Série espoirs – Predators : quand les priorités sont ailleurs…

Série espoirs – Predators : quand les priorités sont ailleurs…

Forts d’une séquence de cinq saisons consécutives avec une présence en séries éliminatoires, les Predators ont remporté la division centrale lors des deux dernières saisons. Les choix au repêchage tardifs que ces succès ont entrainé ont toutefois gravement entamé l’excellente banque d’espoirs que l’équipe avait réussi à se bâtir au fil des ans, tout comme le repêche 2018, où l’équipe a dû attendre le 111e rang avant de faire sa première sélection. Le DG, David Poile, n’a jamais eu peur d’ajouter du talent à son équipe via transaction, mais pour ce qui est de la banque d’espoirs, les Predators figurent tout près du dernier rang du circuit en raison de leur pépinière fort mal en point.

1. Dante Fabbro – DD – 21 ans – Repêché en 2016 (1/17)

Défenseur très fiable qui excelle en relance, Fabbro aura la chance d’évoluer dans un rôle important dès cette saison, après l’échange de PK Subban. Après dix rencontres en fin de saison et en séries l’an dernier, on peut s’attendre à ce que Fabbro soit un régulier sur le top 4 de la brigade défensive des Predators en plus d’être possiblement utilisé sur les unités spéciales. Ses trois saisons au niveau universitaire à Boston College et sa récente participation au Championnat du monde l’ont bien préparé à assumer ce rôle au plus haut niveau.

2. Eeli Tolvanen – AG – 20 ans – Repêché en 2017 (1/30)

Le Finlandais a été propulsé parmi les meilleurs espoirs de la ligue après une saison fulgurante en 2017-2018 où tout semblait lui réussir. Statistiques exceptionnelles en KHL, performance étincelante sur le plan international, tant au niveau junior que senior, incluant les Jeux olympiques ; Tolvanen était déjà vu comme une future vedette. Puis, arrivée en Amérique du Nord, le retour à la réalité fut plus difficile comme en témoignent ses 35 points en 58 rencontres dans la Ligue américaine et seulement quatre matchs disputés dans la LNH. Véritable tireur d’élite, il est toutefois plutôt unidimensionnel, ce qui pourrait lui nuire dans sa quête d’obtenir un rôle de régulier à Nashville dès cette année. Pour augmenter ses chances, il devra améliorer sa constance et son effort défensif, notamment.

3. Phillip Tomasino – C – 18 ans – Repêché en 2019 (1/24)

Choisi au premier tour par les Predators après avoir bien progressé à sa deuxième saison dans la Ligue de l’Ontario, Tomasino est le genre de joueur que les entraineurs adorent. Rapide et travaillant, il est une menace constante en échec avant, forçant les adversaires à se départir du disque et excellant à créer des revirements. Bon marqueur, il a le potentiel de se développer en un bon centre de deuxième trio, d’autant plus qu’il est très jeune, n’ayant eu 18 ans qu’à la fin juillet. Il poursuivra son développement pour une dernière saison dans la Ligue de l’Ontario avant de vraisemblablement faire le saut chez les pros.

4. Jeremy Davies – DG – 22 ans – Acquis via échange des Devils en 2019

À ce point-ci, Davies est surtout connu pour avoir été acquis dans l’échange de PK Subban aux Devils, mais le Québécois pourrait ne pas mettre de temps à se faire un nom par ses performances. Choisi au 7e tour en 2016, Davies a progressé de façon incroyable en trois saisons collégiales, récoltant pratiquement un point par match lors de ses deux dernières campagnes. À son aise comme quart-arrière sur le jeu de puissance, le petit défenseur s’est aussi beaucoup amélioré dans son territoire si bien qu’on pourrait maintenant le voir sur un top quatre dans la LNH si son développement se poursuit de belle façon. Il devrait toutefois commencer la saison à Milwaukee.

5. Egor Afanasyev – AG – 18 ans – Repêché en 2019 (2/45)

Choix de deuxième tour des Predators lors du plus récent repêchage, Afanasyev est un ailier format géant qui est aussi très talentueux. Son coup de patin reste à améliorer et il ne joue pas physique malgré sa taille, mais Afanasyev a dominé la USHL l’an dernier grâce à ses excellentes mains et à son tir vif, de même que ses habiletés de protection de la rondelle. Projet à long terme, il joindra les rangs des Spitfires à Windsor cette saison, où on pourra mieux voir son potentiel face à un calibre de jeu plus relevé.

6. Jachym Kondelik – C – 19 ans – Repêché en 2018 (4/111)

Si le top cinq des espoirs des Predators est tout à fait légitime, la suite est moins excitante. Du lot, Kondelik a peut-être le meilleur potentiel en raison de ses atouts physiques impressionnants. À 6pi6 et déjà 227 livres, il est un monstre sur la patinoire et il excelle en couverture défensive. Capable de jouer de façon robuste, il est aussi un très bon fabricant de jeu, ce qui lui confère un certain potentiel offensif. Ses 22 aides en 33 matchs à sa saison recrue à l’Université du Connecticut en sont la preuve. Attendez-vous à le voir disputer au moins une autre saison universitaire avant de passer un peu de temps dans la Ligue américaine, en route vers un poste potentiel de troisième centre à Nashville.

7. David Farrance – DD – 20 ans – Repêché en 2017 (3/92)

Le digne successeur de Fabbro sur la première paire défensive de Boston College, Farrance pourrait grimper rapidement les échelons du présent classement s’il saisit l’opportunité qui s’offre à lui. Étant déjà passé de 9 à 20 points en une saison, le défenseur mobile est une menace offensive tant en relance que sur l’avantage numérique. Excellent patineur doté de très bonnes mains et d’un lancer puissant, il devra améliorer son jeu défensif et gagner en force physique, mais il est déjà efficace à ne pas se rendre coupable de revirements, un atout intéressant à son âge. Sa prochaine saison dictera la suite de son parcours, mais on peut s’attendre à le voir à Milwaukee la saison prochaine.

8. Rem Pitlick – AG – 22 ans – Repêché en 2016 (3/76)

Patineur très rapide, Pitlick est un joueur créatif avec la rondelle. Il a amorcé sa carrière dans la LNH l’an dernier après trois ans au niveau universitaire, mais il faut s’attendre à le voir disputer la prochaine saison dans la Ligue américaine. Ses 45 points en 38 rencontres à sa dernière année avec l’Université du Minnesota ont toutefois démontré un potentiel offensif qu’on ignorait chez lui, augmentant quelque peu les attentes à son endroit. Il demeure un ailier potentiel de troisième trio, mais qui pourrait évoluer sur une deuxième ligne si sa progression se poursuit.

9. Anthony Richard – AG – 22 ans – Repêché en 2015 (4/100)

Après une magnifique carrière avec les Foreurs de Val-d’Or, le Québécois en sera à une quatrième saison dans la Ligue américaine où il a réalisé des saisons de 16, 36 et 47 points jusqu’ici, disputant au passage son premier match dans la LNH l’an dernier. Le petit attaquant est très rapide, mais est avant tout connu pour ses talents de marqueur, mais l’amélioration de son jeu défensif depuis son passage chez les pros pourrait lui donner une chance d’un jouer jouer un rôle de soutien sur un troisième trio. À presque 23 ans, il devra pousser pour que ça arrive plus tôt que tard où il pourrait se retrouver étiqueté Ligue américaine.

10. Frédéric Allard – DD – 21 ans – Repêché en 2016 (3/78)

Après avoir réussi avec brio le saut chez les professionnels, Allard n’a pas montré la progression espérée à sa deuxième année à Milwaukee, si bien qu’il verra maintenant dans son rétroviseur les autres jeunes qui tenteront de le dépasser dans la hiérarchie. Bon patineur capable d’appuyer l’attaque et de mener un avantage numérique, il pourrait être en compétition directe avec Davies pour un poste futur, mais ce dernier lui est supérieur dans les autres facettes du jeu.

Outre les trois plus récents choix de premier tour de l’équipe et Davies, on remarque que la profondeur n’est pas vraiment au rendez-vous malgré quelques espoirs d’intérêt à différentes positions. Heureusement pour Nashville, l’équipe est bâtie pour gagner maintenant, compte des joueurs de talent partout et mise sur un DG qui n’a pas peur de transiger pour améliorer son équipe. Ces facteurs atténuent le besoin de compter sur une excellente banque d’espoirs, mais augmente néanmoins la pression de gagner maintenant pour une équipe qui n’a atteint le troisième tour éliminatoire qu’une fois dans son histoire.

Série espoirs – Canadiens : quel volte-face!

Série espoirs – Canadiens : quel volte-face!

Après une belle séquence de sept participations aux séries en huit ans, le Tricolore a maintenant raté le rendez-vous printanier lors de trois des quatre dernières saisons. La bonne nouvelle, c’est qu’en plus de bénéficier de meilleurs rangs de sélection, Montréal a acquis d’autres choix via transaction, si bien que l’équipe a repêché 15 fois lors des trois premières rondes au cours des trois dernières années, renflouant ainsi une banque d’espoirs auparavant bien dégarnie. Avant le repêchage 2017, les meilleurs espoirs de l’équipe étaient Noah Juulsen, Nikita Sherbak, Charles Hudon et Charlie Lindgren tandis qu’on avait encore espoir de voir Michael McCarron et Jacob De La Rose se développer en quelque chose de potable. À peine deux ans et quelques mois plus tard, Montréal mise sur l’une des meilleures banques d’espoirs du circuit avec une belle profondeur partout et celle-ci serait encore plus solide si de jeunes joueurs comme Jesperi Kotkaniemi et Victor Mete avaient pris un chemin plus long pour atteindre la LNH plutôt que de déjà contribuer dans la grande ligue.

1. Cole Caufield – AD – 18 ans – Repêché en 2019 (1/15)

L’équipe de gestion du Tricolore n’en revenait pas de pouvoir mettre la main sur Caufield au 15e rang et avec raison. Le jeune Américain est un marqueur naturel comme on en voit très peu. Sa taille est évidemment au centre des discussions quand on parle de lui et si son ardeur au travail compense (un peu comme pour Brendan Gallagher), c’est avant tout sa grande intelligence sur la patinoire qui permet de croire que sa taille ne l’handicapera pas, du moins pas dans son jeu offensif. En effet, Caufield ne mise pas sur une grande vitesse ou sur des mains à tout casser pour marquer, mais plutôt sur un positionnement et un instinct exceptionnels. Il devrait faire la pluie et le beau temps avec Alex Turcotte à l’Université du Wisconsin cette année avant de possiblement signer un premier contrat professionnel après la campagne.

2. Ryan Poehling – C – 20 ans – Repêché en 2017 (1/25)

Avec tout ce qu’il a accompli jusqu’ici, il est facile d’oublier que Poehling n’a encore que 20 ans. À ses trois bonnes saisons universitaires, il a ajouté deux participations au Championnat du monde de hockey junior, la seconde ponctuée du titre de joueur par excellence du tournoi, ce n’est pas rien. Il a finalement complété sa saison 2018-2019 de rêve avec un tour du chapeau et un autre but en fusillade à son premier match professionnel avec les Canadiens. Loin d’être un marqueur naturel, le style de Poehling est parfait pour la LNH. Doté d’un solide gabarit à 6pi2 et 200 livres, il est très rapide et présente un jeu défensif mature pour son âge. Ajoutez à cela des habiletés de passeur naturel et la touche de marqueur qu’il a démontrée lors de son essai dans la LNH et on comprend vite que son potentiel initial de troisième centre est plutôt celui d’un excellent deuxième centre qui peut être utilisé à toutes les sauces. Il devrait amorcer la prochaine saison dans la LNH ou, à défaut, occuper un rôle très important à Laval où on souhaitera le voir dominer.

3. Nick Suzuki – C/AD – 20 ans – Acquis via échange des Golden Knights en 2018

Quand on voit un attaquant de 5pi11 pas plus rapide qu’il le faut, on l’étiquette souvent Ligue américaine, mais pour Suzuki, il serait surprenant que ça soit le cas. L’attaquant acquis dans l’échange de Max Pacioretty est un joueur qu’on pourrait qualifier de « cérébral » en ce sens qu’il semble toujours être au bon endroit ou prendre la bonne décision avec la rondelle. Doté d’excellentes mains et d’un lancer surprenant, Suzuki a le potentiel de se développer en un attaquant de top 6 qui peut être utilisé à toutes les sauces. En fait, son sens du jeu le rend dangereux même à court d’un homme et ses talents de passeur sont particulièrement remarquables avec l’avantage d’un joueur. Dans tous les cas, attendez-vous à le voir dominer dans la Ligue américaine cette saison, sa première au niveau professionnel, à moins qu’il ne soit gardé à Montréal, où il apporterait une dose de talent supplémentaire à une jeune formation.

4. Josh Brook – DD – 20 ans – Repêché en 2017 (2/56)

Dynamique défenseur droitier, Brook a passé bien près d’être nommé défenseur de l’année dans la Ligue de l’Ouest, n’étant devancé que par Ty Smith. Très mobile et capable de jouer de longues minutes, le Manitobain est très solide défensivement en plus d’exceller en relance. En fait, il est constamment une double menace tant par sa capacité à monter lui-même la rondelle ou encore à réaliser une bonne première passe. Sa constance et sa prise de décisions sont des éléments à améliorer, mais Brook a le potentiel d’aboutir sur un top 4 plus tôt que tard et pourrait même commencer la saison à Montréal dès cette saison, bien que sa destination probable soit Laval.

5. Alexander Romanov – DG – 19 ans – Repêché en 2018 (2/38)

Sa sélection en 2018 avait mené à plusieurs « qui?! » chez les fans du Tricolore, mais un an plus tard, tout le monde connait le Russe qui a été sacré meilleur défenseur lors du plus récent Championnat du monde de hockey junior. Maintenant à sa deuxième saison en KHL, il y est employé de façon régulière et semble bien en avance sur la plupart des joueurs de son âge. Il sera intéressant de le voir au prochain tournoi mondial junior, mais on est en droit de s’attendre à du jeu dominant de la part de l’arrière mobile qui est aussi capable de jouer très physique. Sous contrat jusqu’à la fin de la saison, parions que les Canadiens feront tout en leur pouvoir pour le convaincre de venir jouer en Amérique dès la saison prochaine (et pas avant, ce serait illégal).

6. Cayden Primeau – G – 20 ans – Repêché en 2017 (7/199)

Le fils de Keith est tellement jeune (il a eu 20 ans en août) qu’on peine à croire le succès qu’il a connu jusqu’ici, surtout pour un choix de 7e tour. Après deux saisons sublimes avec l’Université Northeastern et une performance exceptionnelle au Championnat du monde de hockey junior, on peut affirmer sans se tromper qu’il fait maintenant partie des 10 meilleurs espoirs de la LNH devant le filet. À 6pi2 et doté d’habiletés physiques impressionnantes, Primeau a performé partout où il est passé et fera maintenant ses débuts professionnels avec le Rocket de Laval où il pourrait passer une saison ou deux avant d’avoir l’opportunité de seconder Carey Price, et qui sait, peut-être même le remplacer!

7. Jesse Ylönen – AD – 19 ans – Repêché en 2018 (2/35)

Cinquième meilleur pointeur de la Ligue élite de Finlande parmi les joueurs de moins de 20 ans, Ylönen se trouve en excellente compagnie sur cette liste, derrière les Heponiemi, Kakko, Texier et Kupari, tous de très bons espoirs aussi. Patineur ultra rapide, Ylönen excelle en transport de la rondelle grâce à des mains très habiles. Aussi efficace à préparer des jeux qu’à compléter ceux de ses coéquipiers, le Finlandais a le potentiel d’évoluer un jour sur un top 6 dans la LNH, mais il devra ajouter du muscle à sa carrure pour être plus efficace le long des rampes une fois le jeu installé en zone adverse.

8. Jayden Struble – DG – 18 ans – Repêché en 2019 (2/46)

L’un des joueurs les plus jeunes de l’encan 2019, Struble est un projet à long terme pour le Tricolore, mais son potentiel est particulièrement intéressant. Doté d’un bon gabarit et d’un penchant pour le jeu robuste, l’Américain est aussi l’un des meilleurs patineurs de la cuvée 2019. Il excelle en transport de la rondelle et travaille toujours très fort. Attendez-vous à le voir jouer trois ou même quatre ans à l’Université Northeastern avant de faire le saut chez les pros. Cette période de développement lui permettra de travailler sur son jeu défensif et sa discipline, mais déjà, sa première saison universitaire sera un bon indicateur de la distance qui le sépare d’un premier contrat professionnel.

9. Cale Fleury – DD – 20 ans – Repêché en 2017 (3/87)

Un excellent patineur capable de jouer de façon physique, Fleury a réussi la transition au hockey professionnel avec brio. En effet, il a terminé la saison sur la première paire défensive à Laval et était utilisé dans toutes les situations. La prochaine saison sera intéressante pour voir à quel point son jeu offensif s’est développé, mais ses autres aptitudes lui confèrent un potentiel de défenseur complet pouvant évoluer sur une deuxième paire de même qu’en infériorité numérique. Reste à voir si les beaux flashs offensifs qu’il réalise à l’occasion se transposent aussi au niveau supérieur. On pourrait le voir dans la LNH pour quelques rencontres cette année et comme régulier d’ici deux ans.

10. Jordan Harris – DG – 19 ans – Repêché en 2018 (3/71)

Ne soyez pas surpris si à cette date l’an prochain, Harris occupe un rang bien plus élevé dans ce classement. Excellent patineur qui semble toujours prendre la bonne décision avec la rondelle, l’Américain vient de connaitre une bonne première saison avec l’Université Northeastern, mais le départ de vétérans sur la défensive des Huskies lui donnera beaucoup plus de responsabilités cette année. Il devrait encore passer quelques années à l’université où il pourra gagner en confiance offensivement. Vu sa taille modeste, il doit aussi raffiner son jeu défensif puisque son coup de patin pourrait ne pas suffire une fois chez les professionnels.

Avec des joueurs comme Jake Evans, Mattias Norlinder et Joni Ikonen qui ne figurent même pas sur le top 10, Montréal peut se targuer d’avoir une très bonne profondeur, mais c’est vraiment au sommet que la qualité est impressionnante. Malgré l’absence d’un véritable futur joueur de concession, le top six des espoirs du Tricolore peut rivaliser avec les meilleures banques du circuit, d’autant plus qu’il est composée d’une unité complète (gardien, deux défenseurs, trois attaquants). 

Série espoirs – Wild : peu à se mettre sous la dent!

Série espoirs – Wild : peu à se mettre sous la dent!

Le Wild était absent des séries pour la première fois en sept saisons en 2018-2019 et cela pourrait malheureusement signifier le début d’une séquence noire pour l’équipe du Minnesota. L’absence de choix élevés au repêchage combinée à quelques échanges douteux, notamment celui pour Martin Hanzal où on avait cédé des choix de premier et deuxième tours pour 25 rencontres du centre format géant et une élimination au premier tour ont contribué bâtir l’une des pires banques d’espoirs du circuit. En effet, avant 2019, l’équipe n’avait pas repêché à chacune des trois premières rondes depuis 2012; difficile alors de renflouer une banque mise à mal par plusieurs mauvais choix au fil des ans. 

1. Matthew Boldy – AG – 18 ans – Repêché en 2019 (1/12)

L’Américain qui évoluera à Boston College cette saison a beaucoup à offrir et est un espoir numéro un légitime pour le Wild. Mesurant 6pi2 et très créatif offensivement, Boldy se compare très bien à James Van Riemsdyk en ce sens qu’il est un ailier de puissance nouveau genre qui mise sur son gabarit pour s’avantager en termes de positionnement sans être particulièrement robuste. Déjà mature dans son jeu défensif, Boldy devrait jouer une ou deux saisons au niveau universitaire avant de faire le saut chez les professionnels où il le potentiel de devenir un ailier de premier trio.

2. Kirill Kaprizov – AG/AD – 22 ans – Repêché en 2015 (5/135)

Amorçant déjà sa sixième saison dans la KHL, Kaprizov est l’un des meilleurs espoirs évoluant en Europe. Il a amassé 144 points en 159 matchs depuis 2016-2017 dominant au passage le Championnat du monde de hockey junior de 2016 (12 points en 9 matchs) et les Olympiques de 2018 (9 points en 6 matchs). Un palmarès très impressionnant pour un joueur de 22 ans. Pourquoi n’est-il pas encore en Amérique du Nord? Alors attendu en Amérique du Nord, le Russe a signé une prolongation de contrat de trois ans en 2017, repoussant sa venue. Un bon patineur doté d’habiletés offensives supérieures et d’un excellent tir des poignets, il devrait avoir une place sur un top 6 dès sa venue avec le Wild, laquelle pourrait survenir après cette saison, si le Wild arrive à le mettre sous contrat.

3. Kaapo Kähkönen – G – 23 ans – Repêché en 2014 (4/109)

Le Finlandais n’est pas l’espoir le plus connu de ce côté-ci de l’Atlantique, mais Kähkönen a un beau palmarès à sa fiche. Médaille d’or au Championnat mondial junior de 2016, deux bonnes saisons comme partant en Ligue élite de Finlande, incluant la dernière où il a mené la ligue pour les blanchissages et enfin, une bonne première saison dans la Ligue américaine. Très calme et toujours en contrôle de ses retours de lancers, Kähkönen est possiblement le gardien d’avenir au Minnesota et certainement l’un des jeunes cerbères à surveiller dans la LNH au cours des prochaines années.

4. Alexander Khovanov – C – 19 ans – Repêché en 2018 (3/86)

Autrefois perçu comme un espoir du top 10 de son année de repêchage, Khovanov a chuté jusqu’au 3e tour où le Wild a pris le pari sur son talent. Excellent fabricant de jeu qui est particulièrement à son aise en avantage numérique, le Russe n’a toutefois pas le coup de patin attendu pour un centre de sa taille (5pi11). Son niveau d’effort demeure aussi un point d’interrogation, tout comme son jeu défensif. Mis sous contrat par le Minnesota, il retournera à Moncton cette année où on s’attend à ce qu’il domine la ligue avant de peut-être obtenir un essai dans la Ligue américaine en fin de saison.

5. Dmitry Sokolov – AG/AD – 21 ans – Repêché en 2016 (7/196)

Le genre de pari à prendre en septième ronde, Sokolov rapporte déjà sur l’investissement avec une belle première saison professionnelle (30 points en 60 parties). Misant avant tout sur un excellent tir des poignets, le Russe est un marqueur naturel qui apprend encore les autres facettes du jeu. Ses 128 buts en trois saisons en Ontario attestent toutefois des aptitudes de marqueur. Pas le joueur le plus rapide, il pourrait se développer en un spécialiste de l’avantage numérique qui peut contribuer offensivement à partir d’un troisième trio, d’autant plus qu’il est très efficace le long des rampes et autour du filet grâce à un gabarit costaud malgré ses 6pi seulement. Il pourrait atteindre la LNH après une autre saison dans la Ligue américaine.

6. Vladislav Firstov – AG – 18 ans – Repêché en 2019 (2/42)

Joueur très intelligent capable de belles choses offensivement, le Russe a le potentiel de se développer en un attaquant de puissance malgré sa taille modeste (6pi, 180 lbs). En effet, contrairement au stéréotype, il donne toujours un effort honnête et travaille très fort le long des rampes. Il deviendra plus efficace encore dans cette facette lorsqu’il ajoutera de la masse, ce qu’il pourra faire pendant son parcours universitaire au Connecticut. Firstov est un projet à long terme pour le Wild, mais à ce point-ci, il est l’un de leurs espoirs au plus haut potentiel.

7. Simon Johansson – DD – 19 ans – Repêché en 2018 (5/148)

Un an à peine après avoir été choisi quatre rondes plus tard, Simon Johansson a déjà clairement devancé son homonyme Filip (dont on vous parlera plus loin). Le jeune défenseur a montré de belles choses en deuxième division suédoise et pourrait bien se développer en un défenseur de deuxième paire qui relance bien l’attaque et qui peut diriger un avantage numérique. Timide sur le plan physique, il devra améliorer son jeu en défensive, mais son coup de patin et sa vision du jeu sont des aptitudes recherchées dans la LNH moderne et lui donnent un chemin vers la LNH.

8. Filip Johansson – DD – 19 ans – Repêché en 2018 (1/24)

Quand on parle de mauvaises sélections, on peut difficilement ignorer celle de Johansson au premier tour l’an dernier, même s’il est encore tôt. Catégorisé comme un défenseur défensif, il a peiné à sa première saison complète en seconde division suédoise, étant souvent déclassé physiquement, possiblement en raison de sa petite taille (6pi, 176 lbs). Bon patineur, il mise avant tout sur son positionnement pour défendre et n’offre pas grand chose offensivement. Considérant les joueurs choisis après lui – Sandin, Beaudin, Veleno pour ne nommer que ceux-là – disons que le Suédois nous laisse sur notre appétit, lui dont le potentiel se limite possiblement à un défenseur numéro 4 ou 5.

9. Ivan Lodnia – AD – 20 ans – Repêché en 2017 (3/85)

Premier joueur choisi par le Wild en 2017, Lodnia n’a pas progressé autant que souhaité depuis, dans la ligue de l’Ontario. Efficace dans son territoire et en repli défensif, l’attaquant montre aussi un certain potentiel offensivement, surtout comme fabricant de jeu. Pas le plus gros ni le plus rapide, il pourrait avoir un potentiel d’ailier de troisième trio dans la LNH. Il amorcera sa carrière professionnelle cet automne avec le Wild de l’Iowa où on devrait lui faire confiance dans un rôle offensif.

10. Jack McBain – C – 19 ans – Repêché en 2018 (3/63)

Il y a 20 ans, McBain aurait certainement été choisi au premier tour du repêchage, mais de nos jours, son coup de patin est tout simplement insuffisant pour la LNH moderne. À 6pi4 et plus de 200 livres, McBain a le potentiel de se développer en un centre de deuxième ligne qui excelle à préparer des jeux pour ses coéquipiers en plus d’être efficace dans son propre territoire, mais en plus de son coup de patin, sa constance devra également être meilleure. À ce point-ci, sa première saison universitaire n’a pas aidé à démontrer qu’il pouvait atteindre son potentiel, mais il est encore très jeune et arrivait d’un circuit inférieur, donc le Wild devra être patient avant de jeter l’éponge dans son cas.

La banque du Wild mise sur l’un des bons duos dans la LNH et sur un numéro trois méconnu, mais intéressant, mais par la suite, tout s’effondre et on voit l’impact que peuvent avoir des années de mauvaises sélections sur l’avenir d’une équipe. Le Minnesota n’a pratiquement aucun jeune défenseur de qualité en route vers la grande ligue et bien peu à se mettre sous la dent de façon générale. Espérons pour le Wild que le nouveau directeur général, Bill Guerin, aura à coeur de développer l’équipe par le repêchage parce qu’en ce moment, la banque est plus que dégarnie et a besoin d’aide partout.

Série espoirs – Kings : une profondeur inégalée!

Série espoirs – Kings : une profondeur inégalée!

Après deux coupes Stanley en trois ans entre 2011-2012 et 2013-2014 sur la base d’une défensive dominante et d’un Jonathan Quick en pleine possession de ses moyens, les Kings ont perdu de leur lustre, ne participant aux séries qu’à deux reprises en cinq saisons, remportant un match éliminatoire sur neuf en route vers deux éliminations rapides. Au cours de cette période, l’équipe californienne a maintenu son rang parmi les bonnes défensives du circuit jusqu’à l’an dernier, où tout s’est effondré avec la blessure à Quick. Quelques années de bonnes décisions au repêchage devraient toutefois les aider à revenir rapidement parmi les puissances de l’Ouest pour de nombreuses années.

1. Alex Turcotte – C – 18 ans – Repêché en 2019 (1/5)

Centre très talentueux qui excelle dans toutes les facettes du jeu, Turcotte a quelque peu été éclipsé par le jeu de l’excellent Jack Hughes depuis deux ans. Cette saison, on pourra le voir à l’œuvre avec le complice habituel de Hughes : Cole Caufield. En effet, les deux joueurs pourraient former un duo fort menaçant avec l’Université du Wisconsin, mais cela ne pourrait durer qu’une saison alors que Turcotte a tous les atouts pour rapidement devenir un joueur d’impact dans la LNH. Déjà reconnu pour sa vitesse et sa conscience défensive, son lancer et son intensité sont deux autres facettes qui feront de lui un centre numéro 1 dans la LNH.

2. Rasmus Kupari – C – 19 ans – Repêché en 2018 (1/20)

Un excellent patineur doté de mains habiles et de grandes qualités de passeur, le Finlandais fera le saut dans la Ligue américaine cette année après une belle progression dans la Ligue élite finlandaise. En effet, il était passé de 6 buts et 8 aides à 12 buts et 21 aides en l’espace d’un an, devenant rapidement un joueur clé pour la formation de Kärpät. Se débrouillant déjà très bien dans son propre territoire, le prochain défi pour Kupari sera l’adaptation au jeu nord-américain.

3. Arthur Kaliyev – AG – 18 ans – Repêché en 2019 (2/33)

Joueur ultra talentueux lorsqu’il a la rondelle, les Kings n’ont pas mis de temps à choisir Kaliyev après qu’il eut glissé au 2e tour. En effet, il est difficile d’ignorer ses 51 buts et autant d’aides dans la ligue de l’Ontario la saison dernière. Doté d’un gabarit imposant et difficile à tasser, il excelle autour du filet et lorsqu’il peut décocher son lancer. Pas le genre de joueur qui transportera la rondelle d’un bout à l’autre, il est très bon pour compléter les jeux préparés par les autres, ce qui pourrait en faire un complément intéressant à Turcotte ou Kupari, par exemple.

4. Gabriel Vilardi – C – 20 ans – Repêché en 2017 (1/11)

Grand gaillard de 6pi3 doté d’un lancer menaçant et de superbes habiletés de passeur, Vilardi est aussi un joueur fiable dans son territoire. Outre son coup de patin, qui l’a vraisemblablement fait chuter jusqu’au 11e rang malgré son classement dans le top 5 avant le repêchage de 2017 sa grande lacune est certainement son état de santé. Tout juste âgé de 20 ans, Vilardi a malheureusement l’historique médical d’un joueur en fin de carrière. De graves blessures à la hanche et au dos l’ont limité à quatre matchs l’an dernier après deux excellentes saisons dans la Ligue de l’Ontario. À ce point-ci, on ignore même s’il jouera cette saison et où, justifiant son rang derrière certains espoirs un peu moins prometteurs.

5. Tobias Bjornfot – DG – 18 ans – Repêché en 2019 (1/22)

Bon patineur qui peut jouer de longues minutes et être employé à toutes les sauces, Bjornfot se destine probablement à un rôle sur une deuxième paire dans la LNH. Pas très imposant à six pieds seulement, il mise avant tout sur son positionnement et sa bonne prise de décision pour faire une bonne impression. Son intelligence lui permet aussi de bien choisir ses moments pour se porter en attaque bien qu’on ne le confondra jamais avec Rasmus Dahlin lorsqu’il a la rondelle. Cette saison, il tentera de faire sa place avec Djugardens dans la Ligue élite de Suède, où il a disputé sept matchs l’an dernier.

6. Jaret Anderson-Dolan – C – 20 ans – Repêché en 2017 (2/41)

Contrairement à Vilardi, Kupari et Turcotte, le potentiel offensif d’Anderson-Dolan dans la LNH est moins certain, mais on peut s’attendre à ce qu’il s’y taille une place rapidement, peut-être même dès cette année. Après une belle carrière junior à Spokane, l’énergique attaquant se destine à un rôle de troisième centre dans la LNH grâce à son jeu complet, son efficacité défensive et la grande intelligence dont il fait preuve sur la patinoire.

7. Carl Grundstrom – AG – 21 ans – Acquis via échange des Maple Leafs en 2019

Acquis des Leafs dans la transaction qui a envoyé Jake Muzzin à Toronto, Grundstrom pourrait rapidement monter les échelons de ce classement, ou même ne plus y figurer. En effet, rappelé par les Kings pour y finir la saison, le Suédois a marqué cinq buts en quinze rencontres et n’a pas du tout semblé déclassé dans la LNH à sa première saison en Amérique du Nord. Considéré comme un attaquant de puissance, Grundstrom excelle le long des rampes et est un poison autour du filet en plus de pouvoir être utilisé en infériorité numérique. Il pourrait faire un très bon joueur complémentaire en attaque pour les Kings, possiblement dès cette année.

8. Kale Clague – DG – 21 ans – Repêché en 2016 (2/51)

Après une carrière junior exceptionnelle, Clague a réussi avec brio la transition au niveau professionnel, récoltant 29 points en 52 rencontres pour le Reign d’Ontario. Excellent patineur doté d’une vision du jeu exceptionnelle, il prend rarement de mauvaises décisions avec la rondelle et sait éviter les revirements. Pas très robuste, il mise avant tout sur son positionnement défensif et son anticipation pour être efficace à ce niveau. Il devrait commencer à voir de l’action dans la LNH dès cette année et a le potentiel pour jouer sur un top 4 à moyen terme.

9. Mikey Anderson – DG – 20 ans – Repêché en 2017 (4/103)

Initialement repêché en raison de son jeu robuste et solide dans son territoire, Anderson a démontré une belle progression à ses deux premières années collégiales à l’Université de Minnesota-Duluth, si bien qu’on croit maintenant à son potentiel d’occuper une place sur un top quatre un jour. Régulier au sein de la défensive américaine lors des deux derniers championnats du monde juniors, l’arrière de 6’ et 200 livres est un joueur intelligent, solide le long des rampes et bon en relance. Il amorcera sa carrière professionnelle dans la LAH cette année.

10. Cal Petersen – G – 24 ans – Repêché en 2013 (5/129)

Le cas de Petersen est assez étrange. Repêché en 2013, l’Américain a joué une saison USHL avant d’en passer trois excellentes à l’université Notre Dame dans la NCAA. Le saut chez les professionnels s’est d’abord très bien passé, puis il s’est effondré à sa deuxième saison dans la Ligue américaine l’an dernier. Tout de même rappelé par les Kings en raison de blessures, il a très bien fait, mieux qu’à aucun moment dans la LAH, même. Pas très grand, mais faisant preuve d’une excellente technique et du calme recherché chez un gardien, il aspire au poste de numéro 2 à LA cette année et pourrait être le gardien d’avenir de l’équipe.

La banque d’espoirs des Kings est tellement profonde que des joueurs comme Akil Thomas, qui vient de faire plus de 100 points dans la Ligue de l’Ontario un an après son repêchage; Sean Durzi, l’un des meilleurs défenseurs en Ontario depuis deux ans, et Samuel Fagemo, un marqueur naturel qui a marqué 14 buts en Ligue élite suédoise l’an dernier, ne figurent même pas sur le top 10. L’équipe n’a peut-être pas de Quinn Hughes ou de Cale Makar, mais la profondeur et le nombre d’espoirs de qualité sur lesquels ils peuvent compter sont pratiquement inégalés dans la LNH en ce moment, sans compter qu’ils pourraient ajouter un autre choix parmi les meilleurs espoirs en 2020.

Série espoirs – Panthers : de l’attaque et des gardiens!

Série espoirs – Panthers : de l’attaque et des gardiens!

Avec seulement trois participations aux séries à leurs 21 dernières saisons, les Panthers figurent parmi les pires équipes du circuit au cours de cette période. En fait, ils n’ont pas remporté de ronde éliminatoire depuis leur présence en finale en 1996. Ouch! Malgré quatre choix dans le top 3 en cinq ans il y a quelques années (Gudbranson, Huberdeau, Barkov, Ekblad), ils n’ont jamais été capables de s’imposer parmi les bonnes équipes dans l’Est. Les trois derniers joueurs de la liste forment maintenant le noyau de cette équipe avec Vincent Trocheck et Michael Matheson et un bon développement des espoirs qu’ils ont présentement dans leur banque pourrait leur permettre d’enfin menacer, surtout qu’ils comptent maintenant sur Sergei Bobrovsky devant le filet.

1. Spencer Knight – G – 18 ans – Repêché en 2019 (1/13)

Premier gardien repêché dans le top 15 depuis Jack Campbell en 2010, l’Américain coche toutes les cases recherchées chez un gardien à notre époque. Mesurant 6pi4 et étant doté d’excellents réflexes, Knight impressionne aussi par son calme et son habileté à oublier un mauvais but, phénomène rare pour lui. Dominant contre son groupe d’âge, notamment au championnat mondial des moins de 18 ans, Knight s’est aussi très bien tiré d’affaire contre les formations universitaires qu’il a affrontées au sein du programme national de développement américain, maintenant un pourcentage d’arrêt de 91,6%.

2. Aleksi Heponiemi – AD – 20 ans – Repêché en 2017 (2/40)

Après une saison exceptionnelle où il a amassé 90 aides dans la Ligue de l’Ouest, le Finlandais a fait le saut chez les professionnels dans son pays. Il a alors terminé au 12e rang du circuit avec 46 points en 50 rencontres, ajoutant au passage 9 points en 7 matchs lors du Championnat du monde de hockey junior. Fabricant de jeu exceptionnel, Heponiemi ne pèse toujours que 147 livres malgré ses 5pi10; il serait donc surprenant de le voir dans la LNH immédiatement même s’il a probablement le talent pour. On préférera le voir dominer dans la Ligue américaine le temps qu’il ajoute un peu de masse.

3. Owen Tippett – AD – 20 ans – Repêché en 2017 (1/10)

Un véritable marqueur naturel comparable à Phil Kessel, Tippett ne s’est pas vraiment développé autant que prévu depuis sa sélection au 10e rang en 2017, voyant sa production de buts diminuer à chaque saison dans la Ligue de l’Ontario et ne dépassant jamais son sommet de 75 points réalisé à son année de repêchage. Une machine à décocher des lancers qui excelle à marquer en relance, Tippett devra montrer que son jeu se transpose bien au niveau professionnel cette année, d’autant plus qu’il est plutôt unidimensionnel comme joueur.

4. Grigori Denisenko – AG – 19 ans – Repêché en 2018 (1/15

Il n’est jamais facile d’évaluer la progression des Russes dans leur pays, mais pour Denisenko, 2018-2019 a certainement été une bonne saison. Certes, ses 6 points en 25 matchs en KHL peuvent ne pas sembler géniaux, mais considérez que seuls Kristian Vesalainen et Vitaly Kravtsov, deux des meilleurs espoirs de la LNH, ont obtenu une meilleure moyenne de points par match chez les joueurs d’âge junior et ça remet les choses en perspectives. Les 9 points de Denisenko au plus récent Championnat du monde de hockey junior aussi. Attaquant ultra talentueux, le Russe en est à la dernière année de son contrat en Russie et pourrait ensuite traverser l’Atlantique pour jouer dans la Ligue américaine le temps d’une saison.

5. Serron Noel – AD – 18 ans – Repêché en 2018 (2/34)

Un ailier de 6pi5, Noel a démontré l’étendue de son potentiel la saison dernière, faisant passer sa fiche de 53 à 81 points grâce à 6 buts et 22 aides de plus. L’attaquant format géant n’est pas connu pour son jeu physique et pourrait plutôt être comparé à un Blake Wheeler en ce sens qu’il sait se servir de son gabarit imposant à son avantage, mais qui excelle plutôt grâce à ses mains habiles et à de grandes habiletés de passeur. Bon patineur pour sa taille, ça demeure un point sur lequel il pourra travailler, tout comme sa constance.

6. Samuel Montembeault – G – 22 ans – Repêché en 2015 (3/77)

Ayant disputé 11 matchs dans la LNH lors des blessures à Roberto Luongo et James Reimer la saison dernière, le Québécois n’a jamais vraiment dominé la Ligue américaine en deux saisons jusqu’ici. Néanmoins, son gabarit (6pi3), son positionnement et quelques belles prestations avec les Panthers laissent croire qu’il pourrait avoir un avenir dans la ligue. La saison 2019-2020 sera donc intéressante dans son cas alors qu’il devrait agir comme substitut à Sergei Bobrovsky; on pourra alors le voir davantage en action au plus haut niveau et mieux évaluer son potentiel.

7. Max Gildon – D – 20 ans – Repêché en 2017 (3/66)

L’Américain est le meilleur espoir des Panthers en défensive, signe de la faible profondeur de l’équipe à cette position. Bâti sur un gabarit de 6pi3, Gildon est un bon patineur qui se débrouille bien à l’offensive et en relance. Avec sa taille et ses habiletés offensives, il compte déjà sur des atouts qui l’aideront à atteindre la LNH, mais son jeu défensif et sa prise de décisions demeurent des éléments sur lesquels il devra travailler. À l’approche de sa 3e saison universitaire au New Hampshire, Gildon tentera d’impressionner suffisamment la direction des Panthers pour se mériter un premier contrat professionnel.

8. Vladislav Kolyachonok – D – 18 ans – Repêché en 2019 (2/52)

Défenseur régulier au sein de la brigade défensive du Bélarus aux deux derniers Championnat du monde junior à 16 et 17 ans, Kolyachonok est un espoir très intéressant qui pourrait rapidement grimper les rangs de la banque des Panthers. Évoluant à Flint dans la Ligue de l’Ontario, il a été en mesure de démontrer son jeu défensif efficace, ses mises en échec percutantes et son efficacité en relance, mais il sera intéressant de le voir avec plus de talent autour de lui considérant son potentiel dans toutes les facettes du jeu.

9. Dryden Hunt – AG – 23 ans – Signé comme agent libre en 2016

Après avoir été dominant à sa dernière saison junior en 2016, les Panthers ont fait signé un contrat à Hunt qui est depuis devenu un rouage clé à Springfield, dans la Ligue américaine, évoluant au passage aussi dans la ECHL et la LNH. Pas un joueur très rapide, Hunt est un marqueur naturel qui sait où se placer pour obtenir des occasions de marquer et qui les concrétise ensuite grâce à un bon lancer et à un effort constant lorsqu’il est dans les zones dangereuses. Son potentiel professionnel est possiblement celui d’un joueur de troisième trio qui peut être utilisé en avantage numérique, mais à presque 24 ans, il devra vite faire sa place en Floride s’il ne veut pas être étiqueté LAH à vie.

10. Ryan Bednard – G – 22 ans – Repêché en 2015 (7/206)

Repêché en toute fin de repêchage après avoir joué dans la NAHL, Bednard s’est ensuite illustré dans la USHL avant de faire le saut au niveau collégial à Bowling Green où il n’a joué que sept rencontres lors de sa première année. Ses deux saisons suivantes l’ont toutefois vu grimper parmi les meilleurs gardiens au pays, culminant avec la dernière, où il a terminé la saison avec un pourcentage d’arrêt de 92,7% et une moyenne de 1,77. Très vif malgré ses 6pi5, l’Américain est un gardien très travaillant; il sera donc intéressant de voir sa progression cette année lorsqu’il fera le saut chez les professionnels. Sam Montembeault maintenant en Floride, la porte de gardien numéro 1 y est grande ouverte.

À moins d’un développement fulgurant de Gildon ou Kolyachonok, la défensive des Panthers ne verra pas de renfort à court terme, mais leur banque d’espoirs déborde d’attaquants talentueux et de gardiens de but, à tous les niveaux. Des joueurs comme Heponiemi, Denisenko, Noel et Tippett en particulier ont un potentiel énorme en attaque et pourraient tous être de forts compléments à l’excellent duo de jeunes centres des Panthers (Barkov et Trocheck). Et d’ici à ce que Knight soit prêt pour le rôle de numéro 1, l’équipe pourra compter sur un certain Sergei Bobrovsky, à qui ils ont confié les clés de l’aréna!

Série espoirs – Oilers : enfin des défenseurs!

Série espoirs – Oilers : enfin des défenseurs!

Depuis leur défaite en finale en 2006, les Oilers n’ont participé aux séries qu’une fois en 13 saisons, et ce, malgré quatre premiers choix au total amassés au cours de cette période. En fait, la collection d’attaquants repêchés au premier tour par l’équipe – neuf en dix ans de 2008 à 2017 – est probablement la principale cause des malheurs de l’équipe sur cette période. Le manque de défenseurs potables les a forcé à échanger l’excellent Taylor Hall pour du renfort en défensive tandis que finalement, les quelques défenseurs repêchés en première ronde (Darnell Nurse en 2013 et Evan Bouchard en 2018) donnent finalement espoir à l’équipe pour l’avenir.

1. Evan Bouchard – DD – 19 ans – Repêché en 2018 (1/10)

Passant régulièrement la moitié du match sur la patinoire au niveau junior, le saut au niveau professionnel en sera un très important pour Bouchard. Il a amélioré son coup de patin, son jeu défensif et son niveau d’implication la saison dernière, mais ces trois facettes devront continuer de progresser s’il veut devenir un véritable défenseur de première paire; ce pour quoi il a certainement le potentiel. Ses aptitudes offensives ne font aucun doute et sa vision du jeu, particulièrement en relance et sur l’avantage numérique sont tout à fait impressionnantes pour un joueur de son âge et seront certainement les bienvenues à Edmonton dès qu’il fera le grand saut.

2. Philip Broberg – DG – 18 ans – Repêché en 2019 (1/8)

Les Oilers ont semblé avoir compris la source de leurs malheurs lorsqu’ils ont fait de Broberg leur deuxième choix de premier tour consécutif qui évolue en défense. Patineur exceptionnel monté sur un gabarit de 6pi3, le Suédois est encore très jeune (né en juin) et aura besoin d’une saison ou deux dans son pays avant de tenter sa chance à Edmonton, lui qui a toujours paru dominant contre son groupe d’âge, mais déclassé au niveau supérieur. Avec un peu de temps pour raffiner son jeu et améliorer sa prise de décisions, il pourrait donner aux Oilers un second défenseur fort capable de complémenter Connor McDavid dans toutes les situations de jeu.

3. Dmitri Samorukov – DG – 20 ans – Repêché en 2017 (3/84)

Décidément, si tout ce beau monde se développe comme prévu, les Oilers miseront sur un top 3 exceptionnel dans quelques années alors que Samoroukov s’est hissé parmi les meilleurs espoirs de l’équipe la saison dernière. Depuis le mois de novembre, si on inclut les séries, il a amassé 67 points en 60 rencontres en plus d’être un rouage important de la brigade défensive russe qui a remporté le bronze en janvier dernier. Ayant un solide potentiel de défenseur de deuxième paire qui peut être utilisé dans toutes les situations, le Russe devra continuer de travailler sur sa constance et son apport offensif pour atteindre la LNH, mais son positionnement et sa prise de décisions sont déjà impressionnants.

4. Tyler Benson – AG – 21 ans – Repêché en 2016 (2/32)

Son historique de blessures graves semblant enfin être derrière lui, Benson a connu une saison recrue exceptionnelle dans la Ligue américaine, flirtant avec la marque du point par match en moyenne en route vers une nomination sur la deuxième équipe d’étoiles du circuit. Pas le joueur le plus rapide, Benson compense par un effort constant et une bonne implication défensive. Ses 51 aides témoignent de ses aptitudes de passeur et vu le manque d’ailiers compétents à Edmonton, ne soyez pas surpris s’il termine… ou commence la saison avec les Oilers!

5. Caleb Jones – DG – 22 ans – Repêché en 2015 (4/117)

Le petit frère de Seth n’a pas le potentiel de l’ainé, mais il a gouté à la LNH pour la première fois l’an dernier et ne s’est vraiment pas mal débrouillé. Bon dans toutes les facettes sans exceller nulle part, Jones a le potentiel pour jouer sur une 2e ou 3e paire et être aussi utilisé sur les unités spéciales grâce notamment à son bon coup de patin. Il poussera pour un poste de régulier cette année à sa troisième saison au niveau professionnel.

6. Kailer Yamamoto – AD – 20 ans – Repêché en 2017 (1/22)

Repêché comme futur ailier pour Connor McDavid, le moins que l’on puisse dire c’est que l’attaquant de 5pi8 a déçu jusqu’ici avec seulement un but et quatre aides en 26 rencontres dans la LNH. Ses performances ont toutefois été plus convaincantes dans la Ligue américaine et avec tout son talent offensif, il est encore beaucoup trop tôt pour abandonner dans le cas de Yamamoto. Avec Benson et Cooper Marody, il est l’un des quelques espoirs de l’équipe qui aura la chance de se faire valoir au prochain camp et mériter une place sur le top 6 de l’équipe; à lui de la saisir cette fois.

7. Raphaël Lavoie – AD – 18 ans – Repêché en 2019 (2/38)

Critiqué pour son intensité et son manque de progression entre ses saisons de 17 et 18 ans, Lavoie a tenté de faire taire ces murmures en séries alors qu’il a récolté 20 buts en 23 rencontres pour les Mooseheads. D’être repêché par les Oilers est une bonne nouvelle pour l’ailier de 6pi4 parce qu’il n’aura pas à être le meneur de son trio, mais pourrait être une bonne pièce complémentaire à un McDavid ou Draisaitl. Avec sa taille, son coup de patin et son lancer, il sait marquer des buts, mais sa constance et les autres facettes de son jeu restent à améliorer avant qu’il ne fasse le saut chez les professionnels, possiblement en 2020-2021.

8. Ryan McLeod – C – 19 ans – Repêché en 2018 (2/40)

Si les postes de centre numéro un et deux sont pratiquement verrouillés pour les six ou sept prochaines années à Edmonton, le rôle de troisième centre pourrait bien appartenir à McLeod si son développement se poursuit de belle façon. Sa contribution offensive a stagné la saison dernière et pourrait l’empêcher de jouer un rôle offensif chez les professionnels à moins d’une amélioration prochaine. McLeod est tout de même doté d’un bon gabarit, est fort sur les mises en jeu, rapide et très solide défensivement. Le petit frère de Michael a donc potentiellement tous les atouts pour faire sa place rapidement comme centre défensif au sein d’une équipe de la LNH.

9. Cooper Marody – AD – 22 ans – Acquis via échange des Flyers en 2018

Obtenu des Flyers contre un choix de troisième tour après une excellente carrière universitaire avec les Wolverines de l’université du Michigan, Marody a été spectaculaire dans la Ligue américaine, amassant 67 points en 61 rencontres depuis. Le talentueux ailier qui excelle à préparer des jeux pour ses coéquipiers s’est donc placé de belle façon dans l’échiquier des Oilers qui lui donneront certainement la chance de percer leur alignement cette année, lui qui a déjà gouté à la LNH l’an dernier, le temps de six rencontres.

10. Ethan Bear – DD – 22 ans – Repêché en 2015 (5/124)

Défenseur de petit gabarit qui peut contribuer à l’attaque Bear a connu une progression fulgurante depuis sa sélection au 5e tour en 2015. La transition au hockey professionnel a aussi été un succès pour lui, qui compte 49 points en 89 rencontres en 2 saisons à Bakersfield et qui a même eu droit à 18 matchs à Edmonton en 2017-2018. Malgré son coup de patin décevant pour un plus petit joueur, Bear a jusqu’ici gravi les échelons de belle façon grâce à ses aptitudes offensives et son jeu défensif adéquat et pourrait bien compétitionner avec Jones et d’autres jeunes arrières pour une place à Edmonton cette année.

Les trois premières positions du classement des espoirs à Edmonton sont des défenseurs, tout comme cinq des dix premiers. Il faudrait remonter loin pour revoir une situation similaire dans la capitale albertaine. La venue de ces jeunes arrières pourrait finalement permettre aux Oilers de se sortir des fonds du classement dans l’Ouest; ce qui était une situation franchement embarrassante pour une équipe qui mise sur le meilleur joueur du circuit depuis 2015. Ne manque plus qu’à leur trouver un gardien digne de ce nom!