Le programme de développement de l’équipe nationale américaine vient de terminer ce qui a peut-être été la meilleure saison de son histoire et si ces succès devraient engendrer une tonne de jeunes attaquants pris au premier tour du repêchage (cinq sont classés confortablement dans le top 20 de la plupart des experts), un seul défenseur est pratiquement assuré de les y joindre : Cam York.

CAM YORK
Défenseur gaucher
5pi11 | 176lb | 5 janvier 2001
US-NTDP, USHL 
12e patineur en Amérique du Nord
Depuis quelques années, de plus en plus de joueurs nés dans le sud des États-Unis font leur entrée dans la LNH et le dernier en lice pourrait bien être York, qui a né et grandi dans la grande région de Los Angeles. Véritable quart-arrière de la formation américaine, le jeune défenseur a terminé au premier rang des pointeurs de son équipe chez les arrières avec 65 points en 63 rencontres, soit 20 de plus que le diminutif Domenick Fensore qui a pris le deuxième rang. Certes, au sein d’une formation qui misait sur les Jack Hughes, Alex Turcotte et Cole Caufield, pour ne nommer que ceux-là, les points étaient certainement plus faciles à obtenir. Il reste néanmoins que York était assez talentueux pour évoluer avec ces gars-là et bien performer aussi; il était à sa place sur la glace avec eux. 

Cam York est un excellent patineur, mais il n’est pas nécessairement le genre de défenseur qui transportera la rondelle d’un bout à l’autre de la patinoire à profusion. On remarque surtout la qualité de son patin par ses changements de direction et sa facilité à faire la transition de la défensive à l’offensive. Si son coup de patin l’aide énormément dans son jeu, c’est sa vision qui fait qu’il se démarque de ses pairs. York est un joueur très intelligent qui comprend bien ce qui se passe sur la patinoire; il est donc en mesure de prendre de bonnes décisions avec ou sans la rondelle. Sa première passe est possiblement la meilleure, sinon l’une des meilleures de la cuvée 2019 et il est à son aise en avantage numérique pour diriger la circulation et repérer ses coéquipiers à l’aide de ses excellentes habiletés de fabricant de jeu. 

Pour ce qui est des éléments à améliorer, York devra assurément ajouter de la masse à sa charpente afin de pouvoir contenir davantage les attaquants adverses devant le filet et le long des rampes, bien qu’il misera toujours avant tout sur sa mobilité et son positionnement en défensive. À cet effet, il est d’ailleurs assez efficace avec son bâton lorsque vient le temps de couper les lignes de passe bien qu’il pourrait être plus impliqué défensivement de façon générale. Offensivement, on ne peut lui reprocher beaucoup, mais s’il y a un endroit où sa prise de décision pourrait être meilleure, c’est pour ce qui est de choisir quand décocher un lancer. Il se rend encore trop souvent coupable de tirer sur les adversaires quand une ligne de passe était ouverte. On parle ici toutefois d’une lacune mineure à corriger pour un joueur aussi intelligent que lui et rien qui ne devrait le faire glisser lors du repêchage. À ce point-ci, il serait surprenant de voir York glisser hors du top 20 et il pourrait même être le deuxième défenseur choisi derrière Bowen Byram. Avant d’atteindre la LNH, il aura tout le temps de gagner en muscle alors qu’il rejoindra un très bon programme universitaire à l’Université du Michigan, où il pourra remplacer l’excellent Quinn Hughes, désormais avec les Canucks après deux excellentes saisons à Ann Arbor. 

Montage des meilleurs moments de York (#32) cette année