INFORMATIONS

Date de naissance : 2 juin 1996

Lieu de naissance : Toronto, ON, Canada

Position : Centre

Grandeur: 6pi

Poids: 185 lb

Lance: Droite

Repêché: 2014 Ronde 7, 207e au total, Montréal

Droits LNH: Montréal

PROJECTION

Potentiel d’atteindre la LNH
B
Potentiel de production
35-45 points

Un attaquant fiable dans les deux sens de la patinoire avec une excellente lecture du jeu

STATISTIQUES

VIDÉOS

NOTES SUR LE JOUEUR

13 février 2019, Alexandre Gaucher
Un projet qui devient de plus en plus intéressant pour les Canadiens. Jake Evans a connu un parcours universitaire remarquable et sa transition chez les professionnels se déroule très bien. Il faudra continuer d’être patient avant de le voir évoluer à Montréal, mais l’attente pourrait bien en vouloir la peine alors qu’il se développe comme un centre très complet. Il démontre par ses prises de décisions toute la compréhension du jeu qu’il possède, continuant d’améliorer cet aspect autant sur le plan offensif que défensif. Il est excellent aussi en tant que fabricant de jeu, démontrant cette qualité notamment sur l’avantage numérique du Rocket cette saison alors qu’il génère de bonnes chances de marquer avec ses passes. En devenant plus fort physiquement et en améliorant quelque peu son coup de patin, Evans a le profil d’un joueur qui pourrait se présenter un jour sur le troisième ou quatrième trio des Canadiens en s’acquittant brillamment des missions défensives qui lui seront présentées. 

9 avril 2018, Mathieu Lavigne
Ayant tout juste terminé sa carrière sur une défaite au Championnat national universitaire américain, l’espoir des Canadiens, Jake Evans, n’aura pas mis de temps à apposer sa signature au bas d’un contrat avec le Tricolore, mettant rapidement fin à toute rumeur à l’effet qu’il souhaiterait tester ses options, comme l’ont fait les Jimmy Vesey, Will Butcher et Justin Schultz au cours des dernières années. En signant un contrat d’entrée standard (deux saisons) avec Montréal, Evans a prouvé que ses paroles n’étaient pas que du vent, lui qui avait affirmé tout au long de la saison avoir l’intention de s’entendre avec l’équipe qui l’avait repêché au 207e rang de l’encan 2014. Sa carrière universitaire désormais terminée après quatre années, le centre droitier de 21 ans amorcera son parcours professionnel l’automne prochain avec le Rocket de Laval ou peut-être même à Montréal, qui sait? Le présent article se veut donc un avant-goût visant à vous faire connaitre cet espoir des Canadiens qui n’a cessé de progresser depuis sa sélection il y a quatre ans.

Évoluant alors avec les Buzzers de St.Michael’s de la Ligue junior de l’Ontario (OJHL), Evans avait choisi ce parcours afin de pouvoir évoluer aux États-Unis au niveau collégial, à l’université Notre Dame, plus précisémment. Lors de sa sélection en juin 2014, on disait d’Evans qu’il était un joueur intelligent capable d’un jeu défensif efficace, mais limité offensivement, particulièrement au niveau de son lancer. On le décrivait aussi déjà comme un bon fabriquant de jeu. Après une saison recrue de sept buts et dix aides en quarante-sept matchs, les statistiques d’Evans n’ont cessé de s’améliorer de sa saison en saison, alors qu’il a réalisé des nouveaux sommets pour les buts, les aides et les points à chaque saison (exception faite des buts cette année). En excluant sa saison recrue où il jouait un rôle moins important au sein de son équipe, il a terminé sa carrière universitaire avec 34 buts et 87 aides pour 121 points en 117 rencontres, des statistiques incroyables pour un choix de septième ronde. Nommé capitaine des Fighting Irish au début de la saison 2017-2018, Evans a connu une campagne exceptionnelle, étant même choisi parmi les dix finalistes au trophée Hobey Baker, remis au meilleur joueur collégial au pays. Ses 13 buts sont un total raisonnable, mais c’est vraiment au niveau des mentions d’aide qu’il a à nouveau su se démarquer, en récoltant 33, le cinquième plus au total en première division.

À tout juste six pieds et 190 livres, il ne mise pas sur une gabarit imposant, mais il a d’autres atouts. En effet, sa vision du jeu et son anticipation font de lui un redoutable fabriquant de jeu. Dans le premier extrait (#18), en plus du talent requis pour réaliser sa passe, il démontre une belle anticipation en sachant son coéquipier en position dans l’enclave. Dans le second, c’est sa patience qu’on peut voir alors qu’il manoeuvre bien avant de trouver l’ouverture pour rejoindre son coéquipier en position de marquer. Régulier sur l’unité d’infériorité numérique, deux des treize buts d’Evans ont été marqué en de pareilles circonstances, incluant celui ci-dessous, où il démontre une belle accélération pour s’échapper. Trois autres de ses buts ont été marqués avec l’avantage d’un homme, mais la statistique la plus impressionnante pour Evans à mon avis est à quel point il a été « clutch », qu’il a élevé son niveau de jeu lorsque c’était le plus important. Ses cinq buts gagnants (38% de ses buts totaux) en sont une belle preuve, tout comme ses performances exemplaires en fin de saison alors qu’il a conclu l’année avec une récolte de treize points en huit rencontres, incluant huit en sept parties éliminatoires. Cette qualité a été particulièrement en évidence lors de la demi-finale nationale face à l’Université du Michigan. Evans a alors récolté une aide et marqué deux buts très importants. Il a d’abord nivelé la marque à deux buts partout en deuxième période en gagnant proprement une mise en jeu avant de bien se positionner pour décocher un bon lancer sur réception de l’enclave. Puis, alors que le match semblait se diriger en prolongation, il a fourni un bel effort afin de remporter sa bataille contre l’espoir Quinn Hughes pour donner la victoire aux Fighting Irish avec moins de quatre secondes à jouer au troisième vingt.

Centre droitier, on peut croire qu’Evans avait initialement été sélectionné avec en tête de le voir devenir un bon joueur de troisième ou quatrième trio, mais ses performances offensives et sa progression tout au long de son parcours universitaire permettent d’espérer davantage de sa part. Leader naturel et travailleur acharné, sa vision du jeu et ses habiletés de passeur combinées à son jeu défensif efficace font de lui un candidat intéressant à un poste de centre à Montréal, une position notoirement faible chez les Canadiens. Il sera certainement un atout pour le Rocket à Laval l’an prochain, mais à moins d’une grosse signature, je ne serais pas du tout surpris de le voir amorcer la saison avec le grand club, au centre de l’un des trois premiers trios.