Russie, il souhaiterait peut-être voir le repêchage être retardé de quelques semaines. Dans une ligue qui fait rarement de place à ses jeunes joueurs, le Russe joue présentement en moyenne 14 minutes par match et a déjà marqué 3 buts et récolté 2 aides en 8 rencontres. Si on peut considérer qu’il était impressionnant qu’il dispute 21 match dans la grande ligue l’an dernier, cette production est totalement inattendue pour un aussi jeune joueur, d’autant plus que le potentiel offensif d’Amirov est justement un élément incertain chez lui. Habile patineur qui excelle en échec avant et est très conscient de son jeu défensif, il fournit généralement un effort constant et mise sur un flair de marqueur assez développé pour devenir un bon ailier de 2e trio dans la LNH. On peut s’imaginer que Marc Bergevin aimerait le voir un jour aux côtés d’un Jesperi Kotkaniemi ou Nick Suzuki sur son top 6.

 

Braden Schneider – DD – Brandon (WHL)

Il apparait logique pour le Tricolore, en mal de buts depuis quelques années, de choisir un attaquant au premier tour, mais comme nous l’indiquions en mai dernier, le côté droit de la défensive compte bien peu de relève en vue de l’après Weber/Petry. Très efficace en défensive, Schneider est un arrière typique de la ligue de l’Ouest en ce sens qu’il affectionne le jeu physique et qu’il excelle dans son propre territoire et pour en empêcher l’accès aux attaquants adverses. Ses 42 points montrent tout de même qu’il possède un certain potentiel offensif, notamment grâce à une bonne première passe et à un lancer précis. Sans faire de projection sur l’alignement futur du CH, son style cadrerait à merveille avec celui d’un gaucher plus mobile comme Victor Mete ou Mattias Norlinder. Cela pourrait convaincre le Tricolore de renflouer sa position la plus faible avec le deuxième meilleur arrière droitier de la cuvée 2020, lui qui n’est probablement qu’à une année ou deux de la LNH.

 

Les autres scénarios

Les cinq joueurs ci-dessus sont tous des options logiques et très intéressantes pour Montréal au 16e rang, mais advenant la disponibilité d’un Seth Jarvis ou Jack Quinn, ces attaquants dynamiques seraient vraisemblablement choisis par la Sainte-Flanelle. Il ne faut pas non plus exclure la possibilité d’un échange ou encore la sélection d’un autre joueur prometteur, par exemple Lukas Reichel ou Mavrik Bourque, qui apporteraient tous les deux un potentiel offensif très intéressant à l’équipe. Qu’importe le choix, il sera trop tôt pour crier victoire ou se plaindre de la sélection parce qu’il ne faut pas oublier qu’on parle de joueurs de 18 ou 19 ans qui sont en plein développement et qui pourraient encore éclore ou ralentir. Après tout, le repêchage n’est pas une fin, mais bien le commencement de leur parcours professionnel!

Crédit photo : Vincent Éthier – LHJMQ

Cam Hillis sous contrat, mais les autres?

Cam Hillis sous contrat, mais les autres?

La mise sous contrat de Cameron Hillis par le Tricolore hier a certainement rendu le principal intéressé très heureux, mais si on se fie à une récente entrevue de Marc Bergevin, elle sonne probablement le glas pour trois autres espoirs choisis en 2018. Tous choisis après Hillis (66e), les attaquants Allan McShane (97e), Cole Fonstad (128e) et Samuel Houde (133e) verront probablement leur parcours comme espoirs des Canadiens se terminer le 1er juin prochain.

En comparant leur progression respective, on peut voir des similitudes, mais également quelques différences importantes. Tout d’abord, dans le cas d’Hillis, la direction des Glorieux a probablement rayé sa saison 2018-2019, gravement handicapée par les blessures, afin d’évaluer sa progression. Ce faisant, on voit que le jeune homme est passé d’une saison de 59 points à une de 83, atteignant de nouveaux sommets pour les matchs joués, le différentiel, les buts, les aides et les points. Ces statistiques, combinées à un niveau d’effort soutenu et à un jeu défensif mature, ont certainement aidé à démontrer le potentiel qu’a Hillis d’évoluer au niveau suivant. Pour les trois autres, ce n’est pas aussi clair.

Allan McShane

Commençons avec McShane : l’organisation aurait probablement voulu voir une certaine progression dans sa production offensive alors que le jeune homme a enchainé des saisons de 69 et 67 points après une saison de… 65 lors de son année de sélection! Dans son cas, les habiletés de passeur et même le lancer ont toujours été de haut calibre, mais avec des lacunes en termes de constance, d’implication et de coup de patin, force est d’admettre qu’il a peut-être déjà plafonné. C’est dommage parce que McShane a un excellent « QI hockey », mais vu sa progression limitée dans les deux années suivant son repêchage, il serait surprenant de le voir mériter un contrat d’entrée dans la LNH.

Cole Fonstad

Vient ensuite Fonstad qui, lui, a montré une excellente progression sur le plan statistique, égalant d’abord le total de points (73) de son année de repêchage, mais en cinq matchs de moins avant de dépasser ce total en en amassant 74 après 60 rencontres lors de l’annulation de la saison des Silvertips, dans la Ligue de l’Ouest. Dans son cas, ce n’est donc pas le manque de progression qui fait défaut, mais le manque d’outils. Petit et pas particulièrement rapide, Fonstad excelle en avantage numérique au niveau junior alors qu’il a le temps de repérer ses coéquipiers et de les rejoindre grâce à d’excellentes aptitudes de passeur, mais il n’apporte pas vraiment de contribution sur le plan défensif. Au niveau professionnel, les joueurs avec ce profil ne sont pas légion et sont souvent limité à la Ligue américaine, sauf exceptions. Il serait donc surprenant de le voir se mériter un premier contrat professionnel avant le 1er juin.

Samuel Houde

Le dernier du groupe est certainement celui qui a montré la plus belle progression depuis sa sélection : Samuel Houde. Après des saisons de 32 et 43 points, le Québécois avait déjà atteint des sommets au niveau des buts (19), des aides (33) et des points (52) en seulement 44 parties avant de voir sa saison se terminer en raison d’une blessure au poignet, puis de l’annulation de la saison. À six pieds et misant sur d’excellentes aptitudes offensives au niveau des mains et de la créativité, Houde a montré de belles choses et son jeu défensif a aussi beaucoup progressé, mais en a-t-il fait assez? Fonstad et McShane ont produit plus, mais c’est le Québécois qui semble sur la plus belle trajectoire en termes de développement.

Une option envisageable?

Sachant que les Canadiens doivent respecter un maximum de 50 contrats octroyés et qu’ils viennent de mettre sous contrat Hillis et le Russe Arsen Khisamutdinov, les chances sont faibles pour que Houde s’entende avec l’équipe d’ici au premier juin. S’il n’est pas mis sous contrat d’ici là, Houde aura une chance d’être réclamé pour une deuxième fois au repêchage. À ce point-ci de sa carrière, je doute que cela se produise. Toutefois, si les recruteurs de l’équipe aiment toujours ce qu’ils voient chez le centre de 20 ans, serait-ce farfelu de considérer lui offrir un contrat de la Ligue américaine, comme ils l’ont fait pour Liam Hawel après une belle carrière dans la Ligue de l’Ontario? Après tout, les partisans aiment voir des Québécois au sein de l’organisation et un contrat du Rocket amène bien peu de risque!

Repêcher selon ses besoins, la nouvelle réalité du CH?

Repêcher selon ses besoins, la nouvelle réalité du CH?

Chaque année, on l’entend à répétition : dans la LNH, il ne faut pas repêcher selon ses besoins, mais bien en prenant le meilleur joueur disponible, peu importe où il évolue. Pourtant, depuis quelques années, que ce soit intentionnel ou non, le Tricolore semble s’éloigner de cette maxime pour cibler certaines positions jugées plus faibles au sein de l’organisation.

Ainsi, en 2018, avec un besoin avéré à la position de centre, Marc Bergevin avait sélectionné pas moins de six pivots, incluant le troisième choix au total, Jesperi Kotkaniemi, dans un désir presque avoué de renflouer une lacune qui perdurait depuis des années. L’année suivante, tout le monde parlait de trouver des partenaires à gauche pour Shea Weber et Jeff Petry. Deux semaines avant de mettre Ben Chiarot sous contrat, qu’ont fait les dirigeants du CH? Ils ont repêché quatre défenseurs gauchers consécutifs entre les 2e et 5e rondes. Certes, ces joueurs ne seront pas dans la LNH avant quelques années, mais ils contribuent à mieux visualiser l’avenir de l’équipe, d’un point de vue global.

Alors que les Canadiens se préparent pour un repêchage pour lequel ils seront très bien outillés avec six choix au cours des trois premières rondes incluant un dans le top 10, penchons-nous sur le genre de cibles qui pourraient les intéresser, s’ils décident d’à nouveau regarder les besoins de l’équipe plutôt que de prendre les meilleurs joueurs encore disponibles sans égard à leur position.

Un nouveau projet devant le filet?

Commençons par les gardiens de but, une position particulière, vu le peu de postes disponibles au plus haut niveau. À ce point-ci, Cayden Primeau représente l’avenir de l’équipe après Carey Price et est le seul cerbère à s’être classé parmi les 25 meilleurs espoirs de l’équipe. On peut donc en déduire qu’il pourrait être logique d’ajouter un gardien à un point du repêchage, surtout avec l’abondance de choix que Montréal possède, question de fournir une saine compétition à l’interne et d’assurer ses arrières, mais vu la qualité de Price et Primeau, nul besoin que ça se fasse en tout début de repêchage.

Renflouer le côté droit de la défensive

Ensuite, il suffit d’un coup d’œil au classement des meilleurs espoirs de l’équipe pour s’apercevoir que la position de défenseur gauche est nettement assurée pour l’avenir. En plus de Victor Mete, âgé de 21 ans, l’équipe compte sur quatre espoirs à cette position parmi ses huit meilleurs en Romanov, Struble, Harris et Norlinder. En outre, Gianni Fairbrother et Jacob LeGuerrier pourraient aussi un jour atteindre la grande ligue, tout comme Otto Leskinen, qui y a disputé cinq matchs cette saison.

Le côté droit est toutefois totalement dégarni derrière les deux vétérans (Weber et Petry) alors que seuls Josh Brook et Cale Fleury pointent au classement des 25 meilleurs espoirs du Tricolore. Brook a mis du temps à s’adapter au calibre de la Ligue américaine tandis que Fleury a disputé 41 matchs à Montréal, démontrant en jeu robuste au plus haut niveau, mais rien qui ne laisse présager un rôle sur un top-4 à l’avenir. Au sein de la banque d’espoirs, cette position représente LA plus grande faiblesse de l’équipe à ce point-ci tant en nombre, qu’en qualité.

Du talent en attaque, s’il-vous-plait!

Enfin colmatée par le repêchage de 2018 et l’acquisition de Nick Suzuki, la ligne du centre semble presque déborder quand on voit les Kotkaniemi, Suzuki et Poehling prêts à s’établir comme réguliers dans la LNH en plus des Evans, Hillis, Olofsson, Ikonen et Vejdemo aux niveaux inférieurs. N’empêche, dans une optique de maintenir un flot constance de nouveaux-venus, il ne faudrait pas négliger cette position, d’autant plus qu’il est généralement plus aisé de convertir un centre à l’aile que l’inverse. Par ailleurs, la plupart de ces jeunes sont avant tout des fabricants de jeux et on a vu depuis quelques années à Montréal la différence que peut faire la présence (ou l’absence) d’un marqueur naturel dans une équipe.

Parlant de buts, Cole Caufield est certainement dans une classe à part à ce chapitre, mais derrière lui, seul Joni Ikonen a un véritable profil de marqueur aux niveaux supérieurs et il a été jusqu’ici lourdement ralenti par les blessures. De façon générale, à la position d’ailier, la pépinière est moins nantie qu’au centre. Caufield et Jesse Ylonen sont deux espoirs excitants bien que complètement différents, mais derrière eux, il faut descendre jusqu’à Rhett Pitlick, au 13e rang, pour trouver un autre ailier. Certes, certains centres comme Allan McShane ou Cole Fonstad – tous deux à risque de ne pas être mis sous contrat par l’équipe – pourraient un jour évoluer à l’aile, mais le manque à cette position est flagrant et il l’est encore plus quand on recherche le talent de marqueur.

Des besoins clairement identifiables

Somme toute, si Marc Bergevin devait décider de combler ses besoins lors de l’encan 2020, il n’aurait pas à faire trop d’efforts pour savoir où, avec des ouvertures sur les ailes et sur le côté droit de la défensive en plus de la possibilité d’ajouter un gardien à un point du repêchage. En creusant davantage, on pourrait ajouter que l’équipe bénéficierait certainement de l’ajout de marqueurs naturels ou, plus généralement, de talent naturel en attaque. Reste à voir ce que l’équipe de recruteurs de l’équipe aura planifié et si la qualité des joueurs disponibles à leurs rangs de sélection force l’équipe a modifier ses plans sur le pouce!

En résumé
  • La banque d’espoirs du Tricolore est en meilleure position qu’elle ne l’a été depuis plusieurs années.
  • Certains besoins demeurent toutefois plus criants que d’autres et l’équipe pourrait tenter de les cibler de façon prioritaire lors du repêchage.
  • Le côté droit de la défensive a besoin d’attention, tout comme les ailes, de façon générale, particulièrement en termes de marqueurs naturels.

L’autre espoir russe des Canadiens

L’autre espoir russe des Canadiens

Si Alexander Romanov n’a plus besoin de présentation chez les amateurs des Canadiens, l’équipe compte aussi un autre espoir au pays des tsars : l’attaquant Arsen Khisamutdinov, choisi au 6e tour (170e au total) en 2019. Dans son cas, l’avenir est toutefois on ne peut plus mystérieux à ce point-ci.

Retournons rapidement en juin 2019 alors que l’homme responsable du repêchage des Glorieux, Trevor Timmins, avait qualifié le Russe alors âgé de 21 ans de projet et avait ouvertement parlé de la stratégie dans son cas. Ignoré à deux reprises à l’encan universel, l’attaquant de 6pi3 en était à sa dernière année d’éligibilité avant de pouvoir s’entendre sur un contrat avec n’importe quelle équipe. Pour sa part, échaudé au cours des dernières années par la décision d’agents libres russes comme Artemi Panarin et Vadim Shipachov, Montréal souhaitait se donner l’exclusivité de pouvoir mettre sous contrat Khisamutdinov si le cœur lui en disait.

Nous voici maintenant une saison plus tard et force est d’admettre que le jeune homme n’est pas encore parvenu à rendre la décision du Tricolore très facile. Tout d’abord, après avoir dominé la ligue junior russe (c’était attendu : il avait 20 ans, rappelons-le) en 2018-2019 et montré de beaux flashs en KHL (5 points en 9 parties avec un temps de jeu moyen de 13 minutes par match), on n’a pas vu la progression escomptée chez lui. En effet, le Russe n’a récolté que 3 points en 31 parties dans la meilleure ligue russe, peinant à même y jouer de façon régulière (à peine 10 minutes par match).

Autant cette faible utilisation est décevante d’un point de vue développement, autant elle pourrait accroitre l’intérêt du club montréalais à mettre Khisamutdinov sous contrat afin de l’amener à Laval dès la saison prochaine. Le raisonnement n’est pas si farfelu en fait : le contrat du Russe prendra fin le 30 avril prochain et vu le faible temps de jeu qu’il a reçu à Nizhnekamsk (KHL), il sera certainement ouvert à considérer toutes ses options. Après tout, s’il n’avait visiblement pas la confiance de son entraineur dans la KHL, la situation était tout autre dans la VHL, l’équivalent de la Ligue américaine en Russie. Parmi les joueurs ayant disputé au moins 10 matchs dans ce circuit, il a figuré au 12e rang au chapitre des points par match et au 2e pour les buts marqués par rencontre grâce à une fiche de 9-4-13 en 14 rencontres. L’échantillon n’est pas évidemment pas énorme, mais il démontre que Khisamutdinov a été en mesure de produire a un niveau intéressant dans chacune des trois ligues où il a évolué en Russie sur une période de deux saisons.

De plus, malgré les récentes rumeurs voulant que Montréal se prépare à perdre les Cole Fonstad, Allan McShane et Samuel Houde en juin, faute de leur avoir offert un contrat d’entrée, le Russe a d’autres atouts qui pourraient le rendre plus attrayant pour le Rocket. D’abord, contrairement à ces trois passeurs de taille plus modeste, il est un marqueur naturel bâti sur un imposant gabarit de 6pi3 et plus de 200 livres et il compte déjà plus d’un an d’expérience au niveau professionnel. En outre, vu son âge, un contrat d’entrée dans la LNH serait d’une durée de deux ans dans son cas, ce qui représente engagement moins contraignant pour l’équipe qui, rappelons-le, doit se limiter à 50 contrats.

Choisi au 170e rang du dernier repêchage à sa troisième tentative, les chances n’ont jamais été grandes pour qu’Arsen Khisamutdinov atteigne la LNH, d’autant plus que son coup de patin est une lacune notable chez lui, mais à 6pi3 et misant sur un tir des poignets vif qu’il adore décocher souvent, le Tricolore pourrait trouver pire comme projet pour Joël Bouchard. De façon réaliste, le scénario le plus plausible demeure que le Russe signe un contrat d’un an en Russie et que les Canadiens réévaluent son cas l’an prochain, mais avec des joueurs marginaux comme Antoine Waked, Aaron Luchuk et Andrew Sturtz qui verront leur contrat prendre fin cette année et qui ne seront vraisemblablement pas de retour, Montréal pourrait être tenté d’explorer davantage ce qu’il a sous la main en Khisamutdinov, dès l’année prochaine. À tout le moins, cette décision ne serait pas sans fondement aucun!

Top 25 espoirs du CH – Mars 2020

Top 25 espoirs du CH – Mars 2020

La course aux séries étant maintenant chose du passé, l’organisation des Canadiens et ses partisans doivent maintenant penser en fonction du futur. Le repêchage 2020 sera une belle occasion de s’armer pour les saisons à venir et de compléter une banque d’espoirs déjà très intéressante à Montréal.

Les Canadiens de Montréal continue d’améliorer la qualité de leur bassin d’espoirs. Avec la récolte des dernières années, il est possible de croire que certains de ces joueurs atteindront un jour la LNH. Bien qu’il manque encore peut-être un peu de qualité, l’organisation montréalaise profite maintenant d’une profondeur plus que respectable en terme de jeunes joueurs d’avenir.

Voici donc un classement des 25 meilleurs espoirs du CH en date d’aujourd’hui. Voyons voir qui parmi ceux-ci ont de réelles chances d’atteindre la LNH un jour.


1.COLE CAUFIELD
Ailier droit, États-Unis
5pi7 | 163 lb | 2 janvier 2001
U. du Wisconsin, NCAA
15e choix au total en 2019 par Montréal

Sans contredit, le plus bel espoir dans la banque des Canadiens. Cole Caufield est un marqueur de but naturel qui est capable de terroriser les gardiens adverses avec son tir élite qu’il décoche de plusieurs endroits sur la glace. Son arsenal de tirs est tout simplement complet et se doit d’être respecté par les défensives qui tentent de le neutraliser. Capable de générer de l’offensive par lui-même, il n’est pas ce type de marqueur qui dépendra de ses coéquipiers pour se mettre en valeur. Il est un bon patineur qui peut se déplacer aisément en contrôle du disque en zone offensive, mais aussi dans les jeux de transitions, tout en trouvant le moyen d’atteindre les endroits où il sera très dangereux s’il décide de décocher un lancer. Bien qu’il ne soit pas le plus grand ou le plus fort sur la glace, il ne recule pas pour autant face au jeu physique et sait flairer les bonnes opportunités de se présenter tout près du filet. Il devra continuer de travailler sur son jeu défensif, mais aussi sur la qualité et la précision de ses passes, un aspect de son jeu qui a refait un peu plus surface jusqu’ici en 2019-20. Ses qualités élites globales en offensive font de lui un espoir de premier plan au travers la LNH.

Un but de Caufield (#8 rouge)


2.ALEXANDER ROMANOV
Défenseur gauche, Russie
5pi11 | 185 lb | 6 janvier 2000
CSKA Moscou, KHL
38e choix au total en 2018 par Montréal
Depuis sa sélection qui semblait hâtive en 2018, Alexander Romanov ne cesse de s’attirer des admirateurs dans le monde du hockey. Pratiquant un style de jeu très énergique, il démontre une belle compréhension du jeu autant offensivement que défensivement. Sa mobilité sur patin lui permet d’être agressif dans son contrôle de l’écart face au porteur du disque, prenant de bonnes décisions pour être difficile à passer. Il est excellent pour briser les jeux des attaquants sur la transition et les entrées de zone, mais aussi pour intercepter les passes dans son propre territoire quand le jeu s’installe. Il est un bon passeur sur la relance, capable de gérer la pression de l’attaque adverse en fond de territoire avant de remettre la rondelle à un coéquipier. Sans nécessairement être le plus talentueux offensivement, il est vif d’esprit et proactif dans sa prise de décision.


3.RYAN POEHLING
Centre, États-Unis
6pi2 | 204 lb | 3 janvier 1999
Laval, AHL
25e choix au total en 2017 par Montréal

Ryan Poehling présente une intéressante progression depuis sa sélection par les Canadiens en 2017. Il est un joueur de centre qui met l’effort nécessaire pour être bon dans les deux sens du jeu, tout en bénéficiant d’une belle habileté à distribuer le disque à ses coéquipiers. Non, il n’est pas le plus spectaculaire. C’est un joueur qui garde les choses simples, à l’intérieur de ses limites, mais qui peut tout de même pratiquer tous les styles de jeu. Sans être explosif, il présente une vitesse de pointe intéressante sur patins. Il est très efficace en échec-avant, appliquant la pression adéquatement en plus de gagner une bonne partie de ses batailles pour les rondelles libres. Il ne sera jamais un grand buteur malgré un lancer qui n’est pas mauvais du tout. Il a simplement tendance à utiliser ses qualités de passeur au profit de son tir.


4.CAYDEN PRIMEAU
Gardien, États-Unis
6pi3 | 198 lb | 11 août 1999Laval, AHL
199e choix au total en 2017 par Montréal
Bien qu’il ait été le tout dernier gardien de but sélectionné au repêchage de 2017, Cayden Primeau fait parti de la courte liste de quatre cerbères issus de cette cuvée à avoir déjà jouer au moins un match dans la LNH. Présentant un calme impressionnant devant le filet malgré son jeune âge, le jeune américain ne cesse d’améliorer l’aspect technique de son art. Ses déplacements latéraux dans son demi-cercle sont fluides et exécutés avec aisance, étant capable de bien maximiser son positionnement debout ainsi que le style papillon pour demeurer cadré devant les tireurs. Bien que ses glissades puissent être agressives parfois, il est capable de ne pas trop se déporter, une faille qui est généralement commune chez les gardiens de son âge. Rien ne presse et il aura tout le temps de se développer de la bonne manière au sein de l’organisation, lui qui présente plusieurs qualités permettant de croire qu’il pourrait être un gardien partant dans la Ligue nationale de hockey un jour.


5.JESSE YLÖNEN
Ailier droit, Finlande
6pi1 | 172 lb | 3 octobre 1999
Laval, AHL
35e choix au total en 2018 par Montréal
Un ailier travaillant sur la surface glacée, Jesse Ylönen est un joueur qui offre une bonne implication dans les deux sens du jeu. Il patine bien, utilisant une certaine explosion dans ses premières enjambées pour se donner les meilleures chances d’être le premier sur les rondelles libres ou en bonne position face aux porteurs du disque. Cela l’aide grandement dans les jeux de transitions, les entrées et sorties de zone contrôlées ainsi que les replis défensifs. Offensivement parlant, il combine son grand talent de passeur à un excellent lancer. Il ne sera peut-être pas le plus grand joueur offensif dans la LNH, mais les outils de base sont là pour espérer le voir remplir toutes sortes de rôles dans le top 9 des Canadiens un jour. Jesse Ylonen terminera sa saison 2019-20 à Laval suite à un prêt des Pelicans, son équipe en Finlande.


6.JAYDEN STRUBLE
Défenseur gauche, États-Unis
6pi | 205 lb | 8 septembre 2001
Northeastern, NCAA
46e choix au total en 2019 par Montréal
Définitivement l’espoir au potentiel le plus intriguant dans la banque du Tricolore. Jayden Struble a grimpé les différents classements durant son année de repêchage pour finalement se mériter une sélection en deuxième ronde par Montréal. Combinant un bon coup de patin à son jeu physique, il est très actif dans les transitions en transportant le disque d’une zone à l’autre sans difficulté. Il est plutôt habile avec la rondelle et sait manoeuvrer autour des joueurs adverses pour prendre possession des espaces libres. Défensivement, il est capable de distribuer de lourdes mises en échec pour freiner les attaquants en contrôle de la rondelle. Son implication physique est très bonne. Le jeune défenseur continue d’améliorer sa prise de décision, ce qui semblait être sa plus grande faille à pareil date l’an dernier.

Une belle performance de Struble (#3 noir)


7.JORDAN HARRIS
Défenseur gauche, États-Unis
5pi11 | 185 lb | 7 juillet 2000
Northeastern, NCAA
71e choix au total en 2018 par Montréal
Jordan Harris obtient de plus en plus la reconnaissance qu’il mérite en tant que bon espoir des Canadiens. Il ne sera jamais un défenseur très offensif, mais il profite d’une qualité prédominante qui est très importante dans le hockey d’aujourd’hui : un superbe coup de patin. Il est vraiment mobile sur la patinoire, étant capable de se déplacer dans toutes les directions rapidement. Cette mobilité lui sert très bien lorsqu’il gère les écarts face aux porteurs du disque, étant apte à gêner la route des attaquants adverses vers son propre gardien. Il est rapide dans la récupération du disque, repérant ensuite ses coéquipiers pour effectuer une relance efficace ou encore en prenant la décision de s’impliquer dans le jeu de transition en transportant le disque. Bien qu’il soit relativement un bon passeur, il devra continuer d’améliorer sa prise de décision en offensive. Avec un développement optimal, il pourrait devenir un défenseur top 4 capable de jouer plusieurs minutes, particulièrement pour s’acquitter de missions défensives.


8.MATTIAS NORLINDER
Défenseur gauche, Suède
6pi | 179 lb | 12 avril 2000
Modo, Allsvenskan
64e choix au total en 2019 par Montréal
Mattias Norlinder a su se faire remarquer avec quelques pièces de jeu spectaculaires depuis sa sélection par les Canadiens en juin dernier. Ce défenseur qui possède une intelligence du jeu élevée est un maître dans les jeux de transitions, prenant de bonnes décisions selon ce qui se déroule devant lui. Il est facilement capable de patiner dans toutes les zones en possession du disque tout en combinant une bonne gestion du risque afin de ne pas nuire à son équipe. Démontrant une belle confiance et un calme impressionnant, il réussit de bonnes passes précises vers ses coéquipiers, étant capable de les réussir aussi sur une longue distance lors des contre-attaques. Éventuellement dans la LNH, il sera un défenseur mobile qui prend de bonnes décisions et qui a un impact dans les jeux de transition.


9.JOSH BROOK
Défenseur droit, Canada
6pi1 | 192 lb | 17 juin 1999
Laval, AHL
56e choix au total en 2017 par Montréal
Pour sa dernière année au hockey junior canadien l’an passé, Josh Brook a été l’un des meilleurs défenseurs en avantage numérique. Il a notamment présenté le meilleur ratio de points primaires (buts + premières passes) sur cette facette du jeu à sa position. Démontrant sa versatilité en évoluant à droite, à gauche ainsi que quelques parties en attaque, il est à son mieux lorsqu’il est proactif dans sa prise de décision et qu’il garde ses pieds en mouvement. Il est un bon patineur qui excelle à transporter le disque et trouver les lignes de passes pour ses coéquipiers. Dans son territoire, il lui arrive d’être un peu téméraire dans ses choix de jeu, causant des ennuis pour lui et ses partenaires sur la glace. La constance sera la clé pour lui dans son développement afin d’atteindre la LNH.


10.CALE FLEURY
Défenseur droit, Canada
6pi1 | 203 lb | 19 novembre 1998
Laval, AHL
87e choix au total en 2017 par Montréal
Plusieurs partisans ont adoré le passage de Cale Fleury à Montréal cette saison. Avec raison! Le jeune défenseur offre plusieurs choses très intéressantes lorsqu’il est sur la patinoire. Il est très alerte défensivement, profitant de son coup de patin pour bien se déplacer et se positionner face aux attaquants adverses. Il fait de bonnes lectures du jeu et utilise très bien son corps pour défendre son territoire. Il n’hésitera jamais à distribuer les mises en échec au bon moment. Son potentiel offensif n’est peut-être pas le plus énorme, mais cela ne l’empêche pas de faire de bonnes passes à ses coéquipiers, que ce soit lors des relances ou encore lorsque le jeu s’installer en zone offensive. Fleury se débrouille dans tous les aspects du jeu.


11.JAKE EVANS
Centre, Canada
6pi1 | 186 lb | 2 juin 1996
Montréal, LNH
207e choix au total en 2014 par Montréal
Un joueur très intelligent sur la patinoire. Jake Evans se démarque par la manière dont il prend, la majorité du temps, les bonnes décisions avec ou sans la rondelle. Ce jeune fabricant de jeu est très responsable sur la glace, étant capable de contribuer aux deux extrémités de la patinoire. Il est travaillant et impliqué dans ses replis afin d’aider son équipe à récupérer le disque rapidement. Il a un bon contrôle de la rondelle et sait trouver les lignes de passes avantageuses grâce à sa patience. Evans a connu une belle progression au niveau de la NCAA et il ne fait plus aucun doute qu’il évoluera dans la LNH sur une base régulière dans un futur rapproché.


12.CAM HILLIS
Centre, Canada
5pi11 | 170 lb | 24 juin 2000
Guelph, OHL
66e choix au total en 2018 par Montréal
Dans la banque d’espoirs des Canadiens, il s’agit sans aucun doute du retour de l’année. Cam Hillis a brillamment rebondi suite à une saison 2018-19 affectée par les blessures. Sur la glace, le jeune joueur de centre joue avec beaucoup de rythme. Le jeune capitaine du Storm de Guelph aime transporter la rondelle dans les jeux de transition, ce qu’il accomplit à merveille. Sa vision du jeu est très bonne, lui servant autant sur le plan offensif que défensif du jeu. Il est aussi un très bon passeur qui saura toujours tirer son épingle du jeu si on lui fournit un marqueur à ses côtés. Son tir n’est pas mauvais en soi, mais Hillis ne l’utilise que très peu. Bien que rien n’assure une ascension vers la LNH dans son cas, ses habiletés défensives et de passeur sont suffisantes pour continuer d’espérer le voir réussir.

Hillis effectue une belle passe (#8 blanc)


13.RHETT PITLICK
Ailier gauche, États-Unis
5pi9 | 167 lb | 7 février 2001
Muskegon, USHL
131e choix au total en 2019 par Montréal
Depuis qu’il a été échangé à Muskegon, Rhett Pitlick démontre tout l’étendu de son talent offensif. De nature, il est très travaillant et tenace sur la patinoire malgré son gabarit. En possession du disque, il utilise son bon maniement de la rondelle pour gagner les espaces libres autour des défenseurs. Un rapide patineur, il est excellent pour appliquer de la pression sur les défensives adverses pour causer des revirements et aider ses coéquipiers à récupérer la rondelle rapidement. Il est beaucoup plus un passeur qu’un tireur, au point où parfois il décide de remettre le disque à un partenaire alors qu’il devrait tirer. L’ailier gauche demeure un projet pour l’organisation, mais l’attente pourrait très bien en valoir l’attente. On en saura plus sur son réel potentiel lors de son passage dans la NCAA dès la saison prochaine.


14.ALLAN MCSHANE
Centre/Ailier gauche, Canada
5pi11 | 192 lb | 14 février 2000
Oshawa, OHL
97e choix au total en 2018 par Montréal
McShane est un espoir très intriguant. Il possède des outils très intéressants offensivement, notamment au niveau du contrôle de la rondelle et de son habileté à distribuer le disque à ses coéquipiers. Bien que ce soit avant tout un fabriquant de jeu, il possède un lancer des poignets qui est vif, ce qui peut le rendre dangereux en possession du disque car toutes les options sont possibles avec lui. C’est quelqu’un d’agile sur patins, bien que la vitesse et l’explosion ne soient pas si impressionnante.  La progression au niveau de sa production nous laisse un peu sur notre appétit et tempère un peu les attentes fondées envers lui au moment de sa sélection en 2018. Il devra améliorer sa constance, non seulement en termes de points mais aussi au niveau de l’implication dans le jeu.


15.JONI IKONEN
Centre/Ailier droit, Finlande
5pi11 | 183 lb | 14 avril 1999
KalPa, Liiga
58e choix au total en 2017 par Montréal
Un joueur qui possède de si belles habiletés offensives, parmi les meilleures du groupe d’espoirs des Canadiens. Il démontre un bon dynamisme en possession du disque, étant proactif dans ses décisions en territoire offensif. Il est un excellent passeur qui utilise un lancer des poignets vif et précis pour surprendre les gardiens. Ses mains sont rapides, utilisant un maniement du bâton fluide pour se créer de l’espace autour de lui et s’offrir de meilleures options. Il est un patineur habile qui sait se faufiler entre les défenseurs et sa vitesse est quelque peu au-delà de la moyenne. Ce qui est inquiétant dans son cas est la fréquence à laquelle il se blesse. Il n’a pas joué un seul match du calendrier régulier de son équipe cette saison et seulement 13 l’an passé. La clé dans son cas sera de demeurer en santé car ce sont deux saisons importantes perdues dans son développement. Il serait un candidat à une place dans le top 10 des espoirs du CH si ce n’était pas de l’incertitude entourant ses blessures.


16.JOËL TEASDALE
Ailier gauche, Canada
6pi | 203 lb | 11 mars 1999
Laval, AHL
Signature comme agent libre le 21 septembre 2018
Joël Teasdale est un attaquant polyvalent capable d’aider sa formation dans les deux sens du jeu. Il s’implique dans les batailles physiques pour la rondelle, n’hésitant pas à se présenter dans les coins de patinoire ou encore devant les filets adverses. Il est d’ailleurs très efficace pour marquer des buts tout près du filet, travaillant fort pour se démarquer et compléter les jeux de ses coéquipiers. Une blessure importante au genou l’a empêché de se faire justice cette année à l’occasion de sa première saison professionnelle. Il est sur la voie d’un retour au jeu et il sera intéressant de voir comment il saura réagir sur la glace par la suite. Au cours de son stage junior, il a démontré avec son style de jeu qu’il pouvait aspirer à atteindre la LNH un jour.


17.JACOB OLOFSSON
Centre, Suède
6pi2 | 196 lb | 8 février 2000
Skelleftea AIK, SHL
56e choix au total en 2018 par Montréal
Évoluant au niveau professionnel en Suède, Jacob Olofsson est déjà à son âge un joueur de centre très responsable sur la patinoire. Impliqué dans les deux sens de la patinoire, il tire particulièrement son épingle du jeu sur l’aspect défensif d’un match. Un habile patineur, il est très alerte dans ses prises de décisions défensives et sa vision du jeu l’aide à bien lire ce qui se passe autour de lui. Lorsqu’il est confronté directement à un adversaire, il remporte son lot de bataille pour la possession du disque, utilisant bien son physique. En zone offensive, il n’hésite pas à rejoindre ses coéquipiers avec l’aide de bonnes passes précises. Il n’est pas le plus créatif, préférant les jeux moins à risque. Son potentiel offensif n’est pas le haut, mais il contribue amplement sur d’autres aspects du jeu. Il pourrait devenir un joueur de profondeur très fiable défensivement et capable d’écouler les punitions de son équipe. Olofsson est à l’écart du jeu depuis la fin du mois de Janvier en raison d’une blessure à l’épaule.


18.GIANNI FAIRBROTHER
Défenseur gauche, Canada
6pi | 194 lb | 30 septembre 2000
Everett, WHL
77e choix au total en 2019 par Montréal
Ceux qui apprécient le jeu physique se doivent de garder ce jeune espoir à l’oeil. Gianni Fairbrother est un défenseur tenace qui est très bon pour défendre son territoire. À commencer, il joue dur en présentant une très belle physicalité dans son jeu, utilisant son corps pour distribuer des mises en échec ou tout simplement pour embêter les attaquants qui foncent vers son filet. Il est bon pour relancer le jeu, préférant remettre efficacement le disque à ses avants plutôt que de transporter le disque par lui-même dans la transition. Mobile sur la glace, il est capable de décocher de bons tirs de la pointe lorsque le jeu s’installe en zone offensive. On peut s’attendre à le voir évoluer sur une troisième paire de défense de la LNH un jour en étant capable de dépanner dans un rôle plus important.


19.LUKAS VEJDEMO
Centre, Suède
6pi2 | 194 lb | 25 janvier 1996
Laval, AHL
87e choix au total en 2015 par Montréal
Lukas Vejdemo continue son apprentissage à Laval et progresse constamment, particulièrement sur l’aspect défensif de son jeu. Il possède une intelligence du jeu qui lui permet d’être difficile à affronter lors de ses missions défensives. Un habile patineur, bien qu’il ne soit pas le plus rapide nécessairement, il présente un très bon positionnement, une qualité souvent sous-estimé chez les joueurs de hockey. Il anticipe bien les jeux afin de couper les passes et aider son équipe à reprendre possession du disque. Il est capable d’aider en attaque avec de bonnes passes, mais aussi un tir qui n’est pas mauvais non plus. Son potentiel d’atteindre la LNH sur une base régulière repose en majeure partie sur ses grandes qualités défensives, lui qui est l’un des meilleurs sur cet aspect dans toute l’organisation.


20.RAFAËL HARVEY-PINARD
Ailier gauche, Canada
5pi9 | 172 lb | 6 janvier 1999
Chicoutimi, LHJMQ
201e choix au total en 2019 par Montréal
Armé d’une compréhension du jeu élevé et d’une éthique de travail exemplaire, Rafaël Harvey-Pinard est ce genre de joueur dont la contribution sur la glace va bien au-delà de la production de points. Il est responsable dans toutes les facettes du jeu, démontrant une belle ténacité dans les trois zones lorsqu’il est sur la patinoire. Il est proactif pour causer des revirements, appliquant de la pression adéquatement pour forcer la main de ses adversaires. Tout aussi bon pour passer que marquer, le capitaine des Saguenéens de Chicoutimi n’hésite pas à visiter les endroits payants sur la glace pour en être récompensé. Nullement retenu par son gabarit, il fonce et s’implique de toutes les manières possibles pour faire gagner son équipe. Un vrai leader, il sera intéressant de suivre sa progression une fois qu’il passera chez les professionnels. Il pourrait éventuellement jouer sur n’importe quel style de trios dans l’organisation du Tricolore.

Un bel effort qui se termine par un but pour Harvey-Pinard (#11 blanc)


21.BRETT STAPLEY
Centre/Ailier droit, Canada
5pi10 | 172 lb | 23 février 1999
U. de Denver, NCAA
190e choix au total en 2018 par Montréal
Un joueur impliqué physiquement malgré son gabarit et qui n’hésite pas à jouer dur avec ses adversaires. Brett Stapley est un bon passeur qui est capable de jouer avec beaucoup de rythme. Il distribue sans difficulté la rondelle à ses coéquipiers et sait se démarquer des défensives adverses pour contribuer à l’attaque. Très travaillant le long des bandes, il est plutôt acharné afin de prendre possession du disque. Il est relativement habile avec la rondelle et il fournit un bon effort chaque fois qu’il saute sur la patinoire. On aimerait peut-être un peu plus de vitesse pour se donner une meilleure chance d’avoir un impact chez les professionnels. Son tir n’est actuellement pas un atout non plus, ce qui limite ses choix de jeux sur la patinoire.


22.COLE FONSTAD
Ailier gauche/Centre, Canada
5pi10 | 170 lb | 24 avril 2000
Everett, WHL
128e choix au total en 2018 par Montréal
Cole Fonstad est un joueur de centre qui est maintenant principalement utilisé à l’aile, là où il est le plus réaliste de le voir évoluer chez les professionnels. Il est un excellent fabricant de jeu capable de trouver ses coéquipiers sur la surface glacée, effectuant avec précision des passes qui peuvent être difficiles à réussir. Il est surtout confortable et efficace en périphérie, utilisant sa vision pour distribuer la rondelle autour de lui. Son manque de vitesse pourrait jouer contre lui lorsqu’il passera au prochain niveau, une qualité habituellement requise pour un joueur de son gabarit. Lorsqu’il a de l’espace pour manœuvrer, comme en avantage numérique, il devient très efficace. Il devra continuer de maximiser son talent en attaque pour se mériter une place dans la LNH un jour car il ne deviendra jamais un grand joueur sur le plan défensif.


23.OTTO LESKINEN
Défenseur gauche, Finlande
5pi11 | 187 lb | 6 février 1997
Laval, AHL
Signature comme agent libre le 7 mai 2019

Un patineur fluide, Otto Leskinen est un défenseur capable de contribuer dans les deux sens du jeu. Il excelle dans les relances du jeu, capable aussi de transporter le disque dans les jeux de transition vers le territoire offensif. Sa mobilité, son principal atout, l’aide grandement dans son territoire pour retrouver les rondelles libres. Il est bon à faire circuler le disque vers ses coéquipiers, utilisant son habileté à bouger dans tous les sens aisément pour trouver et créer les meilleures lignes de passe. Il n’est définitivement pas le plus physique sur la patinoire et il est un peu inconstant dans ses performances. En bout de ligne, il possède tout de même un coup de patin qui lui permet d’espérer un jour évoluer sur une troisième paire de la LNH.


24.SAMUEL HOUDE
Centre, Canada
6pi | 170 lb | 6 mars 2000
Chicoutimi, LHJMQ
133e choix au total en 2018 par Montréal
Une fracture au poignet est venu gâcher en partie la belle saison de Samuel Houde. L’espoir du Tricolore est sorti de sa coquille cette saison, présentant une production d’au moins un point par match pour la première fois de sa carrière au hockey junior. Un bon passeur, il est un joueur capable d’être dynamique en possession du disque et de créer des occasions de marquer pour lui ou ses coéquipiers. Il est très confortable pour manier le disque et peut feinter au travers les défensives adverses lorsqu’il doit le faire. Il est tout simplement capable de réussir des pièces de jeu éblouissantes qui sauront attirer votre attention. Sa progression dans la LHJMQ n’est peut-être pas satisfaisante dans son ensemble, mais il possède tout de même des outils offensifs qui font de lui un espoir encore très intriguant aujourd’hui.


25.ALEXANDRE ALAIN
Centre/Ailier droit, Canada
6pi1 | 189 lb | 3 mars 1997
Laval, AHL
Signature comme agent libre le 24 avril 2018
Très versatile, Alexandre Alain est un élément relativement important de l’attaque du Rocket depuis maintenant deux ans. Étant capable de pratiquer tous les styles de jeu, il est employé de plusieurs manières et démontre une compréhension du jeu élevée dans toutes les situations de match. Faisant preuve de ténacité, il n’hésite pas à utiliser son corps dans les batailles physiques, particulièrement le long des rampes, afin de récupérer les rondelles rapidement. Ayant une éthique de travail irréprochable, il est aussi capable de tirer son épingle du jeu offensivement grâce à ses habiletés de passeurs. Il est réussit à bien lire le jeu et à être suffisamment créatif dans sa sélection de passes. Le fait qu’il soit responsable défensivement pourrait l’aider éventuellement à disputer quelques matchs dans la LNH dans un rôle de soutien.

LES AUTRES…


NICK SUZUKI
Centre, Canada
5pi11 | 201 lb | 10 août 1999
Montréal, LNH
13e choix au total en 2017 par Vegas
Identifié comme étant le plus bel espoir de l’organisation il y a un an, Nick Suzuki ne cesse de plaire aux partisans des Canadiens. Il a maintenant gradué au niveau de la LNH, ce qui le rend inéligible pour le classement 2020. Que ce soit sa compréhension du jeu élite dans les deux sens du jeu ou encore la superbe vision qu’il lui permet de réussir des passes spectaculaires, le jeune joueur de centre a de quoi faire rêver les partisans. En date d’aujourd’hui, il ne fait aucun doute qu’il possède les outils pour espérer être un joueur de première ligne efficace au niveau de la LNH. La manière dont il a réussi sa transition vers les professionnels cette année est tout simplement impressionnante et encourageante pour la suite des choses. Il ne reste plus qu’à apprécier le développement de cette recrue qui figure parmi les meilleures de la ligue. S’il réussit à faire davantage confiance à son tir éventuellement, il pourrait devenir encore plus redoutable offensivement parlant. Défensivement parlant, il prend déjà des décisions dignes d’un vétéran.


JESPERI KOTKANIEMI
Centre, Finlande
6pi2 | 198 lb | 6 juillet 2000
Laval, AHL
3e choix au total en 2018 par Montréal
Jesperi Kotkaniemi ne figure pas dans le classement principalement en raison du fait qu’il possède une saison entière d’expérience de jeu de la LNH. Son potentiel demeure très grand, lui qui pourrait devenir un excellent centre de premier trio capable d’avoir un impact dans les deux sens du jeu. Il devra évidemment continuer de travailler sa force physique, lui qui doit devenir un peu plus solide sur ses patins pour maximiser ses qualités offensives et défensives. Sa vision du jeu pourrait lui permettre de devenir un dangereux passeur au niveau de la LNH d’ici quelques années. Sans être nécessairement spectaculaire, Kotkaniemi possède des mains habiles avec le bâton et peut manœuvrer au travers la circulation lourde. Par ailleurs, son lancer est excellent et il aura intérêt à l’utiliser plus souvent. La patience est de mise avec le talentueux centre! Sur papier, tous les ingrédients sont là pour qu’il devienne le joueur que les Canadiens ont projeté en lui. S’il avait fait parti du classement, il serait en compétition pour le premier rang du plus bel espoir avec Cole Caufield.


NOAH JUULSEN
Défenseur droit, Canada
6pi3 | 190 lb | 7 avril 1997
Laval, AHL
26e choix au total en 2015 par Montréal
Toute l’incertitude reliée aux dernières blessures de Noah Juulsen fait en sorte qu’il ne fait pas partie de ce classement. Ce n’est pas par manque de talent, lui qui aurait pu trouver sa place dans le top 5 des plus beaux espoirs du club en raison de ses qualités de futur défenseur top 4. Lorsqu’il est en mesure de jouer, le défenseur est capable d’être très efficace dans son territoire, n’hésitant pas à utiliser son corps dans les batailles le long des rampes. Il gère très bien les écarts qu’il accorde aux attaquants adverses lorsqu’ils ont possession du disque, utilisant adéquatement son bâton et sa mobilité sur patin. Il est capable de faire de bonnes relances sans se compliquer la vie dans ses choix de jeu. Son tir surprenant est capable d’ennuyer les gardiens qu’il affronte. La santé est vraiment tout ce qui compte maintenant dans le cas de Juulsen et tout ce qui viendra sera un agréable bonus pour l’organisation.

Top 25 espoirs du CH
Mars 2020

1. Cole Caufield AD
2.Alexander Romanov DG
3.Ryan Poehling C
4. Cayden Primeau G
5. Jesse Ylonen AD
6.Jayden Struble DG
7.Jordan Harris DG
8.Mattias Norlinder DG
9.Josh Brook DD
10.Cale Fleury DD
11.Jake Evans C
12.Cam Hillis C
13.Rhett Pitlick AG
14.Allan McShane C/AG
15.Joni Ikonen C/AD
16.Joël Teasdale AG
17.Jacob Olofsson C
18.Gianni Fairbrother DG
19.Lukas Vejdemo C
20.Rafaël Harvey-Pinard AG
21.Brett Stapley C/AD
22.Cole Fonstad AG/C
23.Otto Leskinen DG
24. Samuel Houde C
25.Alexandre Alain C/AD