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En tant que fils d’ancien joueur de la LNH, certains espoirs bénéficient des gènes favorables du paternel, mais doivent aussi composer avec les attentes portées sur eux quand on les compare avec leur père. On le voit avec Brady Tkachuk, mais celui-ci n’est pas le seul prospect Américain à devoir négocier avec cette pression. C’est aussi le cas de Mattias Samuelsson, dont le père Kjell a joué plus de 800 matchs dans la LNH. 

Date de naissance : 2000-03-14
Lieu de naissance : Voorhees, New Jersey
Taille : 6pi4
Poids : 218 lb
Lancer : Gauche
Position : Défenseur
Équipe : Équipe nationale de développement des États-Unis, USHL
Classement : 21e patineur en Amérique du Nord – Centrale de recrutement de la LNH 

Tout comme son père, Mattias est avant tout un arrière défensif, mais il a les atouts pour connaitre une carrière supérieure à celle de son paternel. Le jeu offensif du jeune défenseur a beaucoup progressé dans la dernière année alors qu’il est passé d’une récolte de 14 points en 37 matchs au sein de l’équipe nationale U17 l’an dernier à une récolte de 31 points en 58 parties cette année, le deuxième meilleur total de sa formation, derrière Bode Wilde. Nommé capitaine de la formation des moins de 18 ans au Championnat mondial U18, Samuelsson a mené son équipe à une médaille d’argent, récoltant un but et une aide en sept matchs disputés pendant le tournoi. Au-delà de ces chiffres, son jeu défensif lui a valu d’être nommé l’un des trois meilleurs joueurs de l’équipe américaine aux côtés d’Oliver Wahlstrom et Joel Farabee, deux vedettes offensives du club. L’an prochain, Samuelsson se rapportera aux Broncos de l’université Western Michigan qui miseront sur une défensive particulièrement inexpérimentée, donnant une belle opportunité au jeune Américain de se faire valoir.

La première chose qu’on remarque quand on observe le défenseur américain est sa taille imposante. À 6’4″ et 218 livres, Samuelsson est un véritable pan de mur et il sait très bien se servir de sa taille. Je ne dis pas ça parce qu’il est toujours le joueur le plus physique, mais simplement parce qu’il est conscient de celle-ci et sait l’utiliser à son avantage. Que ce soit de par son positionnement pour protéger la rondelle, son jeu le long des rampes ou encore pour contrer les adversaires devant son propre filet, il excelle à tirer avantage de son grand gabarit. Quand vient le temps d’être plus robuste, c’est un style qu’il est capable de prôner, mais pas au point de se sortir du jeu pour le faire. Sa taille signifie aussi qu’il joue avec un long bâton et il excelle à l’utiliser pour couper les lignes de passe ou pour harponner l’adversaire, le rendant très difficile à affronter.

Pour un joueur de sa taille, Samuelsson se déplace efficacement sur la patinoire, mais on ne parlera jamais d’un Alex Pietrangelo non plus. Il devra continuer de travailler sur son coup de patin, surtout au niveau de l’agilité et des changements de direction. Alors qu’il ne représente pas la meilleure option pour transporter la rondelle,  il est assez à l’aise en sa possession en zone adverse. Ses lancers sont assez lourds et il est efficace pour ce qui est de les rendre au filet. Sa prise de décision avec la rondelle est généralement bonne aussi, mais il ne sera jamais un quart-arrière à la pointe en raison d’un manque de créativité et tout simplement d’habileté avec la rondelle sur son bâton.

Mattias Samuelsson devra aussi améliorer sa discipline, sans quoi cela pourrait limiter son utilisation dans la LNH. Ça serait dommage parce qu’il a l’endurance et les habiletés nécessaires pour être un défenseur qui passe de longues minutes sur la glace à égalité numérique et en infériorité numérique. Dans un monde idéal toutefois, il serait jumelé à un arrière offensif mobile. Il serait alors en mesure de démontrer son plein potentiel comme un Mike Komisarek le faisait aux côtés d’Andrei Markov il y a une dizaine d’années. Dans tous les cas, il a le potentiel d’atteindre la LNH, mais il reste à voir dans quel rôle il pourra être utilisé et cela dépendra beaucoup du développement de ses habiletés offensives et de son coup de patin. Une chose est sûre, c’est que parmi les espoirs pressentis pour être choisis dans les deux premières rondes, Samuelsson est véritablement unique, surtout quand on le compare aux nombreux arrières mobiles qui seront disponibles dans le top 62.

LES STATISTIQUES

CE QU’ILS ONT DIT…

Demandez aux attaquants de la USHL, ils savent certainement combien il est physique. Il est un joueur physique, difficile à affronter. Il n’est pas un défenseur qui tente la grosse mise en échec plutôt que de de faire le bon jeu […] Mattias Samuelsson sera un défenseur top 3 sur une équipe de la LNH pour les 15 prochaines années. Il jouera de grosses minutes, il vous aidera à gagner et il vous rendra la vie très difficile contre lui.Seth Appert, Équipe nationale de développement des États-Unis

Samuelsson est un gros défenseur qui joue un style robuste dans son territoire. Il donne de lourdes mises en échec si un attaquant entre de son côté de la glace et lutte ardemment dans les coins et devant le filet. [Il] est souvent puni parce qu’il est trop agressif toutefois. S’il apprend à respecter la ligne entre être fort physiquement et prendre des pénalités, il sera dominant.Ben Kerr, Last Word on Hockey


LES FORCES

+ Très imposant et solide sur ses patins
+ Positionnement et jeu défensif très matures
+ Bonne vision du jeu, c’est un joueur intelligent
+ Capable de jouer physiquement
+ Excellent leader

LES FAIBLESSES

 Coup de patin ordinaire qu’il devra améliorer
– Pas très efficace en transport de la rondelle
– Pas un très grand potentiel offensif au niveau professionnel
– Doit faire preuve de plus de discipline

LE POTENTIEL LNH 

Un défenseur défensif robuste qui peut jouer de grosses minutes à cinq contre cinq ou en désavantage numérique

LE SAVIEZ-VOUS ? 

–  Lukas, son frère de 21 ans, a disputé trois matchs avec l’Université Western Michigan cette année, mais ne devrait pas être de retour avec l’équipe l’an prochain.

-Le Sting de Sarnia en avait fait son choix de 4e tour en 2016.

– En janvier dernier, Samuelsson a annoncé qu’il n’évoluerait pas pour les Wolverines de l’université du Michigan l’an prochain, mais plutôt pour les Broncos de Western

– Samuelsson a la double citoyenneté américaine et suédoise, mais il a choisi de représenter les États-Unis au niveau international.

LA ZONE VIDÉO 

Faits saillants de la saison 2017-2018 de Samuelsson