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NFL : Repêchage simulé (Mock draft), rangs 22 à 32

NFL : Repêchage simulé (Mock draft), rangs 22 à 32

(Suite des rangs 1 à 10 et 11 à 21)

22.     Bills (via Chiefs) – Isaiah Wynn – G – Georgia
Les rumeurs veulent que ce choix ne soit plus la propriété des Bills au moment du repêchage, eux qui pourraient l’utiliser pour avancer leur 12e choix, mais encore une fois, s’ils restent ici, je les vois mal laisser aller Wynn, possiblement le deuxième meilleur joueur de ligne à l’attaque de l’encan 2018. Ayant évolué principalement à la position de garde pour les Bulldogs, champions nationaux en 2017, Wynn est projeté comme un excellent garde au niveau professionnel. Joueur au très haut QI de football (« football IQ »), il excelle en protection de passe grâce à sa très bonne mobilité latérale. Il devra travailler sur son jeu lors des courses, mais ce n’est pas non plus une lacune à ce point-ci pour lui.

23.     Patriots (via Rams) – Harold Landry – DE/OLB – Boston College
Les Patriots ont besoin d’aide dans leur front défensif et l’ajout d’un secondeur extérieur comme Landry ferait un grand bien à l’unité défensive de la Nouvelle-Angleterre. Celle-ci a parfois manqué la présence d’un joueur d’impact l’an dernier, malgré un certain succès collectif au niveau de la capacité à mettre de la pression sur le quart adverse. De gabarit plutôt petit à 6’2″, Landry mise avant tout sur sa vitesse pour défier la ligne à l’attaque de l’adversaire et apporterait une nouvelle arme à la défensive des Patriots. Évoluant à Boston College, il se trouve qu’il jouait justement dans la cour des Pats. Vu le départ de Nate Solde, si un plaqueur que Bill Belichik affectionne se rend ici, il pourrait être le choix des Pats, mais historiquement, le côté défensif a hérité des joueurs choisis en première ronde à Foxborough.

24.     Panthers – Mike Hughes – CB – UCF
Les Panthers ont plusieurs trous à combler lors du repêchage, que ce soit sur la ligne à l’attaque, chez leurs receveurs ou dans la tertiaire. Julius Peppers ne rajeunissant pas, ils auraient aussi besoin de renfort au niveau de la pression sur le quart adverse. Selon mon scénario actuel, aucun chasseur de quart ne vaut vraiment le coup ici et les receveurs seront disponibles en nombre au 2e tour, à moins que l’un d’eux ne soit fortement valorisé par la Caroline. Ça nous laisse donc la tertiaire ou la ligne à l’attaque. Will Hernandez est un excellent garde, mais les Panthers seraient en amour avec le demi de coin Mike Hughes. Pas le plus imposant à 5’10″, Hughes compense avec beaucoup d’énergie et de compétitivité. Il est aussi très rapide et excelle sur les retours de bottés comme en font foi les 3 qu’il a retournés pour des touchés en 2017. Sa présence à Charlotte pourrait permettre aux Panthers d’utiliser Christian McCaffrey davantage à l’offensive, surtout maintenant que Jonathan Stewart n’est plus dans le portrait.

25.     Titans – Rashaan Evans – LB – Alabama
Le troisième membre de la défensive du Crimson Tide à être projeté au premier tour aurait beaucoup de sens pour les Titans. Mike Vrabel, coordonnateur défensif, connait l’importance d’avoir un secondeur intérieur sur lequel il peut se fier à tout moment et Evans représente un joueur très complet qui peut être utilisé de toutes sortes de façons, tant en couverture contre la passe que contre le jeu au sol et même pour mettre la pression sur le quart. Ayant dû négocier avec plusieurs blessures jusqu’ici, Evans est étiqueté comme joueur fragile, ce qui pourrait le faire chuter quelque peu jeudi soir, mais avec plusieurs équipes en quête d’un secondeur intérieur de sa trempe, notamment les Cowboys, les Titans, les Saints et les Steelers, je ne suis pas inquiet quant à son statut de choix de premier tour cette année.

26.     Falcons – Taven Bryan – DT – Florida
J’aime beaucoup l’option d’un receveur comme Christian Kirk ou D.J. Moore pour les Falcons, mais Bryan représente le prototype parfait des joueurs défensifs d’Atlanta. Avant sa saison 2017, il n’avait disputé que trois rencontres dans la NCAA, mais il a montré des aptitudes exceptionnelles cette année, si bien qu’il est maintenant perçu comme un choix de premier tour. Sa polyvalence fait de lui un joueur intéressant, considérant qu’il peut être utilisé de toutes sortes de façon sur la ligne défensive, toujours avec le même impact, surtout contre le jeu au sol, contre lequel il est une véritable machine. Ça tombe bien, considérant la faiblesse des Falcons à ce niveau en 2017.  Il doit encore s’améliorer pour avoir un plus grand impact contre le jeu aérien, mais les aptitudes physiques sont là et le personnel d’Atlanta a jusqu’ici fait de l’excellent travail avec des jeunes moins polis, mais dotés d’habiletés du calibre de la NFL.

27.     Saints – Leighton Vander Esch – LB – Boise State
Les Saints sont l’une des équipes qu’on entend le plus dans les rumeurs de transaction cette année avec un intérêt pour un quart, potentiellement Lamar Jackson. S’ils veulent mettre la main sur lui, ils devront probablement monter entre le 13e et le 18e choix, ce qui devrait leur couter leur choix de deuxième tour. Dans l’optique où ils demeurent au 27e rang, un ailier rapproché serait un choix logique, mais aucun n’est véritablement dominant cette année et les trois principaux (Gesicki, Hurst et Goedert) pourraient bien être disponibles en milieu/fin de 2e tour. Malgré de récentes inquiétudes sur l’état de son cou, Vander Esch, lui, n’y sera plus. Le secondeur peut être utilisé à toutes les sauces et n’a pas de véritable faille à son jeu si ce n’est qu’il n’est pas le plus explosif. Les récentes nouvelles concernant une certaine fragilité au niveau des vertèbres du cou pourraient le faire passer du top 20 à la fin du premier tour, mais il est trop talentueux pour glisser hors du top 40, d’autant plus qu’il comble un besoin évident pour la défensive de Sean Payton.

28.     Steelers – Ronnie Harrison – S – Alabama
En tant que fan des Steelers, un scénario comme celui-ci fait mal, considérant l’énorme besoin au niveau des secondeurs intérieurs. Vander Esch et Evans combleraient tous deux ce besoin, mais ils ne seraient plus disponibles, tout comme Jackson, Hughes et Alexander, trois demis de coin qui auraient été un ajout important à la tertiaire. La position de demi de sûreté est donc le besoin suivant et même si je crois qu’ils devraient plutôt regarder de ce côté en fin de deuxième tour, la possibilité de choisir Harrison est très tentante. Un trio composé de Morgan Burnett, Sean Davis et Harrison donnerait beaucoup d’options à Keith Butler, mais Harrison serait sans aucun doute le nouveau leader d’une tertiaire qui a encore besoin d’aide. Un gros maraudeur, à 6’3″ et 215 livres, Harrison est particulièrement efficace contre le jeu au sol, une grande lacune des demis des Steelers depuis quelques années. Pour ces raisons, je crois que si les secondeurs de premier niveau ne sont plus disponibles, Harrison représente un choix sensé pour Pittsburgh, même si ce n’est pas celui que je ferais. Ils pourront toujours repêcher un porteur plus tard ou même l’an prochain, si Le’Veon Bell finit par quitter l’équipe pour des raisons contractuelles.

29.     Jaguars – Calvin Ridley – WR – Alabama
C’est plutôt étrange de voir les Jags repêcher aussi tard, mais je ne crois pas qu’ils s’en plaindront, après avoir enfin connu une saison couronnée de succès. Jacksonville mise sur une bonne équipe avec peu de lacunes et malgré l’intérêt pour un quart-arrière, le nouveau contrat de trois ans consenti à Blake Bortles devrait calmer le jeu de ce côté. La position de receveur est un besoin évident après avoir perdu Allen Robinson et Allen Hurns, malgré l’émergence des Marqise Lee, Keelan Cole et Dede Westbrook. J’aime beaucoup l’idée d’ajouter un receveur explosif comme Christian Kirk ici, mais si Calvin Ridley est disponible aussi loin, je vois mal les Jags le laisser passer. Souvent vu comme le meilleur receveur de la cuvée 2018, l’athlète de 23 ans est absolument parfait sur ses tracés de passe. Pas le plus explosif, il développe tout de même assez de vitesse et d’agilité pour battre ses couvreurs, notamment en raison de la précision de ses tracés de passe. Je le vois peut-être être converti en demi inséré, comme Nelson Agholor l’a été avec les Eagles, mais dans tous les cas, il serait une grosse prise pour les Jaguars.

30.     Vikings – Will Hernandez – G – UTEP
La défensive des Vikings est excellente, l’attaque est profonde et a maintenant son quart pour au moins les trois prochaines années, mais il manque encore quelque chose… une ligne à l’attaque digne de ce nom! Hernandez est un garde typique et ne possède pas la polyvalence des Ragnow ou Wynn de cette cuvée, mais ce qu’il peut faire, il le fait excessivement bien. Il est l’un des joueurs les plus forts physiquement dans l’encan 2018 et ne prend jamais un instant de repos. Il est connu pour tout donner à chaque jeu, ce qui est d’autant plus impressionnant quand on sait qu’El Paso a terminé l’année avec une fiche de 0-12 cette saison. Hernandez a tout de même su attirer l’œil des recruteurs et se bâtir une candidature solide pour être choisi au premier tour. Si les Vikings ont bien fait leurs devoirs, ils le considéreront certainement au 30e rang.

31.     Patriots – Mason Rudolph – QB – Oklahoma State
Arrêtez les presses! Ça y est, c’est officiel, Tom Brady n’est pas immortel et devra être remplacé un jour! Je vois très bien les Patriots profiter du fait qu’ils ont trois choix dans le top 43 pour remplacer Jimmy Garoppolo comme nouveau quart d’avenir. En quatre saisons universitaires, dont trois comme partant, Rudolph a présenté des statistiques extraordinaires, complétant 63% de ses passes pour plus de 13 000 verges ainsi que 90 passes de touchés contre seulement 26 interceptions. Typique quart qui reste dans la pochette, Rudolph a un bras puissant et un gabarit de rêve pour la position à 6’5″. Âgé de 22 ans, il a beaucoup d’expérience et pourrait tout de même apprendre une saison ou deux derrière Tom Brady avant d’être lancé dans la mêlée comme partant. Sa situation convient parfaitement aux Patriots et le fait que l’équipe ait acquis un second choix de premier tour leur permet de prendre un risque sur un quart-arrière qui pourrait remplacer Brady d’ici quelques années.

32.     Eagles – Kolton Miller – OT – UCLA
Les champions du Superbowl n’ont pas chômé pendant la saison morte et n’ont pratiquement pas de faiblesse immédiate à combler, ce qui laisse croire à plusieurs analystes qu’ils tenteront de reculer au prochain repêchage pour amasser des choix futurs. Les deux positions qu’ils pourraient tout de même être tentés d’améliorer se trouvent en attaque, soit les porteurs de ballon et la ligne offensive, particulièrement au niveau des plaqueurs, où Jason Peters est clairement en fin de carrière. Derrius Guice et Sony Michel sont des options dans le champ arrière, mais je pense que les Eagles sont très confortables avec le tandem Jay Ajayi-Corey Clement, si bien qu’ils pourraient plutôt regarder vers un joueur comme Kolton Miller. Athlétique à souhait et mesurant 6’8″, il a de longs bras et rappelle l’excellent Nate Solder de par sa façon de jouer et son potentiel. Fort possiblement indisponible au 32e rang, Miller serait un ajout formidable comme joueur à développer derrière Peters et Lane Johnson à Philadelphie s’il l’était.

NFL : Repêchage simulé (Mock draft), rangs 11 à 21

NFL : Repêchage simulé (Mock draft), rangs 11 à 21

(Suite des rangs 1 à 10)

11.     Dolphins – Josh Rosen – QB – UCLA
Un tel scénario dans le top 10 serait une catastrophe pour les Dolphins, qui espèrent certainement pouvoir mettre la main sur l’un des deux meilleurs secondeurs ou maraudeurs de la cuvée 2018. Les échanges qui surviendront assurément devraient leur permettre de repêcher l’un de ces joueurs, mais s’ils devaient aboutir ailleurs, je suis certain qu’ils seraient très intrigués par la perspective d’ajouter un jeune quart comme Josh Rosen à leur équipe. Ryan Tannehill ne s’est jamais développé au niveau souhaité pour son rang de sélection et Rosen généralement perçu comme le quart le plus talentueux cette année, malgré des doutes sur sa personnalité et son leadership. Contrairement à certains analystes qui le font sortir du top 20, je ne vois pas Rosen glisser bien plus loin que le 11e rang, surtout considérant la possibilité d’un échange pour Miami.

12.     Bills (via Bengals) – Josh Allen – QB – Wyoming
Si Allen n’est pas choisi premier par les Browns, je n’ai pas de mal à le voir glisser aussi loin que le douzième rang, même si je ne pense pas que les Bills sélectionneront ici, jeudi soir. Ce n’est rien contre ses aptitudes, qui sont nombreuses, mais son manque de précision et ses statistiques ordinaires lorsque confronté à de bonnes équipes effraient plusieurs analystes. Certes, il a un bras puissant, canon même. Il a aussi de grandes mains et un gabarit très imposant en plus d’être décrit comme un excellent leader, mais s’il n’arrive pas à améliorer sa mécanique pour être plus précis, tout cela ne servira à rien. Dans un climat froid comme à Buffalo, je pense qu’il pourrait être un projet intéressant, mais Buffalo préférerait sûrement un quart à qui ils peuvent confier les rênes dès l’an un et ce n’est pas en restant au 12e rang qu’ils pourront en sélectionner un, à moins que Josh Rosen ne glisse jusqu’ici.

13.     Redskins – Vita Vea – DT – Washington
L’intérêt des Redskins à l’endroit de Vea est possiblement le secret le moins bien gardé à l’approche du repêchage 2018. Pire équipe de la ligue contre le jeu au sol en 2017, Washington adorerait ajouter un joueur du talent de Vea à leur ligne défensive. À 6’4″ et près de 350 livres, le plaqueur défensif est un véritable monstre qui excelle à ancrer le point d’attaque, le faisant souvent dans le champ arrière. Il est impossible à déplacer et, combiné à l’ailier défensif Jonathan Allen, pourrait former un duo extraordinaire pour les Skins, si Allen demeure en santé. À mon avis, Vea est un talent du top cinq cette année, mais sa position devrait le faire chuter hors du top 10, où les Redskins seront très heureux de le réclamer.

14.     Packers – Josh Jackson – CB – Iowa
Un autre secret mal gardé est le fait que les Packers choisiront un joueur de défense. Un chasseur de quarts et un demi de coin sont au sommet de la liste d’épicerie de l’équipe du Wisconsin et je les vois très bien choisir entre l’ailier défensif Harold Landry et le demi de coin Josh Jackson au 14e rang. Si Denzel Ward glisse un petit peu, il sera aussi fortement considéré, mais entre les deux, je crois que les Packers seraient particulièrement intéressés par le joueur d’Iowa qui, à 6’1″, cadre bien dans la philosophie de l’équipe de favoriser les demis de coin d’au moins 5’11″. Avec huit interceptions en 2017, Jackson a démontré d’excellentes capacités de couverture et les Packers seraient très heureux de l’ajouter à leur défensive qui manque de joueurs d’impact.

15.     Cardinals – Lamar Jackson – QB – Louisville
Au-delà du fait que Jackson est déjà habitué à jouer pour les Cardinals… ceux de Louisville bien sûr, je pense que le match est presque parfait avec l’équipe de l’Arizona. La troupe de Steve Wilks, un gourou de la défensive, a besoin d’un quart-arrière d’avenir parce que Sam Bradford et Mike Glennon ne sont clairement pas des solutions à long terme; le premier en raison de sa durabilité douteuse, le deuxième pour ses performances. Souvent comparé à Michael Vick, Jackson est tout simplement électrisant et, comparativement à beaucoup d’autres quarts de son style au fil des ans, il a déjà de l’expérience à évoluer dans un système offensif complexe. En trois saisons à Louisville, il a réussi 69 passes de touchés en plus d’ajouter 50 touchés au sol, le tout, en étant victime que de 27 interceptions. Il a même franchi les 1500 verges au sol à chacune de ses deux dernières années universitaires. Le nouveau coordonnateur offensif Mike McCoy est excellent avec les jeunes quarts et il avait déjà connu du succès avec Tim Tebow à Denver, après avoir développé un livre de jeu adapté au quart atypique. Je ne vois aucune raison pour laquelle il ne pourrait y arriver avec Jackson, un talent de loin supérieur au quart des Broncos à l’époque.

16.     Ravens – Mike McGlinchey – OT – Notre Dame
Je vois beaucoup de receveurs placés à ce choix dans les mock drafts, mais avec les ajouts des Crabtree, Snead et Brown, le besoin n’est pas aussi criant, du moins pas autant qu’à d’autres positions. Dans une rare année pauvre en plaqueurs offensifs, McGlinchey pourrait monter aussi haut que le 10e rang au total, mais s’il est encore disponible, je pense que les Ravens pourraient être très intéressés par le meilleur plaqueur de la cuvée 2018. À 6’8″, il a un gabarit idéal pour un plaqueur et beaucoup d’expérience, ayant complété ses cinq années universitaires (redshirt la première année) avant de se rendre éligible au repêchage, maintenant âgé de 24 ans. Certes, Baltimore mise sur Ronnie Stanley, un autre plaqueur de Notre Dame choisi au premier tour, en 2016, mais McGlinchey a aussi joué à droite au cours de sa carrière collégiale et formerait un solide duo pour les Ravens. Si Ozzie Newsome choisit d’aller vers l’offensive, surveillez le receveur Calvin Ridley; le DG a souvent été pigé du côté d’Alabama pour ses choix de premier tour.

17.     Chargers – Da’Ron Payne – DT – Alabama
Les Chargers misent sur plusieurs éléments très intéressants en défensive, mais l’une des faiblesses est le joueur qui sert de centre défensif entre les excellents Melvin Ingram et Joey Bosa. Los Angeles a accordé 4,9 verges par course en 2017, la pire moyenne de toute la ligue et l’ajout d’un joueur comme Payne sur la ligne défensive contribuerait grandement à améliorer cette statistique. Le gros plaqueur défensif occuperait aussi la ligne à l’attaque adverse, permettant aux chasseurs de quart des Chargers de se déchainer sur la pression. Los Angeles pourrait aussi regarder vers un secondeur, mais le besoin est plus criant sur la ligne défensive.

18.     Seahawks – Jaire Alexander – CB – Louisville
Ne parlant pas à nouveau avant le 120e choix, Seattle pourrait très bien échanger cette sélection afin de regagner un choix ou deux plus tard, mais dans un scénario sans échange, deux positions sont essentielles pour les Seahawks en première ronde. La ligne à l’attaque et les demis de coin. J’aime beaucoup Alexander à ce rang et, sans remplacer Richard Sherman, il formerait un solide duo avec Shaquill Griffin. Très rapide, comme le démontre son temps de 4,38 secondes sur le 40 verges, Alexander est aussi physique contre le jeu au sol et n’eût été de blessures, aurait sûrement pu rivaliser avec Denzel Ward pour le titre de meilleur demi de coin de la cuvée 2018.

19.     Cowboys – Courtland Sutton – WR – SMU
Bon, je sais, le choix est un peu trop facile ici, mais je pense qu’il fait beaucoup de sens. Les Cowboys ont plusieurs faiblesses en défensive, surtout dans le front défensif, mais après avoir libéré Dez Bryant, leur groupe de receveur est loin d’être spectaculaire. Est-ce qu’Allen Hurns est un véritable numéro 1? Cole Beasley est un bon demi inséré, mais il manque un receveur de l’autre côté du terrain. À 6’4″ et 220 livres, Sutton apporterait un élément différent à l’offensive des Cowboys. Excellent dans la zone payante, le jeune receveur doit encore travailler sur ses tracés de passe, mais ses aptitudes physiques sont indéniables. Ai-je aussi mentionné qu’il est natif de la région de Dallas et y a joué son football universitaire?

20.     Lions – Marcus Davenport – DE – UTSA
Marcus Davenport est sans aucun doute l’une des cartes cachées du repêchage 2018. Évoluant dans une division moins réputée, pour l’Université du Texas à San Antonio, l’ailier défensif est un monstre physiquement du haut de ses 6’7″ et 255 livres. Les joueurs de conférences inférieures sont toujours plus difficiles à classer et certains voient Davenport aussi haut que le 8e échelon, mais des joueurs plus sûrs ou au potentiel plus élevé m’apparaissent plus intéressants. Au 20e rang toutefois, les Lions se trouvent justement à avoir une lacune sur la ligne défensive, particulièrement chez leurs ailiers défensifs. L’ajout d’un projet comme Davenport serait donc tout indiqué pour le nouvel entraineur, Matt Patricia, qui voudra assurément améliorer un front défensif qui a été très inconstant en 2017.

21.     Bengals (via Bills) – Frank Ragnow – C/G – Arkansas
31e pour les verges au sol et dans la deuxième moitié des équipes de la ligue pour les sacs alloués, la ligne à l’attaque est le plus gros problème actuellement chez les Bengals. Jusqu’à tout récemment, je les voyais y aller pour Isaiah Wynn ou James Daniels ici, mais il semblerait que Frank Ragnow ait tout simplement pris toute la place dans les discussions à Cincinnati et qu’il serait maintenant leur cible numéro un. Ragnow (tout comme Daniels) serait un ajout exceptionnel au centre de la ligne, lui qui a la polyvalence pour jouer aux trois positions qui le composent. Ayant complété son parcours universitaire malgré ses 21 ans seulement, il représenterait un ajout formidable pour Joe Mixon et Andy Dalton, notamment étant donné qu’il excelle tant dans le jeu au sol qu’en protection de passe. Ragnow a de plus dominé le « combine » et il semblerait qu’il est prêt à jouer dans la NFL dès la semaine un.

Voir les choix 22-32

NFL : Repêchage simulé (Mock draft), rangs 1 à 10

NFL : Repêchage simulé (Mock draft), rangs 1 à 10

La première ronde du repêchage d’entrée de la NFL est toujours un événement majeur, surtout que la plupart des joueurs choisis à ce moment auront un impact majeur sur la franchise qui les aura sélectionnés, et ce, bien souvent dès leur saison recrue. La cuvée 2018 est encore plus particulière en ce sens que pas moins de six quarts-arrière pourraient être choisis au premier tour, prenant une place immense dans les plans d’avenir de six équipes de la NFL.

La présence de tous ces quarts et équipes qui souhaitent les repêcher fait en sorte que le repêchage 2018 est particulièrement difficile à anticiper, plus encore à prédire, parce qu’une multitude d’équipes pourraient choisir d’améliorer leur rang pour mettre la main sur l’un des généraux disponibles faisant ainsi glisser des joueurs plus talentueux dans les mains d’autres formations. Les dernières rumeurs faisaient d’ailleurs état de beaucoup de discussions du côté des Giants, des Broncos, des Colts et des Bills, entre autres. Ajoutez à cela les écrans de fumée lancés par les équipes et vous obtenez un repêchage 2018 carrément impossible à prédire.

Néanmoins, c’est pour le plaisir que je vous présente ma prédiction des choix de chaque équipe au premier tour, en gardant toutefois en tête que des échanges surviendront. Ce mock draft tient compte des besoins de chaque équipe, des rumeurs qui les entourent actuellement, à la veille du repêchage, ainsi que de mes connaissances sur chacun de ces espoirs.

1.     Browns – Sam Darnold – QB – USC
Une forte rumeur persiste depuis le combine comme quoi les Browns seraient très intéressés par Josh Allen. Un commentaire du DG John Dorsey à l’effet que la taille des mains d’un quart est importante a d’ailleurs poussé plusieurs analystes à croire que le quart de l’Université du Wyoming serait effectivement le choix des Browns, d’autant plus que les mains de Darnold sont particulièrement petites et qu’il a perdu beaucoup d’échappés la saison dernière (neuf). Les dernières indications pointent tout de même vers la sélection du quart de 20 ans pour les Browns, qui souhaiteront mettre fin au carrousel de quarts-arrière qui tourne depuis 1999 à Cleveland. Ses aptitudes variées et son attitude de gagnant feront un grand bien aux Browns.

2.     Giants – Saquon Barkley – RB – Penn State
Il semblerait que le choix des Giants se fasse entre Darnold, qui est le seul quart qui soit vraiment en considération pour eux, l’ailier défensif Bradley Chubb et Barkley. Ce dernier est vu comme le meilleur porteur à être repêché depuis possiblement LaDainian Tomlinson. On le décrit comme un plus gros LeSean McCoy, c’est tout dire. L’attaque des Giants repose sur le bras d’Eli Manning depuis trop longtemps et la venue de Barkley changerait assurément la donne. Bradley Chubb pourrait être un remplaçant efficace à Jason Pierre-Paul, mais l’occasion est tout simplement trop belle pour les Giants, s’ils gardent le deuxième choix… ce qui est loin d’être garanti!

3.     Jets – Baker Mayfield – QB – Oklahoma
Les Jets ont payé le gros prix pour monter du sixième au troisième rang et ça n’annonce qu’une chose : ils vont enfin mettre la main sur leur quart de concession. Après avoir tenté le coup avec les Geno Smith, Mark Sanchez, Christian Hackenberg et autres, Mayfield semble posséder toutes les aptitudes pour ramener les Jets à la respectabilité. À 23 ans, il est le plus vieux des quarts de haut niveau disponibles, mais a prouvé qu’il est un gagnant et qu’il a bien peu de failles à son jeu. Sa maturité hors du terrain a toutefois été critiquée, ce qui pourrait faire peur à certaines équipes, mais pas au Jets, à mon avis.

4.     Browns (via Texans) – Bradley Chubb – DE – NC State
Même si Barkley est considéré comme le meilleur joueur du repêchage, je pense que la signature de Carlos Hyde et la présence de Duke Johnson viennent limiter le potentiel d’amélioration que la sélection du porteur de Penn State apporterait aux Browns. Dans ce scénario, Chubb est sans doute le meilleur joueur disponible et formerait un duo monstre avec le premier choix du dernier repêchage, Myles Garrett, de l’autre côté de la ligne défensive. Le seul bémol serait qu’avec Garrett, Chubb et Darnold, les Browns seraient financièrement dans le pétrin dans quelques années lorsqu’ils devraient signer les trois à d’énormes contrats. Cette considération est peut-être mineure, mais pourrait influencer leur décision d’échanger le choix, plutôt que de l’utiliser. Dans ce scénario, les Cardinals et les Bills seraient évidemment très actifs pour en faire l’acquisition en vue de l’utiliser sur un quart d’avenir.

5.     Broncos – Quenton Nelson – G – Notre Dame
Les Broncos sont difficiles à lire cette année, mais je n’ai pas l’impression qu’un quart est dans leurs plans au premier tour. L’arrivée de Case Keenum, qui sans être un jeunot, n’est pas non plus à l’aube de la retraite, m’indique qu’ils souhaitent continuer de bâtir leur formation sur une défensive solide avant tout. Un joueur de ligne offensive est rarement un choix excitant, encore moins lorsqu’il s’agit d’un garde, mais Nelson est considéré par certains comme le meilleur espoir de la cuvée de 2018 et a le potentiel d’être nommé All-Pro à de multiples reprises au cours de sa carrière. S’il n’échange pas le cinquième choix, John Elway aimera l’idée de l’utiliser sur Nelson.

6.     Colts – Roquan Smith – LB – Georgia
Dans les scénarios où Barkley ou Chubb atteignent le sixième choix, cette sélection est plutôt facile, mais advenant qu’ils ne soient pas disponibles, le repêchage prend une nouvelle tournure ici avec les Colts qui choisissent l’excellent secondeur de Georgia, Roquan Smith. Secondeur rapide et agile, il excelle en couverture contre la passe, ce qui est de plus en plus recherché dans la NFL, avec les nombreux porteurs qui peuvent être impliqués dans le plan de match offensif adverse de multiples façons. Certains comparent Smith à Luke Kuechly des Panthers, en termes d’impact qu’il peut avoir sur une équipe. Les Colts, à la recherche d’un leader en défensive depuis belle lurette, aimeraient donc bien mettre la main sur Smith.

7.     Buccaneers – Derwin James – S – Florida State
Les Buccaneers ont déjà leur quart d’avenir et bien qu’ils aimeraient mettre la main sur Barkley ou Nelson, je ne m’attends pas à les voir bouger, du moins pas vers le haut. La ligne à l’attaque est un gros problème devant Jameis Winston, mais après Nelson, aucun espoir ne vaut vraiment le coup à ce rang-ci, donc Tampa serait heureux de se tourner vers le maraudeur Derwin James, considéré par certains comme le meilleur athlète défensif de la cuvée 2018. À 6’3″ et 215 livres, James est un athlète exceptionnel qui démontre de superbes aptitudes en lecture du jeu et en anticipation.

8.     Bears – Tremaine Edmunds – LB – Virginia Tech
S’il est disponible, Quenton Nelson sera assurément le choix des Bears ici, à mon avis. Ceux-ci voudront aussi ajouter du talent en défensive et il se trouve qu’Edmunds est justement un athlète exceptionnel, comme le DG Ryan Pace les aime. À 6’4″  et 250 livres à seulement 19 ans, Edmunds est un monstre en défensive et bien qu’il doive s’améliorer en couverture de passe, son habileté à aussi jouer comme secondeur extérieur d’une défensive 3-4 lui donne une polyvalence très prisée à travers la NFL. Je serais donc bien surpris qu’il ne soit pas choisi dans le top 10.

9.     49ers – Minkah Fitzpatrick – S/CB – Alabama
San Francisco a maintenant son quart d’avenir en Jimmy Garoppolo, ce qui leur permet de se tourner vers d’autres besoins pressants. Leur front défensif s’annonce solide avec plusieurs bons jeunes, mais les ennuis légaux de Reuben Foster pourraient les forcer à retourner piger à cette position, surtout si Smith ou Edmonds est toujours disponible. Dans ce scénario, ils n’y sont pas et les 49ers, qui ont choisi de ne pas resigner Eric Reid, du moins pour l’instant, seraient très intéressés à aller chercher un leader pour leur tertiaire, 20e de la ligue contre la passe l’an dernier. Faisant preuve d’une grande intelligence sur le terrain comme en dehors, Fitzpatrick a aussi le physique et la vitesse pour être un joueur étoile à sa position.

10.     Raiders – Denzel Ward – CB – Ohio State
Une autre équipe qui devra se rabattre sur son plan B si Smith et Edmonds ne sont plus disponibles, mais la défensive d’Oakland a besoin de toute l’aide qu’elle peut trouver. Si ça semble cliché d’assigner un joueur rapide aux Raiders, rassurez-vous, la vitesse de Ward (4,32 secondes sur le 40 verges) n’est pas la seule raison de sa présence au 10e rang de mon mock. Oakland a pris le 24e rang pour les verges allouées par la passe l’an dernier et cherchent depuis longtemps ce demi de coin numéro un. Ward est à mon avis le meilleur demi de coin de l’encan 2018, mais sa taille (5’10″) pourrait refroidir certaines équipes. Je pourrais aussi voir les Raiders mettre la main sur Josh Jackson, un autre excellent demi de coin, ou encore sur le plaqueur offensif Mike McGlinchey, vu les ennuis de santé du vétéran Donald Penn.

Voir les choix 11-21
Voir les choix 22-32

Repêchage NFL – Les quarts-arrière mènent le bal

Repêchage NFL – Les quarts-arrière mènent le bal

À une semaine du repêchage 2018 de la NFL, de plus en plus d’analystes prédisent une razzia sur les quarts-arrière en début de première ronde. Même si les meilleurs joueurs de l’encan sont possiblement un porteur (Saquon Barkley), un ailier défensif (Bradley Chubb) et un garde (Quenton Nelson), l’importance de la position de quart fait en sorte que les équipes en quête d’un quart d’avenir pourraient se les arracher dès le début du repêchage.

La présence des Browns, des Giants, des Broncos et des Jets dans le top 6 du prochain repêchage alimente justement cette probabilité, d’autant plus que ces derniers ont transigé avec les Colts pour s’approprier le troisième choix, en retour du sixième et de trois choix de deuxième tour. Misant déjà sur Andrew Luck, Indianapolis a ainsi frappé un grand coup sans même affecter la qualité du joueur qu’ils seront en mesure de sélectionner. Je vous présenterai mon repêchage simulé (mock draft) la semaine prochaine, mais d’ici là, voici tout de même un aperçu des quatre meilleurs quarts qui seront disponibles (et vraisemblablement sélectionnés) jeudi prochain.

Baker Mayfield – 23 ans – Oklahoma
Après une saison recrue écourtée par les blessures à Texas Tech, ses trois saisons suivantes n’ont été rien de moins qu’exceptionnelles alors qu’en trente-huit départs pour les Sooners d’Oklahoma, il a compilé un total de 12 005 verges aériennes, 117 passes de touchés contre seulement 20 interceptions de même que 18 touchés au sol. Quatrième au vote pour le trophée Heisman en 2015 et troisième en 2016, il a finalement remporté le trophée remis au meilleur joueur universitaire de l’année en 2017, par une écrasante majorité de 86% des voix disponibles, le troisième plus haut total de l’histoire. Il devenait du même coup le seul vainqueur du Heisman à n’avoir jamais été recruté (lire ici, avoir reçu une bourse) par une université.

De petite stature à 6’1″, Mayfield est le quart le plus expérimenté du groupe de 2018 et pourrait potentiellement débuter la saison comme partant, avec un livre de jeu quelque peu adapté à ses aptitudes. On parle beaucoup de lui pour son arrestation pour ivresse sur la voie publique en juin 2017, mais le quart de 23 ans est surtout un quart passionné. On questionne aussi le système offensif utilisé à Oklahoma et la possibilité que Mayfield ne puisse être à la tête d’une offensive professionnelle, mais il a pourtant tous les atouts pour s’adapter. Rarement victime de revirements, il démontre une excellente prise de décisions et une résilience impressionnante chez un aussi jeune joueur. Il semble à son meilleur le dos au mur et est un leader né. Ce qui m’impressionne le plus chez lui est toutefois sa précision. Il est possiblement le plus précis de tous les quarts de l’encan 2018, ce qu’il a démontré au « combine » et fait en plus preuve d’une mobilité très intéressante. Somme toute, il a tous les atouts pour devenir un quart de concession dans la NFL, mais devra surmonter de nombreux défis pour prouver qu’il en est capable.

Josh Allen – 22 ans – Wyoming
Natif de la Vallée Centrale de la Californie, Allen y a dominé trois sports au niveau scolaire, étant le leader de l’équipe de basketball, le quart-arrière de l’équipe de football et lançant des balles rapides à plus de 90 miles à l’heure sur l’équipe de baseball. Un peu comme Mayfield, Allen n’a tout de même pas suscité l’intérêt des recruteurs universitaires, ne recevant qu’une offre de bourse, à l’université du Wyoming.

Blessé à la clavicule lors de sa saison recrue, Allen n’a débuté que 26 matchs au niveau universitaire en trois saisons, récoltant un total de 5 066 verges de même que 44 passes de touchés et 21 interceptions. Il a aussi marqué douze touchés au sol lors de ses deux dernières saisons. Loin d’avoir des statistiques très impressionnantes, Allen a tout de même l’excuse de n’avoir pu miser sur un personnel de soutien très intéressant. Si ses statistiques ne lui rendent pas justice, l’examen visuel ne fait aucun doute, il peut être un quart partant dans la NFL. À 6’5″ et près de 240 livres, il a amplement le physique de l’emploi et a, de loin, le bras le plus puissant de la cuvée 2018. On dit aussi qu’il a une bonne attitude et qu’il est capable de grandes choses, mais que la constance et la précision sont encore à travailler dans son cas. J’ai particulièrement aimé une comparaison faite avec Philip Rivers, dans le cas d’Allen. L’espoir de 22 ans est néanmoins un tant soit peu plus athlétique que le vétéran des Chargers.

Josh Rosen – 21 ans – UCLA
Perçu comme un espoir cinq étoiles depuis l’école secondaire, Rosen a toujours eu les projecteurs braqués sur lui, d’abord en raison de son grand talent, mais également en raison de certains commentaires qu’il a faits, notamment au sujet des performances académiques des athlètes universitaires, qu’il jugeait non nécessaires. Blessé à l’épaule en 2016 et ayant subi une commotion cérébrale en 2017, Rosen traine une certaine réputation de joueur fragile, laquelle est sans doute attribuable à son gabarit plutôt élancé.

En trois saisons universitaires (trente matchs), il a complété près de 61% de ses passes pour des gains de 9 341 verges et 59 passes de touchés. Il a toutefois aussi lancé 26 interceptions. Doté d’habiletés naturelles indéniables, personne ne questionne le talent de Rosen, mais son attitude détachée, voire hautaine, pourrait lui nuire. Dans son cas, les entrevues seront essentielles pour rassurer l’équipe qui fera de lui son premier choix. Typique quart qui demeure dans la pochette de protection, Rosen est très limité dans son aptitude à courir avec le ballon, mais sa mécanique est excellente et il a la puissance et la précision pour devenir un excellent quart dans la NFL. Il devra toutefois convaincre une formation qu’il est la bonne personne pour l’emploi et qu’il peut rester en santé. À mon avis, cette variabilité fait de Rosen un choix risqué dans le top 10 et pourrait même le faire glisser au-delà des dix premiers joueurs choisis. D’un autre côté, son talent incroyable et son naturel avec le ballon pourraient le faire grimper aussi haut que le deuxième rang.

Sam Darnold – 20 ans – USC
Tous les trois ou quatre ans, nous avons droit à un quart de l’Université de Californie du Sud (USC) qui est perçu comme une future vedette, mais qui finit par décevoir dans la NFL. On l’a vu avec Matt Leinart, puis avec Mark Sanchez et enfin avec Matt Barkley. On se demande maintenant si Sam Darnold sera une autre démonstration de cet étrange phénomène qui semble affecter les quarts de cette université depuis le départ de Carson Palmer.

Premier joueur recrue à remporter le trophée Archie Griffin remis au joueur le plus utile à son équipe au pays, Darnold a amorcé la saison 2017 en tant que favori pour le trophée Heisman et meilleur espoir professionnel. Sa deuxième saison s’est moins bien déroulée, mais il a tout de même terminé sa carrière universitaire avec 7 229 verges, 57 passes de touchés et 22 interceptions en 24 départs, mais surtout, un impressionnant pourcentage de passes complétées de 64,9%. Plutôt inconstant, Darnold a surtout eu de la difficulté avec les revirements cette année, lançant treize interceptions et perdant neuf échappés en quatorze matchs, le deuxième plus haut total de sa division. N’ayant disputé que deux saisons au niveau universitaire, le quart de 20 ans est encore très inexpérimenté et l’équipe qui le repêchera devra faire preuve de patience pour le mettre dans une position où il pourra apprendre et connaitre du succès. Si elle y arrive, elle aura sous la main un quart extrêmement prometteur avec un potentiel très élevé, mais vu le jeune âge de Darnold, il est encore tôt pour lui apposer l’étiquette de futur quart vedette. C’est aussi valable pour ce qui est de le qualifier d’échec, toutefois.

Combien de quarts au premier tour?

Il s’agirait d’une surprise si l’un seul de ces quatre quarts était toujours disponible après le 15e rang et certains scénarios les voient même être tous choisis dans le top 10, advenant quelques transactions! Ajoutez à cela la présence de l’électrisant Lamar Jackson, et du très constant Mason Rudolph, qui devraient tous deux être choisis en deuxième moitié de première ronde et ce ne sont pas moins de six quarts-arrière qui pourraient voir leur nom appelé jeudi prochain. Cela égalerait du même coup le record de la NFL, établi en 1983. John Elway, Jim Kelly et Dan Marino avaient alors fait leur entrée dans la ligue en route vers une carrière où ils seraient nommés à un total de 23 Pro Bowls, à eux trois.

Avis aux parieurs, Mise-o-Jeu offre une cote de 2,35 si plus de cinq quarts sont choisis en première ronde. De mon point de vue, cinq sont pratiquement garantis, ce qui fait de Rudolph la clé dans un tel pari. Avec les Browns, les Giants, les Jets, les Broncos, les Cardinals et les Bills tous en quête d’un quart d’avenir, sans oublier les Patriots, Chargers, Saints et Steelers qui doivent commencer à penser à la relève derrière leur quart vedette respectif, je choisirais donc l’option plus de 5,5 quarts au premier tour. Vous pourrez voir mon analyse plus en détail la semaine prochaine lors de mon mock draft.

NFL : La grande valse des agents libres commence!

NFL : La grande valse des agents libres commence!

Officiellement, la période de signature des agents libres dans la NFL ne s’ouvrira que le 14 mars à 16h, mais dans les faits, de nombreux joueurs – dont plusieurs vedettes – ont déjà conclu des ententes avec de nouvelles formations.

Sammy Watkins – WR – Chiefs
À peine une saison après avoir été acquis via transaction par les Rams, le receveur de 24 ans déménage à nouveau et complétera maintenant un trio d’impact à Kansas City avec Travis Kelce et Tyreek Hill, offrant une panoplie d’armes offensives au jeune quart Patrick Mahomes. Choisi au quatrième rang du repêchage par les Bills en 2014, Watkins a été ralenti par plusieurs blessures jusqu’ici, mais il avait démontré tout son potentiel en 2015, récoltant 9 touchés et plus de 1000 verges au sol en seulement 13 rencontres. Il aurait signé un contrat de trois ans avec les Chiefs, lequel pourrait lui rapporter 48 millions de dollars. Vu son historique à l’infirmerie, on peut tout de même supposer qu’une bonne partie du pacte n’est pas garantie.

Allen Robinson – WR – Bears
Tout comme les Chiefs avec Mahomes, il semblerait que les Bears souhaitent mieux entourer leur jeune quart Mitch Trubisky, qui en sera à une deuxième saison dans la NFL. Il pourra compter sur les services du receveur de 6’3″ Allen Robinson, anciennement des Jaguars. Auteur de 1400 verges sur 80 réceptions, dont 14 touchés, en 2015, Robinson avait connu des ratés en 2016 avant de subir une déchirure du ligament croisé antérieur gauche lors du match d’ouverture l’an dernier, le forçant à rater toute la saison 2017. Les Bears lui auraient consenti un pacte de trois ans pour 42 millions de dollars. Chicago a aussi annoncé la signature de Cameron Meredith pour une saison. Meilleur receveur de l’équipe en 2016, le receveur éloigné a passé toute la saison 2017 sur la liste des blessés en raison d’une déchirure du ligament croisé antérieur.

Case Keenum – QB – Broncos
L’une des belles histoires de la saison 2017, Keenum tentera d’amener les succès qu’il a connus avec les Vikings à Denver. Après avoir montré une fiche de 9-15 à ses quatre premières saisons dans la NFL, Keenum a hérité du poste de partant des Vikings à la semaine deux et mené l’équipe à une fiche de 11-3 sous sa gouverne, culminant en une participation au championnat de la NFC. Son ratio de 22 passes de touché contre seulement 7 interceptions a surement séduit Denver qui a vu ses trois quarts lancer plus d’interceptions (22) que de passes de touché (19) en 2017. En effet, les Broncos avaient grandement besoin d’aide à la position de quart après que Trevor Siemian, Paxton Lynch et Brock Osweiler se soient succédés sans grand succès, menant les Broncos à une saison de 5-11, leur pire depuis 2010. Cette année-là, l’équipe avait repêché Von Miller au 2e rang du repêchage et la signature de Keenum devrait leur permettre d’utiliser leur choix de premier tour, le cinquième au total, sur une autre position, possiblement la ligne à l’attaque.

Drew Brees – QB – Saints
Sans grande surprise, Drew Brees demeurera avec les Saints pour deux saisons supplémentaires après s’être entendu sur les termes d’un contrat de deux saisons qui lui rapportera 50 millions de dollars. L’un des meilleurs quarts de l’histoire de la NFL, Brees a mené La Nouvelle-Orléans à un Super Bowl en 2009 en plus de montrer le plus haut taux de complétions en carrière dans l’histoire de la ligue. 2017 était la première année depuis 2009 où il ne franchissait pas la marque des 4 500 verges aériennes, mais le tout s’explique par une attaque mieux équilibrée qui mise avant tout sur les prouesses athlétiques de porteurs Alvin Kamara et Mark Ingram.

Albert Wilson – WR – Dolphins
Les Dolphins ont mis sous contrat le receveur Albert Wilson, auparavant le deuxième receveur éloigné des Chiefs derrière Tyreek Hill. Ayant échangé Jarvis Landry aux Browns, les Dolphins s’attendent probablement à ce que Wilson remplace une partie de sa production, lui qui évoluait régulièrement comme demi inséré à Kansas City. Le contrat serait d’une valeur de 24 millions pour trois ans, un énorme pari de Miami pour un receveur qui n’a jamais atteint le plateau des 600 verges en quatre saisons dans la NFL, ne marquant que sept touchés au cours de cette période.

Star Lotulelei – DT – Bills
Les Bills ajouteront du muscle à leur ligne défensive en mettant sous contrat le plaqueur Star Lotulelei, anciennement avec les Panthers. Choix de premier tour de la Caroline en 2013, le joueur originaire de Tonga devrait améliorer la défensive des Bills contre le jeu au sol, laquelle a été lamentable après l’échange de Marcell Dareus aux Jaguars en octobre dernier.

Les Bills repêcheront au 12e rang

Au chapitre des transactions, l’entre-saison 2018 continue de nous surprendre alors que les Bills ont envoyé le plaqueur Cordy Glenn aux Bengals dans le but de passer du 21e au 12e rang du prochain repêchage. Il ne fait pas de doute que les Bills souhaitent mettre la main sur leur quart d’avenir avec ce choix après avoir échangé Tyrod Taylor aux Browns le weekend dernier. De leur côté, les Bengals comblent le vide laissé par le départ d’Andrew Whitworth sur leur ligne offensive l’an dernier, après que celui-ci eut signé avec les Rams.

La fin pour plusieurs étoiles?

Notons en terminant que le début de semaine a été difficile pour de nombreux vétérans dans la NFL alors que William Gay (PIT), Tamba Hali (KC), Lardarius Webb (BAL), Ndamukong Suh (MIA), Lawrence Timmons (MIA), Sean Smith (OAK), Adrian Peterson (ARI), Danny Woodhead (BAL), Jeremy Maclin (BAL) et Dominique Rodgers-Cromartie (NYG) ont tous été libérés par leur équipe respective. La plupart de ces joueurs sont d’anciens participants au Pro Bowl, certains ayant même été nommés sur les équipes All-Pro de fin de saison. Il sera intéressant de voir combien pourront se trouver une nouvelle équipe alors que la NFL fait de plus en plus de place aux jeunes joueurs dès leur sortie des circuits universitaires.

SB52 – Les prédictions des Dépisteurs

SB52 – Les prédictions des Dépisteurs

Après deux semaines à en entendre parler sans arrêt, le jour J est finalement arrivé; Eagles et Patriots se disputeront la suprématie du football américain au U.S. Bank Stadium de Minneapolis ce soir à compter de 18h30. Nous vous proposons une analyse en trois points des forces en présence ainsi que les prédictions de nos six dépisteurs en vue de l’affrontement tant attendu.

Que vous soyez un grand amateur de football, simplement un amateur de sport ou même de grands événements, vous ne voudrez pas manquer la rencontre de ce soir. Pour les plus fervents, si vous n’avez pas encore placé de paris sur le match, mais que ça vous intéresse, prenez un moment pour consulter nos conseils paris. Pour les autres, la courte analyse ci-dessous devrait vous aider à saisir les principaux éléments à surveiller pendant le grand rendez-vous annuel du football américain.

La ligne défensive des Eagles pourra-t-elle contrôler le tempo du match?
Vinny Curry, Brandon Graham et Timmy Jernigan forment possiblement la meilleure ligne défensive de la NFL, laquelle est menée par l’excellent Fletcher Cox. Ajoutez à cela des réservistes de luxe en Chris Long, un vétéran aguerri, et Derek Barnett, le choix de premier tour de l’équipe en 2017 et les Eagles sont équipés pour veiller tard. Ces six joueurs représentent à mon avis la clé si Philadelphie veut remporter le match. Ils doivent limiter le jeu au sol des Patriots et forcer Brady a prendre des décisions plus rapides que ce qu’il désire. Certes, ce n’est pas facile et toutes les équipes tentent de le faire, mais les Eagles ont les armes pour y parvenir. Si Philadelphie peut presser Brady tant en pression à quatre joueurs qu’en blitzant, leurs chances de l’emporter augmenteront grandement, même si les sacs ne viennent pas au bout du compte.

Les Eagles ont-ils les munitions défensives pour contrer toutes les armes des Patriots?
On sait d’ores et déjà que Patrick Robinson suivra Danny Amendola comme son ombre sur le terrain ce soir, un affrontement qui pourrait avantager les Eagles… mais est-ce que le reste de la tertiaire sera en mesure de contrer les armes de Tom Brady? Le maraudeur Malcolm Jenkins pourrait devoir surveiller Rob Gronkowski, un duel inégal pour n’importe quel joueur défensif. Chez les receveurs éloignés, Ronald Darby devrait être en mesure de s’en sortir face à Brandin Cooks et Chris Hogan, mais ceux-ci représentent tous deux des affrontements difficiles pour Jalen Mills, qui a accordé neuf touchés en couverture de passe cette année, un sommet dans la NFL. Face à deux receveurs rapides, le demi de coin de deuxième année pourrait avoir beaucoup de difficulté, surtout contre Cooks, à qui il concède beaucoup de vitesse. S’ils choisissent d’opter pour une couverture de zone (en cover 3, notamment), les zones courtes seront disponibles tout au long du match et Brady n’a jamais peiné à traverser le terrain à coup de gains de cinq verges. Le duel à ce niveau sera donc très intéressant.

Nick Foles sera-t-il à la hauteur du moment?
Le sujet de conversation le plus populaire cette semaine a sans doute été le quart des Eagles qui amorcera seulement un quatrième match de séries en carrière. Considérant que Brady en sera à un 37e match d’après-saison, l’expérience favorise grandement le quintuple champion. Il faut tout de même avouer que jusqu’ici, Foles a été à la hauteur du défi qui lui a été présenté quand Carson Wentz est tombé au combat à la semaine 14. Sa performance la semaine dernière, sa meilleure de la saison, a certainement rassuré les fans des Eagles, leur donnant même l’espoir que leurs favoris ont une chance d’être sacrés champions. Fidèles à leur habitude, les Patriots misent sur une défensive efficace, mais après avoir dépecé l’excellente défensive des Vikings et d’être venu à bout de celle des Falcons qui jouait son meilleur football de la saison, Foles arrive en confiance. La clé pour la ligne à l’attaque des Eagles sera donc de dominer le front défensif des Patriots. S’ils y parviennent, la pression changera alors de côté, puisque Doug Pederson sera alors en mesure de contrôler le tempo du match avec une attaque équilibrée, laquelle rend Foles encore plus dangereux avec de nombreux jeux d’option course-passe à sa disposition. Pour les Patriots, si on peut arrêter le jeu au sol, se rendre au quart des Eagles, le déstabiliser ou du moins le presser, la pression tombera sur les épaules de la défensive des Eagles et Brady aura tout le loisir de faire ce qu’il sait faire de mieux : élever son jeu d’un cran au bon moment et mener les Patriots à une sixième conquête du Super Bowl depuis 2001.

Les prédictions des Dépisteurs

Bon match à tous!