Après Alexander Romanov, Jayden Struble?

Après Alexander Romanov, Jayden Struble?

En juin 2018, alors armés de multiples choix de deuxième tour, les Canadiens causaient la surprise, et la consternation, chez leurs fans en appelant au 38e le nom d’Alexander Romanov, un défenseur gaucher évoluant en 2e division russe et étant classé 115e parmi les patineurs européens seulement! Défendant son choix bec et ongles, Trevor Timmins avait même déclaré « On n’aurait pas pu l’avoir en attendant notre prochain choix. »

Un an plus tard, l’homme en charge du repêchage du Tricolore refaisait le coup aux amateurs en choisissant Jayden Struble au 46e rang, à nouveau devant des espoirs plus connus ou espérés. Ce défenseur classé 48e en Amérique du Nord venait de passer la saison au niveau secondaire au Massachusetts et se destinait à peine à joindre la BCHL, une ligue de deuxième ordre en Colombie-Britannique. Cette fois, Timmins le comparait à Charlie McAvoy, Matt Dumba et PK Subban…

J’arrêterai les comparatifs ici, parce que ce n’est pas l’objectif de l’article… mais force est d’admettre qu’il y a certainement des parallèles à faire entre les deux défenseurs gauchers choisis pas Montréal au deuxième tour lors des deux dernières séances de sélection, que ce soit en termes de style de jeu ou encore de la réaction du public face à leur sélection. Autant on peut comprendre celle-ci face à des joueurs qu’il ne connait pas, autant il ne faut pas attaquer ces joueurs avant qu’ils n’aient au moins eu la chance de prouver ce qu’ils valent.

Dans le cas qui nous intéresse, ayant finalement choisi de joindre immédiatement les rangs de l’Université Northeastern, Jayden Struble commence à apprivoiser le calibre de jeu relevé de la NCAA. Il s’agit d’un défi intéressant pour l’Américain qui est actuellement le troisième plus jeune joueur dans ce circuit. En fait, étant né le 8 septembre 2019, il est passé à une semaine près d’être éligible seulement à l’encan 2020 et avec les aptitudes qu’il est en train de démontrer, gageons qu’il n’aurait alors pas attendu le milieu du deuxième tour pour être repêché.

En effet, après avoir raté le camp d’entrainement et les trois premiers matchs des siens en raison d’une blessure, puis des débuts modestes, il a finalement noirci la feuille de pointage pour la première fois à son neuvième match. Et il semble qu’il y ait pris goût, enfilant ensuite 8 points à ses 8 parties suivantes, si bien qu’il occupe maintenant le deuxième rang des défenseurs de son groupe d’âge, un point derrière Cam York, pourtant choisi au 14e rang au total.

En plus de miser sur un excellent lancer comme en fait foi le vidéo ci-dessus, Struble est un excellent patineur qui est très fort physiquement et qui aime se joindre à l’attaque. Il est aussi connu pour son jeu physique, qu’il continuera certainement d’améliorer au cours des prochaines années. Sa prise de décision et son positionnement défensif sont les deux aspects sur lesquels il doit le plus travailler, mais étant si jeune, espérons qu’on lui donnera tout le temps de le faire avant de lui faire signer un contrat et de l’amener chez les professionnels.

D’ici là, on peut souhaiter qu’il demeure en santé, auquel cas il serait presque assurément un élément important de la brigade défensive américaine au prochain Championnat du monde de hockey junior, ce tournoi même qui avait fait découvrir Alexander Romanov il y a de cela à peine un an.

CMHJ 2020 – Les joueurs à surveiller

CMHJ 2020 – Les joueurs à surveiller

Pour bien des amateurs de hockey, le temps de fêtes rime avec la présentation du Championnat mondial de hockey junior. Il représente ainsi un bon moment pour suivre les vedettes de demain dans la LNH.

Chaque année, le CMHJ présente des moments effervescents qui resteront gravés dans la mémoire des fans du monde du hockey. Comme à chaque édition, plusieurs joueurs méritent une attention particulière pour une raison ou une autre. Afin de se familiariser un peu avec ces espoirs présents, voici une liste de 10 joueurs à surveiller durant le tournoi.

Cole Caufield
États-Unis | Ailier droit
15e au total par Montréal en 2019

« Goal » Caufield n’a plus besoin de présentation. L’espoir qui dégaine plus vite que son ombre aura l’occasion de jouer un rôle prédominant au sein de la formation américaine. Présentement, il est le joueur de la NCAA ayant la meilleure moyenne de points par matchs (1,11) parmi les joueurs repêchés en juin dernier dans la Ligue Nationale de Hockey. Proactif dans sa prise de décision sur la patinoire, Caufield fait la démonstration de son grand talent de marqueur à chaque fois qu’on lui en donne l’occasion. Il brille à chaque opportunité qu’il a de représenter son pays dans une compétition internationale et on peut s’attendre à la même chose lors des prochains jours.

Yaroslav Askarov
Russie | Gardien
Éligible au repêchage de 2020

Vous êtes fan de gardiens de buts et ne connaissez toujours pas Yaroslav Askarov? Assurez-vous de pouvoir admirer le talentueux cerbère, lui qui a la réputation de pouvoir gagner des parties à lui-seul. Possédant un esprit très compétitif, il excelle pour suivre les trajectoires de la rondelle devant lui et de ne pas se compromettre afin de couvrir ses angles. Il a d’ailleurs permis à la Russie de remporter la médaille d’or à la Coupe Hlinka cet été et il sera très difficile de ne pas lui faire confiance pour le Championnat mondial junior. 

Tim Stützle
Allemagne | Centre
Éligible au repêchage de 2020

Prévu dans le top 10 du prochain repêchage de la LNH, Stützle sera la tête d’affiche de l’attaque allemande pour le tournoi. Il évolue présentement dans la ligue professionnelle en Allemagne et a récolté 23 points en 25 parties. Il ne cesse d’attirer l’attention du monde du hockey par ses habiletés, notamment son rapide coup de patin. C’est un excellent fabricant de jeu qui est aussi capable de marquer des buts qui sauront se retrouver dans les jeux de la semaine. Le jeune qui aura 18 ans au cours du mois de janvier devra être à son meilleur pour permettre à sa nation de faire belle figure durant le tournoi.

Lucas Raymond
Suède | Ailier gauche
Éligible au repêchage de 2020

L’un des plus bels espoirs du prochain repêchage. Lucas Raymond est habitué de bien performer sur la scène internationale, lui qui a notamment eu un rôle important dans la conquête de l’or par la Suède aux Championnats du monde des moins de 18 ans. Il a un coup de patin excellent, lui permettant notamment de battre ses adversaires lors des premières enjambées. Il est très créatif et peut être très spectaculaire en possession du disque. Bien que son utilisation moindre avec Frõlunda dans la SHL cette saison puisse laisser sur son appétit, le jeune tire tout de même son épingle du jeu avec les occasions qu’il a. Capable de jouer sur les deux ailes, Raymond pourrait profiter du CMHJ pour solidifier sa place dans le top 5 des projections du repêchage 2020.

Rasmus Kupari
Finlande | Centre
20e choix au total en 2018 par Los Angeles

Le joueur de centre a fait ses débuts en Amérique du Nord cette saison, amassant huit points en 27 parties dans la Ligue Américaine de hockey. Kupari est capable d’avoir un impact dans les deux sens du jeu et de démontrer sa grande versatilité selon le style de jeu qu’il se doit de jouer. Il sera le premier centre de la formation finlandaise pour le tournoi. Il s’agit d’une troisième présence au CMHJ et il tentera de mener la Finlande dans leur défense de la médaille d’or acquise l’an dernier.

Alexander Romanov
Russie | Défenseur
38e choix au total en 2018 par Montréal

Le défenseur du tournoi l’an dernier, Romanov arrive cette fois-ci avec beaucoup de pression car les regards seront tournés vers lui afin de répéter ses exploits qui avaient été surprenants. Bien que techniquement il ne soit pas le plus offensif, il est capable de bien lire le jeu et de repérer les opportunités qui se présentent à lui en territoire ennemi. Il patine bien et n’a pas peur du jeu physique, lui qui n’hésite jamais pour distribuer des mises en échec. La Russie présente une belle formation et Romanov sera encore une fois un élément clé des succès de l’équipe.

Ville Heinola
Finlande | Défenseur
20e choix au total en 2019 par Winnipeg

Le mobile défenseur a goûté à la LNH au début de la saison, présentant une performance de cinq points en huit parties quelques mois après son repêchage. Il arrivera au CMHJ avec la confiance de pouvoir faire une différence dans le tournoi. Heinola ne fait pas beaucoup d’erreurs, il a une excellente lecture du jeu et ne fait pas dans la dentelle. Il garde les jeux simples et distribue le disque aisément. Si la Finlande veut avoir une chance de faire bonne impression dans les prochaines semaines, il faudra que Heinola figure parmi les meilleurs défenseurs du tournoi comme il se doit.

Grigori Denisenko
Russie | Ailier gauche
15e choix au total en 2018 par la Floride

C’est une deuxième présence au tournoi pour Denisenko. Le capitaine de la formation russe a les capacités d’avoir un impact majeur dans une rencontre, lui qui déborde de talent. Il a un excellent contrôle de la rondelle ainsi qu’une vision du jeu qui lui permet de repérer ses coéquipiers facilement. Il a aussi un tir vif, ce qui force les gardiens à se méfier de l’option qu’il choisira en possession du disque en zone offensive. L’an dernier, il a récolté neuf points en sept parties au CMHJ et on peut s’attendre à ce qu’il soit un sérieux prétendant au titre de meilleur pointeur à l’édition 2020 de ce tournoi.

Trevor Zegras
États-Unis | Centre
9e choix au total en 2019 par Anaheim

Un joueur qui a un très haut potentiel de pouvoir divertir les partisans. Zegras peut être un magicien avec la rondelle et distribuer de savantes passes à ses coéquipiers. Sa vision du jeu est superbe et il démontre une belle implication dans toutes les sphères du jeu. Cette année à l’Université de Boston dans la NCAA, il a réussi à accumuler 17 points en 16 rencontres. Il pourrait être utilisé au centre ainsi qu’à l’aile durant le tournoi et il aura son mot à dire dans le parcours de la formation américaine au CMHJ.

Alexis Lafrenière
Canada | Ailier gauche
Éligible au repêchage de 2020

Lafrenière est l’un des deux meilleurs espoirs disponibles au prochain repêchage. Définitivement, il possède les outils et le coffre pour tout mettre en place en vue d’une carrière fructueuse. Très dangereux à un contre un, il a les habiletés requises pour faire mal paraître les défenseurs lorsqu’il fonce vers le filet en possession du disque. Le jeune ailier créatif aura la pression de transporter l’attaque canadienne durant le tournoi et de faire la différence, ce qu’il est amplement capable de faire.


Bonus :
Quinton Byfield
Canada | Centre
Éligible au repêchage de 2020

On ne peut mentionner Lafrenière sans faire de même pour Byfield. Il est au plus fort de la course pour être sélectionné au premier rang du prochain repêchage de la LNH. Il aura 18 ans seulement au mois d’août et de la manière qu’il domine la OHL cette saison, tous les arguments sont valables pour l’identifier comme le plus bel espoir de l’encan 2020. Sur le plan du présent tournoi, il sera utilisé à l’aile gauche pour commencer. Auteur de 57 points en 30 matchs cette année à Sudbury, le grand patineur présente une combinaison de puissance et de finesse comme on le voit rarement. 

Série espoirs – Jets : des défenseurs gauchers à volonté

Série espoirs – Jets : des défenseurs gauchers à volonté

L’an prochain marquera le dixième repêchage de la nouvelle mouture des Jets de Winnipeg. C’est d’ailleurs une des forces de cette organisation qui accumule les bons choix de première ronde. Tous ceux qu’ils ont choisi en premier ont déjà joué dans la LNH et plusieurs se distinguent de brillante façon. On n’a qu’à penser aux Mark Scheifele, Jacob Trouba, Josh Morrissey, Nikolaj Ehlers, Kyle Connor et Patrik Laine qui représentent six joueurs d’impact dans leurs formations actuelles. Les Jets ont d’ailleurs sélectionné 19 joueurs lors des trois derniers repêchages et ils devront espérer que quelques-uns de ce groupe puissent supporter l’alignement déjà compétitif qu’ils montrent.

1. Kristian Vesalainen– AD/AG – 20 ans – Repêché en 2017 (1/24)

Kristian Vesalainen est un ailier de grand gabarit qui aspire à évoluer sur un top-6 avec les Jets de Winnipeg. Le jeune ailier de 20 ans en est à sa deuxième année de hockey professionnel en Amérique et il fait bien, malgré le fait que sa production ne soit pas étincelante. Il combine gabarit et vitesse, ce qui fait de lui un joueur qui sera potentiellement indispensable aux Jets dans un futur proche. Une fois qu’il fera preuve de davantage de régularité, il ne sera pas étonnant de le voir avec les Jets dès l’an prochain. En plus de sa rapidité, il possède un tir digne des ligues majeures.

2. Ville Heinola – DG – 18 ans – Repêché en 2019 (1/20)

Voilà un joueur qui en a surpris plus d’un! Alors que les Jets de Winnipeg voyaient leurs défenseurs tomber comme des mouches en début de saison, ils n’ont pas eu le choix d’utiliser le jeune Heinola. Malgré le contexte difficile dans lequel la recrue était placée, il a fort bien fait, comme en témoignent ses cinq points en huit matchs et un différentiel de +3. Il a été renvoyé dans la Ligue Américaine, puis prêté à un club en Finlande pour éviter d’écouler immédiatement la première année de son contrat de recrue. Heinola a néanmoins montré son talent et pourra se reprendre dès l’an prochain. Sa mobilité et ses capacités offensives ont bien été appréciées des Jets. S’il peut s’améliorer défensivement, il pourrait très bien viser une place sur le top 4 des Jets prochainement.

3. Dylan Samberg – DG – 20 ans – Repêché en 2017 (2/43)

Dylan Samberg montre une progression constante comme défenseur de l’équipe de l’Université de Minnesota-Duluth dans la NCAA. Après une saison de 19 points en 39 parties l’an dernier, il en a déjà accumulé neuf en 12 matchs. On peut résumer le jeu de Samberg en un mot: efficace. Il offre un jeu simple et de qualité à ses entraîneurs et assure une bonne transition en jeu. Il était déjà reconnu comme un arrière défensif fiable, mais il commence à montrer des lueurs offensives. C’est déjà la troisième année de Samberg dans les rangs universitaires et parions que les Jets voudront certainement l’amener dans leur giron dès l’an prochain.

4. Sami Niku – DG – 23 ans – Repêché en 2015 (7/198)

Sami Niku constitue un choix génial de l’équipe de recruteurs des Jets de Winnipeg en 2015. Il avait pourtant connu une saison potable dans la seconde ligue finlandaise à son année de repêchage avec 25 points en 39 matchs. Son jeu défensif laissait pantois, mais il s’est très bien acquitté ses responsabilités défensives en sol nord-américain. Depuis sa venue en 2017, Niku montre une évolution fulgurante et surtout, qu’il a une vision et un sens de jeu digne d’un joueur de la LNH. Niku revendique déjà 78 points en 112 parties dans la LAH et il est clair qu’il sera à Winnipeg plus tôt que tard. Avec Samberg et Heinola, il est indéniable que Niku complète à merveille la banque des espoirs de Winnipeg à la position de défenseur gaucher.

5. Mason Appleton – C/A – 23 ans – Repêché en 2015 (6/168)

Une ronde avant la sélection de Sami Niku, les Jets ont jeté leur dévolu sur le centre Mason Appleton. Le joueur originaire de Green Bay a gradué deux ans après ses débuts universitaires et a fait une entrée fracassante dans le hockey professionnel. À sa première saison avec le Moose du Manitoba, Appleton a offert une production de 66 points en 76 matchs. Il a été utile aux Jets l’année subséquente alors qu’il a amassé 10 points en 36 matchs sous l’égide de Paul Maurice. Appleton est un joueur de centre agile et travaillant pouvant jouer à toutes les sauces. Il sera potentiellement un bon atout sur un troisième ou quatrième trio pour toute équipe. Un autre bon choix éloigné des Jets.

6. Logan Stanley – DG – 21 ans – Repêché en 2016 (1/18)

Le défenseur format géant de six pieds, sept pouces a définitivement été repêché trop hâtivement en 2016. Néanmoins, il demeure envisageable de le voir dans un avenir rapproché évoluer dans la LNH. Il y a toutefois une congestion chez les défenseurs gauchers à Winnipeg et, en date d’aujourd’hui, Stanley est inférieur à Heinola, Niku et Samberg. Malgré tout, son tir, son gabarit et son jeu défensif – s’il continue de s’améliorer – pourront lui donner une chance.

7. Mikhail Berdin – G – 21 ans – Repêché en 2016 (6/157)

Mikhail Berdin est un de ces rares gardiens de but qui a déjà réussi à marquer un but. Il l’a fait en 2017 avec le Stampede de Sioux Falls. Repêché en sixième ronde, Berdin faisait figure de profondeur dans l’échelle des gardiens à Winnipeg. Après tout, Connor Hellebuyck est l’homme de la situation et Michael Hutchinson et Eric Comrie étaient pressentis comme de potentiels successeurs. Ce n’est plus le cas, les deux évoluant maintenant sous d’autres cieux. Berdin est donc maintenant le troisième gardien derrière Laurent Brossoit.  Il pourra alors progresser à son rythme avec le Moose.

8. David Gustafsson – C – 19 ans – Repêché en 2018 (2/60)

David Gustafsson a connu une première saison intéressante dans la première ligue de Suède avec 12 points en 45 matchs, à 18 ans seulement. Dans le cas de Gustavsson, il n’a pas été repêché pour ses prouesses offensives, mais plutôt pour sa polyvalence et son sens du hockey déjà bien développé pour un jeune joueur de son âge. Il a été vanté par l’organisation pour son professionnalisme et devrait batailler pour le poste de troisième centre avec les Jets bientôt.

9. Johnathan Kovacevic– DD – 22 ans – Repêché en 2017 (3/74)

Après trois saisons à Merrimack durant lesquelles Johnathan Kovacevic a inscrit 54 points en 101 matchs, il s’est entendu avec l’organisation des Jets a débuté sa carrière professionnelle avec le Moose cette année. En 16 parties jouées, il a six points et montre un différentiel de +9, la meilleure de son club. Il a été repêché tardivement (il avait alors 20 ans), mais son gabarit imposant combiné à son potentiel offensif intéressant et au manque de défenseurs droitiers à Winnipeg font de lui un joueur intrigant pour le futur des Jets.

10. Henri Nikkanen – C – 18 ans – Repêché en 2019 (4/113)

Henri Nikkanen revient de loin. À son année de repêchage, il n’a joué que 14 matchs avec l’équipe junior de Jukurit, totalisant neuf points. Nikkanen est tout de même reconnu pour son talent offensif et a le potentiel d’être un vol des Jets pour une sélection en quatrième ronde. Le centre de six pieds, deux pouces, a un bon éventail de talent offensif et montre de bonnes qualités de patineur. Sa progression sera à surveiller et il est possible que les Jets le laissent encore quelques temps en Europe pour lui permettre de s’améliorer, alors qu’il a déjà perdu une année importante de développement.

Il est clair que les Jets de Winnipeg ne présentent plus la banque d’espoirs bien garnie d’il y a quelques années, mais ils arrivent tout de même à se distinguer avec plusieurs choix de qualité, dont certains en fin de repêchage. Comme toute équipe qui a du succès, les Jets auront à jongler avec contrats coûteux et jeunes joueurs plus abordables. Une chose est certaine: ils n’auront pas de difficulté à trouver des défenseurs gauchers pour leur brigade défensive future. 

Série espoirs – Capitals : une perle à chaque position!

Série espoirs – Capitals : une perle à chaque position!

Après une année perdue en 2017 alors que l’équipe avait fait sa première sélection au 120e échelon, les Capitals viennent de réaliser deux séances de repêchage plus prometteuse afin de permettre à l’équipe de reprendre quelques plumes après s’être retrouvée dans les bas fonds de la ligue au niveau de la profondeur de sa pépinière. Certes, la coupe Stanley remportée en 2018 fait en sorte que la pilule s’avale mieux et avec des vétérans comme Nicklas Backstrom, John Carlson et Alex Ovechkin encore bien en selle, l’équipe peut toujours aspirer aux grands honneurs à court terme et peut-être à moyen terme, si les jeunes ci-dessous réussissent leur saut dans la LNH!

1. Ilya Samsonov – G – 22 ans – Repêché en 2015 (1/22)

Avec Braden Holtby parmi l’élite de la LNH à sa position, les Capitals n’étaient pas pressés de faire une place à leur plus bel espoir, mais maintenant qu’Holtby écoule la dernière année de son contrat, force est d’admettre qu’Ilya Samsonov représente sûrement l’avenir de l’équipe devant le filet et peut-être même son présent! À 22 ans seulement, le Russe possède toutes les aptitudes recherchées chez un gardien, que ce soit la taille, les réflexes où la concentration et jusqu’ici, il performe de façon admirable avec les Capitals. En fait, il est meilleur qu’il l’a été l’an dernier dans la Ligue américaine… et même meilleur que Holtby, ce qui pourrait rendre la tâche facile à la direction de l’équipe, d’autant plus qu’il n’a pas fini de s’améliorer et pourrait rapidement s’établir comme l’un des meilleurs gardiens de la LNH.

2. Alexander Alexeyev – DG – 20 ans – Repêché en 2018 (1/31)

Un deuxième Russe domine le groupe d’espoirs des Capitals, cette fois en défensive. Choisi en toute fin de premier tour en 2018, Alexeyev a disputé une saison dans la ligue de l’Ouest et impressionné au Championnat du monde de hockey junior avant de faire le saut dans la Ligue américaine cette année. Force est d’admettre que le changement de niveau n’a pas été trop difficile pour Alexeyev qui s’illustre déjà à Hershey et pourrait se mériter un rappel dès cette saison si le besoin se faisait sentir à Washington. Gros défenseur mobile, il n’a pas de réelle faille à son jeu et a certainement le potentiel de s’établir sur un top 4, possiblement dès l’an prochain!

3. Connor McMichael – C – 18 ans – Repêché en 2019 (1/25)

Possiblement la plus belle surprise à Washington cette saison, McMichael est passé d’un bon espoir pour peut-être pivoter un deuxième trio un jour à un espoir de premier plan dans la LNH avec une saison exceptionnelle en Ontario. Avec 59 points en 27 matchs, il domine complètement les Knights de London et accomplit ce fait d’arme tout en étant excellent dans son propre territoire. Joueur encore assez méconnu, il pourrait se faire un nom lors du prochain Championnat du monde de hockey junior alors qu’il devrait occuper un rôle important et être utilisé à toutes les sauces. Un saut dans la LNH dès l’an prochain est fort probable dans son cas.

4. Martin Fehérváry – DG – 20 ans – Repêché en 2018 (2/46)

Défenseur défensif choisi plus tôt que prévu en 2018, le défenseur slovaque n’a cessé d’impressionner depuis, se taillant un poste régulier dans la Ligue élite de Suède l’an dernier, puis étant même sur l’alignement initial des Capitals cette saison après un camp fulgurant. Retourné dans la Ligue américaine en raison du jeu des nombres, Fehérváry démontre déjà plus d’offensive que ce qui était attendu de lui si bien qu’on peut maintenant le voir sans problème dans un rôle de défenseur de deuxième paire qui excelle dans son territoire et relance bien l’attaque au besoin. Capable de jouer de longues minutes sans commettre beaucoup d’erreurs, il a déjà l’air d’un vol pour Washington et devrait être un régulier dès l’an prochain.

5. Alexei Protas – C – 18 ans – Repêché en 2019 (3/91)

En sélectionnant le géant biélorusse en fin de 3e ronde au dernier repêchage, les Capitals devaient être loin de se douter qu’il exploserait comme il l’a fait cette année dans la Ligue de l’Ouest. En à peine 27 matchs, il a déjà surpassé ses totaux de buts et de points récoltés l’an dernier en 61 matchs et montre une fiche de +27 jusqu’ici. À 6pi6, Protas est efficace défensivement, mais excelle avant comme fabricant de jeu, surtout en avantage numérique. S’il peut continuer d’améliorer son coup de patin, il pourrait devenir un excellent joueur dans la LNH et peut-être plus tôt que prévu!

6. Lucas Johansen – DG – 22 ans – Repêché en 2016 (1/28)

Après plusieurs belles histoires chez les espoirs des Capitals, le petit frère de Ryan Johansen en a une moins reluisante. Choisi en fin de premier tour en 2016, il n’a pas vraiment démontré de progression depuis, tant chez les juniors qu’au niveau professionnel, devant en plus négocier avec plusieurs blessures depuis deux ans. Défenseur défensif avant tout, il a déjà été devancé par Alexeyev et Fehérváry dans l’ordre de succession et il est difficile de le voir devenir plus qu’un défenseur numéro 5 à ce point-ci.

7. Vitek Vanecek – G – 23 ans – Repêché en 2014 (2/39)

Gardien de taille modeste, le Tchèque a rapidement été mis de côté comme futur gardien numéro un des Capitals lorsqu’ils ont choisi Ilya Samsonov au premier tour un an seulement après avoir réclamé Vanecek au 39e échelon. Néanmoins, désormais à sa quatrième saison dans la Ligue américaine, sa cinquième dans les rangs professionnels en Amérique, il fait bien et démontre un certain potentiel d’atteindre la LNH, possiblement comme second derrière Samsonov. Son inconstance demeure sa plus grande faiblesse et pourrait le limiter à un rôle de deuxième gardien, même si ses sommets sont parfois impressionnants.

8. Brett Leason – AD – 20 ans – Repêché en 2019 (2/56)

Ignoré deux fois au repêchage de la LNH, Leason a finalement été choisi en 2e ronde après une saison exceptionnelle tant avec les Raiders de Prince Albert qu’avec équipe Canada junior. L’ailier de 6pi4 a toutefois trouvé la transition au niveau professionnel plus difficile avec seulement 1 but et cinq aides en 25 matchs jusqu’ici à Hershey. Il est évidemment trop tôt pour l’écarter complètement de l’avenir de l’équipe, surtout avec son gabarit, ses aptitudes de passeur et sa capacité de jouer un style d’ailier de puissance, mais il devra prouver que son efficacité au niveau junior n’était pas seulement due à sa supériorité physique.

9. Axel Jonsson-Fjällby– AG – 21 ans – Repêché en 2016 (5/147)

Un autre joueur pour qui la transition professionnelle en Amérique a été difficile, le Suédois demeure un espoir intrigant pour les Capitals de par son habileté à jouer n’importe quelle rôle dans une équipe. Que ce soit comme ailier de soutien sur un trio offensif ou joueur clé sur un trio défensif, le rapide patineur est bon dans toutes les facettes du jeu et devrait très bien complémenter les talentueux attaquants à Washington. Il devra améliorer sa constance et s’impliquer davantage offensivement, mais les outils sont présents pour qu’il atteigne la LNH d’ici une saison ou deux.

10. Beck Malenstyn – AG – 21 ans – Repêché en 2016 (5/145)

Bien des espoirs des Capitals auraient pu occuper le 10e rang de la liste, mais c’est Malenstyn qui y figure tout simplement en raison de sa proximité de la LNH. En fait, il y a déjà joué trois rencontres, démontrant une certaine efficacité dans un rôle de quatrième trio. Efficace défensivement, il mise aussi sur un bon gabarit qui lui permet d’être efficace le long des rampes. N’ayant jamais produit beaucoup offensivement même dans les rangs juniors, sa voie vers la LNH passera par ses autres habiletés, mais à ce niveau, il est l’espoir le plus solide des Caps, à court terme du moins.

Pour une équipe qui figure parmi les meilleures du circuit depuis de nombreuses années, la banque d’espoirs des Capitals fait très bonne figure, surtout quand on se concentre sur leur top 5 et sur la présence de l’excellent Ilya Samsonov tout en haut. L’équipe semble ainsi en voie de s’assurer une relève à toutes les positions et même des renforts en cas de blessures alors que plusieurs de ses espoirs sont tout près de la LNH. Reste maintenant à voir si les Ovechkin et Backstrom devront bientôt être remplacés ou s’ils côtoieront plutôt cette nouvelle génération sur la patinoire. 

Série espoirs – Golden Knights : une vision déjà à l’oeuvre!

Série espoirs – Golden Knights : une vision déjà à l’oeuvre!

Après avoir misé sur l’avenir en maximisant le nombre de sélections au repêchage dès leur arrivée dans le circuit Bettman, les Golden Knights ont surpris le monde du hockey en s’établissant immédiatement comme une puissance, étant défaits en finale dès leur première année. Le plan initial était évidemment de repêcher le plus possible de futurs joueurs qui allaient contribuer aux succès à long terme et malgré l’échange de futures vedettes comme Erik Brannstrom et Nick Suzuki, force est d’admettre que l’équipe compte encore plusieurs bons espoirs à toutes les positions, sauf peut-être devant le filet!

1. Cody Glass – C – 20 ans – Repêché en 2017 (1/6)

Premier choix au repêchage de l’histoire des Golden Knights, Glass a ensuite dominé la Ligue junior de l’Ouest pendant deux ans avant de faire des débuts remarqués au hockey professionnel avec 20 points en 28 matchs dans la Ligue américaine en fin de saison dernière et en séries. Un centre de bon gabarit, le Manitobain a continué de gravir les échelons, évoluant même au centre d’un trio complété par Max Pacioretty et Mark Stone plus tôt cette saison. Doté d’une anticipation et d’une vision du jeu exceptionnelles, Glass a toutes les qualités pour devenir un centre de premier trio apte à jouer dans toutes les situations, mais qui préfère distribuer le disque lorsqu’il en a la chance. Ça pourrait toutefois prendre un an ou deux avant qu’il prenne confiance en son jeu offensif dans la LNH.

2. Nicolas Hague – DG – 21 ans – Repêché en 2017 (2/34)

Après une dernière saison junior au cours de laquelle il avait marqué 35 buts (en tant que défenseur, on le rappelle!), Hague a réussi avec brio son saut chez les pros avec une saison de 32 points en 75 rencontres suivie de séries où il s’est démarqué avec 11 points en 22 matchs. On s’attendait à le voir poursuivre sa lente ascension vers la LNH ; ce fut donc toute une surprise lorsqu’il fut rappelé avec les Golden Knights pour s’y établir comme joueur régulier au sein de la brigade défensive. À 6pi6, Hague est très imposant et sait utiliser son physique tant pour dégager le devant du filet que pour appuyer son lancer frappé dévastateur. Future arme sur l’avantage numérique, il a tous les atouts pour être un défenseur sur un top 4 pendant de longues années.

3. Peyton Krebs – C – 18 ans – Repêché en 2019 (1/17)

Bien des choses ont été dites sur Cole Caufield et sa sélection par les Canadiens au 15e rang, mais Krebs était aussi déjà vu comme un vol ayant glissé jusqu’au 17e échelon en raison d’une grave blessure au tendon d’Achille subie après sa saison junior. Tout récemment rétabli, il ne semble pas avoir tout à fait repris le rythme, mais il est encore trop tôt pour dire que ça ne viendra pas. Très rapide et capable de créer beaucoup offensivement, il est aussi excellent en échec avant et en repli défensif, si bien qu’il serait surprenant de ne pas le voir atteindre la LNH, même si la blessure l’a un peu ralenti.

4. Jack Dugan – AG/AD – 21 ans – Repêché en 2017 (5/142)

Illustre inconnu même une saison après sa sélection au 5e tour, Dugan a pris d’assaut le circuit universitaire américain depuis deux ans avec des saisons de 39 points en 41 rencontres, puis de 33 en 17 matchs (en cours). Il occupe actuellement le premier rang des pointeurs au pays avec une avance de 6 points! Gros attaquant qui patine très bien, Dugan est un fabricant de jeu hors pairs et aime apporter un élément physique à son jeu. On aimerait le voir s’améliorer en tant que marqueur, mais il fait tout le reste très bien et apparaît être un vol pour les Knights à ce point-ci.

5. Pavel Dorofeyev – AG – 19 ans – Repêché en 2019 (3/79)

L’un des joueurs les plus polarisant de la cuvée 2019, Dorofeyev a finalement déçu ceux qui le voyaient au premier tour, mais pourrait être un vol pour les Golden Knights. Attaquant ultra talentueux, le Russe pourrait se faire connaitre du grand public lors du prochain Championnat mondial de hockey junior alors qu’il figure comme tête d’affiche de sa formation. Plutôt frêle, il est encore possiblement loin de la LNH, mais son ardeur au travail et sa conscience défensive sont avancées pour un jeune de son âge, surtout par rapport à ses comparses russes, souvent plus unidimensionnels.

6. Lucas Elvenes – C/AD – 20 ans – Repêché en 2017 (5/127)

Décidémment, la cinquième ronde du repêchage 2017 a été remplie d’histoire à succès pour les Golden Knights alors qu’Elvenes a représenté une autre très belle prise pour la formation du Nevada. Après une superbe saison en Suède suivie d’une plus décevante, le jeune Suédois est de retour au sommet avec une magnifique campagne recrue dans la Ligue américaine. Il a en effet amassé 28 points en 29 rencontres jusqu’ici, un sommet chez les recrues du circuit, démontrant au passage des qualités de passeur exceptionnelles. Très agile et capable d’être dominant en avantage numérique, il pourrait être l’un des prochains jeunes promus à Las Vegas.

7. Kaedan Korczak – DD – 18 ans – Repêché en 2019 (2/41)

Initialement repêché pour son jeu défensif fiable, Korczak est en train de démontrer qu’il possède aussi de bonnes aptitudes offensives avec 27 points en 31 rencontres jusqu’ici avec la fabrique de défenseurs que sont les Rockets de Kelowna. Très mobile et intelligent, l’arrière de 6pi2 n’est pas un joueur flamboyant, mais il réalise les jeux sûrs avec une constance désarmante. Le fait qu’il appuie maintenant davantage l’attaque sans compromettre l’efficacité son jeu défensif lui donne un potentiel d’atteindre un top 4 d’ici quelques années et potentiellement un rôle important au sein d’une équipe en tant que défenseur droitier dans la LNH, toujours un atout recherché.

8. Nicolas Roy – C – 22 ans – Acquis via transaction des Hurricanes en 2019

Ancien premier choix au total dans la LHJMQ, Roy n’atteindra probablement jamais les sommets alors attendus pour lui, mais il a tous les atouts pour devenir un joueur utile dans la LNH. À 6pi4 et plus de 210 livres, le Québécois excelle le long des rampes et est très efficace dans son territoire et sur les mises en jeu. Son jeu offensif n’a toutefois jamais atteint son potentiel chez les professionnels et il se destine maintenant plutôt à un rôle de troisième centre efficace dans toutes les facettes sans toutefois dominer offensivement, faute notamment d’un meilleur coup de patin.

9. Jimmy Schuldt – DG – 24 ans – Signé comme agent libre universitaire en 2019

Longtemps épié par les recruteurs pendant sa belle carrière universitaire, Schuldt a finalement signé avec les Golden Knights au printemps dernier. Défenseur mobile efficace dans toutes les facettes, l’Américain a amassé un total de 73 points à ses deux dernières campagnes universitaires, laissant présager de bons débuts professionnels. Certains l’attendaient à Las Vegas, mais c’est finalement dans la Ligue américaine où il évolue cette saison. Doté d’un lancer foudroyant et d’un bon coup de patin en plus d’être capable de jouer physique, ce n’est sûrement qu’une question de temps avant qu’on le voit avec les Golden Knights.

10. Dylan Coghlan – DD – 21 ans – Signé comme joueur junior en 2018

Ignoré à deux reprises au repêchage de la LNH, Coghlan a finalement été récompensé pour son beau travail en janvier 2018. Défenseur mobile plutôt offensif, il a connu une belle carrière avant de réussir des débuts fulgurants dans la Ligue américaine, marquant 15 buts dès sa première saison. Doté d’un bon gabarit, il n’est pas particulièrement physique et doit encore travailler son jeu défensif, mais à elles seules, ses habiletés offensives pourraient l’amener dans la LNH, peut-être même comme spécialiste de l’avantage numérique, au besoin.

Malgré des débuts récents dans la LNH, les Golden Knights ont su bâtir une belle banque d’espoirs à pratiquement toutes les positions, principalement via le repêchage, mais aussi en étant ouverts à signer des joueurs de différents circuits. Maintenant établis comme puissance de la LNH avec plusieurs jeunes joueurs dans des rôles clés, cette pépinière de talent pourrait faire en sorte que l’équipe demeure au sommet pour de nombreuses années… aussi longtemps que Marc-André Fleury le leur permettra, à vrai dire!

 

Série espoirs – Maple Leafs : un rôle important attend leurs espoirs

Série espoirs – Maple Leafs : un rôle important attend leurs espoirs

Les Maple Leafs de Toronto ont réussi à retrouver le chemin des séries éliminatoires en 2017, mais ils n’ont toujours pas gagné une ronde depuis 2004. Pour briser leur guigne, ils ont pris les grands moyens. D’abord, ils ont signé à fort prix John Tavares sur le marché des joueurs autonomes et ont octroyé à leurs deux vedettes offensives Auston Matthews et Mitchell Marner des contrats mirobolants. En cette réalité du plafond salarial, les Maple Leafs devront donc complémenter ce coûteux noyau à l’aide des jeunes joueurs qu’ils recrutent, d’où l’importance de garder un pipeline de bons espoirs. Autrement, le manque de profondeur fera crouler les Leafs qui pourront alors dire au revoir à leurs chances de se rendre loin en séries.

1. Rasmus Sandin – DG – 19 ans – Repêché en 2018 (1/29)

Le jeune défenseur suédois qui possède un nom à ne pas confondre avec le nom de l’ancien capitaine des Maple Leafs a surpris bien des gens cette année, Mike Babcock le premier, lors du camp d’entraînement. Rasmus Sandin a pu se tailler une place dans la défensive des Leafs, avant d’être rétrogradé chez les Marlies. Ce défenseur montre déjà un jeu complet qui reste à peaufiner mais il est certain qu’il reviendra sur la grande scène très prochainement. À sa première saison en Amérique, Sandin a été la pierre angulaire des Greyhounds de Sault-Sainte-Marie avec 45 points en 51 matchs. L’année suivante, il a joué 44 matchs avec les Marlies, enregistrant 28 points et a encore été meilleur en séries avec 10 points en 13 rencontres. Après une saison de peaufinage avec les Marlies, Sandin reviendra vraisemblablement à Toronto en 2020, avec une place sur le top 4 dans leur brigade.

2. Timothy Liljegren – DD – 20 ans – Repêché en 2017 (1/17)

Timothy Liljegren était pressenti pour être le quart-arrière de l’avenir lorsque les Leafs l’ont sélectionné, il y a deux ans. Bien que son avenir demeure prometteur, les attentes se sont modérées à son endroit et il demeure possible de le voir dans la LNH au sein d’une deuxième unité défensive, par exemple, tout en générant de l’attaque au sein de l’avantage numérique. Malgré des débuts modestes en Amérique (32 points en 87 rencontres), Liljegren  cumule les minutes avec les Marlies et connaît un départ intéressant cette saison avec cinq points en autant de rencontres. Si sa présente campagne se déroule bien, il risque de graduer en même temps que son compatriote Sandin. 

3. Jeremy Bracco – AD – 22 ans – Repêché en 2015 (2/61)

Jeremy Bracco est un dynamique petit ailier qui cogne aux portes de la grande ligue. Malheureusement pour lui, un embouteillage persiste sur les deux premiers trios des Maple Leafs. Il est un joueur créatif  doté d’une très bonne vision de jeu. Si Kyle Dubas décide d’échanger un joueur de la trempe de Kasperi Kapanen ou Andreas Johnsson, le jeune Bracco pourrait bien venir en renfort. Il a connu l’année de sa carrière en 2019, avec une récolte de 79 points en 75 parties avec les Marlies. Bracco demeure un joueur à risque, défensivement parlant, et a obtenu la majorité de ses points avec l’avantage d’un homme: 31 de ses 57 passes ont été amassées dans de telles conditions. 

4. Nicholas Robertson – AG – 18 ans – Repêché en 2019 (2/53)

Jolie acquisition des Maple Leafs en deuxième ronde du repêchage de cette année. Nick Robertson est un joueur qui peut jouer tant à l’aile qu’au centre, même s’il évolue actuellement à gauche. L’Américain d’origine qui évolue actuellement avec les Petes de Peterborough dans la ligue junior ontarienne fait flèche de tout bois avec 20 points, dont 12 buts en 11 matchs seulement. En plus d’afficher un talent offensif intéressant, Robertson se démarque par sa combativité en échec-avant, ce qui fait de lui un espoir bien en vue à Toronto. 

5. Ilya Mikheyev – AD – 25 ans – Signé comme agent libre (KHL)

L’ancien protégé de Bob Hartley dans la KHL a été le meilleur joueur de l’Avangard d’Omsk l’an dernier. Il était pressenti pour prolonger sa carrière professionnelle en Amérique à Montréal ou à Toronto, mais c’est finalement la formation ontarienne qui l’a signé.  En quatre saisons dans la KHL, Mikheyev a montré une progression constante et se sied très bien avec les Maple Leafs, alors qu’il a déjà amassé sept points en neuf matchs. Oui, il est relativement vieux, mais Mikheyev est exactement le genre d’acquisition que doit faire Kyle Dubas pour garder son club compétitif.

6. Trevor Moore – AG – 24 ans – Signé comme joueur universitaire en 2016

Trevor Moore est une autre belle découverte des Leafs. L’attaquant a fait ses classes à l’Université de Denver là où il a marqué 88 points en tout lors de ses deux dernières saisons là-bas. Il joue maintenant avec les Maple Leafs, au sein du troisième trio, après deux ans et demi d’apprentissage avec les Marlies. Moore est  un petit couteau suisse pour Mike Babcock, alors qu’il peut vraiment tout faire sur la glace. Il est utilisé dans toutes les conditions par son entraîneur. À seulement 775 000 dollars, le rôle de Moore pourrait être appelé à augmenter si sa progression se poursuit et si les Leafs se retrouvent dans une impasse salariale. 

7. Joseph Woll – G – 21 ans – Repêché en 2016 (3/62)

Les Leafs ne sont pas reconnus pour bien traiter leurs jeunes gardiens de buts. Tuukka Rask? Échangé à Boston. Garret Sparks? Antoine Bibeau?  Délaissés respectivement à Vegas et San Jose. Évidemment, Frederik Andersen ne demeurera pas le gardien des Maple Leafs éternellement. Les deux prochains joueurs s’inscrivent dans une tentative des Leafs de bâtir aussi par l’arrière, devant le filet. Joseph Woll est un gardien de grande taille qui a évolué avec Boston College et qui a montré un rendement de 0.919 et de 2.41 buts encaissés par match l’an dernier. Il a signé son premier contrat professionnel et a blanchi l’adversaire à son premier match avec les Marlies, dans la Ligue Américaine. Son potentiel reste à confirmer et il aura le temps de s’adapter avec les Marlies. Sa constance est une de ses qualités, ce qui est déjà un atout s’il désire un jour atteindre la grande ligue.

8. Ian Scott – G – 20 ans – Repêché en 2017 (4/110)

Ian Scott est le second gardien, repêché un an après Joseph Woll.  L’an dernier, il a été choisi comme meilleur gardien de la ligue junior de l’ouest, lui qui a présenté des statistiques effarantes de 1.83 buts encaissés par match et un taux d’efficacité de 0.932. Malheureusement, la belle histoire des Raiders de Prince-Albert s’est terminée après trois matchs dans le tournoi de la Coupe Memorial, durant lequel il n’a pas pu conserver un tel niveau de jeu. Il s’est aussi blessé avant l’entame de la présente saison. Résultat: Scott a été relégué dans la ECHL, là où il aura toutes les chances de se rétablir. Scott est un joueur athlétique et vif. À seulement 20 ans, il a encore le temps de s’affirmer comme un probable gardien partant à Toronto. 

9. Mikko Kokkonen – DG – 18 ans – Repêché en 2019 (3/84)

Mikko Kokkonen a été un choix judicieux en fin de troisième ronde, au dernier repêchage. Sans tambour ni trompette, le défenseur finlandais s’assure de bien jouer défensivement grâce à son positionnement dans son propre territoire. Même s’il n’a pas de qualités offensives flagrantes, il possède un bon tir et une bonne vision du déploiement du jeu tant à égalité numérique qu’avec l’avantage d’un homme. Il s’agit d’un projet intéressant pour les Leafs. Il s’est blessé récemment et n’a pu jouer que quatre matchs avec Jukurit jusqu’à présent.

10. Dmytro Timashov – AG – 23 ans – Repêché en 2015 (5/125)

Le seul joueur ukrainien évoluant actuellement dans la LNH est un ailier offensif qui s’est fait découvrir avec les Remparts de Québec lorsqu’il s’est amené dans la Belle Province en 2014.  À sa première campagne en Amérique, Timashov a inscrit 90 points en 66 parties. Il demeure toutefois assez unidimensionnel et la transposition de son jeu dans la LNH demeurait encore un point d’interrogation. Le petit ailier a gravi les échelons et, après trois saisons dans la LAH, Timashov a finalement et sa chance avec les Leafs cette année. Il se sert de ses capacités en possession de rondelle et de son agilité à bon escient et revendique déjà quatre points en six matchs disputés. 

Maintenant que les Maple Leafs connaissent des succès en saison régulière, ils n’ont plus l’opportunité de repêcher des joueurs surdoués comme les Nazem Kadri, William Nylander, Auston Matthews et Mitchell Marner et devront inévitablement se débrouiller avec des joueurs dont le potentiel n’est pas autant établi. Jusqu’à présent, quelques-uns de leurs choix pourraient avoir la chance de se distinguer dans la grande ligue, mais encore faut-il que les Leafs arrivent à négocier les contraintes salariales. D’ici là, la ligne sera mince entre une chance réelle de gagner la Coupe Stanley et une autre élimination hâtive des séries.