En fantasy football, un ailier rapproché de premier plan est utile, mais jamais essentiel à vos succès. Une chose qui peut vous faire mal toutefois, c’est de prendre un « tight end » trop rapidement, au détriment d’une autre position alors que vous auriez finalement pu attendre plus tard pour obtenir des performances similaires.

Afin de vous éviter cette fâcheuse situation, voici trois ailiers rapprochés pour lesquels vous devrez bien réfléchir avant de les sélectionner au rang où ils sont actuellement choisis par la communauté fantasy en moyenne!

Greg Olsen – CAR – 51,9 (4e)

Initialement, l’arrivée de Norv Turner à la tête de l’offensive des Panthers m’a fait me réjouir pour les perspectives fantasy du vétéran Greg Olsen, régulier parmi les meilleurs à sa position depuis de nombreuses années, mais blessé gravement l’an dernier. Réputé pour ses habiletés à utiliser les ailiers rapprochés (parlez-en à Antonio Gates!), je croyais alors qu’Olsen pourrait rebondir de belle façon avec Turner. La vérité toutefois, c’est que ça ne sera pas du tout facile pour le joueur de 33 ans, qui devra maintenant rivaliser avec l’électrique Christian McCaffrey, le choix de premier tour D.J. Moore, le spécialiste des longs jeux Torrey Smith en plus du meilleur receveur de l’équipe l’an dernier Devin Funchess. Au sein d’une attaque dirigée par Cam Newton, ça fait beaucoup de bouches à nourrir. Une autre inquiétude pour moi? À ses 17 derniers matchs, Olsen a capté 58 passes sur 107 tentées vers lui (54%) pour des gains ordinaires de 654 verges et seulement deux touchés. Il n’a d’ailleurs franchi la barre des 60 verges dans un match qu’à trois occasions au cours de cette séquence. Ces statistiques sont certainement respectables, mais pas pour un ailier rapproché classé quatrième à sa position!

Evan Engram – NYG – 68,0 (7e)

Engram est un athlète exceptionnel, mais ses mains ne sont vraiment pas l’une de ses forces. Ses 11 passes échappées en 2017 le classent parmi les meneurs à ce chapitre dans la NFL. Néanmoins, Engram a mené les Giants avec six touchés. Ça ne risque pas d’arriver cette année alors qu’Odell Beckham Jr. sera de retour et que Saquon Barkley sera maintenant dans le champ-arrière. En fait, en 2017, les Giants n’ont marqué que six touchés au sol dont seulement trois de l’intérieur de la ligne de 10. Avec Barkley, une ligne offensive améliorée en plus de l’acquisition du vétéran Jonathan Stewart, à lui seul auteur de six touchés de moins de dix verges, Engram ne sera tout simplement plus l’option principale, voire unique, dans la zone payante. Certes, on peut s’attendre à une bonne saison de sa part au sein d’un excellent trio de jeunes receveurs avec OBJ et Sterling Shepard, mais certains classent le joueur de deuxième année aussi haut que le quatrième rang à sa position. De telles attentes ne peuvent que mener à des déceptions.

David Njoku – 111,9 (12e)

À sa saison recrue, le choix de premier tour des Browns (29e) a été bien tranquille, terminant l’année avec 32 passes captées sur 60 tentatives (53%) pour 386 verges et quatre touchés. Ses contraintes comme bloqueur l’ont limité à seulement quatre rencontres où il a joué plus de 55% des jeux offensifs des Browns, pour un sommet de 61%, même lorsque l’équipe était éliminée de la course aux séries depuis belle lurette. L’arrivée de Jarvis Landry et le retour de Josh Gordon pourraient limiter les opportunités de voir beaucoup de ballons, faisant en sorte que Njoku pourrait à nouveau être dépendant des présences de l’équipe dans la zone payante pour être ciblé. Même avec une utilisation aussi limitée, il a mené tous les receveurs de l’équipe avec dix passes tentées vers lui depuis l’intérieur de la ligne de 20 adverse, l’an dernier. Même en tenant compte d’une certaine amélioration naturelle, le chemin de Njoku vers le succès passe par les touchés et ceux-ci étant très difficiles à prédire, il demeure un pari risqué semaine après semaine. Ses meilleurs jours vous rapporteront beaucoup, deux touchés par exemple, tandis que ses pires pourraient l’amener régulièrement sous les cinq points; pas exactement une cadence souhaitée pour un ailier rapproché repêché comme partant dans la plupart des ligues!