Nous sommes à l’approche du 1er juillet, soit la date de l’ouverture du marché des joueurs autonomes sans restrictions de la Ligue nationale de hockey. Qui dit ouverture du marché dit grosses dépenses pour plusieurs équipes. La plupart du temps, les contrats faramineux offerts lors de cette journée finissent par devenir de lourds fardeaux pour les équipes. Cependant, quelques directeurs généraux font des trouvailles à moindre prix, qui deviennent de vraies aubaines. Voici trois joueurs qui pourraient dépanner le CH et pour lesquels Marc Bergevin n’aura pas à sortir les gros chèques en blanc.

Alex Chiasson

Malgré une coupe Stanley et une production respectable de 18 points en 61 matchs avec les Capitals de Washington, Alex Chiasson a, encore une fois, dû se présenter à un camp d’entraînement sans contrat garanti. Cette fois, il n’a pas déçu. Profitant d’un temps de jeu de qualité avec Connor McDavid, l’attaquant québécois a connu la meilleure saison de sa carrière, cumulant 22 buts et 38 points en 73 matchs. Près de la moitié de ses points furent amassés en avantage numérique (15 points), où il a fait sa niche à obstruer la vue du gardien. L’ancien des Stars et des Sénateurs a démontré qu’il n’a pas peur de se salir les mains et de se mettre les pieds dans la zone du gardien, là où la majorité de ses buts ont été marqués cette saison. Ce sont deux catégories qui aideraient grandement le CH pour la prochaine saison. Bien qu’il devrait obtenir une augmentation de salaire cet été, Chiasson pourrait s’avérer être l’une des meilleures acquisitions côté rapport qualité-prix à l’ouverture du marché des joueurs autonomes.

Jonny Brodzinski

Nous le savons tous, Marc Bergevin a un flair pour trouver des joueurs qui n’attendent seulement qu’une chance pour se faire valoir. On l’a vu au cours des dernières saisons avec Paul Byron, Brett Kulak et plus récemment Jordan Weal. L’été dernier, le directeur général des Canadiens de Montréal a offert un contrat de deux ans à Matthew Peca alors qu’il n’était pas régulier dans la ligue, et coincé derrière plusieurs autres espoirs à Tampa. L’agent libre Jonny Brodzinski pourrait bien être cette nouvelle trouvaille cet été. Pratiquement personne ne le connait, mis à part les admirateurs hardcore de la LNH. À Los Angeles, il n’a pas été gâté avec les entraîneurs qu’il a eus. Willie Desjardins a toujours préféré les grinders aux joueurs de talent, alors que John Stevens a préféré faire mourir ses espoirs sur le 4e trio, plutôt que de laisser la chance aux plus jeunes dans une saison perdue. Malgré des statistiques qui ne sautent pas aux yeux, Brodzinski a su capter l’attention grâce à son excellent tir ainsi que son travail le long des rampes. L’ex-joueur des Kings a marqué 20 buts et plus de façon constante à tous les niveaux où il a joué, une statistique qui pourrait se poursuivre avec la bonne équipe. Il faut le dire, à 6’1 et 208 lbs, l’attaquant américain a la charpente pour espérer connaître du succès dans la grande ligue. Ne manque plus que la confiance d’une équipe envers lui.

Brandon Pirri

L’énigmatique Brandon Pirri est un cas très intéressant. L’attaquant canadien était en train de brûler la Ligue américaine (42 en 29) lorsque les Golden Knights de Vegas ont fait appel à lui pour remplacer Max Pacioretty, tombé au combat. Pirri n’a pas déçu et a continué sur sa lancée, amassant 12 buts et 18 points en 31 matchs. Malheureusement, Pacioretty a effectué son retour en séries, ce qui a relégué Pirri aux oubliettes. Celui qui a aussi évolué pour les Panthers et les Blackhawks en début de carrière éprouve beaucoup de difficultés à s’établir définitivement dans la grande ligue, malgré des statistiques et une touche de marqueur constants tout au long de sa carrière. Il est un cas typique d’une signature « low risk/high reward » et pourrait aider le CH autant à marquer des buts sur l’avantage numérique du grand club dans le meilleur des cas ou être un vétéran vedette de la Ligue américaine pour le Rocket de Laval dans le pire des cas.