CMHJ 2019 – Les joueurs à surveiller

CMHJ 2019 – Les joueurs à surveiller

Pour bien des amateurs de hockey, la période des fêtes est un moment très attendu afin de pouvoir suivre le Championnat mondial de hockey junior. C’est une belle occasion de découvrir les joueurs qui rejoindront la LNH dans les prochaines années et de se familiariser avec ceux-ci.

Bien que le CHMJ attire l’attention des fans chaque année, ce n’est pas toujours évident de savoir vers quels joueurs diriger notre attention lors du visionnement d’un match de ce tournoi. Afin de vous aider, nous vous proposons aujourd’hui une liste de joueurs à surveiller pour différentes raisons. À noter que les espoirs des Canadiens de Montréal ainsi que la formation du Canada ne sont pas inclus car ils ont été abordés dans un article précédent.

À LIRE SUR LE SUJET DU CHMJ 2019
DE NOUVEAUX VISAGES AU SEIN D’ÉQUIPE CANADA JUNIOR
LES ESPOIRS DU CH EN ACTION!

#6 JACK HUGHES
États-Unis | Centre
Éligible au repêchage de 2019
Un joueur rapide, compétitif et extrêmement intelligent, Jack Hughes attire l’attention au Championnat junior cette année pour plusieurs raisons. Entre autres, il est le favori pour être le premier choix au total du prochain repêchage. Son dynamisme en possession de la rondelle, combiné à ses grandes habiletés de patinage et sa capacité à performer dans les moments importants, font de lui l’un des joueurs les plus dangereux du tournoi, et ce même à 17 ans. Hughes domine tout simplement chacun des tournois et ligues auxquels il participe.

#14 VITALI KRAVTSOV
Russie | Ailier droit
9e choix au total en 2018 par Rangers
Habile patineur avec de superbes mains fluides, Vitali Kravtsov possède un tir dangereux ainsi qu’une vision de passeur hors-pair. Une vraie menace à un contre un, il saura souvent trouver un moyen d’embarrasser les défensives adverses. Évoluant à l’aile habituellement, il aura l’occasion de démontrer qu’il peut aussi se débrouiller au centre en pivotant Grigori Denisenko et Klim Kostin dans ce qui a le potentiel d’être un dangereux trio.

#30 MADS SOGAARD
Danemark | Gardien
Éligible au repêchage de 2019
L’un des meilleurs gardiens de la LCH cette année, il n’y aucun doute que Mads Sogaard va attirer votre attention si vous regardez une rencontre impliquant le Danemark. Cette saison à Medecine Hat dans la WHL, il présente un taux d’efficacité impressionnant de 0,931 et une moyenne de 2,39 buts accordés par rencontre. Du haut de ses 6pi7, il sera l’un des gardiens les plus convoités au prochain repêchage de la LNH.

#9 VALERI OREKHOV
Kazakhstan | Défenseur
Éligible au repêchage de 2019
Valeri Orekhov est l’un des meilleurs jeunes défenseurs de la KHL selon certains et sera la pièce maîtresse de sa formation lors du tournoi. Cette saison avec l’Astana Barys au Kazakhstan, il a récolté six points en 24 parties. Sans avoir un style flamboyant, il devrait jouer plusieurs minutes de qualité et affronter les meilleurs trios adverses soirs après soirs. Bien que la qualité de sa formation n’aidera en rien à le mettre en valeur, le jeune de 19 ans pourrait tout de même séduire une formation de la LNH au point d’être repêché en juin prochain.

#11 SAMUEL FAGEMO
Suède | Ailier droit
Éligible au repêchage de 2019
Un marqueur naturel qui, selon bien des observateurs, aurait dû se faire appelé au dernier encan amateur de la LNH. Les blessures ou encore son inconstance ayant joués contre lui, il a toutefois prouvé cette saison dans la SHL qu’il était un élément clé de l’offensive de Frolunda. Il amorcera probablement le tournoi sur le troisième trio de l’équipe suédoise, mais il pourrait être une solution au manque de punch offensif sur l’un des deux premiers trios en cas de besoin.

#23 LINUS NYMAN
Finlande | Ailier gauche
Éligible au repêchage de 2019
Ignoré lors des deux derniers repêchages de la LNH, Linus Nyman gagne à être connu. Il a excellé sur la scène internationale jusqu’ici dans sa carrière et amorcera ce tournoi sur le deuxième trio en compagnie de Kaapo Kakko et d’Anton Lundell. En 2017-18, il évoluait dans la OHL et a inscrit 39 buts et 46 passes en 67 parties. Cette saison, il évolue à Lukko dans la Liiga et affiche neuf points en 31 parties. Sur la patinoire, Nyman est tout aussi dangereux dans ses passes que dans ses habiletés pour compléter les jeux offensifs.

#24 KAAPO KAKKO
Finlande | Ailier droit
Éligible au repêchage de 2019
Identifié comme étant le prochain deuxième choix au total du repêchage 2019, Kaapo Kakko devrait en mettre plein la vue aux amateurs de hockey au Championnat junior de cette année. C’est un ailier rapide possédant plusieurs qualités importantes qui le rendent productif en attaque, notamment au niveau de sa vision du jeu et de ses habiletés de marqueur. À 6pi2, il est aussi utilisé au centre cette saison où il a démontré être très bon. Ses 20 points en 27 parties à seulement 17 ans viennent prouver qu’il s’adapte de manière impressionnante au calibre de jeu de la Liiga.

#12 ERIK BRANNSTROM
Suède | Défenseur
15e au total en 2017 par Vegas
Erik Brannstrom est un défenseur mobile qui affiche une compréhension du jeu élevée et il sera très important aux succès de son pays. Après une adaptation impressionnante dans la AHL où il a récolté 20 points en 24 parties jusqu’ici, il prouve que les Golden Knights de Vegas avaient raison de l’avoir en haute estime depuis le repêchage de 2017. Il est capable d’effectuer ses actions rapidement en profitant d’une excellente habileté à relancer le jeu qui saura profiter aux attaquants suédois.

#7 QUINN HUGHES
États-Unis | Défenseur
7e choix au total en 2018 par Vancouver
Le frère de Jack aura un rôle important au coeur de la défensive américaine. Très mobile et dangereux lorsqu’il transporte la rondelle, il ne faudrait pas s’étonner de le voir produire offensivement lors du tournoi. Fort d’une récolte de 20 points en 17 parties dans la NCAA cette saison, il est reconnu pour appuyer l’attaque au bon moment et bien gérer la pression qui vient avec les matchs importants. Le Championnat mondial de hockey junior étant présenté à Vancouver cette saison, Hughes aura l’occasion d’en mettre plein la vue devant ses futurs partisans.

#19 FILIP ZADINA
République Tchèque | Ailier droit

6e choix au total en 2018 par Detroit
Dangereux marqueur, Filip Zadina a complété l’édition 2018 du Championnat mondial des moins de 20 ans avec sept buts en autant de parties. Dans la AHL cette saison, il affiche huit buts et 17 points. Il possède un tir des poignets lourd et vif qui lui permet d’être un vrai cauchemar pour les gardiens adverses. Pour permettre à sa formation de mêler les cartes, il devra être à son meilleur et marquer des buts importants au cours de ce tournoi. Le potentiel trio qu’il va former avec Martin Necas et Martin Kaut pourrait bien être parmi les plus productifs de la compétition.

#6 MARTIN FEHERVARY
Slovaquie | Défenseur
46e choix au total en 2018 par Washington
Excellent patineur, le défenseur Martin Fehervary en sera à une deuxième participation au CMHJ. Profitant de l’expérience d’avoir joué sur le top 4 de la Slovaquie en 2018, il devra contrer les gros trios adverses pour permettre à son équipe de gagner des parties. Avec trois points en 21 match avec le HV71 dans la SHL, il est surtout reconnu pour être très solide dans les aspects du jeu défensif.

#18 VALENTIN NUSSBAUMER
Suisse | Centre
Éligible au repêchage de 2019
Un joueur complet qui présente une belle intelligence du jeu, Valentin Nussbaumer évolue présentement avec les Cataractes de Shawinigan où il a récolté 18 points en 30 rencontres. Il n’est pas le plus rapide, mais demeure un bon patineur avec de bonnes mains et il sait trouver les espaces libres autour des défenseurs en zone offensive. En cinq parties à ce tournoi l’an dernier, il avait été limité à un but. Il sera un morceau essentiel à l’attaque suisse.

#24 KLIM KOSTIN
Russie | Ailier droit
31e choix au total en 2017 par St. Louis
Terminant le CMHJ 2018 avec une récolte de huits points en cinq parties, Klim Kostin sera l’un des acteurs principaux de l’attaque de la Russie cette année. Donnant toutes sortes de difficultés aux défensives adverses, il est très bon pour foncer au filet en possession du disque. Avec ses bonnes mains et son excellent tir, il est une menace constante en zone offensive. Sa créativité et sa vision font en sorte qu’il puisse servir de brillantes passes à ses coéquipiers à tout moment lorsqu’il contrôle la rondelle.  

#1 JAKUB SKAREK
République Tchèque | Gardien
72e choix au total en 2018 par les Islanders
Le gardien Jakub Skarek sera directement lié aux succès de sa formation tout au long du tournoi. Étant plutôt athlétique et rapide devant son filet, il présente une efficacité de ,921 et une moyenne de buts accordés de 2,02 en 16 départs dans la Liiga cette saison. Il est notamment efficace pour couvrir la portion inférieure de sa cage. Avec de bonnes performances au CHMJ cette année, il pourrait aider la République Tchèque à surprendre certaines formations.

#19 RASMUS KUPARI
Finlande | Centre
20e choix au total en 2018 par Los Angeles
Le centre Rasmus Kupari sera l’un des éléments clé de la talentueuse attaque finlandaise. Très habile en contrôle de la rondelle, il est capable de battre les défenseurs adverses à un contre un. Il possède un excellent coup de patin et sait changer de vitesse au moment opportun pour se créer de l’espace et ouvrir les lignes de passes. En 28 parties à Karpat dans la Liiga, il a amassé 23 points. Son coéquipier Aleksi Heponiemi patine à la droite sur son trio dans cette ligue et le dangereux duo devrait demeurer intact avec la Finlande pour ce tournoi.

DANEMARK 
#3 
Malte Setkov, défenseur | 100e en 2017, Detroit
#16 Jonas Rondbjerg, ailier gauche | 65e en 2017, Vegas
#27 Phillip Schultz, centre | Éligible au repêchage 2019

ÉTATS-UNIS
#15
Jason Robertson, ailier gauche | 39e en 2017, Dallas
#18 Oliver Wahlstrom, ailier droit | 11e en 2018, Islanders
#28 Joel Farabee, ailier gauche | 14e en 2018, Philadelphie

FINLANDE
#20
Eeli Tolvanen, ailier gauche | 30e en 2017, Nashville
#15 Henri Jokiharju, défenseur | 29e en 2017, Chicago
#10 Aleksi Heponiemi, ailier droit | 40e en 2017, Floride

KAZAKHSTAN 
#17
Sayan Daniyar, centre | Éligible au repêchage en 2019
#7 Samat Daniyar, défenseur | Éligible au repêchage 2019
#15 Artur Gatiyatov, ailier | Éligible au repêchage 2019

RÉPUBLIQUE TCHÈQUE 
#18
Martin Necas, centre | 12e en 2017, Caroline
#16 Martin Kaut, ailier droit || 16e en 2018, Colorado
#15 Jakub Lauko, ailier gauche | 77e en 2018, Boston

RUSSIE
#11
Vasili Podkolzin, ailier droit | Éligible au repêchage 2019
#28 Grigori Denisenko, ailier gauche | 15e en 2018, Floride
#4 Alexander Alexeyev, défenseur | 31e en 2018, Washington

SLOVAQUIE
#21
Adam Ruzicka, centre | 109e en 2017, Calgary
#26 Milos Roman, centre | 122e en 2018, Calgary
#25 Martin Pospisil, centre | 105e en 2018, Calgary

SUÈDE
Isac Lundestrom, centre | 23e en 2018, Anaheim
#3 Adam Boqvist, défenseur | 8e en 2018, Chicago
#8 Rasmus Sandin, défenseur | 29e en 2018, Toronto

SUISSE
#23
Philipp Kurashev, centre | 120e en 2018, Chicago
#16 Nico Gross, défenseur | 101e en 2018, Rangers
#22 Nando Eggenberger, ailier gauche | Éligible au repêchage 2019


CMHJ 2019 – De nouveaux visages au sein d’Équipe Canada junior

CMHJ 2019 – De nouveaux visages au sein d’Équipe Canada junior

Encore cette année, le championnat mondial de hockey junior accaparera notre attention lors de la période des fêtes. Cette fois, les matchs seront disputés dans l’ouest canadien, à Victoria et à Vancouver plus précisément. L’équipe canadienne sera alors en lice pour l’obtention de sa 18e médaille d’or en une 44e participation depuis 1974.

Pour ce faire, elle devra d’abord tirer son épingle du jeu dans le groupe A dans lequel figurent aussi les formations russe, tchèque, suisse et danoise. Fait intéressant: tous les joueurs de la formation canadienne, sauf un seul, en seront à une première participation à ce championnat. Effectivement, seul le Québécois Maxime Comtois est de retour et agira comme capitaine de l’équipe canadienne.

Maxime Comtois, le leader en attaque

Le joueur natif de Longueuil est un des cinq éléments de la formation canadienne qui est issu de la LHJMQ. Ayant déjà pris part à dix matchs dans la LNH avec les Ducks d’Anaheim, récoltant sept points au passage, Maxime Comtois sera vraisemblablement un joueur d’impact pour ÉCJ. L’ailier gauche est polyvalent et sera un des hommes de confiance de l’entraîneur Tim Hunter.

Le second joueur de la LHJMQ qui attirera son lot d’attention est le jeune Alexis Lafrenière. Le plus jeune joueur de l’édition 2019 de la formation canadienne a confirmé sa place lorsque Gabriel Vilardi s’est malheureusement blessé au dos, à l’aube du début du tournoi. Comme on dit, le malheur des uns fait le bonheur des autres et il aura certainement l’occasion de se faire valoir tout au long de la compétition.

Ses entraîneurs ne tarissent pas d’éloges à son endroit. Tim Hunter a dit de lui qu’il est de cette équipe «parce qu’il a le talent nécessaire». «Il ne joue pas comme un jeune de son âge. Il est agressif, joue intelligemment et avec intensité. Il n’oublie pas ses responsabilités et n’a jamais de relâchements», a-t-il ajouté. Ce championnat constitue alors une opportunité parfaite pour tous les fans de hockey de se rendre compte de l’étendue des capacités du jeune Lafrenière.

Alexis Lafrenière, avec l’Océanic de Rimouski

Autrement, Équipe Canada Junior montre une diversité intéressante à l’attaque. Les piliers à l’attaque, autre que Comtois et Lafrenière, seront les Cody Glass, Owen Tippett et Nick Suzuki.

Le premier sera décidément le premier centre de l’équipe canadienne. Glass est un joueur qui possède une panoplie de qualités, mais il fait principalement sa marque par les passes lumineuses qu’il effectue. Avec 54 points (dont 42 passes) en 26 matchs avec les Winterhawks de Portland dans la WHL, il sera le complément parfait au marqueur qu’est Owen Tippett. Ce dernier a déjà enregistré 19 buts en 23 parties avec la formation de Mississauga dans la OHL.

Nick Suzuki, un des principaux espoirs des Canadiens de Montréal, sera le pilote du deuxième trio pour l’unifolié. Capitaine de l’Attack d’Owen Sound dans la OHL, Suzuki peut jouer tant à l’aile qu’au centre et est en voie de connaître une autre saison de 100 points s’il garde le rythme qu’il affiche depuis le début de la campagne. Son compagnon de trio sera Jaret Anderson-Dolan. Le joueur repêché par les Kings de Los Angeles en 2017 a été blessé durant une bonne partie de la saison, mais a tout de même eu la chance d’avoir joué cinq parties dans la grande ligue. Il est pressenti pour un poste de joueur responsable de style « two-way » dans la LNH et s’accaparera de cette tâche à merveille avec Suzuki.

Les deux trios suivants montrent un savant mélange de finesse, de talent et de responsabilité défensive. Barrett Hayton et Shane Bowers, respectivement au sein des organisation des Coyotes et de l’Avalanche dans la LNH, seront les deux autres centres de la formation canadienne. Après avoir subi une commotion cérébrale lors du camp chez les Coyotes, Hayton connaît une saison exceptionnelle avec Sault Ste.Marie dans la OHL, avec 33 points en 20 matchs. Quant à Shane Bowers, issu de Boston University, il n’est pas particulièrement reconnu pour son talent offensif, mais il s’avère être un joueur très fiable défensivement. Hayton et lui seront les deux hommes de confiance de l’entraîneur Hunter lors des missions défensives.

À ceux-ci s’ajoutent une panoplie de joueurs intéressants comme Joseph Veleno. L’attaquant des Voltigeurs de Drummondville repêché par les Red Wings de Détroit connaît une saison hallucinante avec 54 points en seulement 28 parties disputées. Même s’il est prévu qu’il jouera sur le troisième ou quatrième trio, Veleno pourra profiter du fait qu’il affrontera les moins bonnes paires défensives adverses pour s’éclater en compagnie de joueurs qui pourront combler ses exubérances offensives, si nécessaire.

Joe Veleno au camp d’entraînement des Red Wings de Détroit

Morgan Frost est un autre joueur qui, comme Veleno, subit les contrecoups de l’excessive profondeur offensive d’ÉCJ. Il évoluera aussi sur les deux derniers trios, mais sa production de 170 points lors de ses 99 derniers matchs avec Sault Ste.Marie montre ses capacités à l’attaque. Rapide et évasif, Frost va aider à diversifier l’attaque canadienne.

Enfin, soulignons la présence Jack Studnicka et de Brett Leason, deux éléments qui n’attirent pas l’attention à première vue mais qui seront déterminés à en mettre plein les yeux. Studnicka est un choix de troisième ronde des Bruins de Boston au dernier repêchage. Sans tambour ni trompette, il a été choisi capitaine des Generals d’Oshawa cette saison et prêche par l’exemple. Il a particulièrement impressionné par son aplomb lorsqu’il a joué quelques présences avec Brad Marchand et David Pastrnak à Boston, en pré-saison.

Brett Leason est le seul joueur éligible au repêchage qui n’a pas été sélectionné par une formation de la LNH. Il a connu une éclosion remarquée cette année, avec les Raiders de Prince-Albert, lui qui revendique 64 points en 31 parties cette année. Le grand centre de six pieds, quatre pouces voudra, à tout prix, montrer qu’il a la prestance pour un poste éventuel dans la grande ligue.

Une défensive solide

La brigade défensive canadienne est aussi complètement revampée. D’ailleurs, c’est un espoir de l’organisation du Tricolore qui aura la chance d’occuper un rôle primordial au sein de la défense du Canada. Il s’agit de Josh Brook, choix de deuxième ronde en 2017. Il est sorti de sa coquille lors du camp d’entraînement en pré-saison à Montréal, lui qui formait un tandem de qualité avec Xavier Ouellet. Le défenseur droitier qui joue à gauche excelle tant offensivement que défensivement et sera un des hommes de confiance de son entraîneur Tim Hunter qui est aussi, en passant, son pilote avec les Warriors de Moose Jaw dans la WHL.

Josh Brook a eu la chance de jouer quelques matchs avec les Canadiens en pré-saison

À Brook s’ajoutent les défenseurs Evan Bouchard et Noah Dobson, deux des meilleurs à leur position au Canada. Bouchard, qui a déjà joué pour les Oilers d’Edmonton cette année, est probablement le défenseur le plus complet d’ÉCJ. Ce grand gaillard peut s’accaparer des missions défensives difficiles et est capable de jouer de nombreuses minutes: le genre de joueur que tout entraîneur adore. Même s’il n’a joué que 13 parties avec London, il a déjà 18 points. Quant à Dobson, il affiche malheureusement de mauvaises statistiques avec le Titan d’Acadie-Bathurst, une formation en reconstruction après sa conquête de la Coupe Memorial. Peu importe, car ses habiletés sont connues de tous: rapidité et agilité sont au rendez-vous avec Dobson. Tout comme Bouchard, il est utilisable en toutes conditions et garde un rendement élevé peu importe son temps de jeu.

En plus des trois brigadiers précédents, Tim Hunter aura la chance de compter aussi sur Ty Smith, un excellent défenseur à caractère offensif. Lorsque la rondelle est sur la palette de son bâton, des choses magiques peuvent survenir. Avec 39 points en 28 matchs – rappel: c’est un défenseur – Smith peut faire mal à tout adversaire avec sa fluidité et son intelligence. Un défenseur sur mesure pour l’unité d’avantage numérique du Canada.

Quant aux autres défenseurs, ÉCJ montre à nouveau, une belle diversité dans ses choix. Jared McIsaac, joueur des Mooseheads de Halifax, connaîtra une année 2019 spéciale. D’abord, il a la chance de participer au tournoi hivernal et plus tard dans l’année, il participera à la Coupe Memorial avec les Mooseheads, alors qu’Halifax sera l’hôte du tournoi. Il est déjà reconnu pour sa contribution offensive (22 points en 23 matchs cette année), mais il sait pertinemment qu’il devra monter son jeu défensif d’un cran pour se faire valoir tant dans la formation canadienne que celle des Maritimes.

Ian Mitchell, de l’Université de Denver, est un ajout intrigant. Il n’est pas aussi flamboyant que ses compagnons, mais il est très fiable et ça, ÉCJ le sait. Mitchell est un leader important à Denver, surtout en cette année de transition alors que plusieurs de leurs éléments importants sont passés en ligue professionnelle. Il joue en toutes conditions et Tim Hunter pourra se servir de lui dans le cas où il voudra effectuer des changements dans sa formation. Quant au dernier défenseur sélectionné, Markus Phillips, il sera décidément l’arrière à caractère défensif de l’équipe.

Deux gardiens qui avaient beaucoup à prouver

Équipe Canada aura la chance de voir deux gardiens de grande qualité s’aligner pour leur équipe cette année. Michael DiPietro, après avoir essuyé un refus de participation l’an dernier, a élevé son jeu d’un cran et a été choisi gardien de l’année dans la OHL. Il a aussi remporté la Coupe Memorial avec les Spitfires de Windsor et tentera de mener le 67’s d’Ottawa à cette fin, pour une deuxième fois en carrière. Le gardien repêché par les Canucks de Vancouver a l’habitude des matchs importants et son expérience sera enrichissante pour l’alignement canadien.

Le second gardien – pour l’instant – est Ian Scott. Le cerbère de 19 ans a connu une saison 2017-2018 plutôt moyenne, mais a connu une évolution fulgurante avec les Raiders de Prince Albert et figure parmi les meilleurs de sa profession, toutes catégories confondues. Avec une fiche de 23-2-1, un pourcentage d’arrêt de 0.943 et une moyenne de buts alloués par match de 1.61, Ian Scott pourra très bien s’accaparer de la tâche de titulaire si DiPietro venait à faillir à la tâche.

Ian Scott a même marqué un but cette saison avec les Raiders

CMHJ 2019 – Les espoirs du CH en action!

CMHJ 2019 – Les espoirs du CH en action!

Le Championnat du monde hockey junior 2019 est à nos portes et après une année plus tranquille en termes d’espoirs de calibre international, les partisans du Tricolore pourront encourager sept joueurs d’avenir qui évoluent pour cinq pays différents, un sommet dans son histoire. Nous vous les présentons rapidement en plus de vous fournir un outil afin de bien être en mesure de tous les suivre tout au long de la phase préliminaire du tournoi, disputé cette année à Victoria et Vancouver.

Cette année, les Canadiens compteront sur deux représentants pour le Canada et les États-Unis, de même qu’un représentant chacun pour la Russie, la Suède et la Finlande. Les grandes puissances étant toutes représentées, les chances sont donc bonnes de voir quelques espoirs du Tricolore monter sur le podium cette année. 

Canada

Nick Suzuki
Auteur de 48 points en 28 matchs jusqu’ici dans la Ligue de l’Ontario, le dynamique attaquant amorcera le tournoi au sein du deuxième trio canadien aux côtés de Jaret Anderson-Dolan et d’Alexis Lafrenière. Les quatre trios canadiens sont en mesure de contribuer en attaque, mais avec un jeune prodige et un joueur avec l’expérience de la LNH, ce trio sera particulièrement intrigant pour Suzuki, qui pourrait alterner au centre avec l’espoir des Kings, les deux pouvant évoluer à cette position. 

Josh Brook
Le capitaine des Warriors de Moose Jaw connait une saison phénoménale jusqu’ici avec 9 buts et 24 aides pour 33 points en 25 rencontres et il pourra se faire découvrir au niveau national et auprès des partisans montréalais au cours de la prochaine quinzaine. L’entraineur-chef du Canada, Tim Hunter, le connait bien, lui qui occupe le même poste à Moose Jaw. Ce n’est donc pas une surprise de voir Brook oeuvrer au sein de la première paire défensive aux côtés de l’excellent Noah Dobson. Fait à noter, même s’il est droitier, le choix de deuxième tour du Canadien en 2017 patrouillera le côté gauche en entrée de jeu du tournoi. 

États-Unis

Ryan Poehling
Le centre de 6’2″ compte 17 points en 16 matchs à sa troisième année universitaire et jouera maintenant un rôle de premier plan au sein de l’équipe américaine. Le premier choix des Canadiens en 2017 en sera à une deuxième présence au Championnat mondial de hockey junior et après une performance de trois points en sept rencontres l’an dernier, il devrait être en mesure d’éclipser ce total cette année, lui qui pilotera vraisemblablement le deuxième trio des Américains. Ses compagnons de trio sont inconnus pour le moment, mais je m’attends à une combinaison de Jason Robertson, Sacha Chemlevski et Jay O’Brien, trois joueurs repêchés dans la LNH et capables de produire offensivement. 

Cayden Primeau
Après un début de saison difficile, Primeau s’est ressaisi dernièrement et arrive au championnat du monde sur une belle séquence, n’ayant alloué que six buts sur 106 lancers (94,3%) à ses quatre derniers matchs avant de s’envoler pour la Colombie-Britannique. Le choix de septième tour du Tricolore en 2017 a été nommé au sein de l’équipe, tout comme Kyle Keyser et Spencer Knight. Le premier est un choix des Bruins qui connait une excellente saison avec les Generals d’Oshawa tandis que le second est âgé de seulement 17 ans et est pressenti pour être choisi au premier tour du prochain repêchage. On ignore toujours qui sera le partant, mais mon pressentiment que Primeau a l’avantage, de par ses performances au camp des Américains. 

Suède

Jacob Olofsson
Après un bon début de saison en ligue élite de Suède (6 points en 10 matchs), Olofsson n’a récolté aucun point à ses 12 derniers matchs. La bonne nouvelle, tout de même, c’est qu’il continue de jouer en moyenne tout près de 16 minutes par match, malgré l’absence de résultats offensifs. Les trios suédois ne sont pas coulés dans le béton, mais je serais surpris qu’on ne voit pas Olofsson avec son coéquipier en Suède, Filip Hallander, choix de deuxième tour des Penguins au dernier repêchage. Dans tous les cas, il devrait être un élément important de l’offensive suédoise et être utilisé aussi en infériorité numérique. 

Finlande

Jesse Ylönen
Le premier choix de deuxième tour du Tricolore au dernier repêchage connait de bons moments en Finlande, après un début difficile, ayant amassé quatre buts et trois aides à ses huit derniers matchs. L’offensive finlandaise devrait être l’une des plus dangereuses du tournoi, ce qui fait en sorte que Ylonen évoluera sur le troisième trio. Il devrait néanmoins être employé sur la deuxième unité d’avantage numérique, aux côtés notamment de l’excellent joueur de 17 ans, Kaapo Kakko. À égalité numérique, il devrait jouer avec Santeri Virtanen, choix de 4e tour des Jets en 2017, et Aarne Talvitie, choix de 6e ronde des Devils en 2017. 

Russie

Alexander Romanov
Le choix de deuxième ronde surprise du Tricolore continue d’être employé de façon régulière en KHL, un phénomène rare pour un jeune de 18 ans. Il n’a aucun point jusqu’ici, mais montre tout de même une fiche de +11. Son rôle au sein de l’unité défensive russe demeure inconnu pour le moment, mais tout porte à croire qu’il fera partie du top 4 de la Russie. Il donnera tout de même une raison aux amateurs d’accorder une certaine attention aux matchs de la formation russe cet hiver! 

  MAR 26MER 26JEU 27VEN 28SAM 29DIM 30LUN 31
SUZUKIDanemark
20h
Danemark
20h
Suisse
20h
R.Tchèque
20h
Russie
20h
BROOKDanemark
20h
Danemark
20h
Suisse
20h
R.Tchèque
20h
Russie
20h
PRIMEAUSlovaquie
18h30
Slovaquie
18h30
Kazakhstan
18h30
Suède
22h30
Finlande
22h30
POEHLINGSlovaquie
18h30
Slovaquie
18h30
Kazakhstan
18h30
Suède
22h30
Finlande
22h30
OLOFSSONFinlande
22h30
Finlande
22h30
Slovaquie
18h30
États-Unis
22h30
Kazakhstan
18h30
YLONENSuède
22h30
Suède
22h30
Kazakhstan
22h30
Slovaquie
18h30
États-Unis
22h30
ROMANOVDanemark
16h
R.Tchèque
20h
Suisse
20h
Canada
20h

Espoirs du CH – Les meilleurs en novembre

Espoirs du CH – Les meilleurs en novembre

Dans toutes les ligues, la saison est maintenant bien entamée et au tournant de décembre, signe que le Championnat du monde de hockey junior approche, on commence à entendre parler beaucoup de hockey junior et universitaire un peu partout.

De notre côté, nous vous proposons un top cinq des espoirs du Tricolore qui ont le mieux performé au cours du mois de novembre. Certaines surprises y figurent tandis qu’un habitué du palmarès l’an dernier, le gardien Cayden Primeau, a connu quelques ennuis qui l’écartent de cette édition. Sans plus tarder, et dans le désordre, voici donc les cinq espoirs des Canadiens qui se sont signalés en novembre

Josh Brook – Warriors de Moose Jaw (WHL)
Malgré un début de mois horrible où il avait montré une fiche de -4 lors de sa première rencontre, le choix de deuxième tour du Canadien en 2017 a terminé le mois avec un impressionnant total de +15 en seulement 12 parties. Ses 3 buts et 13 aides pour 16 points lui ont permis de mousser son total cette saison à 8 buts et 21 aides pour 29 points en 22 matchs. En termes de points par rencontre, seul Ty Smith, choix de premier tour des Devils en juin dernier, le devance. Parlant du Championnat mondial de hockey junior, il serait très étonnant que le défenseur de 19 ans ne soit pas invité à y participer, lui qui figure sur la liste de joueurs invités au camp de sélection plus tôt aujourd’hui. Evan Bouchard et Noah Dobson ont possiblement déjà leur poste assuré à droite, mais le nouveau capitaine des Warriors devrait aisément devancer les autres candidats sur le côté droit de la brigade défensive canadienne.

Nick Suzuki – Attack d’Owen Sound (OHL)
Montréal compte un autre joueur sur cette fameuse liste et dans son cas aussi, il serait plus que surprenant qu’il soit écarté de la formation finale. Véritable dynamo offensif, Suzuki occupe le neuvième rang de la Ligue de l’Ontario avec ses 41 points en 27 rencontres, en plus d’être au troisième rang pour les tirs au but avec 143, soit plus de cinq par match en moyenne. Son mois de novembre s’est terminé de façon plus tranquille qu’il avait commencé, mais tout de même avec 9 buts et 11 aides en 13 matchs. Sa récolte de 14 points à ses 6 premiers matchs du mois démontre tout de même son potentiel offensif et l’impact qu’il peut avoir sur un match. Vu les performances respectives de Tomas Tatar et Max Pacioretty, les succès de Suzuki pourraient vraiment déterminer le gagnant de cette transaction dans quelques années.

Ryan Poehling – Huskies de St.Cloud State (NCAA)
Un autre espoir qui est pratiquement sûr d’être en action lors du Championnat du monde junior cette année, c’est Poehling, qui dispute actuellement sa troisième campagne universitaire. Auteur de neuf points (deux buts et sept aides) en huit matchs en novembre, ainsi que d’une fiche de +5, Poehling continue de s’affirmer comme un leader au sein de son équipe, même à l’âge de seulement 19 ans. Sa constance continue d’être remarquable, lui qui n’a été blanchi que trois fois en quatorze rencontres cette année, dont une seule au cours du dernier mois. Contrairement à Suzuki, Poehling se destine davantage à un rôle de centre efficace dans toutes les facettes du jeu que de dynamo offensif, mais le prochain tournoi du temps des fêtes pourrait lui permettre de s’exprimer offensivement, question d’en faire plus que les maigres trois points en sept matchs qu’il avait produits l’an dernier.

Joël Teasdale – Armada de Blainville-Boisbriand (LHJMQ)
La signature de Teasdale l’été dernier était l’une des premières conséquences visibles de l’arrivée de Joël Bouchard avec le Canadien, mais jusqu’ici, l’attaquant de 19 ans a prouvé qu’il avait mérité son contrat au camp des recrues et qu’on ne le lui avait pas simplement donné par familiarité avec le nouvel entraîneur-chef du Rocket. Auteur de 65 points en autant de matchs l’an dernier, puis de 21 en 22 matchs de séries, Teasdale continue de faire preuve d’une constance exceptionnelle et montre une fiche de 12 buts et 17 aides, pour 29 points en 28 parties. Son mois de novembre a été particulièrement solide alors qu’il a amassé 14 points en 11 matchs et un superbe différentiel de +9, étant même invité à représenter la LHJMQ lors des deux duels face aux jeunes Russes.

Brett Stapley – Pioneers de l’Université de Denver (NCAA)
Parlant de belles histoires, celle de Stapley est assez exceptionnelle. Non repêché à sa première année d’éligibilité, il a été le choix de 7e ronde du Tricolore au dernier repêchage et vient de faire le saut de la BCHL à la NCAA. Évoluant dans un excellent programme à Denver, le petit attaquant montre une fiche de 12 points en autant de rencontres. Après un début tranquille où il ne s’était inscrit à la feuille de pointage qu’une fois en quatre rencontres, Stapley n’a été blanchi qu’une fois depuis, présentant une fiche de deux buts et sept aides et de +5 en seulement huit rencontres. Ses performances contribuent grandement au classement des Pioneers qui figurent au sixième rang au pays en ce moment.

En terminant, deux joueurs du Rocket ont connu un bon mois de novembre, sans toutefois se signaler suffisamment pour faire cette liste, c’est le cas de Jake Evans (4-5-9 en 12 PJ, +1) et Daniel Audette (2-6-8 en 10, +6) qui ont su rebondir d’un mois d’octobre difficile avec de belles performances.

Bob Boughner, le prochain à partir?

Bob Boughner, le prochain à partir?

Contrairement à l’an dernier, les entraîneurs de la LNH se font remercier assez allègrement en ce premier quart de saison. Après John Stevens à Los Angeles, Joel Quenneville à Chicago, Mike Yeo à Saint-Louis et Todd McLellan à Edmonton, le prochain instructeur à perdre son emploi pourrait être Bob Boughner. 

Bob Boughner, 47 ans, a été choisi pour agir comme entraîneur-chef des Panthers de la Floride l’an dernier. Après un départ très lent, les Panthers ont connu un regain de vie à la fin de la dernière campagne pour finalement se classer au neuvième rang de l’association de l’est. Alors qu’on pouvait s’attendre à des résultats encourageants cette année, c’est plutôt le contraire qui se produit: défensive à la traîne et neuvième plus haut total de buts accordés dans la ligue et ce, en dépit du fait que les Panthers n’aient joué que 19 matchs jusqu’à présent.

La plateforme Mise-o-jeu propose d’ailleurs une cote extrêmement avantageuse de 11.00 si Boughner est bel et bien le prochain instructeur à être limogé. 

À la recherche d’un électrochoc

Avec la blessure importante de Vincent Trocheck qui complique ce début de saison déjà ardu, c’est dans ce contexte que le directeur général Dale Tallon pourrait être tenté d’apporter un changement drastique à son équipe qui est pourtant supérieure sur papier que le rendement qu’elle présente actuellement, alors que la formation floridienne pointe au 29e rang dans le circuit Bettman. À l’instar des Blues et des Kings, les deux seules équipes derrière les Panthers au classement, Tallon pourrait lui aussi renvoyer son instructeur dans l’espoir d’entrevoir un électrochoc qui réveillera ses joueurs, mais surtout qui arrivera à améliorer leur rendement défensif. Pendant ce temps, les gardiens Roberto Luongo et James Reimer voient leurs statistiques personnelles en souffrir grandement: les deux cerbères sont en voie de connaître leur pire saison en carrière en terme de pourcentage d’arrêt.

Deux vieux routiers sont disponibles

Dans cette optique, quelques candidats pourraient remplacer Boughner. Entre autres, l’excellent Joel Quenneville est actuellement disponible après avoir été renvoyé par les Blackhawks. Quenneville est l’entraîneur qui a mené Chicago à trois titres de championnat en 2010, 2013 et 2015. Justement, c’était Dale Tallon qui avait l’avait engagé en 2009 alors qu’il était directeur général de la formation de l’Illinois. Serait-il tenté de répéter l’expérience avec une jeune équipe qui fait vaguement penser à la version 2009-2010 des Blackhawks?

Sinon, les Panthers pourraient emprunter l’avenue choisie par les Oilers d’Edmonton cette semaine en convoitant les services d’un vieux routier qui n’a plus à faire ses preuves. Un certain Darryl Sutter est aussi libre. Le vétéran instructeur a mené les Kings de Los Angeles à deux coupes Stanley en 2012 et en 2014 avec un alignement composé de joueurs lourds et talentueux, deux qualificatifs qu’on pourrait utiliser pour décrire les Panthers actuels. Sous Sutter et sa rigueur en défensive, il est presque certain que les Luongo et Reimer de ce monde bénéficieront de davantage de support de la part de leurs coéquipiers.

Un contexte «favorable»

Alors que la division Atlantique est plus compétitive que ce qui était prévu, Tallon pourrait décider d’effectuer un changement rapidement en début de saison, afin d’avoir assez de temps pour rattraper les rivaux directs des Panthers. C’est à ce moment que les matchs en main qu’ils possèdent vis-à-vis leurs adversaires pourraient s’avérer critiques. De plus, les Panthers n’ont gagné qu’un seul de leurs quatre derniers matchs et bénéficieront, dès samedi, d’une séquence de huit matchs consécutifs à domicile. Un moment parfait pour qu’un nouvel entraîneur puisse imposer le système de jeu de son choix, avec des entraînements à domicile, au moment voulu et sans la fatigue indue par les vols vers d’autres villes.

Profil – Cayden Primeau

Profil – Cayden Primeau

INFORMATIONS

Date de naissance : 11 août 1999

Lieu de naissance : Voorhees, NJ, États-Unis

Position : Gardien

Grandeur: 6pi3

Poids: 198 lb

Attrape: Gauche

Repêché: 2017 Ronde 7, 199e au total, Montréal

Droits LNH: Montréal

PROJECTION

Potentiel d’atteindre la LNH
B
Potentiel de production
Gardien partant

Un gardien calme avec de bonnes aptitudes physiques

STATISTIQUES

VIDÉOS

NOTES SUR LE JOUEUR

14 janvier 2019, Alexandre Gaucher
Amorçant le tournoi à titre de second violon, Cayden Primeau a réussi à devenir l’homme de confiance de sa formation. Lors des demi-finales, il s’est démarqué en étant le meilleur joueur chez les américains alors qu’il a repoussé 34 tirs sur les 35 que la Russie a dirigés vers lui. Cette performance donne des arguments supplémentaires à ceux qui voient en lui un gardien qui sait élever son jeu d’un cran dans les grands moments. Du haut de ses 6pi3, il était une présence rassurante pour ses coéquipiers puisqu’il sait demeurer calme et qu’il est très à l’aise dans ses mouvements devant le filet.

23 décembre 2018, Mathieu Lavigne
Après un début de saison difficile, Primeau s’est ressaisi dernièrement et arrive au championnat du monde sur une belle séquence, n’ayant alloué que six buts sur 106 lancers (94,3%) à ses quatre derniers matchs avant de s’envoler pour la Colombie-Britannique. Le choix de septième tour du Tricolore en 2017 a été nommé au sein de l’équipe, tout comme Kyle Keyser et Spencer Knight. Le premier est un choix des Bruins qui connait une excellente saison avec les Generals d’Oshawa tandis que le second est âgé de seulement 17 ans et est pressenti pour être choisi au premier tour du prochain repêchage. On ignore toujours qui sera le partant, mais mon pressentiment que Primeau a l’avantage, de par ses performances au camp des Américains. 

28 février 2018, Mathieu Lavigne
Le choix de septième ronde de Montréal au dernier repêchage a connu un mois de février incroyable, compilant une fiche de 6-1-1 en huit rencontres. Il n’a alloué que dix maigres buts au cours de cette séquence (moyenne de 1,26) malgré une moyenne de 32 tirs reçus par match, ce qui lui a valu un pourcentage d’arrêt astronomique de 96,1%. Le gardien américain aurait difficilement pu connaitre une meilleure saison recrue dans le circuit universitaire américain, terminant au sixième rang pour le pourcentage d’arrêt et au quatrième pour la moyenne de buts alloués. La saison universitaire étant maintenant terminée, il sera intéressant de voir les performances de Primeau en séries alors que Northeastern tentera de poursuivre sur sa lancée en saison et d’atteindre le Frozen Four, ce qu’ils n’ont réalisé qu’une fois dans leur histoire, en 1982.

19 janvier 2018, Mathieu Lavigne
Un espoir qui passe un peu plus sous le radar est le gardien de première année Cayden Primeau, choisi en 7e ronde par Montréal lors du dernier repêchage, dont les statistiques sont parmi les meilleures au pays. On vous avait parlé de lui brièvement il y a plusieurs semaines, mais comme il n’a pas perdu depuis la publication de cet article écrit au début du mois de décembre, nous avons cru bon de donner une mise à jour sur sa progression. Évoluant pour les puissants Huskies de Northeastern, Primeau a volé le poste de numéro 1 au gardien de troisième année Ryan Ruck à l’automne et n’a jamais regardé derrière depuis. Après avoir blanchi un adversaire de bas niveau (Sacred Heart) à son premier match universitaire en carrière, Primeau avait connu quelques ratés, accordant neuf buts sur 42 tirs lors de ses deux matchs suivants, un verdict nul et une défaite. C’est à partir de son match suivant, le 4 novembre, qu’il s’est véritablement emparé du poste de gardien numéro 1 quand, appelé en relève à Ruck après que celui-ci eut subi une commotion cérébrale, il n’a rien donné à Boston University, stoppant les 19 tirs dirigés vers lui dans une victoire de 4 à 1. Ruck n’a effectué qu’un départ depuis, allouant trois buts sur huit lancers le 28 novembre. Si on compile les statistiques de Primeau depuis ce fameux match du 4 novembre, il a gardé les buts à quinze reprises, montrant une fiche de 9-2-2, une moyenne de buts alloués de 1,81 et un pourcentage d’arrêts de ,931. Au cours de cette séquence, il n’a accordé plus de 3 buts qu’à une reprise, contre Boston College. Certes, Northeastern mise sur une offensive explosive menée par Adam Gaudette (VAN) et Dylan Sikura (CHI), mais il reste que ce que Primeau accomplit, à sa première année universitaire de surcroît, est exceptionnel. Mesurant déjà 6’4″, Primeau a le physique des gardiens de la nouvelle génération dans la LNH et ayant été repêché dans une organisation qui compte Carey Price, Charlie Lindgren et Michael McNiven dans ses rangs, il pourra rester plusieurs années à l’université Northeastern, où il pourra continuer d’améliorer sa technique et de gagner en confiance. En plus de son gabarit, Primeau excelle déjà à suivre la rondelle, à contrôler les retours de lancers et à garder son calme dans la plupart des situations, des aptitudes impressionnantes, surtout pour un gardien âgé d’à peine 18 ans. Sa date de naissance en août rend aussi les choses intéressantes en ce sens que même s’il décidait de compléter ses 4 années universitaires, il viendrait tout juste d’avoir 22 ans à son arrivée au niveau professionnel, un âge plus que raisonnable pour un gardien. Au niveau des éléments sur lesquels il doit encore travailler, on peut parler de son athlétisme, ce qui n’est pas exactement surprenant pour un jeune gardien de cette taille et de sa constance, mais il s’agit évidemment d’un processus normal à son âge. Nommé meilleur gardien du mois de décembre au niveau universitaire, Primeau commence à faire parler de lui et s’il maintient le rythme, il pourrait faire partie de la conversation sur les bons espoirs devant le filet à travers la LNH. À ce niveau, une nomination au sein de l’équipe américaine pour le Championnat du monde de hockey junior de 2019 ne pourrait qu’être bénéfique – tant pour sa confiance que pour sa visibilité – et devrait être une formalité pour lui s’il garde le cap. Au moment où j’écris ces lignes, il est sans doute le favori pour être nommé gardien numéro un d’une équipe pour laquelle Ryan Poehling jouera un rôle clé en attaque, certainement de quoi changer l’allégeance de plusieurs partisans du Tricolore en décembre prochain, du moins, le temps de quelques semaines!

5 décembre 2017, Mathieu Lavigne
Privé de son choix de 7e ronde à la suite d’un échange, Marc Bergevin a transigé lors du dernier repêchage pour pouvoir mettre la main sur le fils de Keith Primeau. Jusqu’ici, il faut avouer qu’il a largement gagné son pari, alors qu’à seulement 18 ans, Primeau a déjà supplanté le gardien partant des deux dernières campagnes à l’université Northeastern, Ryan Ruck. Classé aussi haut que 50e par certaines publications, sa sélection au 199e rang semblait déjà avantageuse, mais ses performances actuelles le confirment jusqu’ici, lui qui figure au 10e rang pour la moyenne de buts alloués dans la NCAA. Plus jeune gardien du circuit universitaire, Primeau devrait continuer d’agir comme gardien numéro 1 pour plusieurs années. Tout comme Hawkey, il aura l’occasion de se battre pour le titre national cette année, les Huskies étant classés 10e au classement national. On pourrait peut-être même le voir au championnat du monde junior l’année prochaine ou, qui sait, dès cette année!