Réputés pendant des années comme l’une des meilleures pépinières à jeunes défenseurs (avec les Predators, notamment), les Ducks semblent avoir changé leur fusil d’épaule récemment et débordent maintenant de jeunes attaquants. Plusieurs sont d’ailleurs assez près d’avoir un impact dans la LNH. Ce changement de stratégie n’est certainement pas un hasard – Corey Perry est parti, Ryan Getzlaf et Ryan Kesler ne rajeunissent pas – et positionne maintenant l’équipe de façon très intéressante lorsqu’on le combine à un bon groupe de défenseurs dans la vingtaine.

1. Trevor Zegras – C – 18 ans – Repêché en 2019 (1/9)

Peut-être le meilleur fabricant de jeu de la cuvée 2019, le dynamique attaquant sera l’un des joueurs universitaires les plus surveillés cette saison. Il souhaitera cesser de jouer les seconds violons afin de démontrer ce qu’il vaut en tant que joueur clé des Terriers de Boston University, l’un des bons programmes au pays. On peut s’attendre à y voir Zegras une saison ou deux, le temps de prendre un peu de masse et de devenir un joueur plus complet. Son potentiel de vedette offensive en fait l’un des meilleurs espoirs de la LNH.

2. Sam Steel – C – 21 ans – Repêché en 2016 (1/30)

Comptant déjà 11 points en 22 matchs dans la LNH, Steel est plus loin dans son développement que Zegras, bien que son potentiel soit un peu moins élevé. On parle néanmoins de celui d’un centre de top 6, une denrée recherchée à travers la ligue. Il est un joueur intelligent capable de faits saillants grâce à ses mains habiles et à son excellente vision du jeu et devrait occuper un rôle important avec les Ducks dès cette saison.

3. Troy Terry – C/RW – 21 ans – Repêché en 2015 (5/148)

Un autre espoir qui a l’expérience de la LNH (34 matchs, dont 32 l’an dernier), Terry est surtout connu pour sa performance héroïque en fusillade au Championnat mondial junior de 2017. Auteur de cinq points en autant de matchs aux Olympiques de Pyeonchang, l’Américain possède des mains exceptionnelles et devrait aussi figurer sur le top 6 des Ducks cette saison, de même que sur l’avantage numérique, l’une de ses spécialités.

4. Maxime Comtois – LW – 20 ans – Repêché en 2017 (2/50)

Si les trois premiers espoirs de l’équipe sont connus pour leurs mains et leur créativité, Comtois jouer un style beaucoup plus simple, mais pas moins efficace. On peut en fait facilement le voir compléter les jeux d’un Zegras ou un Steel, lui qui est avant tout un marqueur, comme en font foi ses 31 buts en 25 matchs avec les Voltigeurs l’an dernier. À 6’2” et plus de 205 livres et jouant un style robuste, sa contribution à l’équipe va bien plus loin que ce qui parait sur la feuille de pointage.

5. Isac Lundeström – C – 19 ans – Repêché en 2018 (1/23)

Même s’il n’a que 19 ans, Lundeström poursuit le thème des attaquants des Ducks qui ont déjà goûté à la LNH, lui qui y a disputé 15 rencontres l’an dernier, en plus d’évoluer dans la LAH, dans la Ligue Élite de Suède, de même que pour l’équipe nationale junior suédoise. Très bon patineur, Lundeström se démarque surtout par son intelligence et sa prise de décision, qui font de lui un joueur complet et déjà très mature défensivement.

6. Max Jones – LW – 21 ans – Repêché en 2016 (1/24)

Le premier de deux choix des Ducks au premier tour en 2016, Jones peut-être moins flamboyant que Steel, mais il demeure un espoir de grande qualité pour Anaheim. Tout comme Comtois, son potentiel d’attaquant de puissance fait de lui un complément parfait aux autres jeunes attaquants de l’équipe et il n’a peut-être pas encore atteint l’apogée de son potentiel offensif. Au pire, il pourrait faire un très bon ailier de troisième trio que personne ne souhaite affronter.

7. Lukas Dostal – G – 19 ans – Repêché en 2018 (3/85)

Relativement inconnu à l’approche du dernier Championnat du Monde junior, Dostal en a profité pour se faire un nom, détrônant le gardien numéro 1 des Tchèques, Jakub Skarek, en route vers un pourcentage d’arrêt de 95,7% en quatre matchs. Il a poursuivi sur sa lancée après avoir été prêté à Ilves de la Liiga (meilleure ligue finlandaise), où il jouera à nouveau cette année. Le Tchèque compense pour sa petite taille avec des déplacements rapides et des réflexes supérieurs. Il sera intéressant de suivre sa progression dans l’une des bonnes ligues professionnelles en Europe.

8. Brayden Tracey – LW – 18 ans – Repêché en 2019 (1/29)

Les Ducks ont utilisé le choix obtenu dans la transaction de Brandon Montour pour mettre la main sur Tracey plusieurs rangs plus tôt que ce qui était attendu pour la recrue de l’année dans la WHL. Très productif l’an dernier (81 points en 68 matchs), il sera maintenant intéressant de voir comment il performe en tant que joueur clé plutôt que complément à deux vétérans au niveau junior. Sa vitesse et sa propension à marquer dans les moments importants font tout de même de lui un espoir à surveiller.

9. Jacob Larsson – DG – 22 ans – Repêché en 2015 (1/27)

Tout juste à la limite pour être considéré un espoir (49 PJ), Larsson se glisse sur cette liste non pas en raison de ses aptitudes offensives, mais en raison de son habileté à défendre. Larsson a une grande mobilité, mais à ce point-ci de son développement, il serait ambitieux d’espérer plus qu’une production d’une vingtaine de points dans la LNH, ce qui lui donne tout de même un potentiel intéressant sur une deuxième paire défensive.

10. Brendan Guhle – DD – 22 ans – Acquis via échange avec Buffalo en 2019

Après avoir goûté à la LNH à chacune des trois dernières saisons pour un total de 29 rencontres, Guhle devrait enfin y être un régulier cette saison. Sa mobilité, ses habiletés en relance et son apport potentiel sur l’avantage numérique militent tous en faveur de responsabilités accrues pour l’ancien des Sabres. Si tout se passe bien, il pourrait s’établir comme défenseur numéro 4 à Anaheim, derrière les Lindholm, Manson et Fowler.
Quand des joueurs comme Benoit-Olivier Groulx, Josh Mahura et Jackson Lacombe ne figurent pas sur votre top 10, ça signifie que vous avez une très bonne banque d’espoirs. Les Ducks viennent de connaitre leur pire saison depuis 2011-2012, la dernière fois où ils avaient raté les séries. À voir l’influx de jeune talent qui s’en vient… et qui a déjà commencé (sept des dix meilleurs espoirs ont goûté à la LNH), ce n’est qu’une question de temps avant qu’Anaheim ne se retrouve parmi les meilleures formations de la ligue.