Le mois de janvier est synonyme de renouveau et plusieurs espoirs du Tricolore ont justement saisi l’occasion de relancer leur saison ou même, dans le cas d’un espoir en particulier, sa carrière. 

De retour du Championnat mondial de hockey junior, les hockeyeurs junior de partout amorcent le dernier droit vers les séries éliminatoires de leur ligue respective. Les exploits des espoirs des Canadiens sur le plan international ont fait coulé beaucoup d’encre, surtout quand on parle de Cayden Primeau, Alexander Romanov et Ryan Poehling. Néanmoins, le présent article se concentre davantage sur les prouesses des prospects dans leur ligue habituelle, ce qui explique leur absence de ce top 5. Celui-ci est tout de même très bien garni avec cinq attaquants qui se sont démarqués en janvier.

Allan McShane – Generals d’Oshawa (OHL)
Après un début tranquille (13-11-24 en 30 matchs), le choix de quatrième tour des Canadiens a pris le mois de janvier d’assaut après avoir été promu centre du premier trio aux côtés de Serron Noel (FLA) et Anthony Salinitri (PHI). Ses performances, qui incluent une séquence de quatre matchs au cours desquels il a amassé un total de 11 points, lui ont permis de récolter 7 buts et 12 aides, pour 19 points, en 12 rencontres, moussant sa fiche totale à 43 points en 42 rencontres cette saison. Plus intéressant encore, il fait davantage confiance à son excellent tir des poignets, ce qui fait en sorte qu’il a déjà atteint la marque des 20 buts, alors qu’il avait eu besoin de 67 matchs pour atteindre cette marque la saison dernière. Si la tendance se maintient, il pourrait bien fracasser sa marque de 65 points obtenus en 2017-2018, gravissant au passage les échelons du classement des meilleurs espoirs du Tricolore.


Joni Ikonen – KalPa (SM-Liiga)
Choisi au deuxième tour en 2017 après une belle saison junior en Suède, Ikonen ne l’a pas eu facile depuis. Une saison ordinaire en ligue élite de Finlande (4-10-14 en 52 matchs); une prestation sans lustre lors de l’humiliation des siens au Championnat du monde junior de 2018 (1-1-2 en 5 matchs); et enfin, une terrible blessure au genou droit qui l’a forcé au repos du 28 mai 2018 à tout récemment. Revenu à l’action le 19 janvier dernier, Ikonen n’a pas mis de temps à faire sa place à KalPa, passant plus de 17 minutes sur la patinoire en moyenne et marquant trois buts à ses cinq premiers matchs. Deux de ses buts sont venus de tirs du poignet précis tandis que l’autre (ci-dessous) a conclu une belle poussée offensive. Le jeune Finlandais est un espoir parfois oublié dans la banque du CH, mais son retour en force après une aussi longue absence est la preuve qu’il possède des aptitudes offensives qui justifient que l’on continue de suivre sa progression de près.

 

Joël Teasdale – Huskies de Rouyn-Noranda (LHJMQ)
Teasdale se dirigeait déjà vers sa meilleure saison en carrière quand il a été échangé aux Huskies au début du mois, mais il a carrément explosé avec sa nouvelle équipe. Dès son arrivée en Abitibi, il a aligné neuf matchs de suite avec au moins un point, cumulant huit buts et neuf aides au cours de cette séquence. Blanchi avant et après cette période, c’est tout de même un impressionnant total de 17 points en 11 rencontres qu’a obtenu Teasdale, affichant au passage une fiche de +15. Certes, une partie de ses succès peut être attribuée au fait d’évoluer pour la deuxième meilleure équipe au pays, mais comme il l’a toujours fait jusqu’ici dans sa carrière, Teasdale a saisi l’opportunité qui lui a été présentée et fait le mieux qu’il peut avec celle-ci. En l’espace de quelques mois, il a su passer d’un espoir marginal à un jeune qui a une chance légitime d’atteindre la LNH, potentiellement dans un rôle complémentaire.


Daniel Audette – Rocket de Laval (AHL)
Après un début de saison plus qu’ordinaire, le Rocket s’est replacé en janvier avec une fiche de 6-3-2 qui lui a permis de revenir dans la course aux séries éliminatoires. L’un des grands artisans de cette remontée a sans contredit été le Québécois Daniel Audette, auteur de 5 buts et 9 aides, pour 14 points, en 11 rencontres. Le comparatif entre son mois de janvier et le reste de la saison est par ailleurs fulgurant, alors qu’il n’avait pu faire mieux qu’une fiche de 3-10-13 en 29 rencontres avant l’arrivée de 2019. Un diminutif attaquant offensif, Audette ne sera possiblement jamais un joueur régulier dans la LNH, mais il est tout de même en voie de connaitre (et de loin) sa meilleure saison dans la Ligue américaine, après des récoltes de 30 et de 29 points. Spécialiste de l’avantage numérique, où il a récolté plus de la moitié de ses points cette saison (14 sur 27), le choix de cinquième tour de Montréal en 2014 peut toujours s’accrocher à l’espoir de jouer un tel rôle dans la LNH un jour. Autrement, il a tout de même le potentiel de devenir dominant dans cette facette aux niveaux inférieurs.

 

Jack Gorniak – Badgers du Wisconsin (NCAA)
L’Américain de 19 ans est loin d’être l’espoir le plus connu, ou le plus prometteur, du CH, mais il faut tout de même souligner sa performance encourageante en janvier. Le choix de 4e tour du Tricolore au dernier repêchage a doublé sa production sur la saison en récoltant un but et quatre aides, pour cinq points, en six rencontres. Il avait auparavant pris 18 matchs pour arriver à une telle récolte. Évoluant maintenant sur le premier trio des Badgers avec Seamus Malone et Will Johnson, l’ailier gauche de 5’11″ et 176 livres en est à une première saison dans les rangs universitaires après avoir été capitaine au secondaire lors de ses deux dernières saisons au Wisconsin. Bien qu’il ait été ignoré à sa première année d’éligibilité au repêchage, Gorniak a l’avantage d’être né le 15 septembre, la dernière journée d’admissibilité à un encan. Cela fait en sorte qu’il n’est en fait qu’un jour plus jeune que certains joueurs repêchés en juin dernier, à leur première année d’éligibilité.