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(Suite des rangs 1 à 10)

11.     Dolphins – Josh Rosen – QB – UCLA
Un tel scénario dans le top 10 serait une catastrophe pour les Dolphins, qui espèrent certainement pouvoir mettre la main sur l’un des deux meilleurs secondeurs ou maraudeurs de la cuvée 2018. Les échanges qui surviendront assurément devraient leur permettre de repêcher l’un de ces joueurs, mais s’ils devaient aboutir ailleurs, je suis certain qu’ils seraient très intrigués par la perspective d’ajouter un jeune quart comme Josh Rosen à leur équipe. Ryan Tannehill ne s’est jamais développé au niveau souhaité pour son rang de sélection et Rosen généralement perçu comme le quart le plus talentueux cette année, malgré des doutes sur sa personnalité et son leadership. Contrairement à certains analystes qui le font sortir du top 20, je ne vois pas Rosen glisser bien plus loin que le 11e rang, surtout considérant la possibilité d’un échange pour Miami.

12.     Bills (via Bengals) – Josh Allen – QB – Wyoming
Si Allen n’est pas choisi premier par les Browns, je n’ai pas de mal à le voir glisser aussi loin que le douzième rang, même si je ne pense pas que les Bills sélectionneront ici, jeudi soir. Ce n’est rien contre ses aptitudes, qui sont nombreuses, mais son manque de précision et ses statistiques ordinaires lorsque confronté à de bonnes équipes effraient plusieurs analystes. Certes, il a un bras puissant, canon même. Il a aussi de grandes mains et un gabarit très imposant en plus d’être décrit comme un excellent leader, mais s’il n’arrive pas à améliorer sa mécanique pour être plus précis, tout cela ne servira à rien. Dans un climat froid comme à Buffalo, je pense qu’il pourrait être un projet intéressant, mais Buffalo préférerait sûrement un quart à qui ils peuvent confier les rênes dès l’an un et ce n’est pas en restant au 12e rang qu’ils pourront en sélectionner un, à moins que Josh Rosen ne glisse jusqu’ici.

13.     Redskins – Vita Vea – DT – Washington
L’intérêt des Redskins à l’endroit de Vea est possiblement le secret le moins bien gardé à l’approche du repêchage 2018. Pire équipe de la ligue contre le jeu au sol en 2017, Washington adorerait ajouter un joueur du talent de Vea à leur ligne défensive. À 6’4″ et près de 350 livres, le plaqueur défensif est un véritable monstre qui excelle à ancrer le point d’attaque, le faisant souvent dans le champ arrière. Il est impossible à déplacer et, combiné à l’ailier défensif Jonathan Allen, pourrait former un duo extraordinaire pour les Skins, si Allen demeure en santé. À mon avis, Vea est un talent du top cinq cette année, mais sa position devrait le faire chuter hors du top 10, où les Redskins seront très heureux de le réclamer.

14.     Packers – Josh Jackson – CB – Iowa
Un autre secret mal gardé est le fait que les Packers choisiront un joueur de défense. Un chasseur de quarts et un demi de coin sont au sommet de la liste d’épicerie de l’équipe du Wisconsin et je les vois très bien choisir entre l’ailier défensif Harold Landry et le demi de coin Josh Jackson au 14e rang. Si Denzel Ward glisse un petit peu, il sera aussi fortement considéré, mais entre les deux, je crois que les Packers seraient particulièrement intéressés par le joueur d’Iowa qui, à 6’1″, cadre bien dans la philosophie de l’équipe de favoriser les demis de coin d’au moins 5’11″. Avec huit interceptions en 2017, Jackson a démontré d’excellentes capacités de couverture et les Packers seraient très heureux de l’ajouter à leur défensive qui manque de joueurs d’impact.

15.     Cardinals – Lamar Jackson – QB – Louisville
Au-delà du fait que Jackson est déjà habitué à jouer pour les Cardinals… ceux de Louisville bien sûr, je pense que le match est presque parfait avec l’équipe de l’Arizona. La troupe de Steve Wilks, un gourou de la défensive, a besoin d’un quart-arrière d’avenir parce que Sam Bradford et Mike Glennon ne sont clairement pas des solutions à long terme; le premier en raison de sa durabilité douteuse, le deuxième pour ses performances. Souvent comparé à Michael Vick, Jackson est tout simplement électrisant et, comparativement à beaucoup d’autres quarts de son style au fil des ans, il a déjà de l’expérience à évoluer dans un système offensif complexe. En trois saisons à Louisville, il a réussi 69 passes de touchés en plus d’ajouter 50 touchés au sol, le tout, en étant victime que de 27 interceptions. Il a même franchi les 1500 verges au sol à chacune de ses deux dernières années universitaires. Le nouveau coordonnateur offensif Mike McCoy est excellent avec les jeunes quarts et il avait déjà connu du succès avec Tim Tebow à Denver, après avoir développé un livre de jeu adapté au quart atypique. Je ne vois aucune raison pour laquelle il ne pourrait y arriver avec Jackson, un talent de loin supérieur au quart des Broncos à l’époque.

16.     Ravens – Mike McGlinchey – OT – Notre Dame
Je vois beaucoup de receveurs placés à ce choix dans les mock drafts, mais avec les ajouts des Crabtree, Snead et Brown, le besoin n’est pas aussi criant, du moins pas autant qu’à d’autres positions. Dans une rare année pauvre en plaqueurs offensifs, McGlinchey pourrait monter aussi haut que le 10e rang au total, mais s’il est encore disponible, je pense que les Ravens pourraient être très intéressés par le meilleur plaqueur de la cuvée 2018. À 6’8″, il a un gabarit idéal pour un plaqueur et beaucoup d’expérience, ayant complété ses cinq années universitaires (redshirt la première année) avant de se rendre éligible au repêchage, maintenant âgé de 24 ans. Certes, Baltimore mise sur Ronnie Stanley, un autre plaqueur de Notre Dame choisi au premier tour, en 2016, mais McGlinchey a aussi joué à droite au cours de sa carrière collégiale et formerait un solide duo pour les Ravens. Si Ozzie Newsome choisit d’aller vers l’offensive, surveillez le receveur Calvin Ridley; le DG a souvent été pigé du côté d’Alabama pour ses choix de premier tour.

17.     Chargers – Da’Ron Payne – DT – Alabama
Les Chargers misent sur plusieurs éléments très intéressants en défensive, mais l’une des faiblesses est le joueur qui sert de centre défensif entre les excellents Melvin Ingram et Joey Bosa. Los Angeles a accordé 4,9 verges par course en 2017, la pire moyenne de toute la ligue et l’ajout d’un joueur comme Payne sur la ligne défensive contribuerait grandement à améliorer cette statistique. Le gros plaqueur défensif occuperait aussi la ligne à l’attaque adverse, permettant aux chasseurs de quart des Chargers de se déchainer sur la pression. Los Angeles pourrait aussi regarder vers un secondeur, mais le besoin est plus criant sur la ligne défensive.

18.     Seahawks – Jaire Alexander – CB – Louisville
Ne parlant pas à nouveau avant le 120e choix, Seattle pourrait très bien échanger cette sélection afin de regagner un choix ou deux plus tard, mais dans un scénario sans échange, deux positions sont essentielles pour les Seahawks en première ronde. La ligne à l’attaque et les demis de coin. J’aime beaucoup Alexander à ce rang et, sans remplacer Richard Sherman, il formerait un solide duo avec Shaquill Griffin. Très rapide, comme le démontre son temps de 4,38 secondes sur le 40 verges, Alexander est aussi physique contre le jeu au sol et n’eût été de blessures, aurait sûrement pu rivaliser avec Denzel Ward pour le titre de meilleur demi de coin de la cuvée 2018.

19.     Cowboys – Courtland Sutton – WR – SMU
Bon, je sais, le choix est un peu trop facile ici, mais je pense qu’il fait beaucoup de sens. Les Cowboys ont plusieurs faiblesses en défensive, surtout dans le front défensif, mais après avoir libéré Dez Bryant, leur groupe de receveur est loin d’être spectaculaire. Est-ce qu’Allen Hurns est un véritable numéro 1? Cole Beasley est un bon demi inséré, mais il manque un receveur de l’autre côté du terrain. À 6’4″ et 220 livres, Sutton apporterait un élément différent à l’offensive des Cowboys. Excellent dans la zone payante, le jeune receveur doit encore travailler sur ses tracés de passe, mais ses aptitudes physiques sont indéniables. Ai-je aussi mentionné qu’il est natif de la région de Dallas et y a joué son football universitaire?

20.     Lions – Marcus Davenport – DE – UTSA
Marcus Davenport est sans aucun doute l’une des cartes cachées du repêchage 2018. Évoluant dans une division moins réputée, pour l’Université du Texas à San Antonio, l’ailier défensif est un monstre physiquement du haut de ses 6’7″ et 255 livres. Les joueurs de conférences inférieures sont toujours plus difficiles à classer et certains voient Davenport aussi haut que le 8e échelon, mais des joueurs plus sûrs ou au potentiel plus élevé m’apparaissent plus intéressants. Au 20e rang toutefois, les Lions se trouvent justement à avoir une lacune sur la ligne défensive, particulièrement chez leurs ailiers défensifs. L’ajout d’un projet comme Davenport serait donc tout indiqué pour le nouvel entraineur, Matt Patricia, qui voudra assurément améliorer un front défensif qui a été très inconstant en 2017.

21.     Bengals (via Bills) – Frank Ragnow – C/G – Arkansas
31e pour les verges au sol et dans la deuxième moitié des équipes de la ligue pour les sacs alloués, la ligne à l’attaque est le plus gros problème actuellement chez les Bengals. Jusqu’à tout récemment, je les voyais y aller pour Isaiah Wynn ou James Daniels ici, mais il semblerait que Frank Ragnow ait tout simplement pris toute la place dans les discussions à Cincinnati et qu’il serait maintenant leur cible numéro un. Ragnow (tout comme Daniels) serait un ajout exceptionnel au centre de la ligne, lui qui a la polyvalence pour jouer aux trois positions qui le composent. Ayant complété son parcours universitaire malgré ses 21 ans seulement, il représenterait un ajout formidable pour Joe Mixon et Andy Dalton, notamment étant donné qu’il excelle tant dans le jeu au sol qu’en protection de passe. Ragnow a de plus dominé le « combine » et il semblerait qu’il est prêt à jouer dans la NFL dès la semaine un.

Voir les choix 22-32