Fantasy football – 3 ailiers rapprochés pour lesquels attendre!

Fantasy football – 3 ailiers rapprochés pour lesquels attendre!

En fantasy football, un ailier rapproché de premier plan est utile, mais jamais essentiel à vos succès. Une chose qui peut vous faire mal toutefois, c’est de prendre un « tight end » trop rapidement, au détriment d’une autre position alors que vous auriez finalement pu attendre plus tard pour obtenir des performances similaires.

Afin de vous éviter cette fâcheuse situation, voici trois ailiers rapprochés pour lesquels vous devrez bien réfléchir avant de les sélectionner au rang où ils sont actuellement choisis par la communauté fantasy en moyenne!

Greg Olsen – CAR – 51,9 (4e)

Initialement, l’arrivée de Norv Turner à la tête de l’offensive des Panthers m’a fait me réjouir pour les perspectives fantasy du vétéran Greg Olsen, régulier parmi les meilleurs à sa position depuis de nombreuses années, mais blessé gravement l’an dernier. Réputé pour ses habiletés à utiliser les ailiers rapprochés (parlez-en à Antonio Gates!), je croyais alors qu’Olsen pourrait rebondir de belle façon avec Turner. La vérité toutefois, c’est que ça ne sera pas du tout facile pour le joueur de 33 ans, qui devra maintenant rivaliser avec l’électrique Christian McCaffrey, le choix de premier tour D.J. Moore, le spécialiste des longs jeux Torrey Smith en plus du meilleur receveur de l’équipe l’an dernier Devin Funchess. Au sein d’une attaque dirigée par Cam Newton, ça fait beaucoup de bouches à nourrir. Une autre inquiétude pour moi? À ses 17 derniers matchs, Olsen a capté 58 passes sur 107 tentées vers lui (54%) pour des gains ordinaires de 654 verges et seulement deux touchés. Il n’a d’ailleurs franchi la barre des 60 verges dans un match qu’à trois occasions au cours de cette séquence. Ces statistiques sont certainement respectables, mais pas pour un ailier rapproché classé quatrième à sa position!

Evan Engram – NYG – 68,0 (7e)

Engram est un athlète exceptionnel, mais ses mains ne sont vraiment pas l’une de ses forces. Ses 11 passes échappées en 2017 le classent parmi les meneurs à ce chapitre dans la NFL. Néanmoins, Engram a mené les Giants avec six touchés. Ça ne risque pas d’arriver cette année alors qu’Odell Beckham Jr. sera de retour et que Saquon Barkley sera maintenant dans le champ-arrière. En fait, en 2017, les Giants n’ont marqué que six touchés au sol dont seulement trois de l’intérieur de la ligne de 10. Avec Barkley, une ligne offensive améliorée en plus de l’acquisition du vétéran Jonathan Stewart, à lui seul auteur de six touchés de moins de dix verges, Engram ne sera tout simplement plus l’option principale, voire unique, dans la zone payante. Certes, on peut s’attendre à une bonne saison de sa part au sein d’un excellent trio de jeunes receveurs avec OBJ et Sterling Shepard, mais certains classent le joueur de deuxième année aussi haut que le quatrième rang à sa position. De telles attentes ne peuvent que mener à des déceptions.

David Njoku – 111,9 (12e)

À sa saison recrue, le choix de premier tour des Browns (29e) a été bien tranquille, terminant l’année avec 32 passes captées sur 60 tentatives (53%) pour 386 verges et quatre touchés. Ses contraintes comme bloqueur l’ont limité à seulement quatre rencontres où il a joué plus de 55% des jeux offensifs des Browns, pour un sommet de 61%, même lorsque l’équipe était éliminée de la course aux séries depuis belle lurette. L’arrivée de Jarvis Landry et le retour de Josh Gordon pourraient limiter les opportunités de voir beaucoup de ballons, faisant en sorte que Njoku pourrait à nouveau être dépendant des présences de l’équipe dans la zone payante pour être ciblé. Même avec une utilisation aussi limitée, il a mené tous les receveurs de l’équipe avec dix passes tentées vers lui depuis l’intérieur de la ligne de 20 adverse, l’an dernier. Même en tenant compte d’une certaine amélioration naturelle, le chemin de Njoku vers le succès passe par les touchés et ceux-ci étant très difficiles à prédire, il demeure un pari risqué semaine après semaine. Ses meilleurs jours vous rapporteront beaucoup, deux touchés par exemple, tandis que ses pires pourraient l’amener régulièrement sous les cinq points; pas exactement une cadence souhaitée pour un ailier rapproché repêché comme partant dans la plupart des ligues!

 

Fantasy football – 3 ailiers rapprochés à choisir plus tôt!

Fantasy football – 3 ailiers rapprochés à choisir plus tôt!

La position d’ailier rapproché a énormément changé au fil des ans et est maintenant composée principalement de très gros receveurs de passes, plutôt que de bloqueurs capables d’attraper une passe de temps en temps.

En vue de la saison 2018 de la NFL, on retrouve à nouveau les principaux ténors au haut du tableau à cette position, mais de magnifiques aubaines sont disponibles plus loin pour ceux qui préfèrent attendre avant de combler ce qui est souvent une position sous-estimée dans le monde du fantasy football.

Voici donc trois ailiers rapprochés pour lesquels vous ne devriez pas attendre aussi longtemps que la moyenne des joueurs de fantasy avant de les sélectionner!

Kyle Rudolph – MIN – 77,4 (8e)

Savez-vous qu’au cours des deux dernières saisons, Rudolph se classe troisième pour les réceptions, sixième pour les verges et deuxième pour les touchés chez les ailiers rapprochés de la NFL? Considérant que Kirk Cousins aime particulièrement utiliser ses gros receveurs au centre du terrain, le potentiel est là pour Rudolph s’il peut rester en santé, ce qui a été un gros problème pour lui au cours de sa carrière. Il est aisément la troisième option dans l’offensive après Stefon Diggs et Adam Thielen et vraisemblablement la première à proximité de la zone de buts. Je m’attends donc à une très bonne saison de la part du vétéran des Vikings.

Trey Burton – CHI – 107,0 (11e)

Non, ce n’est pas une blague, Trey Burton est vraiment classé 11e chez les ailiers rapprochés de la ligue… et je pense vraiment qu’il pourrait être plus haut encore! Certes, il n’a que 63 réceptions pour 629 verges en quatre saisons complètes dans la NFL, mais n’oubliez pas qu’il était coincé derrière l’excellent Zach Ertz pendant tout ce temps. Il a d’ailleurs démontré un aperçu de son talent la saison dernière en l’absence de l’ailier rapproché étoile, captant neuf passes pour 113 verges et deux touchés en un match et demi. Les Bears ont sorti le chéquier et lui ont consenti un contrat de plus de 32 millions de dollars; n’allez pas penser que c’est pour faire de lui un bloqueur! Matt Nagy, anciennement coordonnateur à l’attaque des Chiefs, est maintenant à la tête de l’équipe et gageons qu’il sait comment faire produire un ailier rapproché, lui qui utilisait Travis Kelce à toutes les sauces avec un grand succès, par ailleurs.

George Kittle – SF – 136,1 (19e)

Quand on regarde les statistiques de Kittle l’an dernier, il y a bien peu de choses sur quoi s’enthousiasmer, si ce n’est de sa fin de saison avec Jimmy Garoppolo aux commandes de l’offensive des 49ers. Lors de ses 11 premières rencontres, l’ailier rapproché recrue a franchi la barre des 9 points PPR à une seule reprise; un fait qu’il a accompli à chacune des trois dernières semaines de la saison. Au sein d’une équipe où les trois meilleurs receveurs sont limités en taille, Kittle pourrait avoir un rôle important, surtout à l’approche de la ligne des buts. En effet, Jimmy Garoppolo comprend plus que quiconque l’intérêt d’avoir un ailier rapproché de premier plan dans ces situations. Surveillez l’état de santé du joueur de deuxième année qui s’est blessé à l’épaule pendant le camp, mais il pourrait représenter un bon coup à son rang de sélection actuel.

Fantasy football – 5 receveurs pour lesquels attendre!

Fantasy football – 5 receveurs pour lesquels attendre!

Les receveurs ne sont généralement pas une denrée rare dans les repêchages fantasy, surtout en format PPR. Une sélection trop hâtive d’un joueur pour lequel vous auriez pu attendre pourrait donc vous mettre à un désavantage dès les premières rondes.

Afin de vous aider à éviter cette situation, nous vous avons préparé une liste de cinq receveurs de haut niveau qui sont actuellement choisis trop rapidement selon nous.

Michael Thomas – NO – 18,0 (6e)

Je m’attends à recevoir des objections face à cette sélection, mais elle s’explique par quelques facteurs. Tout d’abord, oui, Thomas est la première option aérienne dans l’offensive de Drew Brees et, en soi, ça vaut beaucoup. L’ennui, c’est que pour toutes les réceptions et les verges que ça a donné jusqu’ici à Thomas, il n’a que 14 touchés en deux saisons, dont seulement 5 l’an dernier. Après le « big four » de Antonio Brown, DeAndre Hopkins, Odell Beckham Jr. et Julio Jones, Thomas ou Keenan Allen, des Chargers  est généralement le choix suivant, mais en fait, c’est plutôt un groupe de cinq ou six receveurs qui devraient en considération ici, chacun ayant le potentiel d’être le plus performant du groupe. En format standard, particulièrement, Thomas devrait perdre quelques rangs et même être devancé par les Mike Evans, Davante Adams et AJ Green, eux qui ont tous le potentiel de produire beaucoup plus de touchés. Dans une attaque résolument axée sur le jeu sol plutôt que sur la passe, je préfère éviter Thomas, du moins au rang où il est choisi actuellement.

Amari Cooper – OAK – 40,9 (15e)

Le fait que Cooper soit choisi devant les Jarvis Landry, Golden Tate et Doug Baldwin en format PPR ne fait aucun sens à mes yeux, lui qui n’a pu faire mieux qu’une piètre fiche de 48 passes captées en 96 tentatives (un médiocre 50%) pour 680 verges et 7 touchés. Ses touchés lui ont en quelque sorte sauvé la mise, et encore, il a pris le 35e rang à sa position en points PPR par match. Le départ de Michael Crabtree aurait pu représenter une belle occasion pour Cooper, mais il a aussitôt été remplacé par un joueur similaire en Jordy Nelson et l’arrivée de Jon Gruden, un entraineur ouvertement amateur d’un jeu au sol solide, n’augure rien de bon pour Cooper. Bien sûr, je le vois terminer entre le 25e et le 35e rang à sa position et comme meilleur receveur de l’équipe; je m’explique toutefois mal qu’il soit choisi aussi haut que le 15e rang en moyenne!

Josh Gordon – CLE – 49,2 (21e)

Josh Gordon a un potentiel incroyable, c’est certain. Il l’a prouvé en… 2013. Ça fait donc déjà cinq ans depuis ses dernières performances dominantes et il est tout de même choisi autour de receveurs numéro un bien établis dans la NFL. L’attaque des Browns devrait être améliorée, mais la présence de Jarvis Landry change tout de même la donne, tout comme celle de Tyrod Taylor au poste de quart. Je vois juste mal comment Landry, Gordon, Duke Johnson, David Njoku et les autres armes offensives à Cleveland pourront tous voir suffisamment de ballons pour justifier un aussi haut rang de sélection pour Gordon. Bien sûr, Taylor est un quart compétent, mais un qui lance environ 28 passes par match en moyenne. Même en assumant un très généreux pourcentage de 25% de ces passes vers Gordon, on parle de sept tentatives, donc potentiellement quatre ou cinq réceptions. Difficile de faire des miracles avec un tel volume.

Michael Crabtree – BAL – 69,2 (27e)

Crabtree arrive d’Oakland en ayant été un receveur top 30 en fantasy à chacune de ses trois saisons avec les Raiders. Sa dernière saison a été plus difficile, mais il a tout de même marqué 8 touchés en 14 matchs, ce qui représente sa moyenne annuelle sur la même période. Ce qui est inquiétant toutefois, c’est qu’il est passé d’être visé neuf fois par match en moyenne par son quart à seulement sept l’an dernier. Ajoutez à cela que Joe Flacco est un quart qui aime en général les receveurs qui excellent sur les longs tracés (pensez aux Torrey Smith, Mike Wallace et maintenant John Brown) et Crabtree pourrait peiner à revoir les neuf passes par match auxquelles il est habitué. L’un des meilleurs receveurs du circuit dans la zone payante, il pourrait aussi se faire voler nombre de réceptions payantes par les ailiers rapprochés et les porteurs, qui sont particulièrement affectionnés par Flacco dans ces conditions.

Corey Davis – TEN – 80,2 (31e)

Si les receveurs ci-dessus ont tous un certain pedigree, dans le cas de Davis, c’est plutôt sur son potentiel que vous misez en le choisissant aussi haut. Cinquième choix au total du repêchage 2017, Davis a mis du temps avant de rejoindre l’équipe et n’a finalement pu faire mieux que 34 réceptions en 11 matchs pour 375 verges et aucun touché : pas exactement les débuts escomptés. L’offensive des Texans est toutefois l’un des plus gros points d’interrogation de la ligue cette année avec l’arrivée de Matt LaFleur et l’impact qu’il devrait avoir sur Marcus Mariota et le jeu aérien de l’équipe. Même en santé, Davis n’a mené l’équipe pour les passes tentées en sa direction qu’une fois en onze rencontres, étant autrement devancé par Delanie Walker, Rishard Matthews ou Eric Decker. Ce dernier est maintenant à la retraite, mais Taywan Taylor pourrait prendre beaucoup de place comme demi inséré et Dion Lewis recevra aussi plus d’attention que DeMarco Murray à partir du champ arrière. Au final, je crois que Davis s’améliorera et qu’il connaitra une solide deuxième saison, mais qu’il y a tout simplement trop de bouches à nourrir dans cette offensive qui sera, rappelons-le, en transition.

Fantasy football – 5 receveurs à choisir plus tôt!

Fantasy football – 5 receveurs à choisir plus tôt!

La NFL est de plus en plus une ligue où l’offensive passe par la voie des airs. Si la position de quart est souvent plus facile à prévoir, celle de receveur est l’une des plus complexes parce qu’il faut trouver la bonne combinaison de talent du receveur, d’opportunité et de talent de son équipe.

Cette position est donc volatile et offre beaucoup de variabilité, mais également d’excellentes opportunités de mettre la main sur de bons joueurs avant vos rivaux en analysant bien leur situation. Voici d’ailleurs cinq receveurs pour lesquels vous ne devriez pas attendre aussi longtemps que la moyenne des joueurs de fantasy avant de les sélectionner!

Chris Hogan – NE – 59,0 (25e)

Saviez-vous qu’au moment de se blesser lors de la semaine 8 d’activité l’an dernier, Chris Hogan occupait le 10e rang des receveurs en points PPR? Si on prend plutôt ses 5 premières semaines, c’est plutôt à la cinquième place qu’on le retrouvait. Certes, après ce moment, il n’a capté qu’une passe, étant constamment ennuyé par les blessures récurrentes. On pourrait tout de même argumenter qu’un receveur top 10 pendant la moitié de la saison fantasy vaut bien un meilleur classement que 25e. Ajoutez à cela la suspension à Julian Edelman pour les quatre premiers matchs de la saison, la fragilité de Rob Gronkowski et le départ de Brandin Cooks et vous obtenez un potentiel absolument incroyable dans une offensive explosive qui semble tout de même limiter au niveau des options aériennes cette année. Même avec le risque de blessure qui plane sur Hogan, le pari demeure très intéressant.

Emmanuel Sanders – DEN – 72,2 (29e)

La saison 2017 de Sanders était à jeter aux poubelles, tout simplement. Une combinaison d’ennuis de santé et de quarts-arrière douteux a fait en sorte qu’il a connu sa pire saison depuis son arrivée à Denver en 2014, et de loin. Auparavant, Sanders avait toutefois été un véritable modèle de constance. Entre 2015 et 2016, même en perdant Peyton Manning, il avait connu une 3e saison consécutive d’au moins de 75 attrapés, 135 tentatives en sa direction, 1000 verges et 5 touchés. En 2017, le carrousel de Brock Osweiler, Trevor Siemian et Paxton Lynch au poste de quart a fait chuter son pourcentage de passes captées, toujours situé au-dessus de 55%, à un maigre 51%. L’arrivée de Case Keenum, qui a permis à Adam Thielen de connaitre une saison exceptionnelle comme demi inséré avec les Vikings, devrait ramener Sanders dans le top 20 à sa position cette année.

Jamison Crowder – WAS – 107,2 (43e)

Déjà à sa 4e saison malgré ses 25 ans, le receveur des Redskins est capable d’être dominant en format PPR. L’an dernier, il a pris le 33e rang à ce niveau, ce qui ferait déjà de lui une aubaine cette année, mais ce classement tient compte de son début de saison, alors qu’il était agacé par une blessure à l’ischio-jambier qui l’avait handicapé jusqu’à la semaine 8. À partir de ce moment, il a explosé et a été le 16e meilleur receveur de la NFL en format PPR, récoltant en moyenne plus de 14 points par match. En 2016, année de son éclosion, il avait pris le 31e rang du circuit, toujours dans le même format. L’arrivée d’Alex Smith devrait l’aider à poursuivre sa progression, lui qui est l’un des meilleurs quarts de la ligue pour connecter avec ses demis insérés.

Nelson Agholor – PHI – 123,5 (49e)

Après deux saisons difficiles, l’ancien choix de première ronde des Eagles a véritablement fait sa marque l’an dernier, réalisant (et de loin) des sommets personnels pour les réceptions, les fois où il a été ciblé, les verges et les touchés, prenant le 22e rang des receveurs en pointage fantasy PPR. Les touchés (8) sont peut-être une anomalie dans son cas, mais en l’absence possible d’Alshon Jeffery pour amorcer la saison, il est véritablement la deuxième option dans le jeu aérien derrière Zach Ertz. Je lis parfois qu’Agholor a été meilleur avec Nick Foles que Carson Wentz, mais en fait, le demi inséré a produit davantage (12,5 points par match) avec son quart vedette en poste qu’avec le réserviste (10,4 points par match). Au sein d’une attaque qui devrait à nouveau être explosive, je vois très bien Agholor réussir une saison de 70 attrapés, 850 verges et 5 touchés, ce qui le placerait au 24e rang des receveurs en termes de points PPR l’an dernier. Même avec seulement 50 attrapés et la même moyenne, il se classerait plus haut que le 49e rang où il est actuellement choisi, ce qui ne fait absolument aucun sens à mes yeux.

Rishard Matthews – TEN – 142,0 (64e)

Un autre receveur sous-estimé, Matthews semble l’être encore davantage cette année en raison de l’éclosion attendue du 5e choix au total en 2017, Corey Davis. Lors de ses deux dernières années, le vétéran a pris les 21e et 37e rangs pour les receveurs en termes de points fantasy PPR et même avec l’émergence de Davis, je ne vois pas de raison pour qu’il glisse aussi loin que le 64e rang à sa position, surtout dans une offensive qui promet d’être beaucoup plus offensive sous les ordres de Matt LaFleur. Revenu de blessure à temps pour la saison, Matthews rivalisera avec Davis et le jeune Taywan Taylor pour du temps de jeu, mais les trois receveurs apportent quelque chose de différent à l’équation et le receveur de 28 ans pourrait bien être l’homme de confiance de Marcus Mariota dans les situations difficiles. Même avec Delanie Walker et Dion Lewis en poste, je m’attends à ce que Mariota regarde souvent dans sa direction et qu’il prenne place parmi les 50 meilleurs receveurs de la ligue en PPR.

Fantasy football – 4 porteurs pour lesquels attendre!

Fantasy football – 4 porteurs pour lesquels attendre!

Les premières rondes d’un repêchage de fantasy football appartiennent souvent aux porteurs et aux receveurs. Vous ne voulez donc pas vous tromper à ces positions en choisissant un joueur qui vous décevra par rapport à son rang de sélection.

Voici donc quatre porteurs qui sont présentement surévalués dans les repêchages fantasy.

Jerick McKinnon – SF – 30,4 (14e)

J’ai longuement hésité à inclure McKinnon dans cet article parce qu’il est un joueur que j’adore, mais à ce point-ci, je dois l’inclure. Je rappelle d’ailleurs qu’il ne s’agit pas d’une liste de joueurs à éviter, mais bien de joueurs qui sont actuellement surévalués par les poolers. L’ancien porteur des Vikings a connu quelques matchs exceptionnels l’an dernier et plusieurs voient en lui un énorme potentiel sous les ordres du gourou offensif qu’est Kyle Shanahan. Je pense qu’il sera effectivement très bon et pourrait exploser comme Devonta Freeman à Atlanta; les deux ont d’ailleurs le même gabarit. La différence est que McKinnon est qu’en quatre ans, McKinnon n’a jamais eu à être LE joueur clé dans le champ-arrière et les fois où on le lui a demandé, ses performances au sol sont restées ordinaires. Avec Matt Breida dans le portrait pour lui voler des occasions aériennes, je ne suis pas convaincu que McKinnon pourra performer suffisamment pour justifier un rang de sélection aussi haut, devant les Joe Mixon et Jordan Howard, notamment.

Derrick Henry – TEN – 44,9 (18e)

Les Titans misent sur l’une des meilleures lignes à l’attaque de la ligue et sur un quart qui a lancé plus d’interceptions que de passes de touché l’an passé; à 24 ans, Henry devrait donc être pressenti comme une future vedette en fantasy. Deux arrivées chez les Titans changent toutefois complètement la donne dans son cas. La première et la plus évidente est celle de Dion Lewis, avec qui Henry devra partager la charge dans le champ arrière. De stature complètement différente, l’ancien des Patriots verra beaucoup d’action dans le jeu aérien et servira comme une option beaucoup plus dynamique pour contrebalancer le style en puissance d’Henry. L’autre changement de taille est l’embauche du coordonnateur offensif Matt Lafleur, anciennement avec les Rams. Ancien entraineur des quarts-arrière, il aura certainement de grandes ambitions pour Marcus Mariota, ce qui devrait apporter un style beaucoup plus balancé à une équipe qui courait 45% du temps, le 8e plus haut total de la NFL. Lewis a un certain historique de blessures et son absence signifierait beaucoup plus d’action pour Henry, mais à ce point-ci, le potentiel fantasy du jeune porteur est limité, surtout qu’il n’est pas du tout une option dans le jeu aérien (11 réceptions en 17 tentatives en 2017).

Jay Ajayi – PHI – 49,1 (20e)

Si vous avez sélectionné Ajayi l’an dernier après sa saison exceptionnelle à Miami en 2016, il est probablement déjà sur votre blacklist pour 2018, mais ça ne l’empêche pas d’être choisi en moyenne au 20e rang des porteurs du circuit en fantasy. Bien sûr, à ce point d’un repêchage, les options évidentes ne sont pas légion et tous les joueurs portent un risque, mais dans le cas d’Ajayi, ce sont plusieur facteurs qui me refroidissent à son égard. La présence de Darren Sproles, de retour en pleine forme, et de Corey Clement lui rendra la tâche très difficile cette année. Ces deux joueurs lui sont largement supérieurs dans le jeu aérien et limiteront son temps passé sur le terrain. En effet, Doug Pederson aime utiliser plusieurs porteurs de ballon dans un match, selon les situations, si bien que depuis son arrivée en poste à Philadelphie, aucun porteur (sauf Sproles) n’a été utilisé plus de 43 jeux dans un match. On pourrait croire qu’à tout le moins, les courses à la ligne des buts pourraient augmenter la valeur d’Ajayi, mais même avec le départ de LeGarrette Blount, qui a porté le ballon 10 fois à l’intérieur de la ligne de cinq l’an dernier, c’est Clement qui pourrait hériter de ces portées, lui qui a eu droit à quatre courses du genre pendant qu’Ajayi n’en avait aucune. Tous ces éléments font en sorte que je crois que les attentes sont trop élevées pour le porteur des Eagles cette année, même au sein d’une attaque puissante dotée d’une excellente ligne offensive.

Ronald Jones – TB – 64,7 (24e)

Au moment d’écrire ces lignes, la recrue, pourtant en chute libre dans les différents classements, pointe encore au 24e rang des porteurs choisis dans les repêchages fantasy. Je vous ai déjà parlé de Jones en abordant le cas de son coéquipier, Peyton Barber, mais avec un rang de sélection aussi élevé, je dois aussi entrer dans le détail pour le jeune porteur de 21 ans. Choisi en tout début de deuxième ronde en avril dernier, Jones connait une présaison horrible. Pourtant un joueur explosif à USC, il n’a pu faire mieux qu’une récolte de 11 verges en douze courses jusqu’ici en présaison. Tout au long du camp d’entrainement, il a aussi été mauvais par la passe, amenant même l’entraineur des porteurs de l’équipe à avouer qu’il y a certainement une raison pour laquelle les Trojans ne l’ont ciblé que 17 fois l’an dernier au niveau collégial. Ouch! Évidemment, Jones représente l’avenir à la position de porteur à Tampa Bay et aura certainement la chance de se faire valoir, mais il serait très surprenant qu’il amorce la saison comme partant et ses déboires jusqu’ici laissent présager une lente courbe d’apprentissage dans son cas; pas exactement ce qu’on recherche avec un choix de 6e ronde fantasy!

Fantasy football – 4 porteurs à cibler plus tôt!

Fantasy football – 4 porteurs à cibler plus tôt!

Poursuivons notre analyse des joueurs repêchés trop haut ou trop bas en moyenne lors des repêchages de fantasy football en vue de la prochaine saison avec les porteurs de ballon. À nouveau, gardez en tête que le classement utilisé et l’analyse portent sur les ligues de format PPR (points per reception). La valeur des porteurs de ballon unidimensionnels (Jordan Howard ou Leonard Fournette, par exemple) prend alors un coup pendant que les porteurs impliqués dans le jeu aérien comme Tevin Coleman ont un plus haut potentiel.

Pour commencer, voici donc quatre porteurs de ballon qui méritent, à mon avis, d’être choisis plus tôt que leur rang moyen ne l’indique.

Melvin Gordon – LAC – 15,0 (10e)

Gordon est loin d’être le porteur de ballon le plus talentueux de la NFL, mais il est constamment sur le terrain et les Chargers devraient avoir une offensive améliorée cette année, même en l’absence de l’ailier rapproché Hunter Henry, blessé. À chacune de ses trois premières saisons dans la ligue, le porteur de 25 ans a vu son nombre de portées, de verges au sol, de réceptions, de verges aériennes et de touchés aériens augmenter. Auparavant vu comme un joueur assez unidimensionnel, Gordon a pris le 7e rang des porteurs les plus ciblés par leur quart-arrière, devant les Theo Riddick, James White et LeSean McCoy, pourtant réputés à ce niveau, tout en conservant son rôle de choix dans la zone payante. L’écart n’est pas énorme, mais Gordon devrait être classé tout juste derrière le groupe de tête plutôt que 10e à sa position.

Marlon Mack – IND – 103,3 (37e)

Le porteur de 22 ans n’a rien cassé l’an dernier, récoltant une moyenne de seulement 3,8 verges par portée, mais l’offensive entière des Colts était inutilisable en fantasy – à l’exception de Jack Doyle – en raison en l’absence d’Andrew Luck. Faisant face à peu de compétition au camp d’Indianapolis, Mack a toute la confiance du groupe d’entraineurs et a les habiletés pour être utilisé dans toutes les situations. Certes, le dynamique Nyheim Hines, choisi au 4e tour du dernier repêchage, devrait voir de l’action sur les 3e essais et le polyvalent Jordan Wilkins montre de belles choses au camp, mais Mack devrait avoir la première opportunité dans le champ arrière. Attention toutefois, il a subi une blessure à l’ischio-jambier qui tarde à guérir, ce qui pourrait ouvrir la porte à Wilkins (139,0/52e) d’être lui-même une belle aubaine. Gardez cette situation à l’œil jusqu’à votre repêchage.

Peyton Barber – TB – 133,0 (47e)

Depuis le début du camp d’entrainement, le porteur recrue Ronald Jones a déçu au point que Barber est désormais considéré comme le partant en vue de la saison, du moins pour le premier match. Son rôle n’est évidemment pas garanti pour la saison entière, mais s’il saisit l’occasion, c’est Jones qui pourrait devoir attendre la sienne! Excellent en pré-saison jusqu’ici avec une moyenne de 5,3 verges par course, Barber n’a tout de même que 24 ans et a démontré de belles choses à ses deux premières années avec une moyenne de quatre verges par course et quatre touchés malgré une utilisation limitée. Au final, l’intérêt avec Barber, c’est qu’avec un tel rang de sélection, le risque est minime, mais le potentiel est assez élevé, surtout que le calendrier des Buccaneers est l’un des plus faciles de la ligue pour les porteurs de ballon.

Bilal Powell – NYJ – N/A (54e)

Contrairement aux trois joueurs ci-dessus, Powell n’est pas une option dans les ligues non-PPR, du moins pas à ce point-ci, mais je n’avais pas le choix de l’inclure. Son classement comme 54e porteur choisi est tout simplement incroyable. Dans une équipe en mal d’offensive et qui ne mise sur aucun bon ailier rapproché, le porteur de 29 ans devrait être beaucoup employé dans le jeu aérien tout en gardant un œil sur le rôle de porteur régulier, qui demeure atteignable. On parle d’un joueur qui a dépassé les 700 verges au sol à chacune de ses deux dernières saisons et qui est normalement très impliqué dans le jeu aérien, 2017 ayant été une anomalie à ce niveau. Non, il n’obtiendra pas beaucoup le ballon près de la zone des buts, surtout si Isaiah Crowell est en santé. Néanmoins, avec Elijah McGuire blessé au pied et Crowell qui négocie actuellement avec une commotion cérébrale et qui n’a qu’une véritable bonne saison en carrière, la fenêtre d’opportunité de Powell est bien meilleure que plusieurs porteurs pourtant classés devant lui.