Dans un pool de hockey, il faut faire attention lorsque l’on sélectionne un joueur qui vient de connaître une saison recrue impressionnante. Les attentes deviennent un peu trop élevées parfois et ceux-ci risquent d’être choisis beaucoup trop tôt.

Ce ne sont pas tous les jeunes joueurs qui réussissent à poursuivre sur leur lancée de la saison recrue pour obtenir de meilleures statistiques. Notre équipe chez LesDépisteurs.com ont toutefois identifiés cinq joueurs qui vont résister à la fameuse guigne de la deuxième année et ils vous sont présentés aujourd’hui.

PIERRE-LUC DUBOIS
ColumbusCentre
Projection 2018-19 : 82 Parties – 24 buts – 34 passes – 58 points
Peu nombreux sont les fans qui voyait Pierre-Luc Dubois éclore de la sorte dès sa première saison. L’entraîneur John Tortorella adore son jeune joueur de centre au point qu’il en a fait le pivot du tout premier trio des Blue Jackets rapidement. Il a su produire offensivement tout en étant responsable défensivement et la chimie qu’il a développé avec Artemi Panarin laisse présager une belle progression en 2018-19. Fait à noter, Dubois évoluait principalement sur un trio composé de Josh Anderson et Nick Foligno lors du premier mois de sa carrière dans la LNH. Vers la mi-novembre, il est devenu le centre du premier trio et il a immédiatement démontré qu’il avait ce qu’il fallait pour prendre en main cette tâche. Il s’est aussi éventuellement retrouvé pour de bon sur la première vague de l’avantage numérique. Sa récolte de 43 points lors de ses 60 derniers matchs est impressionnante pour un premier centre de 19 ans. Le jeune québécois a d’ailleurs su terminé au 120e rang de la LNH pour les mises en échecs et si vous participez à un pool tenant compte de cette statistique, elle ne risque que de s’améliorer, lui qui a pris de l’expérience dans l’utilisation de son corps sur la patinoire.

NOLAN PATRICK
Philadelphie | 
Centre
Projection 2018-19 : 76 Parties – 19 buts – 30 passes – 49 points
L’une des qualités les plus impressionnante chez Nolan Patrick est définitivement son intelligence du jeu. Ce n’est pas le type de joueur que nous allons voir de multiples fois au cœur des jeux de la semaine mais il saura utiliser sa compréhension du jeu pour mettre des points sur le tableau tout en étant difficile à affronter lorsqu’il défendra le jeu. Lors de ses 32 premières parties dans la LNH, le jeune centre a été limité à une récolte de deux buts et six passes. C’est au cours de la deuxième moitié de la saison qu’il a pu établir un rythme intéressant en termes de production offensive. Sur les 41 dernières parties jouées, il a su cumulé 11 buts et 11 passes à sa fiche, se retrouvant notamment au centre du deuxième trio en compagnie de Jakub Voracek. Avec le retour de James van Riemsdyk à Philadelphie, la deuxième unité sera très dangereuse à cinq contre cinq. Au niveau de son utilisation sur l’avantage numérique, Patrick devrait jouer entre une minute 30 secondes et deux  minutes sur la deuxième unité en compagnie de joueurs comme Travis Konecny, James van Riemsdyk, Jordan Weal, Oskar Lindblom et Ivan Provorov. Une chose à surveiller au cours de sa carrière sera sa capacité à demeurer en santé, lui qui a déjà l’habitude de manquer des matchs à chaque saison.

VINCE DUNN
St-Louis | 
Défenseur
Projection 2018-19 : 78 Parties – 7 buts – 27 passes – 34 points
Un joueur qui était méconnu de certains poolers bien qu’il ne le devrait pas. Le défenseur Vince Dunn a connu une excellente première saison dans la LNH, récoltant 24 points en 75 parties. Bien que ce nombre de points peut sembler minimes pour certaines personnes, il faut garder de vue sa performance en deuxième moitié de campagne alors qu’il a terminé avec deux buts et 15 passes en 36 parties. Pour ceux qui le connaissent un peu moins, Dunn est un patineur mobile et très confortable en possession du disque. Il a une bonne lecture du jeu et est excellent en relance mais aussi pour servir de brillantes passes à ses coéquipiers en attaque. Il faut rappelé qu’à sa première saison chez les professionnels dans la Ligue américaine, le choix de deuxième ronde des Blues en 2015 avait réussi 45 points en 72 parties, dont 13 filets. Cette saison, il faut s’attendre au même genre d’utilisation en avantage numérique qu’il a eu droit en 2017-18, soit une moyenne autour des deux minutes par rencontre sur la deuxième vague. À noter aussi qu’il avait profité de la blessure de Jay Bouwmeester dans le dernier droit de la saison pour se faufiler sur le top 4 et obtenir une moyenne de temps de jeu de 19 minutes par match, évoluant principalement avec Colton Parayko mais obtenant aussi quelques opportunités avec Alex Pietrangelo.

ALEX DEBRINCAT
Chicago | 
Ailier droit
Projection 2018-19 : 82 Parties – 33 buts – 28 passes – 61 points
Ceux qui doutaient de la capacité d’Alex DeBrincat à s’acclimater à la LNH, en raison notamment de ses 5pi7, ont eu l’occasion de ravaler leur paroles beaucoup plus tôt qu’ils ne l’auraient cru. Pourtant, le jeune ailier avait clairement démontré que sa production ne dépendait pas seulement de la qualité de ses coéquipiers au niveau junior. Il possède un tir précis et vif en plus d’avoir un excellent contrôle de la rondelle. Sans aucun doute, il est l’espoir des Blackhawks le plus talentueux sur le plan offensif depuis leur sélection de Patrick Kane en 2007. 52 points en tant que recrue c’est très bon, et ce l’est encore plus avec une utilisation sous les 15 minutes. Le jeune s’est contenté d’un rôle sur la deuxième unité de l’avantage numérique, la plupart du temps avec Jonathan Toews qui a été aussi son centre à cinq contre cinq pour environ le quart de l’année. Il a toutes les habiletés pour épauler Kane sur le plan offensif et si les deux peuvent évoluer ensemble sur l’avantage numérique, des flammèches seront à prévoir. La projection de son développement nous laisse croire qu’il est réaliste de le voir flirter avec les 70 points d’ici trois saisons. DeBrincat offrira plusieurs saisons de 30 buts et plus tout au long de sa carrière.

SAMUEL GIRARD
Colorado | 
Défenseur
Projection 2018-19 : 75 Parties – 5 buts – 27 passes – 32 points
Samuel Girard est un autre joueur qui a su démontrer qu’il allait réussir à performer dans la LNH malgré sa petite taille, soit 5pi10 et environ 165lb. Un joueur très dynamique en possession de rondelle et un habile patineur, il possède toutes les qualités requises pour devenir, un jour, le quart-arrière de l’Avalanche en supériorité numérique. À court terme, il ne délogera pas Tyson Barrie de la première vague de cette facette du jeu mais il sera assurément un joueur très utile à la deuxième unité, lui qui risque d’y alterner avec Erik Johnson. Avec un bon camp d’entraînement cet automne, il est très possible qu’il puisse se retrouver à la gauche de Johnson à égalité numérique dans ce qui serait une très belle paire défensive équilibrée. Auteur de 24 points à 19 ans dans la LNH, il faut s’attendre à le voir un jour obtenir des récoltes annuelles au-dessus des 40 points. Il représente très bien cette nouvelle génération de défenseurs mobiles qui sont être capable de générer d’excellentes chances de marquer.

MENTIONS HONORABLES : Nico Hischier (NJ), Charlie McAvoy (BOS), Victor Mete (MTL)